Monthly Archives: July 2014

Un v que paraguayen pri de renoncer aux ordinations sacerdotales

Lors d’une visite canonique menée par le cardinal Santos Abril y Castello, le Saint-Siège a demandé à Mgr Rogelio Livieres Plano, évêque de Ciudad del Este (est du Paraguay), de suspendre « par mesure de précaution » les ordinations sacerdotales prévues le 15 août prochain.

L’évêque n’est toutefois pas suspendu mais son vicaire général, le P. Carlos Urrutigoity, soupçonné d’avoir commis par le passé des abus sexuels sur mineurs, a par contre subi cette sanction, a précisé le P. Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, qui a indiqué que le prêtre avait été relevé le 14 juillet, par Mgr Livieres, de la charge de vicaire général, quelques jours avant la visite canonique.

Ancien de la Fraternité Saint-Pie-X, le prêtre argentin est suspecté d’attouchements sur de jeunes garçons aux États-Unis, il y a une dizaine d’années, avant d’être accueilli dans le diocèse paraguayen de Ciudad del Este, alors même que le diocèse de Scranton (est des États-Unis) avait averti que le P. Urrutigoity représentait « une sérieuse menace pour les jeunes gens ».

Échanges musclés en évêques paraguayens

Le prêtre a cependant toujours nié ces allégations et n’a jamais été pénalement condamné et Mgr Livieres Plano a toujours défendu son vicaire général en avançant le fait que sa culpabilité n’a jamais été prouvée.

En juin dernier, un reportage de la chaîne américaine NBC reprenant les accusations contre le P. Urrutigoity avait mis le feu à l’épiscopat paraguayen. L’archevêque d’Asuncion, Mgr Pastor Cuquejo, avait demandé une réouverture de l’enquête, ce qu’avait vertement refusé l’évêque de Ciudad del Este accusant son confrère de la capitale d’être lui-même « homosexuel » et dénonçant une « persécution » menée par « les libéraux ». Cet échange musclé entre les deux évêques avait finalement motivé la visite apostolique décidée par le pape François.

Sur le plan financier, l’évêque est aussi accusé d’avoir détourné plusieurs millions de dollars reçus d’une entreprise locale qui exploite un gigantesque barrage hydroélectrique sur le Parana. Elle aurait versé 300 000 dollars et offert au diocèse un théâtre d’une valeur de 1,5 million de dollars.

Séminaire conservateur

Selon des organisations de laïcs, avec lesquelles l’évêque est en difficulté, l’argent devait servir à des œuvres sociales, mais Mgr Livieres Plano l’aurait utilisé pour son nouveau séminaire.

L’établissement, qui accueille 200 étudiants, un record dans la région, est justement l’autre difficulté du diocèse. Les évêques paraguayens accusent Mgr Livieres Plano d’y dispenser un enseignement très conservateur, mais aussi bâclé – les études durent 4 ans au lieu de 6.

De son côté, l’évêque de Ciudad del Este a accusé ses confrères, dans une lettre à Benoît XVI, d’être des tenants de la théologie de la libération.

Mgr Alexios, un v que dans le fracas de Gaza

Au 19e jour du conflit, dans la ville dévastée, Mgr Alexios, archevêque grec-orthodoxe héberge 1 700 déplacés palestiniens dans son église au cœur de la vieille ville.

Gaza, De notre envoyé spécial

« Je ne fais que mon devoir en aidant ceux qui sont dans le besoin », affirme Mgr Alexios, archevêque grec-orthodoxe de Gaza. « Tous ces gens ne savaient pas où aller. Ils sont venus chercher une protection à l’église et à la mosquée ».

Un refuge au cœur de la vieille ville

En bas de l’appartement de l’archevêque, dans la cour intérieure de la cathédrale Saint-Porphyre, 250 familles attendent la fin d’un conflit qui les a transformés en réfugiés chassés de leurs maisons par les bombardements. Depuis une semaine, environ 1 700 personnes ont trouvé refuge dans l’enceinte de la plus vieille église de Gaza, dans le quartier Zeitoun, au cœur de la vieille ville.

