Monthly Archives: September 2013

Nomination de Mgr Paul Bui Van Doc, actuel évêque de My Tho, au …

Le nouvel archevêque coadjuteur de Saigon est originaire de Dalat, une ville située à 1 500 m d’altitude en bordure des Hauts Plateaux du Centre Vietnam. Il y est né le 11 novembre 1944. Il entre au petit séminaire Saint-Joseph de Saigon en 1956 et achève ses études secondaires en 1963. En 1964, à l’issue de sa première année de grand séminaire, il est envoyé à Rome pour des études supérieures à l’université Urbanienne.

Ordonné prêtre en décembre 1970, il revient alors dans son pays. Jusqu’au changement de régime d’avril 1975, il est professeur au petit séminaire Minh Hoa du diocèse de Dalat et chargé de cours à l’université catholique dans cette même ville. Après cette date, l’établissement où il enseigne se transforma en grand séminaire et il en est le directeur jusqu’en 1995. A partir de 1986, il enseigne la théologie dogmatique, d’abord au grand séminaire de Saigon, puis à celui de Ha Noi et enfin à Huê.

Il est vicaire général de son diocèse lorsqu’il est nommé évêque du diocèse de My Tho en mars 1999. Mgr Bui Van Doc qui, au sein de la Conférence épiscopale du Vietnam, est président de la Commission pour la doctrine de la foi, est bien connu dans son Eglise pour l’ampleur et la profondeur de sa pensée théologique. A plusieurs reprises, il a rendu publiques ses réflexions sur l’attitude et l’orientation que devrait adopter l’Eglise de son pays dans la situation où elle se trouve aujourd’hui. On peut citer par exemple ses commentaires du discours prononcé par Benoît XVI aux évêques vietnamiens lors de leur visite ad limina à Rome, en juin 2009, ou encore son intervention, très originale, lors de l’assemblée plénière de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie (FABC), qui s’est tenue à Xuân Lôc du 10 au 16 décembre 2012. Sous le titre « Suggestions pour un quadruple dialogue », l’évêque se disait partisan du dialogue de l’Eglise non seulement avec « les pauvres, les cultures et les religions », mais aussi avec un « quatrième partenaire » : l’athéisme.

L’archidiocèse de Saigon recouvre la presque totalité du territoire de Hô Chi Minh-Ville. Avec plus de 600 000 fidèles, il est le second diocèse du Vietnam en nombre de catholiques après celui de Xuân Lôc, qui en compte près d’un million. Les catholiques y représentent 8,7 % de la population totale. Le diocèse accueille un très grand nombre d’établissements religieux de toutes sortes, en particulier des congrégations religieuses masculines et féminines.

Le cardinal Jean-Baptiste Pham Minh Mân, dont le nouvel archevêque devient le coadjuteur et le futur successeur, avait été nommé lui-même à ce poste en mars 1998, après la démission de Mgr François-Xavier Nguyên Van Thuân. Le cardinal Mân a aujourd’hui 79 ans. Ces derniers temps, sa santé a été cause de quelque inquiétude ; il a subi récemment une opération importante dans un hôpital de Singapour.

(eda/jm)

Première femme évêque dans l'Eglise anglicane d'Irlande

Le révérend Pat Storey désormais évêque de Meath et de Kildare. (Photo D.R.)Le révérend Pat Storey désormais évêque de Meath et de Kildare. (Photo D.R.)Le révérend Pat Storey est devenue vendredi 20 septembre la première femme évêque de l’Eglise anglicane dans les îles britanniques. Elle a été nommée évêque de Meath et de Kildare, en République d’Irlande. Ce diocèse dépend de l’Église d’Irlande qui appartient à la Communion anglicane et comprend la province britannique d’Irlande du Nord.

Dans quinze des Eglises anglicanes dans le monde, il est déjà possible pour des femmes d’être ordonnées prêtres et même évêque – aux États-Unis, en Écosse, au Canada ou en Nouvelle-Zélande notamment.

