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Strasbourg la concordataire, “contrepoint au laïcisme” pour son nouvel archevêque

Le nouvel archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, s’est dit enthousiasmé lundi à l’idée de rejoindre ce diocèse relevant du concordat, qu’il voit comme un “excellent contrepoint au laïcisme” et un régime parfaitement compatible avec “la laïcité à la française”.
Mgr Ravel, 59 ans, qui était évêque aux armées depuis 2009, a été nommé samedi archevêque de Strasbourg par le pape François.
Comme le veut la règle pour les diocèses alsacien et mosellan, où la loi séparant l’Eglise et l’Etat ne s’applique pas car ils étaient allemands en 1905, cette nomination a été confirmée par un décret du président de la République.
Mgr Ravel a indiqué lors d’une conférence de presse à Paris qu’il pourrait être installé “dans la première quinzaine d’avril” sur le siège épiscopal de Strasbourg, où il succède à Mgr Jean-Pierre Grallet, atteint par la limite d’âge.
“C’est la première fois dans l’histoire” qu’un évêque “agent de l’Etat”, en tant qu’aumônier militaire en chef du culte catholique, “devient un autre agent de l’Etat”, a relevé le futur archevêque.
“Que l’on ne compte pas sur moi (…) pour essayer d’abroger le concordat (régime de cultes reconnus mis en place en 1802, NDLR), ou de le modifier, ou de le diminuer. Il me paraît une réalisation tout à fait excellente”, a fait valoir Mgr Ravel.
“Je ne demande pas à revenir au concordat” hors Alsace-Moselle, a-t-il poursuivi. “Je trouve intéressant qu’il existe l’aumônerie militaire et nos deux diocèses concordataires comme contrepoint au laïcisme qui pense qu’effectivement la vraie laïcité c’est +les religions hors de la vue+”.
Pour Mgr Ravel, rappelant une proposition du candidat François Hollande, “nous ne sommes absolument pas obligés de mettre dans la Constitution française la loi de 1905, qui n’est qu’une forme de laïcité alors que nous sommes tous – Alsaciens compris – d’accord pour dire que la République française est laïque”. Autrement dit, selon l’évêque, “ce ne sont pas les religieux qui gouvernent l’Etat et pas non plus l’Etat qui gouverne les Eglises”.
“J’avais la barre d’une frégate de premier rang, on me dit +maintenant tu prends la barre du +Charles-de-Gaulle+, le porte-avions+”, a résumé Mgr Ravel, disant son “appréhension mêlée d’enthousiasme”.
L’archidiocèse de Strasbourg revendique 1,3 million de fidèles catholiques desservis par plus de 600 prêtres résidents. Le diocèse aux armées compte 230 aumôniers (prêtres, diacres ou laïcs).

Ordination de Monseigneur Cottanceau, quatrième archevêque du diocèse de Papeete


Crédit photo: TNTV

Crédit photo: TNTV
Six ans après la démission de Monseigneur Hubert Coppenrath, le Pape a enfin désigné un nouvel archevêque pour veiller sur les 105 000 fidèles des Tuamotu, des Gambiers, des Australes et des îles de la Société. Jean-Pierre Cottanceau est officiellement devenu aujourd’hui le quatrième archevêque du diocèse de Papeete. Son ordination a eu lieu à la Mission devant plusieurs milliers de personnes.

“C’est une immense joie, il faut louer le Seigneur, il faut le remercier, car cela fait six années que l’on attend cet évènement. que l’on nous donne un pasteur pour notre église. Aujourd’hui nous avons cette joie” déclare une fidèle. “Cela fait longtemps que nous n’avons pas vécu un tel événement. C’est une véritable joie pour moi de vivre ce moment. c’est important pour tout le Pacifique” déclare un homme venu de Futuna pour assister à la cérémonie.

Un évènement tellement exceptionnel qu’il n’a pas seulement réuni des catholiques. La cérémonie se voulait œcuménique, voire laïque puisque beaucoup d’officiels, dont la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts, et des représentants d’autres confessions religieuses étaient présents.

Comme Taaroanui Maraea, président de l’Eglise Protestante Maohi : “nous attendions cela depuis un moment. nous voulions avoir aussi avec nos amis catholiques, un responsable bien désigné et nous sommes très très heureux de l’avoir aujourd’hui.” Pour le responsable de l’Eglise Protestante, sa présence à ce rassemblement est un soutien à ce nouvel évêque. “Nous avons besoin de nous soutenir mutuellement face aux défis de notre époque. Nous avons besoin des uns et des autres.”

