Monthly Archives: April 2015

Le cardinal Canestri, ancien archevêque de Gênes, est décédé à l’âge de 96 ans

30/4/15 – 15 H 12

agrandir Le cardinal Canestri, ancien archevêque de Gênes, est décédé mercredi 29 avril 2015.
Le cardinal Canestri, ancien archevêque de Gênes, est décédé mercredi 29 avril 2015.

Max ROSSI/CPP/CIRIC/

Le cardinal Canestri, ancien archevêque de Gênes, est décédé mercredi 29 avril 2015.

Max ROSSI/CPP/CIRIC/

Le cardinal Canestri, ancien archevêque de Gênes, est décédé mercredi 29 avril 2015.

L’ancien archevêque de Gênes (Italie), le cardinal Giovanni Canestri, est décédé mercredi 29 avril à Rome à l’âge de 96 ans, a indiqué le Vatican jeudi. Après le décès de ce cardinal, qui participa notamment aux travaux du Concile Vatican II (1962-1965), le collège cardinalice compte désormais 222 membres dont 120 électeurs.

Né le 30 septembre 1918 dans le diocèse d’Alessandria, Giovanni Canestri rentre très jeune au petit séminaire. Il est ordonné prêtre à Rome en avril 1941. Vicaire puis curé de paroisse dans la périphérie de Rome en pleine Seconde Guerre mondiale, il est aussi directeur spirituel du grand séminaire de la capitale italienne.

En juillet 1961, Jean XXIII (1958-1963) le nomme évêque auxiliaire du diocèse de Rome. Il participe alors aux travaux du Concile Vatican II, où il intervient particulièrement sur l’œcuménisme et la liberté religieuse. En janvier 1971, il est nommé évêque de Tortona, dans le Piémont. Mais, Paul VI (1963-1978) le rappelle à Rome en février 1975 en le nommant vice-régent du diocèse.

Jean-Paul II (1978-2005) le nomme archevêque de Cagliari, en Sardaigne, en mars 1984. Trois ans plus tard, en juillet 1987, il est nommé archevêque de Gênes où il succède au cardinal Siri. Il est créé cardinal l’année suivante. Il reste à la tête de cet important diocèse italien jusqu’en avril 1995, et se retire alors à Rome.

Dans un télégramme adressé au cardinal Agostini Vallini, vicaire de Rome, le pape François a fait savoir sa « profonde émotion » après le décès du cardinal Canestri, faisant part de sa « sincère admiration » pour cet « homme d’Église estimé ». Le pape a particulièrement salué sa « sagesse pastorale », sa « bonté » et « son attention généreuse aux besoins des autres ».

Les obsèques du cardinal Canestri seront célébrées dans la basilique Saint-Pierre le 2 mai en début de matinée. Le pape François viendra au terme de la messe pour présider l’absoute et la bénédiction du corps. La dépouille du cardinal Canestri rejoindra ensuite Gênes où aura lieu, le 4 mai, une nouvelle messe de funérailles. Son corps reposera dans la cathédrale Saint-Laurent de Gênes.

Décès de Mgr Raymond Roussin, archevêque émérite de Vancouver

29/4/15 – 14 H 26

Mgr Raymond Roussin, archevêque émérite de Vancouver (Canada), est décédé vendredi 24 avril à Winnipeg, à l’âge de 75 ans. Il avait été nommé évêque de l’ancien diocèse de Gravelbourg, Saskatchewan, Jean-Paul II le 10 avril 1995, et évêque coadjuteur de Victoria le 14 septembre 1998. Il est devenu évêque de Victoria le 18 mars 1999. Le 10 janvier 2004, il a été nommé archevêque de Vancouver. À l’âge de 68 ans, pour des raisons de santé, il a soumis sa démission au pape. Celle-ci avait été acceptée le 2 janvier 2009.

Né en 1939, Mgr Roussin, entré chez les marianistes, était prêtre depuis le 21 mars 1970.

Ses obsèques seront célébrées samedi 2 mai, à 10 heures, à la cathédrale de Saint-Boniface (Manitoba).