Le 12 septembre, l’Eglise anglicane du Pays de Galles a décidé d’autoriser l’ordination de femmes évêques. La réforme a été approuvée, par les trois collèges composant la direction de l’Eglise. L’archevêque du Pays de Galles, le Dr Barry Morgan, a estimé que cela n’avait « aucun sens d’un point de vue théologique » de ne pas ordonner des femmes évêques alors qu’elles peuvent déjà être prêtres et diacres.

Un refus discriminatoire

Le 8 juillet 2013, le Synode général de l’Eglise d’Angleterre s’est prononcé en faveur de la réouverture du processus d’ordination de femmes évêques. Un retournement de situation après le rejet d’une proposition similaire en novembre 2012. La question de l’ordination de femmes à des postes d’évêques déchire l’Eglise anglicane depuis plus de 20 ans. Celles-ci peuvent occuper les fonctions de prêtre depuis 1992, mais elles sont interdites d’évêché dans l’Eglise d’Angleterre. Le rejet de la proposition avait été d’autant plus mal vécu que les prêtres homosexuels célibataires pouvaient accéder aux postes d’évêques et qu’un projet concernant l’ordination d’évêques homosexuels unis civilement était en cours (il a été accepté en janvier 2013). Le refus d’ordonner des femmes était donc perçu comme purement discriminatoire.

L’Eglise anglicane et les Eglises de l’Union catholique internationale d’Utrecht (ou Église vieille-catholique) admettent l’ordination sacerdotale de femmes. En revanche, cette pratique est considérée comme invalide (sans effet) et illicite (car non apostolique) dans l’Eglise catholique romaine et les Églises orthodoxes. L’ordination (dans le luthéranisme) ou le mandat (dans les autres églises réformées) de femmes comme pasteurs est une pratique de nos jours répandue dans diverses confessions protestantes, principalement européennes. Le 4 avril 1992, Maria Jepsen a été nommée évêque de Hambourg au sein de l’Eglise évangélique luthérienne du nord de l’Elbe, ce qui a fait d’elle première femme au monde sacrée évêque luthérienne. En 2009, une femme évêque, Margot Kässmann, accède pour la première fois à la présidence de l’Eglise évangélique en Allemagne, l’une des plus importantes du monde protestant.

Pédophilie : au Pérou, un évêque a été destitué et défroqué

L'ex-évêque Gabino Miranda nie tout crime commis aux dépens de mineurs. (Photo D.R.)L’ex-évêque Gabino Miranda nie tout crime commis aux dépens de mineurs. (Photo D.R.)L’évêque auxiliaire d’Ayacucho (sud-est du Pérou), Gabino Miranda, 53 ans, a été démis de ses fonctions après des accusations de pédophilie, a déclaré vendredi 20 septembre  l’évêque Luis Bambaren, ex-président de la Conférence épiscopale péruvienne (CEP). « Il n’a pas été seulement destitué, il a été défroqué », a déclaré à la presse Luis Bambaren, commentant ce qui constituerait le premier cas reconnu au Pérou d’un évêque impliqué dans des agressions sexuelles sur mineur.

« Les choses doivent être très claires, le pape François l’a dit, tolérance zéro pour qui que ce soit, évêque ou prêtre, on ne peut pas tolérer les abus sexuels contre des mineurs », a ajouté le prélat. Le nom de Gabino Miranda, évêque membre de l’Opus Dei, dont est également issu l’archevêque de Lima, chef de file de l’Eglise péruvienne, le cardinal Juan Luis Cipriani, a été retiré du site web de l’archidiocèse d’Ayacucho. Pour l’instant, la Conférence épiscopale péruvienne n’a pas confirmé cette décision. « Nous examinons cette question », a indiqué à l’AFP un porte-parole de la CEP.