Ému et reconnaissant, Monseigneur Cottanceau a entamé son sacerdoce d’évêque dans la joie. “Très heureux, je suis très heureux de ce qui s’est passé, très heureux de voir comment les gens se sont mobilisés pour préparer avec cœur cette célébration. quand on se sent appuyé comme cela, c’est important” a-t-il déclaré, affichant un sourire de circonstance.

Sur l’œcuménisme de la cérémonie, “Quand il y a des moments de joie on essaie de les partager au maximum, dans le respect des convictions de chacun bien entendu, mais quand les gens veulent faire un pas et s’associer à la joie de l’Eglise, ils sont les bienvenus.”

Il s’est fixé trois principaux objectifs épiscopaux : “tout d’abord la qualité d’accueil de nos communautés chrétiennes. Si nos communautés sont accueillantes, bienveillantes, ouvertes, respectueuses avec le souci du service et non du pouvoir, alors je pense que l’Eglise fera un grand progrès.”

Le deuxième objectif, “les familles. Je pense que les familles aujourd’hui sont menacées et il faut les aider à exercer leur rôle, car elles sont le fondement de la société. Et si la famille est en danger, c’est la société qui est en danger.”

Dernier point, les jeunes. “Ils ont besoin d’être accompagnés, soutenus pour qu’ils prennent demain leurs places en tant qu’adultes responsables dans la vie du fenua. (…) il faut leur proposer plus de lieux d’échanges, d’accueil de partage pour qu’ils puissent ouvrir les yeux et voir ce qui se passe autour d’eux.”

Si Monseigneur Cottanceau voulait devenir prêtre, il n’avait pas l’ambition d’aller plus loin. “Je n’avais pas du tout de projets ni d’ambitions, ce n’est pas mon truc. Un jour je reçois un coup de téléphone où l’on m’annonce que j’ai été choisi pour devenir évêque. j’ai dit ok, si vous pensez que je peux le faire. Mais moi j’étais bien à Arue, j’étais bien aux Philippines quand je servais aux Philippines. J’ai rien demandé.” dit-il contredisant le verset de Saint Matthieu “Demandez et il vous sera donné”. Gageons qu’il lui sera pardonné.
 

Rédaction Web avec Mata Ihorai et Tamara Sentis

Mgr Luc Ravel nommé Archevêque de Strasbourg

Mgr Luc Ravel, ici à Saclay (France) en 2011, au meeting des chrétiens en grandes écoles. (Photo: Wikimedia)

Le pape François a nommé le 18 février 2017, Mgr Luc Ravel archevêque du diocèse de Strasbourg, il était jusqu’à présent évêque du diocèse aux Armées françaises. Il succède à Mgr Jean-Pierre Grallet, qui, atteint par la limite d’âge, a remis sa démission au Pape.

Evêque aux Armées françaises depuis 2009, Mgr Luc Ravel été nommé archevêque du diocèse de Strasbourg. Il succède à Mgr Jean-Pierre Grallet qui a remis sa démission au pape pour raison d’âge.

Mgr Luc Ravel est né le 21 mai 1957, à Paris. Ancien élève de l’Ecole polytechnique et ingénieur de l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs, il a obtenu une maîtrise de philosophie qu’il a étudiée à l’abbaye de Saint-Pierre de Champagne et à l’université de Poitiers.

Il a prononcé sa profession solenelle en 1985 chez les chanoines de Saint-Victor, ordre affilié à la confédération des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Il a été ordonné prêtre le 25 juin 1988 pour le diocèse de Paris.

Passage en Suisse

Mgr Luc Ravel est passé par la Suisse où il a été prieur de Saint-Charles à Porrentruy, dans le Jura de 1988 à 1991. À partir de 1996 et jusqu’en 2010, il devint l’initiateur du mouvement Notre-Dame de l’Écoute et directeur des pèlerinages pour sa congrégation des Chanoines réguliers de Saint-Victor. Benoît XVI l’a nommé évêque aux Armées françaises le 7 octobre 2009, ministère qu’il a occupé jusque-là et pour lequel il a a été ordonné évêque le 29 novembre 2009.

