Monthly Archives: February 2013

L'archevêque Jean Honoré avait été recteur de l'UCO


L’ancien archevêque de Tours, le cardinal Jean Honoré, est décédé jeudi à l’âge de 92 ans.

A Angers, les plus anciens se souviennent qu’il fut recteur de l’Université catholique de l’Ouest de 1964 à 1972, période au cours de laquelle il procéda à des réformes importantes pour l’institution universitaire.

C’est notamment sous son rectorat que les Facultés de lettres et de sciences furent remplacés par des Instituts à vocation académique et professionnelle : Institut des langues vivantes (IPLV), Institut de mathématiques appliqués (IMA)…

Attaché tout au long de son sacerdoce aux questions liées à l’enseignement et la formation (il fut directeur du Centre national de l’enseignement religieux), il resta en lien étroit avec la Catho après son départ d’Angers.

Nommé d’abord évêque d’Evreux (1972) puis archevêque de Tours (de 1981 à 1997), il présida le Conseil Supérieur des évêques de l’UCO (1985) et le conseil d’administration de l’association Saint-Yves qui gère l’UCO.

Ses obsèques seront célébrées à la cathédrale de Tours le 5 mars.

Blog News @2013

Décès du Cardinal Jean Honoré, Archevêque émérite de Tours

Jean Honoré, archevêque de Tours

Le Cardinal Jean Honoré qui fut archevêque de Tours de 1981 à 1997, après avoir été évêque d’Evreux de 1972 à 1981, est décédé, à 92 ans, ce jeudi 28 février 2013.

Né le 13 août 1920 à Saint-Brice-en-Coglès (Ille-et-Vilaine), il fut ordonné prêtre le 29 juin 1943 pour le diocèse de Rennes. Après des études secondaires, à Saint-Malo, il entra au grand séminaire de Rennes, puis fit des études à l’Institut Catholique de Paris, où il obtint un doctorat en théologie.

Il fut professeur de lettres aux collèges Saint-Vincent de Rennes (1945), de Saint-Malo (1946-1947) puis professeur de théologie dogmatique et de catéchèse au grand séminaire de Rennes (1948-1958).
Il fut nommé secrétaire général de la Commission nationale de l’enseignement religieux (1958-1964) puis devint recteur de l’Université catholique de l’Ouest à Angers (1964-1972).

Il fut nommé évêque d’Evreux le 24 octobre 1972 par le Pape Paul VI et consacré évêque le 17 décembre 1972. Puis le Pape Jean-Paul II le nomma archevêque de Tours le 13 août 1981. Il a eu la joie d’accueillir Jean-Paul II sur le tombeau de Saint-Martin en 1996, où le Pape prononça la phrase célèbre : « Une société est jugée au regard qu’elle porte sur les blessés de la vie et l’attitude qu’elle adopte à leur égard ».
Mgr Jean Honoré demeurait à Tours, depuis sa retraite prise en 1997. Il fut créé cardinal le 21 février 2001 par Jean-Paul II.

Il fut un des principaux rédacteurs du Catéchisme de l’Eglise Catholique, publié par Jean-Paul II en 1992. Spécialiste de grande renommée du Bienheureux John Henri Newman, il participa largement à la diffusion de la pensée de ce grand théologien britannique et cardinal béatifié par le Pape Benoît XVI en 2010.

La date de la célébration des obsèques du Cardinal Jean Honoré n’est pas encore déterminée.

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France
 

Evêque placé à la tête d’une province ecclésiastique.Les cardinaux sont les premiers collaborateurs du papeEnseignement des principes de la foi.Peuple chrétien confié à un évêque.Chrétien qui a reçu le sacrement de l’Ordre pour être signe du Christ pasteur.Titre attribué à diverses fonctions de responsabilités.Lieu de formation des futurs prêtres.AnyBlog – @2013

RENONCIATION DE BENOÎT XVI : L'Evêque d'Autun pas vraiment sur la …

Ce jeudi soir à 20 heures, l’Eglise catholique se retrouvera dans une situation complètement inédite. Pour l’Evêque d’Autun, la décision du Pape s’est prise «par amour de l’Eglise».

Benoît XVI remettra ce jeudi sa charge de pape et par la même de chef de l’église catholique. Jamais dans l’église moderne, un tel cas de figure s’était présenté. La surprise de cette annonce digérée, nous avons rencontré Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun, Chalon-sur-Saône et Mâcon. Au cours de cet entretien, il revient sur les huit années de pontificat de Benoît XVI, évoque le souvenir de ses rencontres avec le souverain pontife et projette l’Eglise dans l’avenir avec celui qui en aura la charge, d’ici quelques semaines ou quelques jours à l’issue du conclave.
En affichant une position assez différente de celle de Mgr Roland Minnerath, Archevêque de Dijon (lire notre premier article).
C’est en tout cas ce qui ressort de l’interview de l’Evêque d’Autun, accordé à notre confrères d’autun-infos.com.

AnyBlog – @2013

Laurent Percerou : qui est vraiment le nouvel évêque de Moulins ?

Laurent Percerou : qui est vraiment le nouvel évêque de Moulins ?

Les dossiers attendront encore quelques semaines. Les premières heures du nouvel évêque de Moulins sont consacrées aux rencontres et à la découverte de son nouveau diocèse. Nommé officiellement jeudi dernier par le Pape Benoît XVI, Laurent Percerou est arrivé dans la matinée même à Moulins pour faire le “tour du propriétaire”. Mais surtout rencontrer les hommes et les femmes qui animent le diocèse. «Le dossier sur la situation financière du diocèse est déjà sur mon bureau, mais je ne l’ai pas ouvert volontairement. Ce n’est pas encore le moment : c’est avant tout le temps de l’accueil, de la découverte, des rencontres, des réjouissances. Je verrai ensuite les dossiers les uns après les autres», confie celui sera ordonné évêque le 14 avril prochain en la cathédrale de Moulins.