Enquête en cours

Luis Bambaren, évêque de la ville de Chimbote (nord), a souligné que le coupable « devra être livré à la justice, car il s’agit d’un crime très grave, et encore plus grave s’il s’agit d’un évêque ». Le prélat, une des figures les plus respectées du clergé péruvien, a estimé que cette affaire n’affecterait pas l’Eglise catholique. « Judas était un traître et il n’a pas souillé l’Eglise », a-t-il encore commenté. Le parquet a, quant à lui, indiqué que l’ecclésiastique faisait l’objet d’une enquête et qu’une décision serait prise sous peu. « Il nie tout crime aux dépens de mineurs », dit l’antenne péruvienne de l’Opus Dei dans un communiqué.

Début septembre, le Vatican a rappelé le Polonais Josef Wesolowski, nonce apostolique du Vatican en République dominicaine depuis six ans et l’a relevé de ses fonctions après que la presse locale de cette île des Caraïbes a fait état d’accusations de pédophilie à son encontre. Le Vatican avait alors annoncé par la voix de son porte-parole le père Federico Lombardi avoir également ouvert une enquête.

Premier souverain pontife non européen depuis 1.300 ans et premier jésuite à monter sur le trône de saint Pierre, le pape François a donné un nouveau visage à une institution durement malmenée par les scandales de pédophilie. Quelques semaines après son élection en mars dernier, le pape François avait affirmé que l’Eglise catholique devait agir « de manière décisive » contre les agressions sexuelles commis par des religieux.

Vincent Dollmann, un évêque en chemin vers les autres

Depuis plus d’un an, Mgr Vincent Dollmann seconde l’archevêque de Strasbourg dans les diverses tâches épiscopales. Il a notamment en charge le Haut-Rhin. Photo A. F.

Depuis plus d’un an, Mgr Vincent Dollmann seconde l’archevêque de Strasbourg dans les diverses tâches épiscopales. Il a notamment en charge le Haut-Rhin. Photo A. F.

Pas évident, pour le commun des mortels, d’imaginer un évêque en train de faire soi-même le ménage et le linge, ou de travailler la terre de ses mains… C’est pourtant le cas de Mgr Vincent Dollmann. L’évêque auxiliaire de Strasbourg le reconnaît : cela le « détend » ! Et bien qu’il affiche un certain calme, il avoue volontiers être « plutôt un actif ».

Enfant, ce fils d’agriculteurs de Koetzingue a d’ailleurs « toujours aimé travailler à la ferme. Comme collégien, lycéen, j’avais même un élevage de lapins, que je vendais pour gagner des sous. J’obligeais presque les restaurateurs à me les acheter ! » , se souvient-il en riant.

Un connaisseur de la région… et de Rome

À l’époque, il aimait « beaucoup, déjà, être en relation avec les gens. Et chanter, à la fois en français et en allemand, des Volkslieder, raconte Vincent Dollmann. Dès qu’il y avait une fête au village, on me mettait sur une table, et je devais chanter ! C’était au primaire… »

Des décennies ont passé, et l’homme d’Église est resté au contact des autres. Tout au long de ses quelque vingt années comme prêtre, mais aussi depuis plus d’un an comme évêque auxiliaire. Car son ministère épiscopal lui incombe de sillonner l’ensemble de la région. Que ce soit à la rencontre des catholiques d’Alsace, dans le cadre de diverses célébrations – sacrement de la confirmation, visites pastorales… – ou en prenant part à des manifestations de la société civile.

Cette mobilité, il l’avait expérimentée par le passé, lorsqu’il était aumônier du « Séminaire de jeunes » de Walbourg (Bas-Rhin) et, durant 13 ans, comme directeur spirituel au Grand Séminaire de Strasbourg. « J’ai toujours été disponible là où l’on m’appelait pour des fêtes patronales, etc., mais aussi pour les remplacements de prêtres durant les vacances » , explique Vincent Dollmann. De sorte que « je connaissais déjà le diocèse du nord au sud, de Wissembourg à Saint-Louis » , ainsi que « la grande majorité des prêtres » de la région.

