Monthly Archives: November 2014

Mgr André Marceau, évêque du diocèse, en visite dans la paroisse Saint-Nicolas de Cannes

 L’évêque du diocèse, Mgr André Marceau, poursuit ses visites pastorales dans le bassin cannois. Tout évêque est en effet tenu de visiter, une fois tous les cinq ans, chacune des paroisses de son diocèse. Après Notre-Dame de Vie la semaine dernière, il sera donc dès lundi dans la paroisse Saint-Nicolas.

Au cours de la semaine, il célébrera l’eucharistie avec les communautés de ND d’Espérance, ND des Pins, le Sacré-Cœur du Prado, le Christ-Roi, la Miséricorde, et ND de Bon Voyage. Il rencontrera aussi les responsables et les élèves des cinq établissements scolaires catholiques : St-Joseph, Lochabair, Stanislas, Ste-Marie et Les Fauvettes. A son programme également: lundi, après une réception en mairie à 11 h, il visitera l’église ND d’Espérance, au Suquet, où il célèbrera la messe à 18 h, en présence des responsables des associations qui œuvrent à la sauvergarde des traditions provençales.

Vendredi, entre 14 et 16 h, Mgr Marceau se rendra à l’hôpital des Broussailles pour aller à la rencontre des équipes qui y travaillent ainsi que l’équipe d’aumônerie. A 17 h le même jour, il rencontrera les professionnels du tourisme à la résidence hôtelière La Villa d’Estelle. A 20h30, il ira à la rencontre des communautés de migrants (cap-verdiens, philippins, malgaches, italiens, polonais) à 20h30 à l’église Saint-Paul.

Samedi 6 décembre, il ira à la rencontre des Cannois en se rendant au marché Forville, via la rue Meynadier. Puis, en conclusion de cette visite pastorale, il participera à la fête de saint Nicolas.

Avec, au programme : – A 14 h, au Prado, finale du concours Questions pour un Jeune Chrétien réservé aux enfants du primaire; – 15 h : kermesse (jeux et stands); – 16 h 15 : goûter; – 17 h 15 : procession de saint-Nicolas en direction de Notre-Dame de Bon Voyage; – 18 h messe solennelle au cours de laquelle le père Didier Dubray sera installé comme curé solidairement avec le père Gautheron. A l’issue de la messe, la Vlle invitera les paroissiens à une réception à l’espace Toscan du Plantier au Palais des festivals.

Religion L’ex-prof devenu évêque tweete les Évangiles

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le 30/11/2014 à 05:00 | Benoit Montaggioni

Mgr Giraud publie le recueil de ses « Twitthomélies ». Photos DR

Mgr Giraud publie le recueil de ses « Twitthomélies ». Photos DR

Monseigneur Hervé Giraud, évêque très connecté, est aujourd’hui à la tête du diocèse de Soissons. Toutefois, la Saône-et-Loire est loin d’être un territoire inconnu pour ce religieux accro à Twitter et auteur des « Twitthomélies ».

De 1969 à 1980, il a grandi à La Clayette, et fréquenté le lycée de Paray-le-Monial. Avant d’être ordonné prêtre, il enseigna même brièvement les maths à La Clayette. Ce scientifique a toujours été attiré par les nouvelles technologies. C’est donc tout naturellement, qu’il a commencé à communiquer avec les fidèles de son diocèse via un blog : « L’idée était de donner à voir que la vie d’un évêque ne se résume pas à la messe. » Très vite Mgr Giraud se met à partager quotidiennement une parole d’évangile et à la commenter brièvement. Un exercice auquel il s’adonne quotidiennement depuis 2011 sur Twitter, réseau social où chaque message est limité à 140 caractères : « Ce ne sont que quelques miettes d’évangile, pas du gros pain, mais quelque chose que l’on peut lire en 3 secondes. » Le défi est pourtant ardu : « C’est compliqué d’être à la fois concis et incisif, il me faut parfois une heure pour rédiger un tweet. » L’évêque estime pourtant que ses « twitthomélies » sont bien plus qu’un gadget : « Cela m’oblige à réfléchir énormément et au final à mieux me connaître. »