Même là, entre les épais murs de pierre construits par les Croisés au XIIe siècle, personne ne se sent vraiment à l’abri. Chaque nuit, le ciel se transforme en chambre d’écho pour le bruit sourd des frappes de l’aviation israélienne. Les déflagrations se poursuivent sans interruption pendant le jour. Lundi 21 juillet, cinq ou six obus ont touché le secteur à l’heure de l’iftar, le repas de rupture de jeûne.

La solidarité s’organise

« Chrétiens ou musulmans, nous faisons partie de la même famille, la Nation palestinienne » insiste Mgr Alexios, comme galvanisé par la présence de ces nouvelles ouailles. « Je ne fais aucune différence et je les accueille tous comme mes frères. Cette semaine, une femme a donné naissance à un enfant, une nouvelle vie. Nous devons garder l’espoir. Il y a la mort mais il y a aussi la vie ».

Avec l’imam de la mosquée voisine et des organisations comme la Croix-Rouge et Caritas, l’aide s’est rapidement organisée. Le boulanger du quartier fournit du pain, d’autres apportent de l’eau et des couvertures.

« En six ans, nous avons connu trois guerres »

La bande de Gaza compte environ 1 500 chrétiens, pour la plupart grecs-orthodoxes. Non loin de là, le directeur de l’école catholique de la Sainte-Famille a confié les clés de l’établissement à un comité de quartier qui a pris en charge l’hébergement de 900 déplacés. Au total, ils sont plus de 150 000. Une grande partie d’entre eux a trouvé refuge dans 83 écoles de l’UNRWA, l’organisation des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.

« Nous avons besoin d’une solution sérieuse, pas d’un cessez-le-feu de douze heures », assure Salim al Jazi, propriétaire d’un magasin de chaussures, venu à pied de Chajaya, une banlieue désertée par ses habitants, avec sa femme et leurs sept enfants. « En à peine six ans, nous avons connu trois guerres. La maison que je loue est endommagée, nous n’avons pu que sauver nos vies en prenant la fuite ».

« Israéliens et Palestiniens ont chacun des droits légitimes »

« Vivre ici, c’est comme habiter au pied d’un volcan. Tout peut exploser à tout moment » commente Mgr Alexios dans un grand éclat de rire, sa façon à lui d’éloigner la fatigue. Le prélat affirme entretenir de « bonnes relations » avec toutes les factions, Hamas, Djihad islamique ou Fatah. « Si seulement de chaque côté, les dirigeants voulaient que leurs peuples vivent en paix et en sécurité, chacun avec ses droits… La solution existe », affirme ce natif du Péloponnèse arrivé à Gaza en 2001, sur les traces de Porphyre, premier évêque de Gaza, venu de Thessalonique au IVe siècle. « Israéliens et Palestiniens ont chacun des droits légitimes à vivre sur cette terre. Je suis sûr qu’ils peuvent vivre en paix ».

Archev que Guy Vincent Kodja : Les voies de sa vie

 

• Bishop, Archevêque ou Arcbishop, quel est votre titre ?

– Je suis Archevêque. Ce qui est une fonction et non un titre.  L’Archevêque émane de l’Evêque. C’est un grade au-dessus de l’autre. Mais l’Archevêque est un évêque. C’est un mot qui vient des anges et des archanges. Tout comme on dit un ministre d’Etat et un ministre tout court. Mais un ministre d’Etat reste un ministre. Il y a des gens qui emploient le thème archibishop, ce n’est pas juste. C’est plutôt « Arc bishop »  qui est l’appellation anglaise de l’Archevêque.

• Comment entre-t-on dans la fonction d’Archevêque ?

