Monthly Archives: July 2015

La Conférence des évêques de France était-elle pour la mise à mort de Vincent Lambert ?

Il faut dire que plusieurs évêques de France se sont levés sans ambiguité pour défendre la vie de Vincent Lambert : Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise, Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers, le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy, Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne,  Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne, Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, donc tous les évêques de la région Rhône-Alpes. On peut sans doute y ajouter Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron et Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon dont la position sur ce sujet ne fait pas de doute.

C’est justice de le dire et c’est tout à l’honneur de ces évêques – même si c’est bien un minimum normalement pour un évêque – d’avoir pris position contre l’assassinat de Vincent Lambert.

Cependant, du côté de la Conférence des évêques de France, le son de cloche est légèrement différent. Ce soir, alors que la vie de Vincent Lambert a été sauvée au moins de façon temporaire, la CEF publie un communiqué qui n’exprime aucune satisfaction et qui refuse de prendre position entre ceux qui veulent le tuer et ceux qui veulent le sauver :

La Conférence des évêques de France a pris connaissance de la décision du Docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale concernant M. Vincent Lambert, et en prend acte.

Cette décision manifeste l’extrême complexité de la situation et son caractère infiniment douloureux.

La Conférence des évêques de France invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion.

Les évêques encouragent les chrétiens à faire monter vers Dieu leur prière pour M. Vincent Lambert, sa famille, ainsi que pour ceux à qui il appartiendra de prendre des décisions.

Mgr Olivier Ribadeau Dumas

Secrétaire Général et Porte-parole de la Conférence des évêques de France

Un tel communiqué en dit long sur la pensée réelle des dirigeants de la CEF sur l’euthanasie. En effet la cas de Vincent Lambert n’a rien de complexe : il s’agit d’une personne lourdement handicapée que les tenants de la culture de mort veulent assassiner pour faire passer en force l’euthanasie.

C’est déjà la CEF qui en 1974 avait accepté de se taire sur la loi Veil légalisant le massacre de l’avortement en échange de l’obtention de la clause de conscience, toujours au nom de la soit disant « extrême complexité de la situation ». Décidément la culture de mort a des alliés de longue date !

Il faut sans doute voir dans ce communiqué la main de Mgr Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, favorable à un changement de doctrine de l’Eglise sur l’homosexualité et favorable à la communion des divorcés-remariés. Mgr Pontier, en tant que père synodal en 2014, avait voté les textes allant dans ce sens.

L’archevêché russe-orthodoxe profondément divisé

Même si les Roumains sont aujourd’hui majoritaires chez les 300 000 orthodoxes de France, cet archevêché conserve une place importante par son histoire et son prestigieux institut de formation Saint-Serge.

Au sein de l’archevêché des églises russes en Europe occidentale la rupture est consommée entre l’archevêque Job et son conseil. Tandis que les uns dénoncent « une entreprise de destruction » de cette institution née de l’exil des orthodoxes russes après la révolution d’Octobre, Mgr Job met en cause « un véritable parti d’opposition qui (…) ne cesse de lui rendre la vie impossible en multipliant reproches et jugements, lui faisant la leçon et remettant en cause la moindre de ses décisions ».

Le diocèse déjà divisé depuis 2004

La crise est en germe depuis son élection en novembre 2013. Selon les statuts de l’archevêché, trois noms – dont Mgr Job – avaient été proposés à Constantinople. Mais, selon nos informations, le métropolite grec Emmanuel, alors chargé de l’intérim après la démission pour raisons de santé de l’archevêque Gabriel, a pesé de tout son poids pour imposer Mgr Job auprès du patriarche Bartholomeos. De fait, il faudra deux longues heures à l’assemblée générale composée de clercs et de laïcs pour recevoir la liste finale validée par Constantinople : deux inconnus et Mgr Job, finalement élu.

 A lire  : Mgr Job, élu archevêque des paroisses russes en Europe occidentale  

Sollicité pour expliquer les raisons de ce soutien, Mgr Emmanuel n’a pas souhaité répondre, soucieux avant tout de « calmer » la situation.

Le diocèse était déjà divisé depuis 2004 entre les défenseurs de son caractère russe et ceux d’une occidentalisation de l’orthodoxie. « Mais cette division est dépassée », confie un partisan de la russité de l’archevêché qui avait soutenu l’élection de Mgr Job, rassuré notamment par ce jeune évêque né en 1974 dans l’émigration ukrainienne et parlant aussi bien russe que français.

Si certains craignaient le comportement « autocratique » de Mgr Job qu’ils disent avoir remarqué dès ses années de doyen à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (2005-2008), à Paris – il avait alors été « mis à la disposition du patriarche » – son élection avait finalement été acceptée.