C’est d’ailleurs grâce à Mgr Giraud que Benoit XVI a commencé à tweeter en 2012 : « J’ai proposé au Vatican de tweeter à la fin de chaque audience. L’église a su s’adapter à l’imprimerie, elle devait aussi être visible sur les réseaux sociaux ». L’évêque et ses twitthomélies sont aujourd’hui suivis par 6 600 personnes. Des demandes de baptêmes lui sont déjà parvenues en ligne. Mais Mgr Giraud ne voit pas Twitter comme un espace d’évangélisation : « J’ai simplement l’ambition d’habiter ce réseau. Il est, avec les Évangiles, ma colonne vertébrale, comme ont pu l’être avant la Bible et le journal. » Les catholiques allergiques à Internet pourront, eux, partager les courtes homélies de l’évêque dans le recueil qu’il vient de publier. Monseigneur Giraud à aussi convaincu une dizaine de ses collègues d’investir la toile. Benoit Rivière ne compte, lui, pas encore, parmi les « évêques twittos ».

« Twitthomélies » d’Hervé Giraud est publié chez Parole et Silence.

Ors: des zombies dans le Bois-L’Évêque? Oui, mais ils sont sympathiques

Une détonation qui retentit au loin… Thomas, Albin et Corentin n’y prêtent pas attention. Le tournage se poursuit loin des chasseurs. Le tournage ? Oui, de leur web série, comprenez une série diffusée sur Internet, sur Youtube précisément. Une histoire qui tourne autour de zombies, on l’aura compris. Tout a commencé par un jeu…

Albin Stanko, de Villeneuve-d’Ascq, est passionné de cinéma. Et étudie dans ce registre. Ami avec Corentin Mairesse, d’Ors, il venait régulièrement passer du temps avec son pote, et d’autres, dans la commune. Toujours avec son caméscope. « Et l’été dernier, un soir, on s’est dit qu’on devrait faire un film. » Et pourquoi pas ? Il y avait là de superbes décors naturels, un goût commun pour les films de zombies, mais aussi pour les séries télé en général et l’incontournable The Walking dead en particulier, une passion commune pour le cinéma, des amis et amies pour faire de la figuration… C’est en fait du côté technique que cela péchait : alors, à la fin de l’été, on a reporté le projet à 2014. Ce qui a permis à la petite et jeune équipe (moyenne d’âge : 17 ans) de bosser durant un an sur le scénario de ce qui n’est plus un film finalement mais une web série, « basée sur le thème de la survie. »

Et cet été, l’équipe qui a pris pour nom CinéDark studio entre-temps, s’est remise au travail. Le camp de base ? La maison de la grand-mère de Corentin (devenue cuisinière du groupe), une maison spacieuse donc permettant d’accueillir l’équipe et surtout située en lisière du bois. Moteur, action ! « On est totalement amateur », indique Albin. Qui a récupéré un appareil plus sophistiqué et un pied pour les prises de vue, d’autres d’amener leur matériel d’airsoft… « Le seul investissement, c’est le maquillage pour les zombies. » Des zombies qu’on peut donc encore croiser car tout ce petit monde continue de se retrouver le week-end sur place pour la suite du tournage.

« On a de bons retours sur la web série, de notre entourage évidemment mais aussi de personnes qu’on ne connaît pas mais qui sont venues voir sur notre page Facebook. » De quoi encourager les uns et les autres à poursuivre cette aventure avec laquelle ils souhaitent simplement se faire plaisir… Souvent la clef du succès.

Fontaine-l’Evêque: accident sur le R3

Un conducteur circulait à bord d’une Nissan, venant de Forchies-la-Marche, sur le R3, quand il a dévié de sa trajectoire. La voiture a quitté la deuxième bande de circulation, pour monter sur la première, juste au moment où arrivait une Citroën C1, conduite par une jeune fille. Les deux véhicules ont terminé leur course en plein milieu de la bande centrale du R3. Les secours, avisés, ont pris en charge les deux conducteurs, transférés, l’une à Vésale, l’autre à Marie Curie.