– Plusieurs aspects sont pris en compte. A savoir le mérite, le travail, les réalisations, la dimension sur le plan national et international et le charisme de la personne. A ce jour, j’ai plus de 30 églises et on continue d’en ouvrir d’autres. J’encadre et j’ai des Bishop sous mon autorité.

• La question, c’est de savoir s’il y a une instance de notation qui vous suit et entérine votre choix ? 

– Non, pas du tout. Vous ne pouvez pas devenir Evêque si vous n’êtes pas un pasteur. Mais avant, il faut être un Apôtre, c’est-à-dire le chef des cinq ministères de l’Eglise. Car il y a l’Apôtre, le Prophète, le Pasteur, le Docteur, et l’Evangéliste.  C’est un Apôtre qui peut devenir Evêque parce qu’il est considéré comme le chef desdits départements. Jésus-Christ a eu douze Apôtres. Et chaque Apôtre représentait une tribu d’Israël. C’est l’Apôtre qui aspire à devenir un Evêque car c’est un rang honorable. Mais cela nécessite une certaine conduite dans la vie de tous les jours. Les gens voient le côté apparent et ignorent l’antichambre. Dieu n’utilise pas quelqu’un par hasard. Si je n’avais pas été préparé, je n’aurais pas pu avoir ce potentiel spirituel. Maintenant, je n’ai pas à me vanter ou faire de la publicité avec le don que Dieu m’a donné. Entre l’appel et l’exercice, il y a la formation. Ça fait 28 ans que je prêche la parole de Dieu. J’ai accepté le Seigneur en 1985. J’ai commencé à prêcher en 1986 et j’ai gagné la majorité des habitants de mon quartier à Jésus-Christ. Dans la même année, je suis né de nouveau, c’est-à-dire j’ai parlé en langues. J’ai exhorté les gens à confier leur vie à Jésus-Christ. On priait pour des malades. Et ceux qui me connaissent et qui m’ont vu vous le diront. D’autres iront plus loin en disant que depuis l’âge de 7ans, je prêchais la parole de Dieu. En 1987, Dieu m’a utilisé pour ressusciter un enfant qui était mort. Valérie Djira est là comme témoin. De 1986 à 1997, je me suis instruit.

• Est-ce que vous comprenez que les gens soient plutôt sceptiques à votre égard. On vous a découvert en tant que chanteur. Et là, on vous revoit tel que vous êtes aujourd’hui…?

– Je ne cherche pas à leur prouver que je suis Evêque. Parce que ce n’est pas par complaisance que j’occupe cette fonction. Ceux qui viennent à l’église et écoutent les messages savent que ça ne vient pas d’un petit pasteur. La Bible parle du Roi David dont personne ne savait qu’il était un roi. C’est Dieu qui a demandé à Samuel de le consacrer. Il n’a pas accédé directement au trône. Il a été beaucoup persécuté, poursuivi et il s’est caché dans les grottes. Mais le jour où son heure est arrivée, les gens l’ont intronisé. Sinon, il y a très longtemps que je faisais l’œuvre de Dieu. C’est parce que je n’en faisais pas un métier que les gens ne l’ont pas su. C’est en 1997, quand je revenais de Londres où mon avion a failli s’écraser, que l’appel s’est fait insistant. En 1998, je me suis mis  entièrement au service du Seigneur Jésus-Christ en ouvrant mon église. Je travaillais encore au BURIDA et les gens ne savaient pas que j’étais un pasteur.

• En peu de temps, vous avez bâti l’une des plus grandes églises évangéliques de la Côte d’Ivoire. Où avez-vous eu les moyens ?