Renvoi sans avis d’un doyen

De l’avis de tous, les premiers mois de gouvernement de Mgr Job se passent pourtant dans une bonne entente avec le conseil de laïcs et de clercs chargé statutairement de l’« assister ». Mais, en décembre dernier, alors que les membres du conseil l’interrogent sur le renvoi sans leur avis d’un doyen, Mgr Job se lève, les invective et quitte la pièce. Le P. Jean Gueit lui écrira peu après pour s’interroger avant d’être lui aussi démis de ses fonctions de recteur à Nice. « Dès mon élection, les trois quarts du conseil se sont constitués en opposition, explique Mgr Job. Ils étaient complètement passifs pendant les réunions. La plupart ont administré l’archevêché pendant dix ans, me laissant une situation décadente et, au lieu de m’aider, ils  me mettent des bâtons dans les roues. » 

Depuis janvier 2015, les membres du conseil – qui n’a pas été réuni depuis décembre – ne cessent donc de dénoncer les décisions que l’archevêque prend sans leur demander les avis que les statuts de l’archevêché requièrent. L’Institut Saint-Serge, lui aussi, fleuron de l’archevêché, dénonce les ingérences et une tentative de « mainmise » de Mgr Job, son recteur de droit. « Fondé en Occident alors que l’orthodoxie était sous l’emprise communiste, Saint-Serge est l’héritier d’un idéal de liberté que nous allons défendre », met en garde un professeur. D’autres dénoncent une volonté de « mettre au pas » un archevêché issu de la tradition libérale incarnée par le concile de Moscou de 1917 s’appuyant sur l’ecclésiologie de communion et la conciliarité.

 « Des changements étaient nécessaires dans l’archevêché, explique un des partisans de Mgr Job. Il a fait cela à sa manière, avec son caractère fort, en estimant qu’un conseil de laïcs et de clercs qui co-gouverne n’est pas conforme à l’ecclésiologie orthodoxe où c’est l’évêque qui enseigne et gouverne. » Pour ce canoniste, les statuts civils ne sont là que pour satisfaire au droit français mais ne doivent pas interférer avec le fonctionnement ecclésial.

Du côté du conseil, on rappelle que ces statuts ont tout de même été validés par un décret du patriarche. « C’est l’évêque qui décide in fine, mais après avis du conseil, surtout pour les aspects religieux. Pour les aspects séculiers, les laïcs cogèrent. » Or l’archevêque a nommé un vicaire général et un économe, fonctions qui n’existent pas dans les statuts… Il « ordonne prêtres et diacres sans informer le conseil et nomme ou mute les recteurs sans concertation préalable des parties concernées contrairement à ses obligations statutaires tandis que des éclats de voix se répètent », ajoute une déclaration du conseil.

Une paroisse de l’Est a rallié le patriarcat de Moscou

 « Tout cela est le fait d’une petite minorité qui a dirigé l’archevêché pendant dix ans et se sent dépossédée de son pouvoir », se justifie Mgr Job. « En voulant faire taire toute opposition, Mgr Job a mis l’archevêché à feu et à sang, regrette un théologien. Le conseil n’ayant plus été réuni, nous n’avons plus de budget alors que nous sommes en juillet, et des fidèles nous quittent. » 

Tous espèrent une intervention du patriarche Bartholomeos

Sans réponse depuis un an de l’archevêque qui a refusé au dernier moment d’ordonner un prêtre, une paroisse de l’Est de la France a même décidé de rallier le Patriarcat de Moscou. Autre épisode, quand un tribunal convoqué par Mgr Job a sanctionné, en juin, un prêtre vivant en Belgique : « Aucune réunion du tribunal ne s’est jamais tenue », a dénoncé le P. Ambroise Nicoviotis, un de ses membres, dans une lettre de démission à l’archevêque.

Les membres du conseil ne souhaitent pas pour l’instant agir en justice, ce qui serait contraire aux canons orthodoxes, mais savent que le bureau central des cultes a été alerté des dysfonctionnements de l’association cultuelle.

Tous espèrent une intervention du patriarche Bartholomeos qui, à l’occasion de son passage à Paris pour le Sommet des consciences, a rencontré lundi l’archevêque Job, en présence du métropolite Emmanuel, pour évoquer « la situation de l’archevêché et de l’Institut Saint-Serge ».« L’archevêché a toujours été l’expression d’une orthodoxie ouverte, moderne et œcuménique, celle-là même que défend le patriarche, souligne une figure de l’orthodoxie en France. À lui de dire s’il veut la voir perdurer. » 

 A lire  :  Le patriarche Bartholomeos aux Philippines avec François Hollande 

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Une juridiction historique de l’orthodoxie française

 Né dans l’émigration russe consécutive à la Révolution d’octobre, l’archevêché des églises russes a été fondé en 1921 par le métropolite Euloge qui avait reçu mandat du patriarche Tikhon de Moscou d’organiser les paroisses russes en Europe occidentale.