« On a voulu faire de Benoit XVI un conservateur et un réactionnaire, mais il a montré par son geste qu’il était tout le contraire »

C’est un homme jeune et déterminé qui vient prendre la tête de l’église de l’Allier. Âgé de 52 ans, Laurent Percerou est donc bien plus jeune que la grande majorité des prêtres du diocèse, dont plus de la moitié est âgée de plus de 75 ans. Mais ce jeune évêque est déjà un homme d’église d’expérience. Il a officié pendant dix ans comme vicaire général du diocèse de Chartres, auprès des deux évêques qui s’y sont succédé. «C’est une grande fierté pour moi, un immense honneur d’être nommé évêque de Moulins», explique celui qui sera vraisemblablement le dernier évêque de France nommé par Benoît XVI.

«Le geste de Benoît XVI m’a beaucoup impressionné. C’est un geste très moderne. On a voulu faire de lui un conservateur et un réactionnaire, mais il a montré par ce geste qu’il était tout le contraire. Il a bien assimilé l’ecclésiale de Vatican II. C’est très humble de sa part, il a toujours été quelqu’un de très humble d’ailleurs depuis le début de sa papauté». «Je suis un humble serviteur de la vigne du Seigneur», dira-t-il.

Dans la famille, personne ne se posait pas question de la messe le dimanche. «Je suis comme Obélix, je suis tombé dans la religion quand j’étais petit

Laurent Percerou assure ne s’être jamais destiné à ces fonctions, et d’ailleurs, le parcours de Laurent Percerou était loin d’être tout tracé. L’évêque a grandi à Dreux, dans une famille de six enfants. Son père était le directeur d’une imprimerie. Sa mère, qui ne travaillait pas, était, elle, issue d’une famille ouvrière. Très impliquée dans la paroisse et notamment dans les mouvements des Jeunesses ouvrières chrétiennes, c’est elle qui ramènera le père de l’évêque vers la foi. Car dans la famille, personne ne se posait pas question de la messe le dimanche. «Je suis comme Obélix, je suis tombé dans la religion quand j’étais petit». Ça allait de soi. Pourtant, la famille Percerou n’est pas non plus une grande dynastie d’hommes d’église. Pas de vieille tante devenue religieuse ni de vieil oncle curé. Laurent sera le premier à “répondre à l’appel”.

Là encore, ce n’était pas écrit. Après un bac littéraire, Laurent Percerou choisit d’étudier l’histoire contemporaine à l’Université de Tours. Et accomplit un vieux rêve : devenir professeur d’histoire et de géographie. «Je n’ai jamais aimé l’école, mais j’adorai l’histoire». Il enseignera pendant deux ans à Dreux, dans un lycée professionnel public. Une expérience qui le marquera à vie. «C’était le milieu des années quatre-vingt, dans un contexte social et politique très difficile, c’était les années Front national à Dreux. Dans ma classe, j’avais 19 nationalités différentes. À travers mon métier, j’ai été frappé par l’immense précarité sociale de ces jeunes. Beaucoup étaient complètement à la dérive. Je crois que c’est là que j’ai découvert que le service des autres n’était pas l’apanage des chrétiens», confie le nouvel évêque avec humilité.

«Au lycée, j’ai été frappé par l’immense précarité sociale. Beaucoup de jeunes étaient complètement à la dérive»

Il se veut d’ailleurs un homme de rassemblement, d’unité. «Au sein de l’Église, on est confrontés à une grande diversité des sensibilités. Cela induit forcément un risque de repli entre les différentes chapelles : progressistes, charismatiques, tenants de la tradition, etc. Je crois que la mission d’un évêque, c’est aussi de faire communier toutes ces familles. Il y a là un vrai défi», estime-t-il.

Encore une fois, son engagement auprès de l’Église ne s’est pas fait auprès des convaincus. Quand on lui demande les moments qui ont marqué sa vie de chrétien, il retient ce court instant qui peut paraître anecdotique mais qui sera décisif dans la manière dont il poursuivra son cheminement. « J’ai fait beaucoup de scoutisme. Un été, j’animai un camp de Pionniers, des scouts de 12 à 16 ans, et nous avions aussi avec nous un groupe de jeunes en grandes difficultés sociales. Un soir, à la fin d’une veillée scoute, un de ces jeunes ne voulait pas aller se coucher. Nous avons parlé un moment ensemble et ce jeune m’a dit. “Laurent, il faut que tu deviennes prêtre car tu parles comme un prêtre”. Cela paraît un peu anodin, mais ce moment a probablement été déterminant pour moi. Là, je me suis dit : l’Esprit Saint travaille les cœurs. Le seigneur se sert de chacun pour lancer son appel».

«Quand j’ai été nommé vicaire général, j’ai demandé à l’évêque de me confier d’autres missions pour garder un contact avec le terrain»

Quelque temps plus tard, Laurent Percerou décide d’entrer au séminaire des Carmes à l’Institut catholique de Paris. C’est ici, rue d’Assas, qu’il passera sa licence canonique de théologie. Il sera ensuite ordonné prêtre à 31 ans et sera le curé de diverses paroisses pendant une dizaine d’années. En 2003, Laurent Percerou est nommé vicaire général du diocèse de Chartres auprès de Monseigneur Aubertin, puis de Monseigneur Pansard. Une fonction qu’il exercera pendant dix ans. «Quand j’ai été nommé vicaire général, j’ai accepté cette charge, tout en demandant à l’évêque de me confier d’autres missions». Laurent Percerou ne voulait pas devenir un ecclésiastique de salon, mais garder un contact avec le terrain. Il s’occupera des scouts, des mouvements ouvriers, du service des vocations, de la formation, etc… «Il faut se confronter à la réalité, au terrain, aux autres», exhorte le nouvel évêque de Moulins. «L’église ne doit pas être dans une bulle. Je me méfie toujours de ceux qui au nom de leur foi veulent rester à l’écart du monde».

Sur les grands débats sociétaux qui agitent le pays, le nouvel évêque se conforme à la position de ses pairs. Pour Monseigneur Percerou, ce n’est pas à l’Eglise de suivre l’air du temps. Pour lui, son rôle est au contraire son rôle de rappeler ses valeurs. «Être témoin de l’Évangile, c’est être capable de présenter la vision de l’homme que nous portons», souligne l’évêque, rappelant que l’Église sait faire entendre sa voix quand cela lui paraît nécessaire, que ce soit pour dénoncer la situation des Roms en France ou plus récemment alerter sur les conséquences du projet de loi sur le “mariage pour tous”.