– Je ne comprends pas ces gens qui vont à l’église, qui disent croire en Dieu, mais qui ne croient pas aux miracles. Ils ne croient pas que Dieu peut changer leur vie. Ils ne croient pas que Dieu peut les élever. C’est en Côte d’Ivoire que je suis né et c’est ici que j’ai grandi. C’est ici aussi que Dieu m’a élevé devant tout le monde. C’est pour dire aux Ivoiriens que ce qu’Il a fait pour moi, Il peut aussi le faire pour eux. Dans la musique, on a été des précurseurs d’un mouvement, le rap. Et beaucoup de jeunes nous ont suivis. Parce qu’ils se sont dit : si nous avons réussi, eux aussi, ils peuvent réussir. Un homme de Dieu, c’est le sérieux dans ce qu’il fait. Avant de devenir pasteur, je travaillais et j’avais des affaires qui marchaient bien. Car depuis belle lurette, je fais des affaires. Pour construire cette église, j’ai apporté ma part grâce à mes économies en tant que Président-fondateur. Et chacun des fidèles de la MEG-VIE a apporté sa contribution. Donc, ce n’est pas une seule personne qui a bâti cette église. Et sachez également qu’il n’y a eu aucune aide extérieure pour la construction de ce temple.

• Est-ce que la MEG-VIE est affiliée à d’autres églises ?

– Non, la MEG-VIE est une institution. Elle n’est donc pas affiliée à une quelconque église. Car, ce sont les plus petits qui doivent s’affilier et pas le contraire. Par contre, nous collaborons avec d’autres églises sans problème. Nous collaborons également avec la Transatlantic Pacific Church (TAPAC), l’organisme mondial d’Evêques qui m’a consacré. Mais qui n’a aucune autorité sur nos églises.

• Qui sont vos amis dans le cercle des serviteurs de Dieu ?

– Dans l’œuvre de Dieu, je n’ai pas d’ami mais plutôt des frères. La Bible déclare : celui qui a trop d’amis, les a pour son propre malheur. L’église n’est pas un secteur amical, mais familial.  Avec la généalogie, il y a le père, la mère, les fils. L’expression «ami» n’est pas trop biblique. En tant que chrétien, vous pouvez avoir un seul ami ou deux, ça suffit.

• Est-ce que vous appartenez à une association de serviteurs de Dieu ?

– Je ne suis pas militant. Et je n’appartiens à aucune fédération de pasteurs. Il y a des pasteurs qui font de la politique. Et moi, je ne me mêle pas de ça. Je préfère être à l’écart. Parce que chaque association à sa vision. Sinon, j’ai des amis qui ont des fédérations avec qui j’ai de très bons rapports. Je préfère un réseau apolitique de leaders. Pour développer la vie sociale des pasteurs. Leur apprendre à être indépendants, à être à l’abri du besoin, et leur permettre de faire leur travail dans la crédibilité.

• En clair, vous faites cavalier seul…

– C’est ce que je viens de vous expliquer. On ne peut pas évoluer tout seul. Si vous faites cavalier seul, vous devenez “sectaires”. Or nous, on n’est pas une secte. Ce n’est pas parce que je ne suis pas dans une fédération que je fais cavalier seul. Il y a beaucoup de pasteurs qui me fréquentent parce qu’ils voient en moi un mentor, un père ou un grand frère. Je donne des conseils et j’aide des pasteurs d’autres églises. Je fréquente aussi des pasteurs qui me fréquentent également. Je vais prêcher dans leurs églises. Eux aussi, viennent prêcher dans la mienne. C’est un milieu dans lequel, je ne connais pas tout le monde. Même dans la musique, je ne me promenais pas avec tous les artistes.

• Ça donne l’impression que vous êtes trop suffisant…

– Je suis introverti de nature. Je suis très timide, contrairement à ce que les gens pensent. Je n’aime pas me faire voir. Pas que je suis suffisant. Même cette interview, je l’accorde par respect pour le directeur de ce magazine. Je n’aime pas créer le buzz, comme on dit. Je préfère vivre tranquillement. Mais bizarrement, les gens trouvent l’occasion pour m’exposer. Ceux qui me fréquentent sont mieux placés pour témoigner que je suis humble, que je ne méprise personne ; que je n’écrase personne et que je respecte tout le monde. Même mon domestique, je le respecte et depuis 14 ans, il est avec moi. Mes enfants l’appellent tonton. Si j’étais méprisant, il serait déjà parti.