Un nouveau « bras droit » pour l’archevêque de Besançon

Cette année, Eric Poinsot a participé à l’édition d’un livre sur les « trésors » de la cathédrale bisontine. Archives Nicolas BARREAU

Cette année, Eric Poinsot a participé à l’édition d’un livre sur les « trésors » de la cathédrale bisontine. Archives Nicolas BARREAU

Besançon. Dans l’Église catholique, au sein d’un diocèse, le « vicaire général » (une fonction toujours occupée par un prêtre) doit s’attendre, le cas échéant, à seconder l’évêque ou l’archevêque qui l’a désigné.

Une nomination faite « ad nutum », selon l’expression usuelle. Ce qui signifie une révocabilité possible à tout moment. Comme un ministre, en somme…

Il est en quelque sorte le « bras droit » de l’évêque. Quelqu’un de confiance et de (bons) conseils. Chargé de l’administration quotidienne du diocèse (1).

Eh bien, l’archevêque de Besançon, Mgr Jean-Luc Bouilleret, vient de désigner un nouveau « vicaire général ». Il s’agit du Père Eric Poinsot, 47 ans, un Jurassien de naissance (comme l’archevêque), ordonné prêtre en 1995. Sa nomination prendra effet lundi.

Les Bisontins, du moins les catholiques, mais aussi ceux qui apprécient pour sa grande beauté la cathédrale Saint-Jean de la capitale comtoise, devront, à terme, se passer de la présence quotidienne d’Eric Poinsot dans ce monument. Car il en est le « recteur », selon le terme utilisé pour désigner un prêtre responsable d’une cathédrale, siège d’un diocèse par définition.

Un rôle qu’il tient depuis deux ans, et qui lui va bien. Toutefois, il ne le quittera pas avant l’été prochain. Et il n’est pas impossible qu’il continue à l’occuper au-delà de cette échéance.

En binôme

Lors des Journées du Patrimoine (chaque mois de septembre), et lors des « Nuits des cathédrales » (chaque printemps), il a eu à cœur d’accueillir lui-même les visiteurs. De se faire leur guide. De leur ouvrir, par exemple, la magnifique « salle des Trésors » de Saint-Jean, avec ses précieuses pièces d’art sacré (il est à l’initiative d’un superbe livre sur cette salle, paru au printemps dernier).

Eric Poinsot a osé aussi programmer des événements hors normes, comme, il y a six mois, ce spectacle du cirque équestre Pagnozoo. Avec chevaux et acrobates déployés sous les voûtes du monument.

L’actuel vicaire général (depuis une dizaine d’années), le Père Jean-Claude Menoud, 68 ans, est natif de Besançon. Il a été ordonné prêtre en 1971. Il fonctionnera en binôme avec son successeur jusqu’à l’été prochain.

J.M. (1) Le diocèse de Besançon concerne le Doubs moins le Pays de Montbéliard, et la Haute-Saône moins le canton d’Héricourt.

Cardinal Sarah, des prisons de Sékou Touré aux charges vaticanes

Qui donc allait succéder au cardinal Antonio Canizares comme préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ? La réponse à cette question était très attendue, depuis l’annonce, en août, de sa nomination comme archevêque de Valence (Espagne) ; en particulier par ceux pour qui la liturgie est un domaine essentiel de la vie de l’Église. Les voici à présent fixés : le dimanche 23 novembre, jour de la fête du Christ Roi, le Pape a confié ce poste sensible à l’actuel président du Conseil pontifical Cor Unum, le cardinal Robert Sarah. 

Né le 15 juin 1945 en Guinée, dans une famille catholique, Robert Sarah a été ordonné prêtre en 1969 par Mgr Raymond Marie Tchidimbo, qui sera d’ailleurs emprisonné peu de temps après et passera près de neuf ans dans les prisons du dictateur communiste Sékou Touré. Il sera libéré en 1979 et à cette date, Jean-Paul II nommera Robert Sarah, 34 ans seulement, archevêque de Conakry. Entre temps, il a (notamment) étudié la théologie à Rome et l’Écriture sainte à Jérusalem. En 1985, il est élu président de la Conférence des évêques de Guinée.