Mgr Jean-Pierre Grallet, est nommé à partir de cette date, administrateur apostolique de l’archidiocèse de Strasbourg jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur. Mgr Luc Ravel, est nommé à partir de cette même date, administrateur apostolique du diocèse aux Armées françaises, jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.

Le diocèse de Strasbourg étant un diocèse concordataire, le décret de nomination est signé par le Président de la République puis publié au Journal Officiel du18 février 2017.


“On peut être à la fois chrétien et homme de guerre”

“On peut être à la fois chrétien et homme de guerre”, affirme Mgr Ravel, interviewé dans l’émission de l’hebdomadaire français Famille Chrétienne “3 minutes en vérité”. “Pour les chrétiens cela n’a jamais posé de problème avec des hommes célèbres comme saint Maurice d’Agaune, qui n’est pas martyr parce qu’il a refusé de porter des armes mais parce qu’il a refusé de tuer des chrétiens”, explique en avril 2015 Mgr Ravel, alors évêque aux Armées françaises. >Vers l’interview  (cath.ch/com/bh)

Mgr Luc Ravel, nouvel archevêque de Strasbourg

Il se dit « impressionné » par sa nouvelle mission dans un diocèse « extrêmement bien organisé, plein de vie et de saveur », mais qu’il ne connaît que « très peu », par des excursions touristiques et quelques visites de régiments. Mgr Luc Ravel, nommé samedi 18 février archevêque de Strasbourg, ressent un « mélange de trac et d’enthousiasme » au moment de succéder « avec confiance » à Mgr Jean-Pierre Grallet, atteint par la limite d’âge.Après avoir « piloté le bateau vif et très souple » du diocèse aux Armées françaises, dont il était évêque depuis le 7 octobre 2009 (il en reste l’administrateur apostolique jusqu’à l’installation de son successeur, qui n’est pas encore nommé), Mgr Ravel, qui aura 60 ans le 21 mai prochain, va désormais prendre la barre d’un « énorme paquebot qui croise au large ». Si sa non-maîtrise de l’allemand représente un handicap pour l’Alsace, celui-ci sera compensé, sur ces terres concordataires, par son habitude de travailler en permanence avec des instances administratives, ses interlocuteurs étant désormais au ministère de l’intérieur et non plus de la défense. Il a aussi développé au cours de ses années militaires une connaissance plus concrète des relations internationales, nourrie entre autres de la présidence annuelle du Pèlerinage militaire international qui réunit chaque année à Lourdes, au mois de mai, les militaires d’une cinquantaine de pays chaque année.Fils de général, diplômé de l’École polytechnique et l’École nationale supérieure des pétroles et moteurs, il a su gagner le respect du monde militaire, tant à l’État-major que dans les régiments, promenant son treillis d’aumônier militaire en chef sur les nombreux terrains d’opérations extérieures où il s’est rendu, de l’Afghanistan au Mali en passant par le Liban, la Jordanie ou encore la Centrafrique. Grand sportif, d’approche directe et chaleureuse, il allie un regard bleu souriant à une parole sans langue de bois, suscitant parfois la polémique. Ainsi, une longue tribune publiée en février 2015 dans la revue de l’aumônerie militaire catholique des armées, dans laquelle il écrivait le refus des chrétiens d’être pris en otage « par des bien-pensants dont l’idéologie fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère » avait entraîné de nombreuses protestations. Le diocèse aux Armées avait alors cessé d’apposer le logo du ministère de la défense sur sa revue, l’évêque gardant ainsi sa liberté de ton, illustrée par sa devise épiscopale : « Est est », autrement dit « que votre oui soit oui ».Sur le plan pastoral, l’évêque, aidé des 220 aumôniers et aumônières militaires, aura accompagné les soldats et leurs familles, jusque dans les moments les plus tragiques, sa cathédrale Saint-Louis-des-Invalides accueillant souvent les cérémonies d’adieu aux militaires tués en opération. Il aura aussi doté le jeune diocèse aux Armées d’un séminaire, qui compte aujourd’hui 8 séminaristes, 4 autres jeunes suivants une année de propédeutique, et d’une maison diocésaine.Celui qui, entré en 1985 chez les chanoines réguliers de Saint-Victor, avait trouvé difficile, en 2009, de quitter la vie communautaire et régulière de religieux, ainsi que la campagne de l’abbaye de Champagne, dans l’Ardèche, dont il fut sous-prieur et maître des novices, s’est désormais habitué à une vie citadine, au rythme haché par les déplacements. Au « tiers-temps de (sa) vie d’évêque, si Dieu (lui) prête vie », Mgr Ravel aura désormais à découvrir l’Alsace et ses particularités. Le diocèse de Strasbourg étant concordataire, son décret de nomination est signé par le président de la République, puis publié au Journal Officiel.