• Venons-en à l’aspect des “affaires”. Est-ce normal pour un serviteur de Dieu de faire des affaires ?

– Je dirai que c’est normal. Lorsqu’on apprend qu’un pasteur a escroqué quelqu’un, les gens se moquent de lui.  Donc, la seule manière pour éviter cela, il faut que le pasteur soit à l’abri du besoin. Pour éviter ce genre de dérives, le pasteur doit investir honnêtement dans des affaires. Aujourd’hui, avec ma fonction d’Archevêque, je ne fais plus les affaires comme par le passé. Mais il y a des gens qui travaillent pour moi. Les escroqueries, les vols, les mensonges sont causés par la pauvreté. D’ailleurs, si je n’avais pas mes propres affaires, je n’aurais pas pu construire cette église. Donc, c’est toujours important de travailler pour être à l’abri du besoin, pour qu’on vous respecte. Les gens peuvent ne pas m’aimer, mais je ne mendie pas. Je n’escroque pas mes fidèles, je ne donne pas de fausses prophéties. C’est mon travail qui me permet de vivre. Mon salaire, mon loyer, mes factures d’électricité ou d’eau,  ma voiture de service et bien d’autres charges devraient être pris en charge par l’église. Mais je ne l’accepte pas, je m’en charge moi-même.

• Peut-être que vous êtes plus riche que l’église ?

– Pas du tout, je ne peux pas être plus riche que l’église, puisque c’est l’église qui fait de moi ce que je suis. Les charges que j’assume, c’est une manière de ne pas être un fardeau pour l’église, qui risque de couler. Donc, je préfère payer mes pasteurs pour qu’ils fassent bien l’œuvre de Dieu. Quant à moi, j’ai toujours pris l’habitude de me battre pour atteindre mes objectifs.

• Un train de vie élevé, avec des bijoux en or, de grosses cylindrées, une belle résidence… le luxe ! Alors, tout ça fait jaser !

– Je ne comprends pas ce qui peut faire jaser des gens. Pourquoi d’autres peuvent avoir de belles voitures et pas les pasteurs ? C’est quelle loi qui le dit ? Avant de devenir pasteur, j’avais déjà ce train de vie. C’est dans ça que Dieu m’a vu et m’a appelé pour faire son œuvre. Un pasteur doit faire plus envie que pitié. Un pasteur ne doit pas tendre la main, mais il doit donner. Un pasteur doit soutenir, soigner et aider ses fidèles et non les dépouiller ou les escroquer. Un pasteur doit faire du social. Et chacun doit vivre selon ses moyens. La seule chose que je ne fais pas, c’est de vivre au-dessus de mes moyens. Si je n’ai pas la capacité financière d’obtenir quelque chose, je ne la convoite pas.

• Acceptez-vous le terme de pasteur boucantier ?

– Non, non, non, je ne suis pas boucantier ! Je ne sais pas ce que cela signifie. Le problème en Côte d’Ivoire, c’est que les gens ne voyagent pas beaucoup. C’est pourquoi, ils donnent des titres tendancieux. Au Nigeria, tout près de nous, il y a des pasteurs qui possèdent des Jets privés, des bateaux… Moi, je n’ai rien de tout ça. Donc seraient-ils des pasteurs boucantiers ?  Aux Etats-Unis, un pasteur qui a plus de 800 fidèles, a sa sécurité assurée  par les services secrets américains avec un protocole qui l’accompagne. Parce qu’ils connaissent la valeur et l’importance des serviteurs de Dieu. Sinon, ce genre de réflexion est de la méprise et du mépris à l’égard des pasteurs.

