Monthly Archives: May 2014

L’archevêque poitevin prend ses distances

Le père Patrice Gourrier avait affirmé la semaine passée dans nos colonnes qu’il avait demandé l’autorisation de son évêque avant de partir, précisant dimanche que son supérieur ecclésiastique avait même « béni (sa) route ».
Dimanche soir, l’archevêque Mrg Pascal Wintzer a mis les choses au point : « Il va de soi que ni le diocèse ni son archevêque ne se trouvent engagés dans ce qui s’exprime à l’occasion du retour de Jérôme Kerviel sur le territoire national. »
Mrg Wintzer en profite pour rappeler « le communiqué du Vatican au sujet de la prétendue audience accordée par le pape François à Jérôme Kerviel », alors que l’ancien trader n’aurait en réalité pu approcher le Souverain pontife que lors d’une audience publique hebdomadaire sur la place Saint-Pierre.

L’intégralité du message du Cardinal sur le Jubilé sacerdotal et épiscopal


L'intégralité du message du Cardinal sur le Jubilé sacerdotal et épiscopal
1- 1964 – 2014 : 50 ans ! Le 28 mai 1964, j’étais ordonné prêtre au Petit Séminaire de Ngasobil, avec mes confrères de formation Emmanuel SARR (décédé), Jacques SARR (devenu Evêque de Thiès, décédé), au titre de l’Archidiocèse de Dakar, et un jeune moine du Monastère de Keur-Moussa. Les trois nouveaux prêtres de l’archidiocèse sont originaires du village de Fadiouth.
Le 19 décembre 1964, notre compagnon des Petit, Moyen et Grand Séminaires, et originaire du même village que nous, était ordonné prêtre à Rome. Il s’agit de Monsieur l’Abbé Léon DIOUF, actuellement Vicaire Episcopal chargé du Secrétariat Episcopal de Pastorale de l’Archidiocèse de Dakar.
En ce qui me concerne, je fêterai aussi mes quarante (40) ans d’épiscopat, puisque j’ai été nommé Evêque de Kaolack, le 1er juillet 1974, et ordonné évêque le 24 novembre 1974. Pour rappel, c’est le 20 juin 2000, que j’ai été nommé Archevêque de Dakar, en remplacement de Hyacinthe Cardinal THIANDOUM, et j’ai pris fonction à Dakar le 19 août 2000. 
50 ans de sacerdoce, autant d’années, durant lesquelles il nous a été donné de percevoir l’abondance et la gratuité de l’amour de Dieu sur nos personnes, nous donnant ainsi de nous interroger comme l’Apôtre Paul : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Co 4, 7)
C’est dans le sens de ces interrogations que nous avons souhaité célébrer ces Jubilés de 50 ans et 40 ans, mais dans la simplicité, la discrétion et la sobriété, tenant compte du contexte actuel de notre Archidiocèse de Dakar. Comme il se doit, nous voulons que les célébrations jubilaires soient surtout un temps fort de prière, sous le thème : « Tous appelés, tous envoyés : missions et vocations des baptisés. »
Nous nous permettons d’appeler alors tous nos frères et sœurs de la Famille chrétienne de Dakar et du Sénégal, ainsi que tous nos frères et sœurs croyants du pays, à être en communion avec nous, en ce temps fort de prière, que nous voulons vivre en trois moments, en nous appuyant sur le sens du Jubilé, dans la tradition biblique et ecclésiale.
2- Avec l’Eglise Catholique, nous nous référons à la tradition biblique de l’Année Jubilaire, telle que nous la trouvons décrite dans le Livre du Lévitique : « Tu compteras sept semaines d’années, sept fois sept ans, c’est-à-dire… quarante-neuf ans (…) Vous déclarerez sainte cette cinquantième année (…) Cette cinquantième année sera, pour vous, une année jubilaire (…) Vous mettrez en pratique mes lois et mes coutumes, vous les garderez pour les mettre en pratique, et ainsi vous habiterez dans le pays en sécurité. » (Lv 25, 8.10.11.18)
Nous appuyant toujours sur la tradition biblique, nous vous invitons donc à célébrer avec nous les Jubilés, en trois moments forts de prière : 
Premier moment : Dans l’Eglise catholique, tout jubilé est d’abord un temps fort d’action de grâce,  qui se célèbre dans la joie, à l’occasion de l’anniversaire d’un bienfait particulier de Dieu à son peuple, ou à une personne. À une telle occasion, chacun est invité à ramener en sa conscience que Dieu nous prodigue sans cesse ses bienfaits, et nous comble des manifestations de sa miséricorde. 
Jetant un regard d’évaluation sur notre vie et notre ministère de prêtres, nous voulons rendre grâce à Dieu, pour tout le bien qu’il a fait pour et par nous, en reprenant humblement cette pensée du Psalmiste : « Qu’est-ce que l’homme Seigneur, pour que tu t’en souviennes ; le fils d’un homme pour que tu penses à lui ? Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, le couronnant de gloire et d’honneur. » (Ps 8, 5-6)