Mgr Ravel nommé archevêque à Strasbourg

Le suspense a pris fin : le successeur à la tête du diocèse de Strasbourg de Jean-Pierre Grallet, qui, atteint par la limite d’âge, avait remis sa démission au printemps dernier, sera Mgr Luc Ravel, jusqu’alors évêque aux armées.

Aujourd’hui 05:00 , actualisé à 11:09

L’information doit paraître ce samedi matin au Journal officiel de la République française ainsi que dans les colonnes de l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican : Mgr Luc Ravel a été nommé par le pape François nouvel archevêque de Strasbourg. Il succédera donc à Mgr Jean-Pierre Grallet, qui avait remis sa démission au printemps 2016, après avoir atteint en mai la limite d’âge fixée pour les évêques à 75 ans. Mgr Ravel deviendra ainsi le 106e évêque de Strasbourg depuis saint Amand, au IVe siècle.

Au Journal officiel

Cette nomination est également publiée au Journal officiel parce que le diocèse de Strasbourg est concordataire et que le décret de nomination doit être signé par le président de la République.

Âgé de 58 ans, Mgr Ravel était depuis 2009 évêque du diocèse aux armées françaises. Son ordination épiscopale a eu lieu le 29 novembre 2009.

Luc Ravel est né à Paris le 21 mai 1957 dans une famille de sept enfants. Son père, Roger Ravel, était général et commandeur de la Légion d’honneur. Mgr Ravel est titulaire d’une maîtrise de philosophie et diplômé de l’École polytechnique (en 1977) et de l’École nationale des pétroles et moteurs. Il a été ordonné prêtre en 1988. Entre 1988 et 1991, il a vécu à quelques kilomètres de l’Alsace, puisqu’il fut prieur du prieuré au collège Saint-Charles de Porrentruy, dans le Jura suisse.

L’installation de ce nouvel évêque en la cathédrale de Strasbourg n’interviendra sans doute pas avant les fêtes de Pâques. D’ici là, Mgr Grallet continuera à gérer le diocèse en tant qu’administrateur apostolique. De la même façon, Mgr Ravel devient administrateur apostolique du diocèse aux armées jusqu’à l’arrivée de son successeur.

Nous reviendrons de façon plus détaillée sur ce changement à la tête du diocèse dans notre édition de dimanche.

Collège épiscopal du 5 au 10 février

NominationsLe P. Juan Manuel GONZÁLEZ SANDOVAL, mnm, (curé de paroisse) évêque de Tarahumara, Mexique, le 4 février.Mgr George BUGEJA, ofm, (coadjuteur du vicariat apostolique) vicaire apostolique de Tripoli, Libye, le 5 février.Mgr Gustavo Bombin ESPINO, osst, (évêque de Tsiroanomandidy) premier évêque du diocèse de Maintirano qui vient d’être érigé par le pape François, Madagascar, le 8 février.Le P. Timothy HARRIS, (du clergé de l’archidiocèse de Brisbane) évêque de Townsville, Australie, le 8 février.Mgr Horst EBERLEIN, (du clergé de l’archidiocèse) évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Hambourg, Allemagne, le 9 février.Le P. Giovanni SALONIA, ofm cap, (responsable de la formation permanente des capucins de la province de Syracuse) évêque auxiliaire de Palerme, Italie, le 10 février.DémissionsMgr Maroun Elias LAHHAM, évêque auxiliaire du diocèse patriarcal de Jérusalem des Latins, le 4 février.Mgr Giovanni Innocenzo MARTINELLI, ofm, vicaire apostolique de Tripoli, Libye, le 5 février.DécèsMgr Carmelo CASSATI, archevêque émérite de Trani-Barletta-Bisceglie, Italie, le 3 février à l’âge de 93 ans.Mgr José Gea ESCOLANO, évêque émérite de Mondoñedo-Ferrol, Espagne, le 6 février à l’âge de 88 ans.Mgr Luis Alberto LUNA TOBAR, archevêque émérite de Cuenca, Équateur, le 7 février à l’âge de 94 ans.