Autre lieu qui lui est familier : la Ville éternelle. De 2009 à 2012, il a été au service de la Congrégation pour l’éducation catholique et du Séminaire pontifical français de Rome. Début juillet, il a une nouvelle fois rejoint la capitale italienne, à l’occasion du pèlerinage international des séminaristes et des novices. Lequel a réuni 6 000 participants originaires de 66 pays. Dans une catéchèse adressée à 500 francophones, Vincent Dollmann s’est penché sur le thème de la vocation selon le concile Vatican II. Tout en essayant de transmettre « un message » sur la « dignité, la mission de chaque baptisé , [qui] est une personne consacrée au Christ… »

La question de l’engagement

« Je crois que si j’étais resté laïc, j’aurais beaucoup aimé m’engager dans la dimension sociale ou politique. Pas forcément pour être élu, mais pour faire passer mes convictions chrétiennes » , estime l’évêque auxiliaire. Avant de rappeler que, durant sa scolarité – une filière scientifique – au lycée Mermoz, de Saint-Louis, il songeait à devenir professeur ou médecin. Car il souhaitait exercer un métier « en relation avec les personnes ». L’idée d’être médecin à l’étranger, en coopération – « style Médecins du Monde ou Médecins sans Frontières » – lui avait même effleuré l’esprit.

Mais c’est une autre voie qu’il choisit. Celle de la prêtrise, grâce au pape Jean-Paul II, lorsque celui-ci effectue son premier voyage en France, en 1980. Via le petit écran, Vincent Dollmann suit la rencontre du souverain pontife avec les jeunes, au Parc des Princes à Paris. « J’étais trop jeune pour y aller. J’étais frappé par le message du pape et surtout sa présence aux jeunes , se remémore-t-il. J’ai découvert qu’il y avait encore une autre manière de faire du bien et de servir autrui : non seulement par une compétence professionnelle, mais aussi par le don de sa personne. Cette figure de Jean-Paul II m’a beaucoup marqué. Le lendemain, je sentais une joie en moi. Et comme je suis quelqu’un qui passe assez rapidement à l’action, deux ans après, je me suis retrouvé au Séminaire. »

Ses parents, Colette et Gilbert – aujourd’hui décédé –, ont d’abord « un peu résisté » face à cette décision. Avant d’accepter, finalement, que leur fils aîné ne fonderait pas de famille. « La bascule s’est faite quand ils m’ont vu heureux au Séminaire. Mais je leur sais gré, et ils m’ont toujours soutenu, discrètement. »

Jean-Paul II, un « modèle »

Trente ans plus tard, en mars 2012, alors qu’il est en poste à Rome, le père Vincent Dollmann est appelé par le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques. Habitué à parcourir les couloirs des différentes congrégations de la curie romaine, il ne réalise pas ce qui va lui arriver. « J’y allais tranquillement et en entrant dans le salon d’accueil, je suis tombé nez à nez avec un grand portrait de Jean-Paul II, souriant. Je me suis un peu réveillé de ma torpeur, et j’ai compris que le cardinal ne m’avait pas fait venir pour prendre le café ! » , lâche Vincent Dollmann dans un rire. Il allait effectivement lui apprendre sa nomination comme évêque… Et le portrait du bienheu-reux pape l’aura convaincu encore plus que Jean-Paul II était ce « modèle qui me soutient et qui m’a permis de donner mon consentement à cette vocation , affirme-t-il. Je le dois aussi à l’exemple de mes parents. Chaque dimanche, on se rendait à la messe. »

Concernant le futur – restera-t-il évêque auxiliaire de Strasbourg ou sera-t-il un jour nommé à la tête d’un diocèse, à l’instar de son prédécesseur, Mgr Vincent Jordy, actuellement dans le Jura ? –, Vincent Dollmann ne prédit rien. « Je ne fais aucun calcul sur l’avenir. J’ai toujours essayé de vivre à fond ce que j’avais à vivre, et cela me remplit de joie. » Car ce qui compte pour lui, c’est qu’à travers son ministère, il puisse sans cesse « servir la croissance spirituelle de tous ceux » auxquels il sera envoyé…

Nommé par le pape et le président de République Mgr Lagleize …

Information L’Est Républicain : Mgr Jean-Christophe Lagleize, actuel évêque de Valence (Drome) est nommé nouvel évêque de Metz aujourd’hui à midi conjointement par le pape et par le président de la République.