« À Chartres aussi, il fallait tous les ans trouver 500 000 euros pour boucler le budget. Nous ne sommes pas riches. Il faut trouver des solutions »

Son ordination épiscopale se déroulera le dimanche 14 avril en la cathédrale de Moulins, en présence de l’archevêque de Clermont, Monseigneur Hippolyte Simon, et de deux autres évêques qu’il va solliciter. D’ici là, le futur évêque de Moulins va partager son temps entre Chartres et Moulins pour régler les affaires courantes dans son ancien diocèse, tout en étant en liaison permanente avec le père Jean-Pierre Millet, administrateur du diocèse de Moulins depuis le départ de l’ancien évêque, Monseigneur Roland.

C’est d’ailleurs dans la ligne de ses prédécesseurs que le douzième évêque de ce diocèse compte s’inscrire. « J’arrive dans un train qui est déjà en marche, qui roule. Mes prédécesseurs, le cardinal Barbarin et Monseigneur Roland ont beaucoup œuvré. J’essaierai d’épouser cette histoire du diocèse et d’y apporter mon petit grain personnel ». Quant à la situation financière et humaine du diocèse, Laurent Percerou sait qu’il devra s’atteler au dossier assez vite. « Vous le savez, la situation du diocèse de Moulins n’est pas très différente des autres diocèses. À Chartres aussi, il fallait tous les ans trouver 500 000 euros pour boucler le budget. Nous ne sommes pas riches. Il faut trouver des solutions. Ce dossier est très important, on essaiera de prendre les décisions les plus sages».

AnyBlog – @2013

Démission de Mgr Patrick Kelly, archevêque de Liverpool

Démission de Mgr Patrick Kelly, archevêque de Liverpool

Mgr Patrick Kelly, le 19 février 2012 en la cathédrale du Christ-Roi de Liverpool.

Mgr Patrick Kelly, le 19 février 2012 en la cathédrale du Christ-Roi de Liverpool.

Mazur/catholicnews.org.uk

Mgr Patrick Kelly, le 19 février 2012 en la cathédrale du Christ-Roi de Liverpool.

Mazur/catholicnews.org.uk

Benoît XVI a accepté mercredi 27 février la démission pour raisons de santé de l’archevêque de Liverpool (Grande-Bretagne), Mgr Patrick Kelly. Âgé de 74 ans, l’ancien vice-président de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles avait été victime, le 10 décembre 2012, d’un accident vasculaire cérébral léger après lequel ses médecins lui avaient conseillé une longue convalescence.

Né en 1938 dans le Lancashire (nord de l’Angleterre), Mgr Kelly avait été ordonné prêtre en 1962 au Collège anglais de Rome. Après avoir enseigné la théologie systématique au séminaire d’Oscott, à Birmingham, dont il était devenu recteur en 1978, il avait été nommé évêque de Salford (entre Manchester et Liverpool) en 1984 avant d’être nommé archevêque de Liverpool en 1996.

Par ailleurs, le pape a aussi accepté la démission, également pour raisons de santé, de l’évêque auxiliaire d’Armagh (Irlande), Mgr Gerard Clifford, 71 ans. Une décision, a-t-il expliqué dans un communiqué, prise après un avis médical reçu en août lors d’une hospitalisation.

Né en 1941 dans le comté de Louth (nord-est de la République d’Irlande), ordonné prêtre en 1967 pour le diocèse d’Armagh, Mgr Clifford en avait été nommé évêque auxiliaire en 1991. Il a été secrétaire exécutif de la Conférence des évêques catholiques d’Irlande de 1984 à 1991.

AnyBlog – @2013

Tunis: évêque pour être artisan de paix | ZENIT – Le monde vu de …

Les premières impressions de Mgr Antoniazzi

Rome, (Zenit.org) Christophe Lafontaine | 739 clics

Benoît XVI a nommé jeudi 21 février Mgr Ilario Antoniazzi, 64 ans, nouvel archevêque à Tunis (Tunisie, cf. Zenit du 21 février2013). Cette nomination intervient dans les derniers jours du Pontificat de Benoît XVI. L’ordination épiscopale aura lieu le 16 mars dans la basilique de l’Annonciation à Nazareth. Son entrée officielle à Tunis est prévue le 7 avril 2013. Mgr Antoniazzi a confié ses impressions à Christophe Lafontaine pour le site du Patriarcat latin de Jérusalem.

Christophe Lafontaine – Comment avez-vous réagi à la nouvelle de votre nomination?

Mgr Antoniazzi – C’était une surprise. Je me suis dit : vraiment le Bon Dieu a de l’imagination pour avoir pensé à moi. Son imagination ne manquera pas de me donner la force et les grâces qui me seront nécessaires pour mon apostolat.

Quel message en guise de souvenir voulez-vous laisser à vos paroissiens de Rameh avant votre départ ?

Avant tout un remerciement pour tout ce que j’ai reçu de leur part. Je me suis toujours senti chez moi parmi mes frères et sœurs de Rameh. Après, dans cette Année de la foi, je souhaite de tout cœur qu’ils se soumettent toujours plus à la loi de l’Evangile et oublient la mentalité du monde car seulement en Dieu leur cœur trouvera la paix.

Quelles seront vos priorités pastorales en tant qu’archevêque à Tunis ?

Je dois reconnaître que je ne connais pas bien la situation spirituelle dans mon diocèse. J’ai déjà programmé une rencontre avec mes prêtres pour que je puisse mieux mesurer la réalité spirituelle et pastorale. Ensemble, avec mes prêtres, on pourra envisager le futur de cette Eglise.    

La Tunisie est encore politiquement instable. Que savez-vous de la situation des chrétiens là-bas ? Qu’attendent-ils de vous dans cette période de troubles ?

C’est vrai, la situation politique est bien instable. Mais la Tunisie est connue pour son ouverture d’esprit et la capacité de se renouveler. A ne pas oublier que le printemps arabe est né là-bas. De plus toute crise peut être occasion de maturité, espérons un vrai printemps où tous vivent dans la liberté et l’amour. L’Eglise avec ses chrétiens a beaucoup à donner. J’espère que le Bon Dieu pourra se servir de moi pour fortifier mes frères dans la foi et être ainsi artisan de paix.