Nous voulons aussi remercier tous les hommes, qui nous ont aidés à être ce que nous sommes devenus, par l’éducation et la formation qu’ils nous ont prodiguées, depuis nos parents jusqu’aux formateurs d’universités, en passant par ceux des petit, moyen et grand séminaires. Sur les routes de la vie, par ailleurs, nous avons rencontré de nombreuses personnes, qui nous aidés à faire ce que nous avons pu faire. Nous ne pouvons que les remercier.
Nous référant à la Bible, nous nous rappelons la vocation des prophètes comme Jérémie, la vocation des Apôtres, pour reconnaître que, nous aussi, Dieu nous a appelés pour nous envoyer, après nous avoir remplis de potentialités et comblés de son assistance, pour répondre à son appel, et nous engager dans l’accomplissement de la mission qu’il nous a confiée. Nous voulons vivre intensément l’action de grâce commune et fervente de Marie et Elisabeth à la Visitation, et chanter avec vous tous le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur (…) Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son Nom. » (Lc 1, 46-47.49)
Deuxième moment : Le Jubilé est aussi un nouvel appel à la conversion, en vue d’une rencontre personnelle avec le Maître de nos vies. Elle appelle à se mettre en vérité devant Dieu, à accueillir son pardon, à vivre de sa miséricorde.
Conscients d’être des humains limités, faibles, pécheurs, nous reconnaissons n’avoir pas accompli tout ce que Dieu nous demandait, par omission, et n’avoir pas toujours accompli parfaitement ce que nous devions faire en son Nom. Ce faisant, nous avons offensé Dieu, mais aussi les hommes, qui n’ont pas bénéficié de tout ce, dont Dieu voulait les combler à travers nos personnes : « En vérité, je vous le dis, dans la mesure où vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. » (Mt 26, 45). Oui, nous demandons humblement pardon à Dieu, ainsi qu’à nos frères et sœurs, les hommes.
Dans ce temps fort de prière, nous ne manquons pas de mesurer la portée de nos insuffisances, de nos refus, et de nos omissions, en nous référant à des épisodes de la Bible, comme l’abandon de Jésus par les Apôtres à Gethsémani, la trahison de Pierre (cf. Mt 26, 69s), et de bien d’autres…
Troisième moment : Le Jubilé est enfin l’occasion d’un nouvel engagement à mieux servir Dieu et les hommes ; un engagement à mieux faire encore aujourd’hui et demain, non pas tout seul, mais en étroites communion et collaboration avec nos frères et sœurs, car nous sommes « tous appelés, tous envoyés », avec des vocations et des missions différentes, parce que particulières.
Avec vous, nous voulons regarder sur Marie et Joseph, qui ont accueilli généreusement la mission personnelle que Dieu leur confiait, et l’ont accomplie merveilleusement, chacun pour sa part, contribuant ainsi, ensemble, à ce que Jésus grandisse, se fortifie et se remplisse de sagesse (cf. Lc 2, 40), pour le parfait accomplissement de la Volonté de Celui qui l’a envoyé sur terre.
Nous ramenons en nos consciences les paroles fortes des Saints Apôtres Pierre et Paul qui, tous deux, nous enseignent que l’Esprit comble de ses dons chacun de nous ; des dons différents, qui doivent être utilisés au mieux pour la construction de l’Eglise, Corps du Christ, et pour l’annonce de la Bonne Nouvelle du Salut (cf. 1 Co 12, 4-7 ; 1 P 4, 10-11).
Aussi convions-nous tous nos frères et sœurs dans l’Eglise et dans la société sénégalaise, à lutter résolument contre les tentations de la jalousie, de la concurrence, qui peuvent amener à faire obstruction au travail de l’un ou l’autre. Nous souhaitons que tous nous valorisions davantage les dons (charismes) de Dieu, pour que leur différence devienne source d’enrichissement et base d’une collaboration, qui rendent plus fécond l’accomplissement de nos missions particulières, inscrites dans la Mission de l’Eglise et la Mission de l’humanité (cf. E.G, n° 130)
Oui, frères et sœurs, nous voulons que demeure en nos consciences le thème de notre jubilé : « Tous appelés, tous envoyés : missions et vocations des baptisés », pour qu’il soit source d’engagement à toujours mieux accomplir ce que Dieu attend de chacun de nous, pour sa plus grande gloire, pour le bonheur et le salut de nos frères.
† Théodore Adrien Cardinal SARR
   Archevêque de Dakar
http://www.seneglise.sn/