« N’abandonnons pas les chrétiens persécutés », supplie l’archevêque péruvien, Mgr José Antonio …

Dans une lettre aux fidèles de l’archidiocèse de Piura et Tumbes (nord du Pérou), Mgr José Antonio Eguren, a exhorté tous les catholiques à ne pas garder le silence sur la persécution des chrétiens persécutés au Moyen-Orient, Afrique et Asie . Pour Mgr Eguren, si le monde oublie ces frères, les fidèles de l’Église catholique ne doivent pas le faire, même si certaines victimes sont d’autres confessions chrétiennes comme des évangéliques, des coptes ou des orthodoxes. L’archevêque rappelle qu’il y a 200 millions de chrétiens persécutés dans le monde et que 50 millions ne peuvent pas vivre librement leur foi. Ce sont les signes qui montrent que le droit à la liberté religieuse s’est détériorée. Il indique également que le nombre des chrétiens au Moyen-Orient a été réduit de 20 à 4 % ces derniers temps.

L’archevêque a demandé de se mettre à la place des persécutés des différentes parties du monde et dit: «Dieu merci, au Pérou, nous jouissons de la liberté religieuse et de culte. Mais, imaginez un instant, que le drame de nos frères soit le nôtre: que nos églises et temples soient détruits et que nous n’ayons pas la liberté de célébrer l’Eucharistie ensemble pour partager notre foi; que le fait d’avoir une Bible, une croix ou un chapelet soit un crime, que nos maisons nous soient confisquées parce que nous sommes chrétiens; que nous devions vivre en exil comme des réfugiés et d’être méprisés, discriminés et traités comme des «Nazaréens»; que nos femmes et nos enfants soient réduits en esclavage et vendus; qu’un membre de votre famille ou de vos amis soit tué pour être chrétien; ou être tentés d’abandonner notre foi chrétienne sous menace de mort « . L’archevêque péruvien a souligné que, malgré la dévastation et la douleur de la persécution, ces chrétiens souffrent le martyr avec courage et sont prêts à donner leur vie pour le Christ, et rappelle certains cas tel que Mgr. Mirkis Yousif Thomas, archevêque de Kirkouk en Irak qui a dit que «les chrétiens ont préféré tout perdre, mais garder la foi. », Mgr Oliver Dashe Doeme, évêque de Mendigori au Nigeria: « Quand je suis devenu évêque, je savais que je signais ma condamnation à mort … Au Nigeria, nous avons le démon de Boko Haram, en Occident, celui de l’avortement, du pseudo mariage homosexuel et de la laïcité «  , Mgr Bashar Warda Mati, archevêque d’Erbil en Irak: « Nous sommes prêts au martyre »; Joseph Fadelle, musulman converti au christianisme, « un jour, ils finiront par me tuer» ou Kayla Muller, jeune volontaire américaine enlevée et tuée par Boko Haram au Nigeria: «Où il y a de la souffrance, c’est mon problème. » Mgr. Eguren a conclu en invitant tous les Péruviens et fidèles dans le monde, même éloignés géographiquement, à prier constamment pour les chrétiens souffrant la persécution et tués pour leur foi.

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La responsabilité des évêques en ligne de mire

Le pape François a accepté, ce mardi 21 avril, la démission de Mgr Robert Finn, évêque de Kansas City dans le Missouri, annonce (en italien) le bureau de presse du Saint-Siège.

Un évêque controversé

Le prélat avait été jugé coupable par la justice américaine, en septembre 2012, de n’avoir pas dénoncé un prêtre pédophile. Au terme d’un procès de plusieurs semaines dans le Kansas, Mgr Robert Finn avait en effet été jugé coupable de ne pas avoir dénoncé un prêtre de son diocèse, le Père Shawn Ratigan, pour sa part accusé de pédophilie et de détention d’images pédopornographiques.

Mgr Finn avait été mis en liberté conditionnelle. Il lui avait été demandé de former le personnel de son diocèse à la détection de cas de pédophilie et de créer un fonds de 10.000 dollars pour la défense des victimes. Des associations de victimes avaient successivement demandé aux papes Benoît XVI et François de pousser l’évêque à démissionner.

Cette décision du pape intervient quelques jours à peine après la réunion du Conseil des cardinaux (C9), au cours de laquelle le cardinal Sean O’Malley, archevêque de Boston, avait mis en avant la question de la responsabilité dans l’Eglise en terme de protection des mineurs.

La responsabilité des évêques en question

Fin 2014, celui qui préside la Commission pontificale pour la protection des mineurs avait reconnu, dans une interview à la chaîne américaine CBS, que « sous une politique de tolérance zéro, [il] ne laisserait pas Mgr Finn prêcher le dimanche, sans parler d’être à la tête d’un diocèse ».