En 2001, il quitte la Guinée pour Rome et devient successivement secrétaire de Propaganda Fide, la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et président du Conseil pontifical Cor Unum, chargé des activités caritatives de l’Église (octobre 2010).
Il est créé cardinal – le premier cardinal originaire de Guinée – par Benoît XVI un mois plus tard, le 20 novembre 2010. Après le Nigérian Francis Arinze et le Béninois Bernardin Gantin, il est le troisième cardinal africain à prendre la tête d’une congrégation vaticane. En tant que chef de dicastère, le cardinal Sarah a fait partie des pères synodaux qui ont participé à l’assemblée extraordinaire du synode sur la famille d’octobre. Il est également membre de la Congrégation pour les causes des saints.

En Guinée, le cardinal Sarah est considéré comme un homme de vérité et de conviction, défenseur de la liberté et de la dignité de la personne humaine ; un pasteur courageux, qui n’avait pas hésité à tenir tête à Sekou Touré alors qu’il était jeune évêque. Il s’est montré ferme également avec ses successeurs.

Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême et qui le connait bien, a dit de lui que « c’est un homme admirable, pas carriériste, fidèle en amitié, très réservé et d’une grande délicatesse. Quand il se livre,confie-t-il, ce n’est pas pour raconter de petites histoires mais pour parler de foi, de la mission des prêtres, des évêques, des défis à relever pour l’évangélisation ».

Proche de la Communauté Saint-Martin, le cardinal Sarah a ordonné huit prêtres et dix diacres de cette communauté, en 2011 à Blois. Il avait alors prononcé une homélie très remarquée sur le sacerdoce. Il y disait notamment que « le prêtre doit être exclusivement un homme de Dieu, un saint ou un homme qui aspire à la sainteté, quotidiennement adonné à la prière, à l’action de grâce et à la louange, et renonçant à briller dans des domaines où les autres chrétiens n’ont nul besoin de Lui. Le prêtre, ajoutait-il, n’est pas un psychologue, ni un sociologue, ni un anthropologue, ni un chercheur dans les centrales nucléaires, ni un homme politique. C’est un autre Christ [et même] il est vraiment “Ipse Christus, le Christ Lui-même”, destiné à soutenir et à éclairer les âmes de ses frères et sœurs, à conduire les hommes vers Dieu et à leur ouvrir les trésors spirituels dont ils sont terriblement privés aujourd’hui ».


Pourquoi le Pape l’a-t-il nommé à ce poste ?

Certains avancent le fait que Cor Unum, dont il est président, va disparaître dans le nouvel organigramme de la curie, pour faire partie d’un dicastère plus vaste. Ce cardinal encore jeune – 69 ans – se retrouverait alors sans poste. Pour d’autres, c’est sa sensibilité traditionnelle qui aurait joué en sa faveur. Le cardinal guinéen est en effet un homme respectueux de la tradition, et peu enclin aux innovations liturgiques. Il fait partie de ceux qui ont le plus soutenu le motu proprio de 2007 de Benoît XVI sur la liturgie, d’où l’image favorable dont il jouit auprès des plus attachés à la liturgie traditionnelle. Après les remous provoqués par le départ de la curie des cardinaux Burke et Canizares au sein de certains milieux traditionnalistes, François aurait ainsi voulu poser un geste d’apaisement.

Qui donc allait succéder au cardinal Antonio Canizares comme préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements ? La réponse à cette question était très attendue, depuis l’annonce, en août, de sa nomination comme archevêque de Valence (Espagne) ; en particulier par ceux pour qui la liturgie est un domaine essentiel de la vie de l’Église. Les voici à présent fixés : le dimanche 23 novembre, jour de la fête du Christ Roi, le Pape a confié ce poste sensible à l’actuel président du Conseil pontifical Cor Unum, le cardinal Robert Sarah. 

Né le 15 juin 1945 en Guinée, dans une famille catholique, Robert Sarah a été ordonné prêtre en 1969 par Mgr Raymond Marie Tchidimbo, qui sera d’ailleurs emprisonné peu de temps après et passera près de neuf ans dans les prisons du dictateur communiste Sékou Touré. Il sera libéré en 1979 et à cette date, Jean-Paul II nommera Robert Sarah, 34 ans seulement, archevêque de Conakry. Entre temps, il a (notamment) étudié la théologie à Rome et l’Écriture sainte à Jérusalem. En 1985, il est élu président de la Conférence des évêques de Guinée.