Le pape François nomme un évêque de 49 ans Primat de Pologne

Le pape François a nommé l’évêque auxiliaire de Gniezno Wojciech Polak, 49 ans, archevêque métropolitain de Gniezno et Primat de Pologne, a annoncé samedi la nonciature apostolique à Varsovie dans un communiqué.

L’archevêque Polak qui était secrétaire général de la Conférence épiscopale de Pologne, devient ainsi le plus jeune Primat en Europe.

L’archevêque Polak succède à cette fonction à l’archevêque Jozef Kowalczyk, qui à l’âge de 75 ans prend sa retraite.

La cérémonie de la prise des fonctions aura lieu le 7 juin à la cathédrale de Gniezno (ouest).

»Ma joie est grande, je pense que l’archevêque Polak sera ouvert au dialogue tout en défendant les valeurs chrétiennes sans compromis», a déclaré à la presse l’archevêque Kowalczyk. (afp)

DIAPO. Plus de 5.000 fidèles ont accueilli le nouvel évêque de Nice à Nikaïa

En la salle Nikaïa, transformée en lieu de culte le temps d’un après-midi, la communauté catholique a accueilli son nouveau « berger », Mgr André Marceau, nouvel évêque du diocèse

Un à un, les fidèles ont afflué, ce dimanche après-midi, à la salle Nikaïa, depuis les 45 paroisses du diocèse de Nice. En bus, en train, en voiture, à vélo parfois, plus de cinq mille fidèles sont venus assister à la grand-messe d’installation du nouvel évêque de Nice, monseigneur André Marceau.

Scène étrange que ce peuple catholique passant devant les affiches d’un événement cathodique, la tournée de The Voice. « Maman, on ira ? », interroge mi-anxieux, mi-séducteur, un minot venu assister en famille à la messe. Nous n’avons pas su si son vœu serait exaucé…

Lieu étonnant que la salle Nikaïa, mais finalement pas tant que cela. En 2009, la clôture du synode avait déjà réuni en cette même salle de spectacle près de 12.000 personnes.

Un décorum majestueux

Dans la salle Nikaïa, habituellement temple de la musique, flottait ce dimanche une forte odeur d’encens. Au centre, un autel avait été installé. Autour, un évêque, un abbé mitré des îles de Lérins, 50 diacres, et environ 200 prêtres dont une dizaine de Perpignan, ancien diocèse de Mgr Marceau. Et la présence des confréries de pénitents, des quatre couleurs, noir, blanc, rouge et bleu.

>>DIAPO. Le nouvel évêque de Nice accueilli par plus de 5.000 fidèles à Nikaïa

Un décorum majestueux, parfaitement orchestré par les équipes de bénévoles du diocèse, et éclairé par la vacillante lumière des bougies et les poursuites lumineuses de la salle de spectacle.

Une chorale de 160 personnes et un orgue sont venus magnifiquement rehausser la liturgie, devant près de 5.500 personnes.

Outre le nouvel évêque, on remarquait la présence de monseigneur Luigi Ventura, nonce apostolique en France. Il est le représentant du pape sur le territoire national.

Mais aussi celle de monseigneur Georges Pontier, archevêque métropolitain de Marseille et président de la conférence des évêques de France. Au premier rang, des élus : le député-maire de Nice, Christian Estrosi, Eric Ciotti, député et président du conseil général, le préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat, mais aussi des députés, des maires, très nombreux, venus des quatre coins du diocèse.

Après le mot d’introduction et de bienvenue de Christian Estrosi et Eric Ciotti, place à la messe.

Aux hurlements, aux décibels, a fait place un silence… de cathédrale. Avec une communauté catholique particulièrement attentive aux paroles prononcées. Monseigneur André Marceau a exhorté « le peuple des Alpes-Maritimes » à « ouvrir la porte ».

André Marceau, qui a fêté ses 68 ans le 6 mai dernier, était administrateur jusqu’à hier du diocèse de Perpignan-Elne. Avant d’être délié officiellement de ces liens par la lecture de la bulle du pape François, qui l’a canoniquement installé.