Communiqué de la Conférence des évêques de la Région Nord de l'Afrique à l'issue de son …

La Conférence Episcopale de la Région Nord de l’Afrique (CERNA) a tenu son assemblée annuelle du 2 au 5 février 2017 au Sénégal.

La rencontre était conduite par le Président de la Conférence Mgr Paul DESFARGES, évêque de Constantine et Hippone (Algérie) et tout récemment  nommé archevêque d’Alger où il sera installé le 10 février. Elle a rassemblé les évêques et vicaires généraux d’Algérie, de Tunisie et du Maroc, et le préfet apostolique de Laayoune-Sahara. Le vicaire apostolique coadjuteur de Tripoli, Mgr George BUGEJA n’avait pu se rendre présent du fait de la situation difficile de son pays. L’évêque de Mazara del Vallo (Sicile – Italie) Mgr Domenico MOGAVERO a participé à ses travaux.

La rencontre était précédée d’un temps de retraite spirituelle de cinq jours très appréciée, animée par le cardinal Théodore-Adrien SARR, archevêque émérite de Dakar, au monastère de Keur Moussa dans le diocèse de Thiès.

Au début et à l’issue de leur séjour, les membres de la CERNA ont vécu plusieurs visites et rencontres qui leur ont permis de mieux connaître l’histoire, la vie et le charisme du peuple sénégalais et de son Eglise. Ils ont visité particulièrement les diocèses de Dakar et de Thiès où ils ont été accueillis par Mgr André GUEYE, évêque de Thiès et par Mgr Benjamin NDIAYE, archevêque de Dakar. Ils ont eu l’honneur d’être reçus par Son Excellence le Président de la République du Sénégal Monsieur Macky SALL accompagné du Premier Ministre et du Secrétaire Général de la Présidence.

La CERNA exprime sa profonde gratitude envers tous ceux qui lui ont permis de vivre un séjour aussi riche.

Au moment où nous nous séparons, nous apprenons la démission de Mgr Giovanni Martinelli au jour de ses 75 ans et la nomination de Mgr BUGEJA comme vicaire apostolique de Tripoli.

La prochaine Assemblée de la CERNA se tiendra du 19 au 22 novembre 2017 à Tunis.

Notre Conférence avait écrit il y a deux ans une Lettre pastorale intitulée Serviteurs de l’espérance, L’Eglise catholique au Maghreb aujourd’hui (1er décembre 2014) qu’elle avait présentée au Saint-Père et à ses collaborateurs lors de la visite ad limina de mars 2015. L’année dernière, en mars 2016 à Tanger, elle avait spécialement travaillé sur la dimension africaine de nos Eglises. Cette année 2017, il nous a été donné de connaître un peu mieux l’un des pays du sud du Sahara, dont proviennent nombre de nos fidèles.

Parmi les visites que nous avons effectuées, notre déplacement sur l’île de Gorée nous a profondément marqués. Il nous a été rappelé que, par cette côte atlantique, ont été déportés en direction des Amériques, par les peuples d’Europe, près de vingt millions d’Africains; chiffre qu’il faut peut-être multiplier par 5 ou 6 pour prendre en compte le nombre total de victimes de la traite transatlantique. Cela nous renvoie à un autre drame humain en cours aujourd’hui, celui de la migration vers l’Europe. Nous sommes, en Afrique du nord, au cœur de l’espace où se vit le drame de la vie ou de la mort de très nombreux migrants. Ceux-ci ne sont pas d’abord un enjeu politique, mais des personnes. Nos communautés chrétiennes font de l’accueil de ces personnes une priorité au nom de l’Evangile, avec ceux qui veulent prier avec nous, accompagnant et soutenant en priorité les malades, les femmes seules ou avec des enfants en bas-âge, les mineurs non-accompagnés, ceux qui sont en prison et n’ont personne pour les visiter. Nous soulignons l’immense besoin des migrants d’être écoutés. Nous sommes particulièrement interpellés par la solitude et l’épreuve intérieures que vivent beaucoup d’entre eux. Nous remercions nos Caritas et organisations diocésaines, nos paroisses et communautés, et toutes les personnes, quelles que soient leur nationalité et leur confession, qui s’engagent face à ce qui constitue un des drames majeurs de notre siècle débutant. Nous avons confiance que la conscience des peuples et en premier lieu des communautés ecclésiales saura évoluer et soutenir les dirigeants dans la recherche de voies plus dignes et justes.