En 2001, il quitte la Guinée pour Rome et devient successivement secrétaire de Propaganda Fide, la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et président du Conseil pontifical Cor Unum, chargé des activités caritatives de l’Église (octobre 2010).
Il est créé cardinal – le premier cardinal originaire de Guinée – par Benoît XVI un mois plus tard, le 20 novembre 2010. Après le Nigérian Francis Arinze et le Béninois Bernardin Gantin, il est le troisième cardinal africain à prendre la tête d’une congrégation vaticane. En tant que chef de dicastère, le cardinal Sarah a fait partie des pères synodaux qui ont participé à l’assemblée extraordinaire du synode sur la famille d’octobre. Il est également membre de la Congrégation pour les causes des saints.

En Guinée, le cardinal Sarah est considéré comme un homme de vérité et de conviction, défenseur de la liberté et de la dignité de la personne humaine ; un pasteur courageux, qui n’avait pas hésité à tenir tête à Sekou Touré alors qu’il était jeune évêque. Il s’est montré ferme également avec ses successeurs.

Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême et qui le connait bien, a dit de lui que « c’est un homme admirable, pas carriériste, fidèle en amitié, très réservé et d’une grande délicatesse. Quand il se livre,confie-t-il, ce n’est pas pour raconter de petites histoires mais pour parler de foi, de la mission des prêtres, des évêques, des défis à relever pour l’évangélisation ».

Proche de la Communauté Saint-Martin, le cardinal Sarah a ordonné huit prêtres et dix diacres de cette communauté, en 2011 à Blois. Il avait alors prononcé une homélie très remarquée sur le sacerdoce. Il y disait notamment que « le prêtre doit être exclusivement un homme de Dieu, un saint ou un homme qui aspire à la sainteté, quotidiennement adonné à la prière, à l’action de grâce et à la louange, et renonçant à briller dans des domaines où les autres chrétiens n’ont nul besoin de Lui. Le prêtre, ajoutait-il, n’est pas un psychologue, ni un sociologue, ni un anthropologue, ni un chercheur dans les centrales nucléaires, ni un homme politique. C’est un autre Christ [et même] il est vraiment “Ipse Christus, le Christ Lui-même”, destiné à soutenir et à éclairer les âmes de ses frères et sœurs, à conduire les hommes vers Dieu et à leur ouvrir les trésors spirituels dont ils sont terriblement privés aujourd’hui ».


Pourquoi le Pape l’a-t-il nommé à ce poste ?

Certains avancent le fait que Cor Unum, dont il est président, va disparaître dans le nouvel organigramme de la curie, pour faire partie d’un dicastère plus vaste. Ce cardinal encore jeune – 69 ans – se retrouverait alors sans poste. Pour d’autres, c’est sa sensibilité traditionnelle qui aurait joué en sa faveur. Le cardinal guinéen est en effet un homme respectueux de la tradition, et peu enclin aux innovations liturgiques. Il fait partie de ceux qui ont le plus soutenu le motu proprio de 2007 de Benoît XVI sur la liturgie, d’où l’image favorable dont il jouit auprès des plus attachés à la liturgie traditionnelle. Après les remous provoqués par le départ de la curie des cardinaux Burke et Canizares au sein de certains milieux traditionnalistes, François aurait ainsi voulu poser un geste d’apaisement.

Marine Johannes : « C’était un rêve de jouer à Mondeville »

Marine Johannes très disponible avec ses jeunes fans (photo USO Mondeville).Marine Johannes très disponible avec ses jeunes fans (photo USO Mondeville).
À Pont-l’Evêque, il y a Nicolas Batum. Mais aussi Marine Johannes. À 19 ans, Marine Johannes joue en Ligue Féminine de basket à l’USO Mondeville.