Le moment touchant a été offert par la jeunesse. Un enfant de chaque paroisse a en effet brossé le tableau de son lieu de vie. « Vous êtes pasteur, ma famille est faite de bergers, alors je sais à peu près comment conduire un troupeau », a ainsi énoncé au micro l’un des enfants, emportant dans les rires la salle Nikaïa.

La messe a duré près de trois heures. À l’issue de celle-ci, Mgr Marceau a nommé deux vicaires généraux, Jean-Louis Balsa et Jean Louis Gazzaniga, déjà vicaires généraux sous Mgr Sankalé.

André Marceau, visiblement touché des marques de sympathie reçues, a indiqué souhaiter que « dans un monde difficile, chacun porte joie et espérance ».


Le dossier complet sur iPad ou sur le Journal en ligne

Revue de presse du vendredi 9 mai 2014

« Mgr Robert-Casimir Dossey-Anyron, 1er Evêque togolais sera inhumé ce matin à la cathédrale de Lomé », annonce l’Eveil de la Nation avant de préciser qu’ « un hommage national mérité avait été rendu hier à l’illustre disparu ».
Le journal le Tonnerre emboîte le pas en signalant que « l’illustre disparu sera conduit à sa dernière demeure aujourd’hui ».

Forum de la semaine, de son côté souligne le fait que « feu Mgr Robert-Casimir Dossey-Anyron a été élevé à titre posthume, à la dignité de Grand-Croix de l’ordre national du Mérite ».
Pour le journal, cette décoration est un signe de « reconnaissance des grandes œuvres que l’illustre disparu a réalisées de son vivant ».
Le Canard indépendant et Togo presse sont revenus sur cet hommage national rendu à feu Mgr Robert-Casimir Dossey-Anyron.
Des affaires économiques en justice, le dossier de détournement de fonds à la banque panafricaine ECOBANK, ressurgit dans les colonnes des journaux.
L’Alternative fait une métaphore à ce propos avec une dénomination : « Ecobankgate » pour insinuer que : « Blanchette Grunitzky a été auditionnée deux fois cette semaine par le juge d’instruction, ce qui entraine l’inculpation de Jonathan Fiawoo mercredi ».
Le bihebdomadaire insinue que les francs-maçons se mobilisent pour sauver un frère de lumière noire » avec proposition d’une enquêtes sur ce que le journal dénomme « les derniers développements du scandale ».
Liberté sort un dossier spécial sous le titre : « le président de la CCIT, Jonathan Fiawoo inculpé par le juge d’instruction du 2ème cabinet, les réseaux maçonniques se mobilisent ».
Le quotidien privé fait cas du rebondissement de l’affaire d’escroquerie internationale en annonçant le « début d’instruction de la plainte de Le Floch-Prigent à Paris ».
« Le Togo revient sous les feux des projecteurs », ironise le journal.
La politique à la une des journaux se partage entre « l’urgence » des réformes institutionnelles et constitutionnelles et la fin de la tournée de Jean-Pierre Fabre à l’intérieur du pays.
Une photo du président de la République Faure Gnassingbé, à côté : celles de François Hollande, Nicolas Berlanga –Martinez et de Joseph Weiss, illustrant le titre : « Avalanche de pressions sur le pouvoir ».
C’est cette description que fait Courrier de la République pour traduire « l’urgence » que constitue l’élaboration des réformes constitutionnelles et institutionnelles.
« Jusqu’à quand Faure tiendra-t-il encore ? », s’interroge le journal.
L’Alternative annonce l’acte 2 des revendications sur les réformes politiques avec le CST qui sera « encore dans les rues demain ».

C’est suite à cela que Le Tonnerre, ouvre ses colonnes à Me Dodzi Apevon, président du CAR, pour qui « on ne peut pas être en démocratie et appliquer les lois de la dictature ».
Courrier de la République propose à ses lecteurs, « Jean-Pierre Fabre l’homme qui fait peur déjà », dans le dernier virage d’avant la présidentielle.

En société, les journaux accordent du crédit aux efforts que l’Etat fournis dans le sens de la réduction de la pauvreté avec la mise sur pied du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI).

L’Eveil de la Nation insiste sur l’aide apportée par la BOAD au programme.
« La BOAD accompagne le programme avec 5 milliards de francs CFA », titre le journal.

En sport, Forum de la semaine et le Canard Indépendant déplorent la mort du joueur togolais Etonam Adjassou au championnat australien.