 En 1931, refusant de nier  les persécutions dont l’Église est l’objet en Russie, l’archevêché se place sous la protection du Patriarcat œcuménique de Constantinople.

 L’archevêché rassemble aujourd’hui 180 clercs au service de 120 paroisses. Même si les Roumains seraient aujourd’hui majoritaires chez les 300 000 orthodoxes de France, il garde une place importante par son histoire et l’Institut Saint-Serge, plus ancien lieu de formation orthodoxe en Occident et place importante du renouveau théologique orthodoxe au XXe siècle.

Les évêques de Rhône-Alpes appellent à maintenir en vie Vincent Lambert

Alors que Daniela Simon, chef du service au CHU de Reims où est hospitalisé Vincent Lambert, doit annoncer jeudi 23 juillet sa décision d’arrêter ou non ses traitements, les neuf évêques de la région Rhône-Alpes – où vivent les parents – ont pris le 21 juillet une position tranchée en faveur de leur poursuite.

> À (re) lire :L’hôpital de Reims s’achemine vers l’arrêt des traitements de Vincent Lambert

« Que ceux qui ont à en juger sachent que derrière la personne de Vincent Lambert, c’est le symbole de la vie la plus fragile qui est en jeu pour l’avenir de notre société », lancent-ils dans un appel vibrant « aux autorités politiques, juridiques et médicales », publié sur les sites diocésains.

Le cardinal Philippe Barbarin et ses huit confrères estiment que « notre frère Vincent n’est pas en fin de vie », qu’il « ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné », et que la décision médicale à venir « risque de provoquer délibérément » sa mort. « En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne », ajoutent-ils.

Préserver le « socle du vivre ensemble »

Cette affaire cristallise à leurs yeux les hésitations de notre société « sur des principes majeurs, comme ”Tu ne tueras pas’’ ou ’’Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui’’ ». Ils dénoncent une remise en cause du « socle de notre vivre ensemble ». « Si l’on venait à y renoncer, alertent-ils, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate ».

Le 5 juin 2015, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait jugé que l’arrêt des traitements de Vincent Lambert n’était contraire ni à la loi française, ni à la convention européenne des droits de l’homme. Son épouse et la plupart de ses frères et sœurs, avaient enjoint le CHU à appliquer l’arrêt « sans plus tarder ».

Une question si complexe

La prise de position des évêques de Rhônes-Alpes rejoint celle de Mgr Thierry Jordan, archevêque de Reims, et de Mgr Bruno Feillet, son auxiliaire, diocèse où Vincent Lambert est hospitalisé. Si, le 8 juin, ils rappelaient prudemment « la complexité du problème », ils estimaient toutefois dans une déclaration commune qu’il « serait plus que regrettable que notre pays se donne le droit de transgresser une loi qui est inscrite au plus profond du cœur de l’homme :’’Tu ne tueras point’’ ».

À Reims comme en Rhône Alpes, les évêques évoquent la possibilité que Vincent Lambert soit accueilli dans un autre hôpital : « Plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ? »

Laisser aux médecins leur responsabilité éthique

Ces prises de position tranchent toutefois avec celle plus réservée de Mgr Pierre d’Ornellas, chargé des questions bioéthiques pour la conférence des évêques de France. « Il y a un vrai débat, affirmait-il le 12 juin. Douze juges de la CEDH estiment que l’on peut connaître sa volonté, d’après les propos de sa femme et d’autres proches. Mais cinq autres magistrats affirment que dans une telle situation, il est impossible de la conjecturer, et que devant l’enjeu de la décision à prendre il faut connaître cette volonté de façon certaine. »

L’archevêque de Rennes affirmait encore laisser aux médecins leur responsabilité éthique : « Ne connaissant pas le dossier médical, je fais confiance au chef de service et aux trois médecins qui, après un minutieux examen de Vincent Lambert, ont remis leur rapport au Conseil d’État. »

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Les parents se sont rendus à l’Élysée

Le 2 juillet, Viviane Lambert, la mère de Vincent, a rencontré le conseiller santé de François Hollande à l’Élysée. Accompagnée de Xavier Ducrocq, neurologue à Nancy, elle lui a exposé sa conviction que l’état de santé de son fils avait évolué. Depuis plusieurs semaines, en effet, les parents – vidéo à l’appui – assurent que Vincent est désormais capable de déglutir, donc d’être nourri par la bouche. Un constat que ne partage pas son ancien médecin, Éric Kariger, qui considère que cela représente « un risque sanitaire majeur », en raison des fausses routes notamment.

À ce stade, l’Élysée renvoie les parents aux expertises de l’équipe médicale de Reims, en charge du patient. Le 23 juillet, la chef du service Daniela Simon doit informer les proches des conclusions de la nouvelle procédure collégiale et leur dire si un arrêt des traitements est prévu, au nom de l’obstination déraisonnable (le 5 juin, la Cour européenne a validé le principe d’un tel arrêt, auquel l’épouse et plusieurs frères et sœurs du patient sont favorables).