« J’aimais l’esprit familial du PLPAB »

Originaire de Bonnebosq, Marine Johannes a fait ses premiers pas à PLPAB (Pont-l’Evêque Pays d’Auge Basket). « Mes parents habitent toujours à Bonnebosq. C’est un bon petit village, tout le monde se connaît. J’aime bien rentrer chez moi, confie-t-elle avant de raconter ses débuts inédits dans le monde du basket. À départ, j’ai accompagné ma sœur lorsqu’elle a voulu s’inscrire à Pont-l’Evêque. Finalement, c’est moi qui ai joué au basket à partir de 8 ans ».

Marine Johannes défend l’ancien club de Nicolas Batum de 2003 à 2007. « J’aimais bien l’esprit d’équipe et familial qui régnait au sein du club. J’ai d’ailleurs gardé contact avec le président, Sébastien Monnier, explique-t-elle. Parfois, je jouais en équipe mixte. J’aimais bien jouer avec les garçons comme ils étaient plus forts ».

Dès son plus jeune âge, elle clamait haut et fort ses ambitions. « Je voulais devenir basketteuse professionnelle. Mon entourage m’a encouragé même si personne dans ma famille n’a joué au basket », assure celle qui allait supporter Mondeville durant ses jeunes années.

Marine Johannes y pose ses valises à 12 ans. « C’était un rêve de jouer à Mondeville, sourit-elle. Samuel Vallée m’avait repérée et proposée de jouer à Mondeville. En 2006, je me suis entraînée plusieurs fois là-bas avant d’y jouer définitivement l’année d’après ».

Surclassée en minimes, Marine Johannes joue avec des joueuses plus âgées. « Tout s’est bien passé, assure-t-elle. J’ai passé quatre ans au centre de formation ». « Marine était une joueuse très motivée, sérieuse et au comportement exemplaire, se souvient l’actuel président du club par interim, Armel Hesnard, qui l’a côtôyée à la formation. Elle avait déjà un potentiel énorme et une bonne vision du jeu ».

H.Coudray : « Elle respire basket »

La porte de l’équipe première s’est ouverte en 2011 avec la participation à trois matchs. « Au début, je rentrais surtout en fin de matchs, quand le résultat était plié, rappelle-t-elle. J’ai travaillé encore plus pour y arriver ». « Marine a du talent et cela ne s’apprend pas. Elle respire basket et reproduit des gestes qu’elle voit à la télévision. Elle sent bien la balle », détaille l’actuel entraîneur du CBC (Caen Basket Calvados) Hervé Coudray, qui l’a lancée en Ligue Féminine.

La « Pont-l’Evêque connexion »

Si elle joue sept rencontres en 2012, Marine Johannes s’installe dans l’équipe en 2013 avec 26 matchs disputés. Depuis le début de la saison, l’Augeronne poursuit sur sa lancée. « Actuellement, mon but est de progresser et d’enchaîner les matchs », souligne-t-elle. Pour Armel Hesnard, Marine Johannes « a un avenir tout tracé pour évoluer à l’échelon national et international » et doit « continuer à s’aguerrir ». « Pour jouer au plus haut niveau, il faut avoir un peu de chance et tomber au bon endroit et au bon moment, ajoute Hervé Coudray. Elle peut jouer au plus haut niveau français, elle a des qualités pour le faire. Il faut qu’elle soit patiente et qu’elle progresse sur le plan physique ».

Marine Johannes a également porté les couleurs françaises à l’occasion du championnat U18 en Croatie. À cette occasion, Nicolas Batum lui avait envoyé un message d’encouragement.

Partout dans le monde, la « Pont-l’Evêque connexion » subsiste toujours.

OISE L’évêque veut le départ des sœurs, les habitants non

Entrées en dissidence au sein de leur congrégation, les dix religieuses de Croutoy en paient le prix : elles quittent ce village, situé à 20 kilomètres de Compiègne, où elles logeaient depuis 22 ans. Un arbitrage de l’évêque suite aux longs déchirements qui ont mis à mal la communauté de Saint-Jean. Une nouvelle branche a été créée (les sœurs de Maria Stella Matutina) qu’ont rejointe les catholiques de Croutoy. Quatre d’entre elles sont déjà parties pour l’Espagne ; les autres ne vont pas tarder à plier bagage.