C’est, avec l’archevêque de Strasbourg, le seul évêque au monde nommé par un chef d’Etat. La Moselle en effet est encore sous le régime du Concordat napoléonien de 1801.

Mgr Lagleize (plus d’information en cliquant ici), 59 ans en novembre, succède à Mgr Pierre Raffin qui avait remis sa charge au pape en février dernier à l’âge de 75 ans. Mgr Raffin avait été nommé en 1987.

Interview en vidéo à regarder par ici…

Lire l’interview par Patrick PEROTTO dans notre édition abonnés

Misère et l'affairisme de l'Eglise catholique camerounaise …

Actualité

Misère et l’affairisme de l’Eglise catholique camerounaise: Controverse autour des décisions de l’Eglise catholique

Publié le 26-09-2013  |  (Yaoundé – Cameroun). Auteur : NITCHEU Jean-Paul

Misère et l'affairisme de l'Eglise catholique camerounaise: Controverse autour des décisions de l'Eglise catholique

© NITCHEU Jean-Paul
Misère et l’affairisme de l’Eglise catholique camerounaise: Controverse autour des décisions de l’Eglise catholique


Où va l’Église? Se demandent certains chrétiens engagés qui dévoilent un projet mafieux qu’aurait ourdi le Nonce apostolique. Bonne question que ces chrétiens anonymes eussent posée depuis plusieurs décennies: lorsqu’un évêque fut condamné à mort pour coup d’état; lorsqu’un tollé de désamour accueillit l’arrivée de l’Evêque de Bafoussam à l’Archidiocèse de Yaoundé. Pire, des prêtres contestèrent la nomination d’un évêque auxiliaire à l’Archidiocèse de Douala par un manifeste tristement célèbre: la raison fut un plaidoyer contre la présence grandissante de prélats originaires d’une tribu jugée envahissante. Ces chrétiens engagés ignoraient-ils les états de service de ces prélats( paroisses créées, prêtres ordonnés etc.) pour ne pas s’en émouvoir? Mgr SIMO vécut une période pénible que la décence n’autorise pas de décrire. Hier et aujourd’hui, un mystère entoure la mort de Mgr WOUKING.

Où va l’Église?
Est-ce maintenant que ces chrétiens engagés découvrent que le Nonce apostolique n’a que 3 ans d’ancienneté quand le Pape le nomme? Est-ce maintenant qu’ils apprennent la nomination de Mgr WATIO à ELECAM au mépris des prérogatives des Archevêques et Evêques du Cameroun?


Certes, l’affairisme de Mgr MBARGA est décrié et l’on peut légitimement s’interroger sur le casting qui a présidé à sa désignation, lui qui fut radié du poste de recteur du Grand Séminaire de Nkolbisson. Certes, l’homosexualité de l’abbé ETOUNDI et de tant d’autres est inacceptable au sein du clergé. L’archidiocèse de Yaoundé est truffé de prêtres concubins, géniteurs d’enfants, qui sont par conséquent davantage préoccupés par leurs nouvelles familles en lieu et place du peuple de Dieu dont ils ont la charge.