(23 février 2013) © Innovative Media Inc.

Tunis: évêque pour être artisan de paix

Les premières impressions de Mgr Antoniazzi

Rome, 23 février 2013 (Zenit.org) Christophe Lafontaine 22 clics

Benoît XVI a nommé jeudi 21 février Mgr Ilario Antoniazzi, 64 ans, nouvel archevêque à Tunis (Tunisie, cf. Zenit du 21 février2013). Cette nomination intervient dans les derniers jours du Pontificat de Benoît XVI. L’ordination épiscopale aura lieu le 16 mars dans la basilique de l’Annonciation à Nazareth. Son entrée officielle à Tunis est prévue le 7 avril 2013. Mgr Antoniazzi a confié ses impressions à Christophe Lafontaine pour le site du Patriarcat latin de Jérusalem.

Christophe Lafontaine – Comment avez-vous réagi à la nouvelle de votre nomination?

Mgr Antoniazzi – C’était une surprise. Je me suis dit : vraiment le Bon Dieu a de l’imagination pour avoir pensé à moi. Son imagination ne manquera pas de me donner la force et les grâces qui me seront nécessaires pour mon apostolat.

Quel message en guise de souvenir voulez-vous laisser à vos paroissiens de Rameh avant votre départ ?

Avant tout un remerciement pour tout ce que j’ai reçu de leur part. Je me suis toujours senti chez moi parmi mes frères et sœurs de Rameh. Après, dans cette Année de la foi, je souhaite de tout cœur qu’ils se soumettent toujours plus à la loi de l’Evangile et oublient la mentalité du monde car seulement en Dieu leur cœur trouvera la paix.

Quelles seront vos priorités pastorales en tant qu’archevêque à Tunis ?

Je dois reconnaître que je ne connais pas bien la situation spirituelle dans mon diocèse. J’ai déjà programmé une rencontre avec mes prêtres pour que je puisse mieux mesurer la réalité spirituelle et pastorale. Ensemble, avec mes prêtres, on pourra envisager le futur de cette Eglise.    

La Tunisie est encore politiquement instable. Que savez-vous de la situation des chrétiens là-bas ? Qu’attendent-ils de vous dans cette période de troubles ?

C’est vrai, la situation politique est bien instable. Mais la Tunisie est connue pour son ouverture d’esprit et la capacité de se renouveler. A ne pas oublier que le printemps arabe est né là-bas. De plus toute crise peut être occasion de maturité, espérons un vrai printemps où tous vivent dans la liberté et l’amour. L’Eglise avec ses chrétiens a beaucoup à donner. J’espère que le Bon Dieu pourra se servir de moi pour fortifier mes frères dans la foi et être ainsi artisan de paix.

(23 février 2

Foyer d’étudiantes à Paris

AnyBlog – @2013

La Conférence des évêques du Canada soutient la campagne de Carême …

La Conférence des évêques du Canada soutient la campagne de Carême de « Développement et Paix »

Le message de Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, pour la campagne de Carême de Développement et Paix, est disponible sur le site Internet de la CECC. La campagne « Carême de partage 2013 » a été lancée mercredi 13 février à Edmonton.

« Aujourd’hui, l’engagement envers la dignité humaine dans le monde est plus que jamais nécessaire » et « c’est cette foi en la dignité humaine qui fait avancer Développement et Paix depuis 45 ans déjà », rappelle Mgr Smith, selon lequel « le cœur de notre mission n’est pas le progrès économique, mais bien la personne humaine, façonnée à l’image de Dieu. Cette approche confère une qualité particulière au travail de Développement et Paix, travail qui ne pourrait se réaliser sans votre appui généreux au Carême de partage ».

Ces dernières années, Développement et Paix a été la cible de milieux pro-vie canadiens qui ont particulièrement critiqué sa collaboration avec le Centre Miguel-Pro, un centre de protection des droits humains à Mexico auquel ils reprochaient de promouvoir l’avortement. Sous la pression des évêques, l’organisation catholique a dû couper les fonds à ce centre.

Une nouvelle controverse a éclaté en octobre 2012 lorsque les évêques canadiens se sont opposés au lancement de la campagne d’éducation automnale de leur organisme Développement et Paix, la jugeant « trop politique » et contraignant l’organisme à reporter sa campagne et à la reformuler.

« Pour nous, catholiques canadiens, Développement et Paix est l’expression tangible de l’amour que nous portons à la famille humaine et de l’espoir qui anime notre croyance en un monde meilleur pour tous », insiste Mgr Richard Smith, qui invite les fidèles canadiens à « être présent, en tant que personne, dans votre don pour le Carême de partage 2013. Pour y arriver, lisez d’abord attentivement les récits présentés dans les pages qui suivent et réfléchissez à leur message. Ces histoires proviennent de pays où Développement et Paix œuvre à rétablir la dignité humaine auprès de femmes et d’hommes courageux. Que leurs témoignages nous appellent, tous et toutes, à approfondir notre engagement envers la dignité de toutes les personnes, sans exception ».

AnyBlog – @2013

Le Pape nomme trois évêques auxiliaires à l'archevêché de Malines …


Als Bart De Wever na de verkiezingen niet incontournable wordt, vliegt hij overal naar de oppositie.


Bart De Wever

Een paar maanden geleden zei een N-VA-parlementslid me, alsof het de evidentste zaak van de wereld was: ‘Natuurlijk is zondagavond van 14 oktober de campagne voor 2014 al begonnen.’ De dag van de spetterende winst in de (Antwerpse) gemeenteraadsverkiezingen was blijkbaar de rush op het land gestart. En zo bleek het inderdaad te zijn, gezien het verschroeiende tempo waarin Bart De Wever en de zijnen sindsdien het nieuws maken of het nieuws halen. Dat hoort ook zo in een campagne: permanente zichtbaarheid. En dat moeten ze dus nog omzeggens zestien maanden lang zien vol te houden.