Une position reprise et développée par l’Irlandaise Marie Collins – victime d’abus sexuels et membre de la Commission pontificale dirigée par l’archevêque de Boston – dans une interview accordée (en anglais) ce lundi 20 avril au site américain Crux. « Je ne peux pas comprendre que Mgr Finn soit toujours dans en place, quand quelqu’un d’autre a la conviction qu’il ne pourrait prêcher un dimanche en paroisse, a-t-elle expliqué. Je ne comprends pas comment quelqu’un comme ça pourrait être laissé responsable d’un diocèse. »

Une proposition sur le bureau du pape ?

Dans le même article, Crux, site vaticaniste porté par le Boston Globe, révélait que la commission vaticane chargée de la protection des mineurs dans l’Eglise aurait fait « une proposition au pape François sur la façon de punir les évêques qui ont échoué à protéger des mineurs des abus sexuels commis par le clergé sous responsabilité ».

Marie Collins, tout en précisant qu’elle ne pouvait révéler les détails de la proposition en question, confiait que, selon elle, « certains évêques devraient être relevés de leur fonction ». Parmi ceux-là, elle citait l’évêque de Kansas City, mais aussi le nouvel évêque d’Osorno, au Chili, dont la récente installation fait polémique.

« Selon moi, à la nomination d’un évêque, on devrait d’abord vérifier le fait qu’il a une bonne compréhension de la protection des enfants avant de le mettre en place », a-t-elle poursuivi. Elle a précisé qu’elle ignorait quand le pape s’approprirait la proposition de la commission. « Elle est partie chez le Saint-Père et c’est à lui de prendre une décision. Évidemment, la commission ne peut lui donner aucun délai, c’est à lui de décider. Mais je souhaierais que cela arrive le plus tôt possible. »

Le pape accepte la démission d’un évêque complice

Cité du Vatican, Italie — Le pape François a accepté la démission d’un évêque américain qui a reconnu avoir tardé à signaler aux autorités ses soupçons de pédophilie à l’endroit d’un membre du clergé.
 

Le Vatican a annoncé mardi que l’archevêque Robert Finn, du diocèse de Kansas City/Saint-Joseph, au Missouri, avait présenté sa démission en vertu du droit canonique qui permet aux évêques de démissionner avant la fin de leur mandat pour des raisons les rendant inaptes à occuper leurs fonctions.

 

Monseigneur Finn a attendu six mois avant de révéler à la police que l’ordinateur personnel du prêtre Shawn Ratigan contenait des centaines de photos osées de jeunes filles présentes dans des églises où il travaillait.

 

Monseigneur Finn a éventuellement plaidé coupable à une accusation mineure pour ne pas avoir dénoncé le père Ratigan. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement suspendue de deux ans en 2012. Plusieurs catholiques de la région, dont certains de ses propres paroissiens, réclamaient depuis son départ.

 

Plusieurs victimes d’agressions sexuelles de la part de membres du clergé sont outrées qu’il ait fallu trois ans après sa condamnation pour finalement obtenir le départ de monseigneur Finn.

 

Monseigneur Finn demeure le plus haut gradé de l’Église américaine jamais condamné pour ne pas être intervenu face à des allégations d’agressions sexuelles. Le pape François avait demandé à un archevêque canadien de se rendre dans son diocèse pour faire enquête l’automne dernier, mais on était depuis sans nouvelles du dossier.

 

Shawn Ratigan a été condamné à une peine de 50 ans d’emprisonnement pour des crimes de pornographie juvénile.

Pédophilie aux USA: démission d’un évêque complice

KANSAS CITY, États-Unis – Le pape François a accepté mardi la démission d’un évêque américain qui a reconnu avoir négligé d’avoir rapidement signalé aux autorités ses soupçons de crimes de pédophilie commis par un membre du clergé.

Robert Finn, qui a dirigé pendant près de 10 ans le diocèse de Kansas City/Saint-Joseph, au Missouri, avait présenté sa démission en vertu du droit canonique qui permet aux évêques de démissionner avant la fin de leur mandat pour des raisons «graves» les rendant inaptes à occuper leurs fonctions.