Pourquoi un directeur ou un ministre a-t-il le droit d’avoir une belle voiture et pas le pasteur ? Je dois démontrer que Dieu est le détenteur de l’or et la richesse de ce monde. Dis-moi, qui peut suivre un Dieu pauvre ? Si vous êtes un pasteur et que vous êtes misérable, qui va suivre votre Dieu ? A la MEG-Vie, tous mes pasteurs ont leur voiture. Les gens se méprennent. J’ai travaillé pour avoir ce que je possède. Et ils me méprisent parce qu’ils souhaitent que je sois comme ils veulent. Malheureusement, c’est un faux jugement de leur part. Car ce que je fais, ce n’est pas par rapport à eux. Moi, je suis ce que Dieu veut que je sois. Il faut que les gens comprennent que les pasteurs dont on se foutait par le passé, c’est fini. Et cette époque est révolue.

• On trouve que les pasteurs sont riches pendant que des fidèles n’ont pas le prix d’un ticket de bus…

– Quand j’aide les gens de mon église, vous n’êtes pas présents. Depuis  2000, je nourris et j’héberge des familles, je scolarise des enfants, etc. Je n’aime pas trop exposer ce que je fais. Donc, ne généralisez pas la situation. La MEG-Vie n’est pas celle que vous

Nominations au conseil pontifical pour la promotion de l’Unit des chr tiens

(RV) Au Vatican, le conseil pontifical pour la promotion de l’Unité de chrétiens compte de nouveaux membres. Le pape a nommé membres Mgr Carlos José Nanez, l’Archeveque de Córdoba en Argentine, le président de la conférence épiscopale du guatemala Mgr Rodolfo Valenzuela Nunez, l’éveque de Vera Paz et enfin l’éveque de Magdebug en Allemagne, Mgr Gerhard Feige. Parmi les consulteurs, figurent le dominicain français Franck Lemaître, directeur du Service national pour l’unité des chrétiens de la Conférence des évêques de France, ainsi que le frère Enzo Bianchi, prieur du monastère de Bose en Italie.

Photo : Le frère Enzo Bianchi, prieur du monastère de Bose en Italie, est un des nouveaux consulteurs du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens.

France: les v ques invitent prier pour la paix au Moyen-Orient

Suite à l’aggravation du conflit israélo-palestinien et des persécutions des chrétiens du Moyen-Orient, la Conférence des évêque de France invite les catholiques à prier pour la paix, le dimanche 27 juillet. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a d’ores et déjà dédié la messe à Notre-Dame de Paris à la paix et à ses coreligionnaires à la merci de l’État islamique, rapporte le site du journal La Croix.

La conférence des évêques de France, a proposé un texte que les catholiques français sont invités à réciter lors de la messe, « pour les chrétiens de Terre Sainte, de Syrie, d’Irak, du Proche et du Moyen-Orient ». La prière plaide également « pour la rencontre entre les croyants juifs, chrétiens et musulmans : pour qu’ils invoquent chacun le don de la paix, comme l’a vécu le pape François en juin au Vatican, et se découvrent davantage frères et soeurs ».

Ebola : ne pas sous-estimer l’ampleur du virus, selon un évêque libérien

(RV) Au Libéria, l’archevêque de Monrovia a exhorté les chrétiens à ne pas sous-estimer la dangerosité du virus Ebola. Au cours d’un séminaire de sensibilisation sur la diffusion du virus, Mgr Ziegler a demandé à la communauté catholique de prendre acte de cette urgence sanitaire et de collaborer avec le ministère de la santé. Il a entre autres recommandé la prudence lors des rites de sépulture traditionnels. 67 responsables religieux avaient été invités à participer à ce séminaire. Ils ont présenté un plan d’action prévoyant notamment des cours d’éducation à la prévention dans les paroisses, les foyers et les communautés.