Want dikwijls ‘maken’ N-VA’ers zelf het nieuws. Hardwerkende Vlamingen: dat predicaat kan hen alleszins niet worden ontzegd. Neem alleen de nieuwsbubbel van de laatste dagen. Er was niemand die N-VA’ers Jan Jambon en Peter Dedecker verplichtte om klacht in te dienen tegen in hun ogen illegale praktijken in de ACW-boekhouding. Er was niemand die N-VA’ster Sarah Smeyers verplichtte om te verklaren dat aidsremmers niet onder dringende medische hulp vallen en dat wat haar betreft OCMW’s ze niet hoeven terug te betalen aan sans-papiers. Er was niemand die N-VA-voorzitter Bart De Wever de arm omwrong om in een interview in de Nederlandse krant NRC Handelsblad een sneer te geven naar Vlaamse christendemocraten en liberalen, toch zijn twee coalitiepartners in Antwerpen. Er was niemand, behalve deze N-VA’ers zelf, aan wie het in de hierboven geciteerde voorbeelden ligt dat ze zo vaak in het nieuws ‘zaten’, en zelfs prominent.

Vraag is of die strategie goed of slecht is voor N-VA, en dus goed of slecht voor de andere partijen. Johan Vande Lanotte leek te denken: ‘slecht voor ons’, en besliste om niet meer over N-VA te spreken. Dat ene citaat van hem is de voorbije weken al meer geciteerd dan al zijn andere citaten samen. N-VA blijft hipster. Al heeft dat ook zijn consequenties.

De aanval op de boekhouding van het ACW trof de christelijke arbeidersbeweging recht in het hart. Maar N-VA ging verder dan andere kenners van het dossier. Trends-hoofdredacteur Johan Van Overtveldt heeft nooit met zoveel woorden gezegd dat ACW zich aan criminele praktijken bezondigde, hij stelde vragen naar de ‘politieke moraal’ van een aantal constructies en operaties. N-VA’er Peter Dedecker hield die slag niét om de arm. Resultaat is dat het ACW nu dreigt met een klacht wegens ‘laster en eerroof’ tegen Peter Dedecker en/of N-VA. Of het zo ver komt, moet nog blijken. Maar het gevolg is wel dat het politieke debat op korte tijd ‘gecriminaliseerd’ of alleszins ‘gejuridiseerd’ is geworden. Vraag is of de N-VA de consequenties heeft ingeschat van een strategie om politieke tegenstrevers niet alleen met argumenten te bekampen, maar ook met klachten en straks dus mogelijk dagvaardingen. Kiezen voor die laatste optie betekent dus kiezen voor de écht genadeloze aanpak.

Ondergetekende hoort niet tot de bevoorrechten die toegang hebben tot de cenakels van de christelijke arbeidersbeweging. Maar het ACW een beetje kennende kan Bart De Wever maar maken dat hij in 2014 echt de absolute meerderheid haalt of écht incontournable is. In het andere geval durven wij er een aantal eurobriefjes om verwedden: dan zit N-VA in de oppositie, federaal, Vlaams, overal waar het kan. Daar zorgt de christelijke arbeidersbeweging dan wel voor. In de jaren tachtig was de irritatie die de jonge Verhofstadt bij het ACW-gremium opwekte, niet half zo groot als de woede, de verbijstering ook die het N-VA met zijn jongste aanval heeft opgewekt. Dat de lezers van de boeken van Hugo De Ridder zich herinneren: onder impuls van de toenmalige ACV-voorzitter, wijlen Jef Houthuys werd de partij van ‘da joenk’ de oppositie in getrapt, voor meer dan tien jaar zo zou blijken. Zeker, de CD&V is lang niet meer wat CVP destijds nog was, maar zelfs na naamsverandering blijft het ACW een ACW. Een machtsfactor waarmee het, als het erop aankomt, kwaad kersen eten is.

En natuurlijk: wie kritiek geeft, moet kritiek kunnen verdragen. Wie scherp kritiek geeft, en vaak en gretig, moet niet janken dat er een klap terug komt, met dezelfde regelmaat, gretigheid en trefzekerheid gebracht. Bart De Wever moet dus niet verongelijkt doen als zijn uitspraken onder een loep worden bekeken. Dat is de tol van de roem, de prijs die elke nummer één betaalt.

Neem zijn laatste interview, met de Nederlandse krant NRC Handelsblad. Hij doet zich de moeite niet om met de Nederlandse minister-president Mark Rutte te bellen, zegt hij daarin, want dergelijke bijeenkomst zou toch geboycot worden door telefoontjes van jaloerse Open Vld’ers. En hij voegde eraan toe: “Als we in het verleden een afspraak hadden met een CDA’er, werd die soms op het laatste moment nog afgezegd. We wisten dan dat CD&V had ingegrepen. Als ik Rutte zou willen zien, zal er op tijd een telefoontje komen van de liberale Open VLD: ‘Die man moet je niet ontvangen’”.

Tja. Het eerste stukje – over Rutte en zo – was de dag zelf al fijngemalen. Collega’s die gingen horen bij de persdienst van Rutte, kregen mee dat er nooit zo’n aanvraag ingediend was. Nu – dat had De Wever zelf ook al laten verstaan. Maar minister van buitenlandse zaken Frans Timmermans liet weten dat hij een afspraak met De Wever wilde, en dat De Wever niet kon. Hij zat op dat moment namelijk bij Jozias van Aartsen. Nu is van Aartsen… een VVD’er, net als Rutte, dus een liberaal. Oeps? Had Open Vld toevallig die ontmoeting vergeten te saboteren? Of klopt het toch wat Gwendolyn Rutten desgevraagd zei: “Te onnozel om op te reageren. En daarop mag u mij citeren.”

Blijft nog dat De Wever – letterlijk – zegt dat er in verleden wél mysterieuze zaken gebeurden. Uit de context valt af te leiden dat hij het over een niet-eenmalig feit heeft (het gebeurde “soms”). Laten we elkaar geen mietje noemen: dat verhaal stinkt. Hoeveel CDA’ers heeft De Wever in het verleden eigenlijk gezien? Vijf? Tien? Waarover? De Groot-Nederlandse eenmaking? Het Groot Dictee van de Nederlandse Taal? Nieuwe maatjes?