La lettre de démission de l’homme de 62 ans ne détaillait pas de raisons spécifiques pour se retirer 13 ans avant l’âge normal de la retraite pour un tel poste, soit 75 ans.

En 2012, Mgr Finn avait plaidé coupable de ne pas avoir signalé un possible cas de pédophilie et de possession de pornographie juvénile. Il a été condamné à deux ans de liberté surveillée, devenant ainsi le plus haut dignitaire de l’Église des États-Unis à être condamné pour ne pas avoir réagi à des allégations d’agression sexuelle.

Les procureurs ont affirmé que le diocèse de Mgr Finn avait attendu six mois avant de révéler à la police que l’ordinateur personnel du prêtre Shawn Ratigan contenait des centaines de photos osées de jeunes filles.

Shawn Ratigan a été condamné à une peine de 50 ans d’emprisonnement pour des crimes de pornographie juvénile.

Depuis les condamnations, des pressions étaient exercées sur Mgr Finn pour le pousser à démissionner. Des pétitions locales nationales demandaient également au pape François de le retirer du diocèse.

Ce retrait était aussi souhaité par Marie Collins, elle-même victime d’un prêtre irlandais dans sa jeunesse. Mme Collins est l’une des membres de la commission d’experts instituée par le pape pour lutter contre la pédophilie dans l’Église, qui a également demandé le départ de l’évêque du Missouri, faisant valoir l’importance de tenir les hommes d’Église responsables de leurs manquement à la protection des enfants.

«Les choses avancent lentement, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, mais elles avancent dans la bonne direction!», a fait valoir Marie Collins sur Twitter.

Le pape a désigné l’archevêque Joseph Naumann, déjà à la tête du diocèse de Kansas City au Kansas, pour remplacer Robert Finn en attendant la nomination du nouvel évêque de Kansas City/Saint-Joseph. Mgr Naumann cumulera les deux fonctions.

Robert Finn demeure à Kansas City, mais n’a aucune fonction officielle pour l’instant, selon le porte-parole diocésain Jack Smith. Techniquement, il n’a pas été démis de ses fonctions, car il a offert de démissionner.

Le cardinal de Boston, Bernard Law, avait fait de même en 2002 après que son diocèse se fut retrouvé au coeur d’un scandale à caractère sexuel.

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Le cardinal Rigali, archevêque émérite de Philadelphie, a 80 ans

20/4/15 – 17 H 24

Le cardinal Justin Francis Rigali, archevêque émérite de Philadelphie (États-Unis), a eu 80 ans, dimanche 19 avril, et ne fait donc plus partie du collège des cardinaux électeurs, qui comprend désormais 120 cardinaux.

Justin Francis Rigali est né le 19 avril 1935 à Los Angeles (Californie), dernier enfant d’une famille de sept. Il a une sœur religieuse et un frère prêtre. Pour sa formation en philosophie et en théologie, il intègre successivement le séminaire Notre-Dame des Anges à San Fernando, l’Université Saint-Jean puis le Séminaire Saint-Jean à Camarillo.

Ordonné prêtre le 25 avril 1961, il est affecté au service de la paroisse de l’Ascension à Los Angeles puis à la paroisse Saint Raymond à Downey. Il gagne Rome pour entreprendre des études de droit canonique à l’Université grégorienne et obtient son doctorat en 1964. Il devient ensuite élève de l’Académie pontificale ecclésiastique (1964-1966) puis est nommé à la nonciature apostolique de Madagascar (1966-1970).

Revenu à Rome en février 1970, il dirige la section anglaise de la Secrétairerie d’État pendant quinze ans. Il accompagne à plusieurs reprises Paul VI puis Jean-Paul II dans leurs voyages apostoliques.

Il enseigne à l’Académie pontificale ecclésiastique (1972-1973) et en devient le président le 8 juin 1985. Il est alors ordonné évêque. Quatre ans plus tard, le 21 décembre 1989, Mgr Rigali est appelé comme secrétaire de la Congrégation pour les évêques et devient à ce titre secrétaire du Sacré-Collège. Après cette expérience curiale, il est nommé le 25 janvier 1994 archevêque de Saint-Louis (États-Unis) où il accueille le pape, cinq ans plus tard.

Le 15 juillet 2003, Jean-Paul II, qui garde avec lui un lien privilégié, le transfère à l’archidiocèse de Philadelphie, siège historique pour les États-Unis. La même année, lors du consistoire du 21 octobre, le pape Jean-Paul II l’a créé cardinal.