Le bilan de l’épidémie de fièvre hémorragique en grande partie due au virus Ebola continue de s’aggraver. Il a dépassé les 600 morts, depuis le début de l’épidémie en janvier dernier. Trois pays d’Afrique de l’Ouest sont touchés : Guinée, Liberia et Sierra Leone. L’OMS a indiqué qu’elle essayait d’avoir le soutien de personnes influentes et respectées au sein des communautés, pour mieux expliquer aux populations les mesures de protection contre le virus.

Photo : Les équipes de santé du Libéria à pied d’œuvre pour contrer l’épidémie de fièvre hémorragique qui fait rage dans le pays.

Eglise anglicane d’Angleterre : des femmes pourront devenir évêques

14 juil. 2014, 17h43 | MAJ : 15 juil. 2014, 00h21

L’Eglise anglicane d’Angleterre réunie en synode général a voté lundi en faveur de l’ordination de femmes évêques. Archevêque de Cantorbéry, depuis 2012, Justin Welby a réussi à convaincre les délégués d’adopter cette réforme qui divisait cette confession religieuse depuis des décennies.

L’ordination d’une première femme évêque pourrait avoir lieu «tôt» l’année prochaine ou même «choisie avant», selon le chef spirituel de 80 millions d’anglicans dans le monde. «D’un point de vue théologique, l’Eglise a eu tort de ne pas ordonner des femmes évêques si on se réfère aux Saintes Ecritures, à la nature de Dieu et en particulier à la manière dont l’Eglise s’est organisée à ses débuts», estime Justin Welby.

Les opposants à la réforme sont les traditionalistes qui refusent de voir des femmes diriger des cérémonies et des paroisses, et notamment les «anglo-catholiques» un groupe proche du Vatican et qui souhaite consolider l’unité avec les catholiques. Ainsi David Houlding, pasteur «anglo-catholique» dans le nord de Londres et membre du synode général compte voter contre la réforme, par principe. «Je voterai contre, personne du groupe catholique ne s’abstient», a-t-il annoncé en se disant cependant «heureux» des dispositions finalement prises pour accommoder les adversaires de la réforme.

VIDEO.Bientôt des femmes évêques en Angleterre

Une division aurait pu entraîner un «terrible désastre»

Ainsi les paroisses traditionalistes ne souhaitant pas être sous l’autorité d’une évêque femme pourront demander à être dirigées par un homme. Le pasteur «anglo-catholique» avait cependant pointé  qu’un nouvel échec de la réforme serait un «terrible désastre», indiquant que dans ce cas «l’Eglise d’Angleterre se diviserait». Un précédent vote, en novembre 2012, avait échoué de seulement six voix. Les deux premiers collèges des évêques et du clergé avaient validé la réforme, mais cette dernière avait achoppé sur des résistances au sein du collège des laïcs.

L’échec avait ravivé des divisions profondes au sein de cette Eglise, qui dispose d’un statut officiel en Angleterre puisque son gouverneur suprême est la reine . L’Eglise s’était vu reprocher une approche rétrograde contrastant avec l’attitude plus progressiste d’autres Eglises anglicanes, comme celles du Pays de Galles, des États-Unis, d’Australie, du Canada et du Swaziland, qui autorisent les femmes évêques.

Les femmes représentent un tiers du clergé

Deux ans plus tard, la composition du synode était inchangée mais quatre délégués laïcs qui avaient voté contre la réforme en 2012 ont fait savoir qu’ils avaient changé d’avis depuis, ce qui devrait être suffisant pour faire pencher la balance. «Le temps est venu de régler ça et d’aller de l’avant» a déclaré lundi à York, dans le nord de l’Angleterre, Jane Hedges, doyenne de Norwich dans l’est de l’Angleterre, qui est pressentie pour devenir évêque en cas de vote favorable. C’est elle qui avait reçu le pape Benoît XVI en 2010 dans l’abbaye de Westminster.

La réforme, soutenu par le Premier ministre David Cameron, sera formellement adoptée lors d’un nouveau synode le 17 novembre. Toutefois pour être définitivement entérinée, elle devra aussi être endossée par le avant de recevoir l’assentiment royal.