En “soms” werd die Belgisch-Nederlandse ontmoeting dus om duistere redenen afgezegd. Volgens de overtuiging van de N-VA-voorzitter en zijn entourage gebeurde dat dus na een CD&V-maneuver. Vragen wij ons wat naïef af: hoe wisten die CD&V’ers met welke Hollander De Wever een afspraak had? Of is / was de gemiddelde CDA’er zo weinig zelfzeker dat hij eerst naar een Belg belt (Wouter Beke zelf? Zijn woordvoerder? De directeur strategie? Wilfried Martens, als CVP-voorzitter?) Waarom kiest De Wever gesprekspartners met zo’n laag zelfbeeld? Wat hebben die hem voor interessants te zeggen? Of zit er misschien een CD&V-spion op het N-VA-hoofdkwartier? Een variant op Bart De Bie, niet voor de staatsveiligheid maar in opdracht van de internationale christendemocratie?

En indien het antwoord op alle bovenstaande vragen hoogst waarschijnlijk negatief is, dan blijft er eigenlijk maar één optie open. Het vermoeden dat Bart De Wever in deze passus de waarheid niet sprak. Dat hij loog. En indien niet, dat hij eens zegt welke afspraken met welke CDA’ers er zo bruusk en onverwacht afgebeld werden. Dan kunnen we hen contacteren met de vraag wat er van aan is, en bij de minste twijfel hen confronteren met hun lafheid. Zo niet, lijkt dit een broodje-aapverhaal.

Maar dat komt ervan, als je zoals De Wever voortdurend in de media zit, en voortdurend beducht bent op het ‘effect’ dat je woorden met zich meebrengen. Alsof De Wever, toch alom geroemd als the greatest communicator of His time, niet wist dat er een relletje zou komen als hij het – toevallig – zou hebben over een T-shirt van de homobeweging. Alsof hij niet zou weten dat dergelijk interview in een belangrijk Nederlands dagblad geen close reading zou krijgen op elke Vlaamse krantenredactie. Hij wist dat dus wel – of hij had het moeten weten, of zijn omgeving en perswoordvoerder hadden hem tegen zichzelf moeten beschermen. Dat gebeurt en gebeurde niet, en dus gaat hij door op het pad dat hij zelf koos. De campagne, helemaal tot in 2014. Opnieuw en opnieuw en opnieuw. En dan maakt men al eens foutjes. Of fouten. Dat is menselijk. En behalve de N-VA-claque, die écht denkt dat De Wever een halfgod is, een hercuul (lees er alle mogelijke internetfora maar op na, alsook de reacties hieronder), mag men er dus van uitgaan dat niets wat menselijk is, De Bart Wever vreemd is. Dus ook niet enig menselijk falen.

Vraag is of De Wever zichzelf nog juist percipieert. Hij kiest ervoor om zestien maanden lang op kop te gaan, voluit. Een sprint van tienduizend meter. Dat is eigenlijk niet menselijk, maar hij waagt het toch. In dat geval kunnen Bart De Wever en zijn N-VA’ers maar hopen dat de Wetstraat en de Wetstraatpers denkt dat Johan Vande Lanotte ditmaal een intelligente analyse maakte en vooral niéts meer zegt over De Wever en N-VA. Want stel u maar eens voor dat ze hem elke dag, iedere week weer opvoeren, dat elke uitspraak van hem een rel wordt, welles-nietes, ruzie, gezaag, gezeur. Wie houdt dat anderhalf jaar vol? Mentaal en fysiek? Welk publiek wil zo lang alleen maar hetzelfde? Dezelfde? Gaan de marketingwetten voor alles en iedereen op, van Coca Cola tot Vitabis koeken, voor elke politicus, van Steve Stevaert tot Yves Leterme. Behalve Bart De Wever. Is hij echt van een andere planeet? Van Mars dan? Of Venus?

Voor we het antwoord op die vraag zullen kennen, zal Bart De Wever nog zestien maanden moeten doorgaan in het permanent onder druk zetten van de politieke tegenstand, en het bombarderen van de publieke opinie. Voluit, want temporiseren is stilaan geen optie meer. Benieuwd hoe lang hij en zijn partij dat tempo van de voorbije weken kunnen aanhouden. Of en wanneer ze uitgeput zullen raken. Of en hoe veel ze de kloof nog verder kunnen uitdiepen. Of ze hun voorsprong kunnen vasthouden. Of en hoeveel de anderen eventueel van hun achterstand kunnen afknibbelen. Wat op de streep zijn marge zal zijn. We kijken met zijn allen toe op de tienduizend meter sprint, en Bart De Wever ligt op dit moment ver en eenzaam op kop. Dat wil zeggen: na de eerste rondes van een van de meest beklijvende, meest belangrijke en vooral meest uitputtende wedstrijden in de geschiedenis van de Belgische politiek.

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Si Bart De Wever ne devient pas incontournable après les élections, il valsera dans l’opposition partout.


Bart De Wever

Il y a quelques mois, un parlementaire N-VA m’a dit, comme si c’était une évidence : “Bien sûr qu’au soir du 14 octobre 2012 la campagne de 2014 a déjà commencé”. Apparemment, la ruée sur le pays a débuté le jour de l’éclatante victoire aux élections communales (anversoises). Et cela a été le cas, vu l’allure hyperrapide avec laquelle Bart De Wever et les siens font l’actualité ou s’y retrouvent depuis. Et c’est la règle de toutes les campagnes : la visibilité permanente. Ils vont devoir tenir encore pendant seize mois.

Parce que souvent les membres de la N-VA “font” l’actualité eux-mêmes. Prenez la bulle d’actualité de ces derniers jours. Personne n’a obligé les membres de la N-VA Jan Jambon et Peter Dedecker à porter plainte contre les pratiques illégales de la comptabilité ACW. Personne n’a obligé Sarah Smeyers (N-VA) à déclarer que les antirétroviraux ne tombent pas sous l’aide médicale urgente et que pour elle les CPAS ne doivent pas les rembourser aux sans-papiers. Personne n’a tordu le bras à Bart De Wever pour que dans une interview avec le journal néerlandais NRC Handelsblad, il lance une pique aux chrétiens-démocrates et libéraux flamands, tout de même ses deux partenaires de coalition à Anvers. Ce n’est donc la faute de personne, sinon d’eux-mêmes, si les nationalistes se retrouvent si souvent dans l’actualité.