Durant notre temps de retraite spirituelle et d’assemblée, nous avons été accueillis très fraternellement par la communauté bénédictine de Keur Moussa dont nous avons partagé quotidiennement la prière. Son dynamisme, à l’image de la vitalité spirituelle et vocationnelle du continent, nous a notamment renvoyés au soutien qu’apportent à nos Eglises volontaires laïcs, prêtres Fidei Donum, religieux et religieuses d’Afrique sub-saharienne. Ils ont souvent pris, avec d’autres originaires du monde entier, le relais d’Européens aujourd’hui moins nombreux. Nous avons besoin que d’autres encore nous rejoignent, autant pour accompagner étudiants ou migrants subsahariens très présents dans nos communautés chrétiennes que pour partager ce que nous vivons avec les peuples maghrébins musulmans. Nous avons voulu réfléchir aux moyens que nous mettons en œuvre pour aider tous les prêtres, religieuses et religieux qui nous rejoignent à s’y préparer, et mieux les accompagner notamment les premières années, pour qu’ils puissent vivre avec goût, joie et fruit le ministère presbytéral ou la vie religieuse dans des pays et Eglises bien différents de leurs contextes d’origine, en s’y inscrivant dans la durée.

La rencontre avec les musulmans est un enjeu pour toute l’Afrique et au-delà. Nous avons été témoins, ici au Sénégal, d’une convivialité islamo-chrétienne jusqu’à l’intérieur des familles. Nous avons eu  l’occasion de rendre visite aux responsables d’une confrérie soufie qui puise ses racines dans nos pays du Maghreb, et été témoins de la proximité de ses responsables avec l’évêque et l’Eglise locale.

Nos peuples connaissent à des degrés divers des moments difficiles et nos Eglises aussi : la violence parle encore ici ou là, les perspectives politiques et économiques sont parfois incertaines, des blocages et restrictions peuvent fragiliser des personnes et communautés. Nous essayons de regarder ces difficultés avec lucidité et de les affronter avec courage. Mais elles ne peuvent obscurcir notre horizon. Nous gardons les yeux tournés vers Jésus-Christ, Maître du temps et de l’histoire, attentifs aux signes de cette Espérance dont nous demeurons les serviteurs. Le rayonnement évangélique ne se mesure pas au poids numérique mais à la qualité d’un engagement dans la société.  Nous croyons que c’est une grâce qui nous est donnée d’être des Eglises modestes. Le service, en particulier auprès des plus faibles, contribue à la marche des peuples vers plus de justice et de paix.

Mgr Paul DESFARGES, président de la CERNA

et les évêques et vicaires généraux

de la Conférence épiscopale de la Région Nord de l’Afrique

le 5 février 2017

32 bld Belouizdad – B.P. 24 B – DZ-25002 – CONSTANTINE-Coudiat – Algérie

32 شارع بلوزداد، ص.ب. 24ب، 25002 قسنطينة الكدية، الجزائر

cerna.secretariat@yahoo.fr Tél : +213  31 92 33 67- Fax : +213 31 92 33 21

Le président : Mgr Paul Desfarges +213 793 12 53 07 paul.desfarges@gmail.com

Le secrétaire : P. Michel GUILLAUD, +213 793 20 24 49 mguillaud@yahoo.fr

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Ordination épiscopale d'un nouvel évêque à Dapaong

Un nouvel évêque, nommé en fin de l’année dernière, a été ordonné dans le diocèse de Dapaong. C’est le troisième évêque que le diocèse accueille de sa vie.

L’ordination épiscopale de Mgr Dominique Banléne Guigbile, nommé le 13 novembre 2016 évêque du diocèse de Dapaong a eu lieu le 4 février à Daluag, bourgade située à une dizaine de km à l’ouest de la ville. La célébration eucharistique a été présidée par le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque métropolitain de Ouagadougou, consécrateur principal, assisté de Mgr Brian Udaigwe, nonce apostolique au Benin et au Togo, premier co-consécrateur et de Mgr Jacques Anyilunda, administrateur apostolique de Dapaong, deuxième co-consécrateur. La foule était cosmopolite dont le Premier Ministre du Togo et le Président de l’Assemblée Nationale.

Les rites d’ordination consistaient d’abord à la présentation du nouvel évêque par la lecture de la bulle de nomination, suivie de l’homélie du cardinal.