En Angleterre, les femmes peuvent depuis 1992 être ordonnées prêtres. Les premières ordinations ont eu lieu deux ans plus tard, en 1994 et elles représentent aujourd’hui un tiers du clergé.

L’Église anglicane d’Angleterre vote pour l’ordination de femmes évêques

L’Église anglicane d’Angleterre réunie en synode général a voté ce lundi en faveur de l’ordination de femmes évêques, une réforme historique qui la divisait depuis des décennies. Les délégués réunis à York (nord de l’Angleterre) se sont prononcés en faveur de cette réforme, promue par l’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, et qui pourrait déboucher sur l’ordination d’une première femme évêque en début d’année prochaine.

Anglicans: Justin Welby optimiste sur l’ordination de femmes évêques

L’archevêque de Cantorbéry, Justin Welby, s’est voulu confiant dimanche sur un vote favorable à l’ordination de femmes évêques dans l’Eglise anglicane d’Angleterre au cours de son synode général, lundi à York.

“Je suis confiant qu’on passe, on a les votes pour”, a déclaré à la BBC le chef spirituel des 80 millions d’anglicans dans le monde, qui soutient ardemment cette réforme historique.

Il a ajouté qu’en cas d?approbation, la première femme évêque pourrait être ordonnée “tôt l’année prochaine” et “même choisie avant”.

“D’un point de vue théologique, l’Eglise a eu tort de ne pas ordonner des femmes évêques si on se réfère aux saintes Ecritures, à la nature de Dieu et en particulier à la manière dont l’Eglise s’est organisée à ses débuts. Nous avons été rattrapés par la culture au fil des siècles, comme cela arrive à toutes les Eglises”.

L’archevêque de Cantorbéry a jugé “incompréhensible” que, vingt ans après les premières ordinations de femmes prêtres en Angleterre, “on en soit toujours à discuter” de l’ordination de femmes évêques.

Une précédente tentative, en novembre 2012, avait échoué de peu. Les deux premiers collèges des évêques et du clergé avaient validé la réforme, mais cette dernière avait achoppé sur des résistances au sein du collège des laïcs.

L’échec avait ravivé des divisions profondes au sein de cette Eglise, qui dispose d’un statut officiel en Angleterre puisque son gouverneur suprême est la reine Elizabeth II.

L’Eglise s’était vu reprocher une approche rétrograde contrastant avec l’attitude plus progressiste d’autres Eglises anglicanes, comme celles du Pays de Galles, des États-Unis, d’Australie, du Canada et du Swaziland, qui autorisent les femmes évêques.

Deux ans plus tard, la composition du synode est inchangée mais quatre laïcs à avoir voté contre la réforme en 2012 ont fait savoir qu’ils avaient changé d’avis depuis, ce qui ferait pencher la balance.

La majorité des deux tiers est nécessaire dans chacune des trois composantes du synode. En cas de vote favorable lundi, la réforme sera formellement adoptée lors d’un nouveau synode le 17 novembre.

Pour être définitivement entérinée, la réforme, qui a l’appui du Premier ministre David Cameron, devra aussi être endossée par le Parlement avant de recevoir l’assentiment royal.

Un évêque de Calabre souhaite empêcher les mafieux de devenir parrains

L’archevêque de Reggio en Calabre, Mgr Giuseppe Morosini demande une suspension de parrain pour les baptêmes et confirmations

Dans un entretien à La Repubblica publié mardi 1er juillet, Mgr Giuseppe Fiorini Morosini, archevêque de Reggio en Calabre, propose au pape « la suspension des parrains pour le baptême et la confirmation pendant dix ans ».Sa requête s’appuie sur le fait que la Ndrangheta, la mafia calabraise, « est fondée sur les rapports familiaux, qui souvent sont élargis et renforcés (..) à travers les parrains pour les sacrements du …