La question est de savoir si cette stratégie est bonne ou mauvaise pour la N-VA, et donc bonne ou mauvaise pour les autres partis. Johan Vande Lanotte semblait penser : “mauvaise pour nous”, et a décidé de ne plus parler de la N-VA. Ses propos ont déjà été cités plus souvent que tous ses autres propos rassemblés. La N-VA reste branchée.

L’attaque contre la comptabilité de l’ACW a touché le mouvement chrétien ouvrier au cœur. Mais la N-VA a été plus loin que d’autres. Le rédacteur en chef de Trends, Johan Van Overtveldt, n’a jamais déclaré que l’ACW se rendait coupable de pratiques criminelles, il s’est interrogé sur la “morale politique” d’un nombre de constructions et d’opérations. Dedecker n’a pas eu cette réserve. Résultat, l’ACW menace de porter plainte pour diffamation contre Peter Dedecker et/ou la N-VA. Reste à voir si l’ACW en arrivera à cette extrémité. Cependant, il en découle que le débat politique c’est rapidement “criminalisé” ou en tout cas “juridisé”. La question se pose : la N-VA a-t-elle évalué les conséquences d’une telle stratégie?

Le soussigné n’appartient pas aux privilégiés ayant accès aux cénacles du mouvement ouvrier chrétien. Mais connaissant un peu l’ACW, Bart De Wever n’a plus qu’à obtenir une majorité absolue en 2014 ou devenir vraiment incontournable. Nous osons parier quelques billets d’euros que, dans l’autre cas, la N-VA se retrouvera dans l’opposition partout et à tous les niveaux. Le mouvement chrétien ouvrier s’en occupera. Dans les années quatre-vingt, l’irritation suscitée par le jeune Verhofstadt auprès de l’assemblée ACW, n’était pas moitié assez vive que la fureur et la stupéfaction engendrées par la dernière attaque de la N-VA. Même si le CD&V n’est plus depuis longtemps ce qu’était le CVP à l’époque, l’ACW reste l’ACW. Un facteur de pouvoir avec lequel il ne vaut mieux pas jouer.

Et bien sûr: qui critique, doit pouvoir supporter les critiques. Qui critique vivement, et souvent et avec avidité, ne doit pas pleurnicher quand a lieu le retour du bâton donné avec la même régularité, empressement et précision. Bart De Wever ne doit donc pas prendre des airs dépités quand ses propos sont analysés à la loupe. C’est la rançon de la gloire, le prix payé par tout numéro un.

Prenez sa dernière interview, avec le journal néerlandais NRC Handelsblad. Il ne prend pas la peine de téléphoner au ministre-président néerlandais Mark Rutte, déclare-t-il dans cette interview, parce qu’une telle réunion serait de toute façon annulée par des coups de téléphone de libéraux flamands jaloux. Et d’ajouter : “Si à l’époque nous avions rendez-vous avec un membre du CDA (le parti démocrate-chrétien néerlandais), celui-ci était parfois annulé au dernier moment. Nous savions que le CD&V était intervenu. Si je voulais rencontrer Rutte, il y aurait un coup de téléphone de l’Open VLD : ‘Vous ne devez pas recevoir cet homme’”.

Ses propos – concernant Rutte – ont été démontés le jour même. Les journalistes qui se sont renseignés auprès du service de presse de Rutte, se sont entendu dire qu’une telle demande n’avait jamais été introduite. C’est ce que De Wever avait déjà fait comprendre lui-même. Cependant, le ministre des Affaires étrangères, Frans Timmermans, a fait savoir qu’il souhaitait un rendez-vous avec De Wever et que ce dernier n’était pas disponible. En effet, à ce moment-là, le bourgmestre était en réunion avec Jozias van Aartsen. Et ce Van Aertsen est… un membre du VVD, tout comme Rutte, donc un libéral. Oups ? L’Open VLD avait-il par hasard oublié de saboter cette rencontre ? Ou Gwendolyn Rutten avait-elle raison quand elle a déclaré: “C’est trop idiot pour réagir. Et vous pouvez me citer là-dessus.”

Reste que De Wever déclare – littéralement – qu’à l’époque des choses mystérieuses ont eu lieu. Il découle du contexte qu’il ne parle pas d’un fait unique (cela se produisait “parfois”). Appelons un chat un chat : cette histoire sent le roussi. Combien de membres du CDA De Wever a-t-il rencontrés à l’époque ? Cinq ? Dix ? À propos de quoi? La réunification des “Grands Pays-Bas” ? La Grande Dictée de la Langue néerlandaise ? De nouveaux harengs ?

Et “parfois” cette rencontre belgo-néerlandaise a donc été annulée pour d’obscures raisons. D’après le président de la N-VA et son entourage, c’était suite à une manœuvre du CD&V. Nous nous demandons un peu naïvement : comment les membres du CD&V savaient-ils avec quel Néerlandais De Wever avait rendez-vous ? Ou le chrétien-démocrate moyen a-t-il si peu de confiance en lui qu’il téléphone d’abord à un Belge (Wouter Beke en personne ? Son porte-parole ? Le directeur en stratégie ? Wilfried Martens en tant que président du CVP?) Pourquoi De Wever choisit-il des interlocuteurs ayant aussi peu d’assurance ? Qu’ont-ils de si intéressant à raconter ? Ou le quartier général de la N-VA abrite-t-il un espion du CD&V ? Une variante de Bart De Bie, pas pour la sûreté de l’État mais pour le compte de la démocratie chrétienne internationale ?

Et si la réponse à toutes les questions ci-dessus est très probablement négative, il ne reste plus qu’une seule option. Le soupçon que Bart De Wever n’a pas dit la vérité. Qu’il a menti. Et si ce n’est pas le cas, qu’il nous dise quels rendez-vous avec quels membres du CDA ont été annulés aussi brusquement et inopinément? Nous pourrons alors le contacter pour lui demander ce qui est vrai, et s’il plane le moindre doute, les confronter avec leur lâcheté. Sinon, il semble qu’il s’agit d’un mythe cousu de toutes pièces.