Le rituel de consécration est marqué par l’invocation de l’Esprit Saint à travers le chant du Vini Creator, le dialogue entre le consécrateur et l’ordinand, la prostration et la litanie des saints. Ensuite vinrent l’imposition des mains du consécrateur principal, des deux co-consécrateurs et de tous les évêques présents, la prière consécratoire et l’imposition du livre des Evangiles. Enfin l’onction de l’huile du saint chrême, la remise des Evangiles, de l’anneau, de la mitre et de la crosse.

Mgr Dominique a salué le peuple de Dieu et parcouru l’assemblée en bénissant les fidèles. Il a choisi comme devise de son épiscopat : «Donne-moi la sagesse assise près de toi».

Mgr Brian Udaigwe a convié le nouveau prélat à promouvoir l’esprit de dialogue et de fraternité avec les prêtres et les religieux, à qui, il a demandé en retour de soutenir leur évêque par la prière.

Mgr Dominique Banléne Guigbile a 54 ans et est le 3ème évêque du diocèse de Dapaong après Mgr Pierre Barthélémy Hanrion et Mgr Jacques Anyilunda.

Le diocèse de Dapaong compte 99.500 catholiques sur une population estimée à 824.228 habitants. Il compte 19 paroisses, 72 prêtres (43 diocésains et 29 religieux).

Le Temps avec ATOP

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Collège épiscopal du 28 janvier au 4 février

NominationsLe P. Rudolf NYANDORO, (chancelier du diocèse de Masvingo) évêque de Gokwe, Zimbabwe, le 28 janvier.Mgr Guglielmo GIOMBANCO, (vicaire général d’Acireale) évêque de Patti, Italie, le 1er février.Mgr Carlos Alberto DOS SANTOS, (évêque de Teixeira de Freitas-Caravelas) évêque d’Itabuna, Brésil, le 1er février.Mgr David P. TALLEY, (évêque coadjuteur) évêque d’Alexandria, États-Unis, le 2 février.Mgr Gilbert A. GARCERA, (évêque de Daet) archevêque métropolitain de Lipa, Philippines, le 2 février.Mgr Louis-Marie Ling MANGKHANEKHOUN, (vicaire apostolique de Paksé) administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis du vicariat apostolique de Vientiane, Laos, le 2 février.Mgr Moses COSTA, csc, (évêque de Chittagong) premier archevêque métropolitain de la nouvelle province ecclésiastique de Chittagong, Bangladesh, le 2 février.Mgr Eusebio RAMOS MORALES, (évêque de Fajardo-Humacao) évêque de Caguas, Porto Rico, le 2 février.Mgr Jorge VÁZQUEZ, (auxiliaire de Lomas de Zamora) évêque coadjuteur de Morón, Argentine, le 3 février.DémissionsMgr Angel Floro MARTÍNEZ, i.e.m.e, évêque de Gokwe, Zimbabwe, le 28 janvier.Mgr Ignazio ZAMBITO, évêque de Patti, Italie, le 1er février.Mgr Czeslaw STANULA, c.ss.r, évêque d’Itabuna, Brésil, le 1er février.Mgr Josef HRDLICKA, évêque auxiliaire d’Olomouc, République tchèque, le 1er février.Mgr Ronald P. HERZOG, évêque d’Alexandria, États-Unis, le 2 février.Mgr Ramon C. ARGUELLES, archevêque métropolitain de Lipa, Philippines, le 2 février.Mgr Jean Khamsé VITHAVONG, omi, vicaire apostolique de Vientiane, Laos, le 2 février.DécèsMgr Martin Nicholas LOHMULLER, ancien évêque auxiliaire de Philadelphie, États-Unis, le 24 janvier à l’âge de 98 ans.Mgr Paul LANNEAU, ancien évêque auxiliaire de Malines-Bruxelles, Belgique, le 26 janvier à l’âge de 91 ans.Mgr Stanisław PADEWSKI, évêque émérite de Kharkiv-Zaporizhia, Ukraine, le 29 janvier à l’âge de 85 ans.Mgr Cesar C. RAVAL, évêque émérite de Bangued, Philipppines, le 30 janvier à l’âge de 92 ans.Saint-SiègeLe 28 janvier, le pape François a confirmé dans la charge de membres des Dicastères de la Curie romaine les cardinaux : Blase Joseph CUPICH, archevêque de Chicago, dans la Congrégation pour les évêques ; Dieudonné NZAPALAINGA, c.s.sp., archevêque de Bangui, dans la Congrégation pour l’évangélisation des peuples ; Joseph William TOBIN, c.ss.r., archevêque de Newark, dans la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique ; Carlos Aguiar RETES, archevêque de Tlalnepantla, dans le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.Églises orientalesLe 30 janvier, le pape François a accepté la démission de Mgr Elias NASSAR du gouvernement pastoral de l’Éparchie de Saïda des Maronites (Liban). Mgr Maroun AMMAR en devient l’administrateur apostolique sede vacante.