A cet égard, j’ai le souvenir d’un sermon sévère prononcé à la cathédrale de Yaoundé par un archevêque réputé pour sa rectitude morale et son détachement par rapport à l’argent. Et l’on se tait. Récemment, un prêtre jésuite a porté sur l’espace publique la préoccupation des dirigeants de l’Université Catholique de l’Afrique Centrale, portant sur l’origine des étudiants. L’opinion nationale ahurie n’a toujours pas la réponse au dilemme de savoir si l’entrée à cette Ecole ne se fera plus sur le critère du mérite ou s’il elle doit être confiée aux examinateurs de l’ENAM, notre “prestigieuse” école nationale d’administration et de magistrature. Et l’on se tait.

Où va l’Église?
Pourquoi ne pas abreuver les sillons tracés par le père MVENG, l’abbé ELA sur l’antériorité africaine du christianisme, la représentation du Christ, la foi africaine. Il y a toujours lieu de questionner les structures du péché, la pertinence des canons. Ces questions me semble-t-il sont bien plus importantes que les batailles jadis menées par les docteurs de l’Eglise sur la divinité du Christ, le péché originel, la nature du baptême, les indulgences, et les querelles de cloché de ce jour.
Oui où va l’Église, lorsque les pasteurs substituent la facilité de l’affairisme à l’exigence de sainteté?


Copyright © NITCHEU Jean-Paul, Yaoundé – Cameroun  |  26-09-2013

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Pérou/pédophilie: destitution d'1 évêque

Le président de la Conférence épiscopale péruvienne (CEP), l’évêque Salvador Piñeiro, a confirmé aujourd’hui la destitution de l’évêque auxiliaire d’Ayacucho (sud-est du Pérou), Gabino Miranda, décrétée par le Pape François lors d’un processus soumis au «secret pontifical».

Piñeiro, qui est également évêque d’Ayacucho, où officiait Miranda, précise dans un communiqué avoir été informé «verbalement» en juillet dernier par la nonciature «de la décision du pape François d’imposer la peine de révocation contre Gabino Miranda en raison de péchés contre le sixième commandement», qui selon l’Église catholique exhorte à ne pas commettre des «actes impurs».

La semaine dernière, Luis Bambaren, ex-président de la Conférence épiscopale péruvienne (CEP) avait annoncé que l’évêque Gabino Miranda avait dû quitter l’état religieux pour pédophilie.

L’evêque Pineiro a relevé que «la sanction appliquée par le Saint Siège constitue le châtiment le plus rigoureux contre un ecclésiastique».

Le président de la CEP a par ailleurs exprimé son «soutien» au ministère public, qui a officiellement commencé un processus d’enquête pour connaître les faits. Pineiro a précisé que c’est à son retour d’un voyage aux États-Unis qu’il a appris la «triste nouvelle» concernant l’ancien prélat, dont on est sans nouvelles.
«Pendant les deux années où j’ai exercé comme archevêque d’Ayacucho je n’ai jamais reçu une plainte contre lui», a-t-il dit dans sa déclaration.

«Les choses doivent être très claires, le pape François l’a dit, tolérance zéro pour qui que ce soit, évêque ou prêtre, on ne peut pas tolérer les abus sexuels contre des mineurs», avait indiqué pour sa part Bambaren.

Selon la presse péruvienne, l’évêque auxiliaire d’Ayacucho aurait été dénoncé par un enfant de choeur, mais selon une source judiciaire d’Ayacucho, aucune plainte n’a encore été déposée contre lui.

Il s’agit du premier cas reconnu au Pérou d’un évêque impliqué dans des abus sexuels sur mineur.

Mgr Durocher, nouveau président des évêques canadiens

Les évêques canadiens, réunis en assemblée plénière depuis le 23 septembre à Sainte-Adèle (Québec) ont élu mercredi Mgr Paul-André Durocher, 59 ans, à la présidence de la Conférence épiscopale. Archevêque de Gatineau, il succède à Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton.
L’Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) se poursuivra jusqu’au 27 septembre. Mgr Paul-André Durocher était jusqu’à présent vice-président de la CECC.