Mais voilà ce qui arrive lorsque, comme De Wever, on est tout le temps dans les médias et qu’on s’inquiète continuellement de l’”effet” entraîné par ses mots. Comme si De Wever, loué partout comme le plus grand communicateur de Son temps, ne savait pas qu’il susciterait une polémique en parlant – par hasard – d’un t-shirt du mouvement homosexuel. Comme s’il ne savait pas qu’une telle interview dans un journal néerlandais important ne serait pas analysée par toutes les rédactions de quotidiens flamands. Il le savait – ou aurait dû le savoir, ou son entourage ou son porte-parole auraient dû le protéger contre lui-même. Cela n’a pas eu lieu et il continue donc sur le chemin qu’il s’est choisi lui-même. La campagne, jusqu’en 2014. Encore et encore et encore. Et alors, on commet des petites erreurs. Ou des erreurs. C’est humain. Et à part la clique N-VA qui prend vraiment De Wever pour un demi-dieu, un hercule (lisez les réactions sur les forums flamands), on peut partir du principe que rien de ce qui est humain n’est étranger à Bart De Wever. L’erreur humaine non plus.

On se demande si De Wever se perçoit encore correctement. Il choisit de mener le peloton pendant seize mois. Un sprint de dix-mille mètres. Si cela n’a rien d’humain, il prend tout de même le pari. Dans ce cas, Bart De Wever et ses adhérents n’ont qu’à espérer que la rue de la Loi et la presse de la rue de la Loi pensent que cette fois Johan Vande Lanotte a réalisé une analyse intelligente et surtout ne parle plus de De Wever et de la N-VA. Parce que, supposons que les médias continuent à parler de lui, que chaque propos de sa part suscite la polémique, les discussions, bref, un rabâchage infernal. Qui peut supporter cela pendant un an et demi ? Mentalement et physiquement ? Quel public souhaite entendre la même chose pendant si longtemps? Les lois du marketing s’appliquent-elles à tous, de Coca Cola aux biscuits Vitabis en passant par les politiques Steve Stevaert et Yves Leterme ? Sauf à Bart De Wever. Vient-il vraiment d’une autre planète ? De Mars? Ou de Vénus?

Avant de connaître la réponse à cette question, Bart De Wever devra continuer à exercer la pression pendant seize mois sur l’opposition politique et à bombarder l’opinion publique. Intégralement, parce que temporiser ne fera bientôt plus partie des possibilités. On est curieux de voir pendant combien de temps lui et son parti peuvent tenir le rythme des semaines passées. Si et quand ils seront épuisés. Si et combien ils élargiront le fossé. S’ils peuvent garder leur avance. Si les autres pourront éventuellement rogner sur leur retard. Quelle sera sa marge à l’arrivée. Nous regardons tous le sprint de dix-mille mètres où De Wever dépasse de loin tous les autres. Ce qui veut dire : après les premières manches de l’un des matchs les plus durs, les plus importants et surtout les plus épuisants de l’histoire de la politique belge.

Les évêques allemands autorisent la pilule du lendemain en cas de viol

« Femmes violées : les évêques allemands autorisent la pilule du lendemain », titrait hier le Spiegel-Online, au sortir de la conférence de presse organisée à Trêves par Mgr Robert Zollitsch. L’archevêque de Fribourg et président de la Conférence des évêques d’Allemagne (DBK) y a présenté les principales conclusions de leur assemblée plénière de printemps sur des sujets aussi divers que le Congrès eucharistique prévu à Cologne en juin, les relations judéo-chrétiennes ou encore la traduction liturgique de la prière eucharistique.

Le sujet de la « pilule du lendemain » s’est imposé à eux après qu’un médecin urgentiste a révélé que, le 15 décembre, deux cliniques catholiques de Cologne avaient refusé d’accueillir une victime de viol lorsque celle-ci avait réclamé ce médicament. Un débat s’est engagé aussitôt en Allemagne sur les obligations pesant sur les hôpitaux catholiques en matière d’informations et de délivrance de moyens de contraception.

Recherches scientifiques

Ensemble, les évêques allemands ont réaffirmé que « dans les hôpitaux catholiques, les femmes victimes de viol, reçoivent bien sûr, une assistance humaine, médicale, psychologique et pastorale ». Celle-ci « peut inclure l’administration d’une pilule dite “du lendemain” dans la mesure où elle agit comme un contraceptif et non comme un abortif. Les méthodes médicales et pharmaceutiques qui causent la mort d’un embryon continueront à pas à être appliquées », précise le communiqué final de l’assemblée.

En tant que président de la commission doctrinale de la DBK, le cardinal Karl Lehmann, archevêque de Mayence, a fait valoir qu’une nouvelle « évaluation morale théologique » de cette pilule était possible « sur la base de la recherche scientifique » qui avait permis la mise sur le marché de nouveaux médicaments basés sur d’autres modes d’action.

De son côté, le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne, a expliqué avoir consulté la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi, ainsi que l’Académie pontificale pour la vie.

Collaboration hommes-femmes

Par ailleurs, les évêques allemands avaient choisi de consacrer cette année leur traditionnelle « journée d’études » ouvrant l’assemblée plénière aux « relations hommes-femmes dans la vie et le service de l’Église ». Selon une enquête présentée par Andrea Qualbrink, au nom de la sous-commission Femmes dans l’Église et société, la proportion de femmes dans les services diocésains atteint 19 % dans les postes de middle-management et de 13 % dans les postes de direction. « Il s’agit d’une importante augmentation par rapport à 2005 », relève le communiqué qui rappelle que les pourcentages atteignaient respectivement 13 et 5 %.

Invité à s’exprimer, le cardinal Walter Kasper, président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a avancé des propositions remarquées. Il a notamment suggéré de s’appuyer sur « la tradition ancienne dans l’Église des femmes-diacres, un ministère différent de celui des hommes-diacres », a-t-il noté, avant de suggérer de leur réserver également davantage de postes lors du renouvellement « des synodes, des conseils pastoraux et des commissions ».

De son côté, Mgr Robert Zollitsch, le président de la DBK n’est pas allé aussi loin dans son communiqué final et s’est borné à indiquer les « six groupes de travail » constitués, destinés à étudier « des mesures concrètes » pour augmenter la part de postes de direction occupés par des femmes dans les diocèses et dans les institutions de la Conférence des évêques.