Sœur Marie-Jeanne préfère ne pas entrer dans les détails. «  Une nouvelle branche s’est formée le 25 juillet, reconnue par le Saint Père, mais un évêque a le droit d’accepter ou de refuser une congrégation, explique-t-elle, vêtue d’une tunique grise, autour de la petite table du presbytère, où le couvert est dressé pour le repas du curé. Les frères et sœurs de Saint-Jean du diocèse souhaitent que la nouvelle communauté ne soit pas présente. C’est pour ça qu’on part, c’est tout simple. »

Un prêtre du Compiégnois observe : «  Il y a eu des élections, il y a cinq ans dans leur communauté. Certaines voulaient garder leur ancienne prieure comme supérieure, d’autres souhaitaient du changement. C’est plus simple que les sœurs de Croutoy prennent un nouveau départ ailleurs. Elles assument. Un évêque les attend en Espagne.  » Et de comparer la situation à un divorce : «  On aimerait toujours que cela se déroule sans perte ni fracas, mais même avec de la bonne volonté, il y a toujours un peu de conséquences. »

Les religieuses de Croutoy ont choisi une vie contemplative, mais non cloîtrée. Elles participaient à la vie de ce village d’environ 200 habitants. «  On veut que notre départ se passe le plus paisiblement possible, que nous ne soyons pas une source de lutte pour les habitants  », confie Sœur Marie-Jeanne.

Une réunion ce soir avec l’évêque

Des fidèles indignés interpellent vertement l’évêque dans une lettre ouverte : «  Pourquoi leur demandez-vous de quitter sans délai le presbytère ? Pourquoi interdisez-vous aux prêtres de célébrer la messe dans cette prometteuse communauté catholique romaine ? Cette position intransigeante contredit la mansuétude de Rome (…) Ces sœurs, avec leurs frères, ont porté nos prières par leurs chants, accompagné nos enfants vers les sacrements et nos anciens vers le grand départ. » Dans une copie adressée à la rédaction du Courrier picard, les paroissiens anonymes précisent : «  Cent personnes ont signé la lettre qui provoque la venue de Mgr Benoît-Gonnin. » L’homme d’église est attendu, ce soir, à 20 heures, à la mairie pour expliquer sa décision. «  On peut regretter leur départ ; beaucoup de gens sont tristes  », commente Axel de Bruyn, le premier magistrat. Contacté hier, l’évêché n’a pas donné suite à notre appel.

PIERRIG GUENNEc

Lettre de l’évêque. “L’Eglise pourrait s’atrophier”

L’évêque de Nantes envoie sa lettre pastorale aux catholiques de Loire-Atlantique. Et les pousse à sortir des églises.

L’évêque de Nantes, Mgr Jean-Paul James avait déjà écrit aux catholiques du département à Pâques 2013. Il choisit le début de l’année liturgique pour leur adresser à nouveau ses réflexions et ses propositions sur l’orientation du diocèse. « J’attends des réponses sous forme de mises en œuvre des projets paroissiaux pour les prochaines années, » indique l’évêque. « La réorganisation du diocèse est quasiment terminée. Un certain nombre d’outils et documents de travail ont été élaborés. Il faut maintenant un élan aux paroisses ».

L’évêque consacre une part de son propos à inviter les catholiques à aller vers les autres ; en se mettant au service des plus fragiles, en faisant tomber les murs qui divisent la société civile, les familles et les communautés chrétiennes et en se préoccupant de formation et d’éducation. « La caractéristique de notre département c’est sa jeunesse. »

Evoquant l’invitation du pape à “être un Eglise en sortie,” l’évêque invitee les catholiques à rejoindre leurs quartiers, leurs voisins, leurs collègues… « Au parlement de Strasbourg, le pape François a pris l’image d’un arbre dont le tronc s’assèche. Si nous en restons à une attitude de simple accueil, l’Eglise va s’atrophier. »

Mise en ligne ce mercredi, la lettre est aussi imprimée dans un document d’une quarantaine de pages, imprimé à 46 000 exemplaires et sera disponible dans les paroisses catholiques à partir de dimanche.