Monseigneur Paul-André Durocher est né le 28 mai 1954 à Windsor en Ontario, indique l’archidiocèse de Gatineau sur son site internet http://diocesegatineau.org/. Il a étudié au séminaire de l’université St-Paul d’Ottawa où il obtient deux diplômes en théologie: le baccalauréat en 1981, puis la Maîtrise ès arts en 1985. Il compléte également le baccalauréat en éducation à l’Université d’Ottawa en 1980.

Il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Timmins en 1982. Il obtient la licence civile en Droit canonique auprès de l’Université de Strasbourg en France en 1992. Une année sabbatique en 1996 lui permit de terminer la licence en théologie sacrée à l’Université Pontificale Grégorienne à Rome.

Après plusieurs postes pastoraux, il est nommé en 1997 évêque auxiliaire du diocèse de Sault-Ste-Marie. En 2002, il devient évêque d’Alexandria-Cornwall. Le pape Benoît XVI le nomme ensuite archevêque de Gatineau e 12 octobre 2011. La semaine suivante, il est élu vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada.

Monseigneur Bruno Feillet, nouvel évêque auxiliaire de Reims

L’ordination épiscopale du curé-doyen de Valenciennes s’est déroulée ce dimanche 22 septembre 2013 en la cathédrale de Reims. Elle était présidée par Monseigneur Thierry Jordan.

  • Par Lionel Gonzalez
  • Publié le 22/09/2013 | 18:27, mis à jour le 22/09/2013 | 18:27

© François Daireaux – France 3 Champagne-Ardenne Monseigneur Bruno Feillet, nouvel évêque auxiliaire de Reims (à gauche sur cette image).

Cette cérémonie a été célébrée en présence de Monseigneur François Garnier, archevêque de Cambrai, et de Monseigneur Vincent Landel, archevêque de Rabat.

Monseigneur Bruno Feillet a été nommé par le Saint-Père François, évêque auxiliaire du diocèse de Reims et évêque de Gaudiaba (Algérie) le 28 Juin 2013.

Mieux connaître Monseigneur Feillet

Ancien aumônier d’étudiants, ancien permanent au séminaire de Lille et recteur de la basilique Notre-Dame du Saint-Cordon de Valenciennes, il ne fait aucun doute que le père Feillet, 53 ans, est un homme de terrain. Natif de Caudéran en Gironde, le père Bruno Feillet vit depuis longtemps dans le Nord.

Après une scolarité au collège et au lycée Notre-Dame de Maubeuge de 1970 à 1979, il suit ses études à la faculté de lettres de Lille avant son service national, au titre de la coopération, en Mauritanie à la Mission de Nouadhibou. Puis en 1984, il entre au séminaire des Carmes à Paris jusqu’en 1989, où il obtient une licence canonique de théologie, avant de suivre des enseignements à l’Institut catholique de Paris entre 1994 et 1996 ainsi qu’à l’Université catholique de Lyon. En 1997, il passe un diplôme d’études approfondies en sciences de la famille et obtient l’habilitation en doctorat pour la théologie morale.

Le père Feillet a été ordonné prêtre le 1er octobre 1988 à Maubeuge, dans le diocèse de Cambrai. Ses ministères successifs ont été très variés. Il fut vicaire de la paroisse d’Aulnoy-lez-Valenciennes de 1989 à 1992 puis de celle de Saint-Géry à Valenciennes de 1992 à 1996, tout en étant aumônier des étudiants, prêtre étudiant à Paris et à Lyon de 1996 à 1998, membre de l’équipe du séminaire inter-diocésain de Lille de 1998 à 2006 et secrétaire du conseil presbytéral de 2002 à 2010. Il fut aussi recteur de la basilique Notre-Dame du Saint-Cordon de 2006 à 2009 avant d’être nommé curé doyen de Valenciennes en 2009. Durant cette même période, il fut également responsable de la formation permanente du diocèse de Cambrai et professeur de théologie morale au séminaire de Lille.

Source : catholique-reims.cef.fr