Yonne : Hervé Giraud, l’évêque 2.0, prend ses fonctions d’archevêque de Sens-Auxerre


Hervé Giraud, qui est né à Tournon, en Ardèche, a été ordonné prêtre il y a 30 ans.
Depuis, il a exercé dans les églises de Lyon, de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

C’est à l’abbaye bénédictine Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire (située dans la commune de Saint-Léger-Vauban, dans l’Yonne) qu’il a pu “discerner les premiers appels du Christ” quand il était lycéen, raconte-t-il.
Des années plus tard, il a été le premier évêque de France inscrit sur le réseau Twitter. Exercer son métier en utilisant les nouvelles technologies est pour lui une évidence. Il est aussi partisan de l’utilisation d’internet dans les salles de catéchisme.

Dimanche 19 avril, à 16 heures, son installation a eu lieu en la cathédrale Saint-Étienne de Sens en présence de monseigneur Luigi Ventura, nonce apostolique en France,  et de monseigneur Yves Patenôtre, administrateur apostolique. Il y avait aussi des évêques de la Province Bourgogne et d’autres évêques de France.

Yonne : Hervé Giraud a pris ses fonctions d’archevêque de Sens-Auxerre

Images : Christian Mirabaud

Monseigneur Hervé Giraud est titulaire d’un DEUG en mathématiques, d’une licence canonique de théologie morale et d’un DEA de théologie morale.

Hervé Giraud, le nouvel archevêque de Sens-Auxerre

  • Reportage : Nathalie Baffert et Christian Mirabaud
  • Technicien vidéo : Cyrille Fouquin
  • Montage : Carlos Zappalá
  • Intervenants
    -Monseigneur Hervé Giraud, archevêque de Sens-Auxerre
     -Isabelle Téqui, responsable du service communication du Diocèse

Décès du cardinal Francis George, archevêque émérite de Chicago

On disait souvent de lui qu’il était l’un des prélats les plus remarquables intellectuellement du clergé américain, d’où son surnom de « Ratzinger américain », en référence à celui qui allait devenir le pape Benoît XVI. Francis George partageait avec lui un profond intérêt pour la culture et ses relations avec la foi mais aussi des positions tranchées sur les questions de morale privée et sexuelle, telle la contraception, l’avortement ou le mariage entre personnes du même sexe.

En 2009, le cardinal George avait notamment demandé aux fidèles de manifester leur soutien à une réglementation du ministère de la santé sur l’objection de conscience, codifiant plusieurs lois fédérales existantes, interdisant la discrimination à l’égard des professionnels de santé qui refuseraient de participer à des avortements ou à d’autres procédures médicales pour des raisons morales ou religieuses. Visant directement l’administration Obama, il déclarait : « Aucun gouvernement ne doit venir entre une personne individuelle et Dieu. Nous avons donc besoin de protection légale pour la liberté de conscience et de religion. »

Archevêque de Chicago depuis 1997

Né à Chicago le 16 janvier 1937, Francis George avait été atteint d’une attaque de poliomyélite à l’âge de 13 ans dont il conserva des traces toute sa vie. Diplômé de l’université catholique d’Amérique à Washington, il obtient à la fois un doctorat en théologie et en philosophie.

C’est en juin 1990 qu’il est nommé évêque de Yakima dans l’état de Washington. Après son transfert à Portland dans l’Oregon dont il sera archevêque durant un an, il est nommé archevêque de Chicago par le pape Jean-Paul II, le 7 avril 1997 (et créé cardinal le 21 février 1998), poste qu’il occupera jusqu’à sa démission, le 20 septembre 2014.

Le pape François avait alors nommé Mgr Blase Cupich, 65 ans, pour lui succéder, choisissant pour ce poste très important de la hiérarchie catholique un évêque considéré comme « modéré ». Francis George avait été vice-président puis président (entre 2007 et 2010) de la Conférence épiscopale des États-Unis.

Les évêques de la Caraïbe préparent le synode sur la famille

V.M-P. Samedi 18 avril 2015

Le nouvel archevêque Monseigneur Macaire a rejoint aujourd’hui les évêques de la Caraïbe, réunis à Montego Bay en Jamaïque.