Exclus de l'assemblée de fabrique à cause de leur position sur la cathédrale de Rimouski?

Deux des trois marguillers qui ont été élus l’automne dernier par plus d’une centaine de paroissiens dénoncent leur exclusion du conseil de la Fabrique Saint-Germain. Les deux hommes affirment que c’est leur position concernant l’avenir de la cathédrale de Rimouski qui est plutôt le véritable motif de leur exclusion.

D’après le reportage de Paul Huot, avec la collaboration de Laurence Gallant

Jean-Charles Lechasseur et Victor Lepage soutiennent que le chancelier de l’archevêché leur a montré la porte parce que leur élection n’était pas réglementaire. Les deux hommes ont déjà exprimé leur souhait que la cathédrale soit restaurée et demeure un lieu de culte. Ils considèrent que les règlements qu’on invoque sont des prétextes pour les exclure.

Jean-Charles Lechasseur a été élu marguiller en novembre par 120 paroissiens lors d’une assemblée publique et Victor Lepage a été élu par 114 paroissiens en décembre dernier.

Élection non réglementaire

Lorsqu’ils se sont présentés à la première réunion du conseil des marguillers le 19 janvier, le chancelier de l’archevêché, Yves-Marie Mélançon, les a informés que leur élection n’était pas valable en invoquant des points de règlements.

Les deux hommes se demandent d’ailleurs pourquoi on ne les a pas informés lors de leur élection, puisque des responsables du clergé étaient présents lors des deux assemblées qui les ont élus.

On leur a aussi fait savoir que si l’évêque acceptait malgré tout de les inviter à siéger au sein de l’assemblée de fabrique, les deux marguillers devraient alors se retirer lorsqu’on discuterait de la gestion et de l’avenir de la cathédrale. Une condition à laquelle ils refusent totalement de se soumettre.

Ils soutiennent que ce malaise lève le voile sur la façon dont l’église gère les fonds que les paroissiens leur donnent.

La structure hiérarchique du diocèse expliquée

L’assemblée de fabrique, composée de marguilliers élus par les paroissiens, est une instance autonome qui détient le pouvoir décisionnel de la fabrique. Toutefois, elle demeure dépendante de l’autorisation de l’évêque pour les projets qu’elle veut réaliser.

Monseigneur Grondin est à la fois évêque du diocèse de Rimouski et archevêque du diocèse qui englobe celui de Gaspé et de Baie-Comeau. En tant qu’évêque, il a donc le pouvoir de nommer le vicaire, qui est en quelque sorte son porte-parole et bras droit, et le chancelier, qui veille à ce que les lois civiles et canoniques soient respectées.

En vue de la formation d’un éventuel comité de consultation pour l’avenir de la cathédrale, l’évêque nommerait lui-même les membres qui y siégeraient. Toutefois, le comité aurait, selon le chancelier Mélançon, un rôle consultatif et n’aurait pas de pouvoir décisionnel.

Droit civil ou droit canonique?

Le processus décisionnel du diocèse relève à la fois du droit civil, et donc des lois votées par l’Assemblée nationale de Québec, mais aussi du droit canonique.

Sur le plan du droit civil, la loi sur les fabriques dicte de quelle façon les paroisses doivent être administrées. Elle indique entre autres que la fabrique ne peut agir seule et qu’elle doit avoir l’autorisation de l’évêque pour prendre des décisions.

Le droit canonique statue, de son côté, que l’évêque doit consulter certains conseils qui existent sur le plan diocésain, avant de pouvoir donner son autorisation pour un projet déposé par la fabrique.

« L’évêque ne pourra pas répondre à une demande civile de la fabrique civile, sans avoir au préalable consulté par exemple le conseil aux affaires économiques, ça, c’est du droit canonique », explique le chancelier Yves-Marie Mélançon.