Cette rencontre, qui se déroulera jusqu’au samedi 25 avril, sera consacrée entre autres au synode sur la famille, prévu en octobre à Rome. L’occasion pour le diocèse de Fort-de-France de s’interroger sur les changements qui affectent la société et les familles martiniquaises. La vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et dans le monde contemporain seront au coeur du prochain synode des évêques, qui se déroulera du 4 au 25 octobre prochain à Rome. Afin de préparer ce synode, la conférence des évêques de France était réunie fin mars à Lourdes. Ce mois-ci, c’est au tour des évêques de la Caraïbe de partager leur réflexion. Selon Monseigneur Macaire qui a le privilège d’appartenir aux deux conférences épiscopales, les premiers échanges ont été très fructueux.

QUESTIONS DE SOCIÉTÉ

« L’enjeu du synode sera de repérer dans le monde et dans les familles ce qu’il y a de bon et ce qui pose difficulté » , indique t-il. « En Martinique, il y a des choses splendides dans notre culture et dans nos familles : la solidarité entre les membres, le grand amour… Mais il y a aussi maintenant des personnes âgées qui sont abandonnées. Et puis chez nous, dans les couples, le rapport hommes-femmes est un rapport qui a été blessé. Le jeu de domination de l’homme sur la femme et de la femme sur l’homme, qui existe fortement, est très destructeur. Il faut aux couples une véritable conversion chrétienne pour arriver à trouver un équilibre » .

Dès son retour, l’archevêque ira de nouveau à la rencontre des paroissiens, en particulier des jeunes qui s’apprêtent à recevoir le sacrement de la confirmation. Enfin, le 29 juin, comme tous les évêques ordonnés cette année, Monseigneur Macaire se rendra à Rome où il recevra des mains du pape François le Pallium. Une visite en Guadeloupe et une autre en Guyane doivent être également inscrites à son agenda.

Trois questions à… SOEUR BERNADETTE, directrice du centre « Eaux jaillissantes » : « Être là pour les personnes en souffrance »

Pouvez-vous présenter le centre des « Eaux jaillissantes » ?

C’est un centre d’écoute de compassion et de prières qui a été créé à l’initiative du père Jean-Marie Yang-Ting le 10 mai 1998 face aux besoins des personnes qui avaient besoin d’écoute, des personnes qui ne savaient pas vers qui se tourner.

Toutes les personnes qui ont besoin de parler, qui souffrent, les familles déstabilisées, les couples… Nous sommes une association privée de fidèles, rattachée au diocèse.

Nous sommes ouverts à tout le monde, qu’importe la confession religieuse et c’est gratuit.

Comment se déroulent les séances d’écoute ?

Il y a près de 35 écoutants. Ce sont des personnes bénévoles qui ont été formées par le père Yang-Ting. Elles sont là pour écouter la personne en détresse, sans limite de temps. Ensuite, si la personne le désire, nous lui proposons une évangélisation personnalisée, et la prière. Pour renforcer le travail d’écoute, il y a des équipes d’intercession, ce sont des personnes qui se relaient pour prier à la chapelle pour ceux qui viennent au centre, pour vous, pour tout le monde. Les lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi, les bénévoles sont là à disposition pour écouter, prier… Cela fait vraiment beaucoup de bien. Les gens repartent heureux, soulagés.

Nous proposons aussi la messe, des adorations le vendredi, le samedi.

Vous avez également ouvert un espace dédié aux jeunes.

De plus en plus de jeunes sont perturbés, mal dans leur peau, en recherche d’emploi… et viennent au centre. Nous avons mis en place un espace pour les jeunes de 15 à 35 ans avec une assistance aux jeunes en difficulté morale, sociale ou spirituelle, des ateliers de restauration de l’estime de soi, les échanges sur les relations intra-familiales, un soutien dans les démarches professionnelles…

Nous sommes là pour tout le monde. Une équipe chaleureuse et bienveillante. Ce dimanche, nous organisons une journée portes ouvertes pour faire découvrir nos actions et aussi récolter des dons pour continuer à fonctionner. Il y aura la messe à 8h30, des animations, une loterie, la louange avec le Choeur d’hommes des Pitons du Carbet, l’intervention du père Crépin…

Propos recueillis par : M.B.

– Contact « Eaux Jaillissantes » : 0596.79.91.93. 48 route de l’Entraide, Coridon à Fort-de-France.

– Journée portes ouvertes ce dimanche de 8 heures à 16h30. Gratuit.