« Cette précipitation au creux de l’été est-elle le signe d’une mise en route à la hussarde d’une décision d’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation prise depuis longtemps ? », s’inquiètent les parents, qui y sont fermement opposés. Dans un communiqué, ils font état d’« une demi-douzaine de propositions d’accueil » de leur fils et réclament son transfert.

Le 23 juillet le comité de soutien à Vincent Lambert a appelé à un rassemblement place Marguerite-Rousselet, à Reims, pour demander le maintien en vie du patient.

Vincent Lambert : les évêques de Rhône-Alpes s’opposent à un arrêt des soins

L’Eglise monte au créneau dans l’affaire Vincent Lambert. Les évêques de Rhône-Alpes, région où habitent les parents du tétraplégique hospitalisé dans un état végétatif, des catholiques traditionalistes farouchement opposés à un arrêt des soins, s’élèvent contre une décision médicale qui “risque de provoquer délibérément sa mort”.

Vincent Lambert n’est “pas en fin de vie” et “ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné”, affirment-ils dans une déclaration commune publiée, mardi 21 juillet, sur le site internet du diocèse de Lyon (Rhône), à deux jours de l’annonce de l’équipe médicale du CHU de Reims (Marne). Celle-ci doit annoncer, jeudi, à la famille sa décision d’arrêter ou non les traitements qui maintiennent en vie le patient tétraplégique en état végétatif, victime d’un accident de la route en 2008. L’épouse de Vincent Lambert, une grande partie de ses frères et sœurs, ainsi que son neveu, souhaitent, eux, un arrêt des soins.

“En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne”, ajoutent les évêques signataires de la déclaration, dont le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

“Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme ‘Tu ne tueras pas’ ou ‘Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui’. Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate, insistent les évêques. C’est le renoncement à ces principes qui fait peser sur la famille un poids insupportable.”

L’équipe médicale, qui a rencontré la semaine dernière l’ensemble des proches de Vincent Lambert, avait indiqué son intention “d’engager une nouvelle procédure en vue d’une décision d’arrêt des soins”, conformément à la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a validé, le 5 juin, l’arrêt de son alimentation et de son hydratation artificielles.

“Aujourd’hui, notre frère Vincent n’est pas en fin de vie, et plusieurs établissements spécialisés se sont déclarés prêts à le recevoir. Qu’est-ce qui l’empêche ?”, concluent les évêques de Chambéry (Savoie), Viviers (Ardèche), Lyon (Rhône), Annecy (Haute-Savoie), Grenoble-Vienne (Isère), Saint-Etienne (Loire), Valence (Drôme) et Belley-Ars (Ain).

Rhône-Alpes: neuf évêques contre une décision qui provoquerait “délibérément la mort de Vincent …

Cette déclaration est signée par: Mgr Philippe Ballot, archevêque de Chambéry, Maurienne et Tarentaise, Mgr Jean-Louis Balsa, évêque nommé de Viviers, le Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, Mgr Yves Boivineau, évêque d’Annecy, Mgr Guy de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne,  Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Étienne, Mgr Patrick Le Gal, évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, Mgr Pascal Roland, évêque de Belley-Ars, donc tous les évêques de la région Rhône-Alpes.
Ils donnent leur position et déclarent, entre autre: ” Il (Vincent Lambert – ndlr) n’est pourtant pas en fin de vie et il ne fait l’objet d’aucun soin disproportionné. En lui donnant la nourriture et l’hydratation nécessaires, ceux qui prennent soin de lui respectent simplement le cours de cette vie dont le mystère nous échappe et dont le terme n’appartient à personne.”

Interview de Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence

Propos recueillis par Sophie Valsechi et Mathieu Boudet


Les évêques de Rhône-Alpes, région où habitent les parents de Vincent Lambert, des catholiques traditionalistes sont donc farouchement opposés à un arrêt des soins. Cette déclaration publique intervient deux jours avant l’annonce de l’équipe médicale du CHU de Reims. Elle doit annoncer jeudi 23 juillet à la famille sa décision d’arrêter ou non les traitements qui maintiennent en vie le patient tétraplégique en état végétatif.

L’archevêque de Sydney : “On ne peut forcer les gens à changer de conception du mariage” – Aleteia

C’est un nouvel épisode dans la bataille en cours dans tous les pays occidentaux pour imposer le “mariage homosexuel” comme une norme, à égalité avec l’union entre un homme et une femme. En Australie, le “mariage gay” reste interdit – la Haute Cour de justice australienne a invalidé, en décembre 2013, une loi qui l’autorisait dans le Territoire de Canberra, la capitale (Aleteia). Mais ses partisans, aidés par de puissants lobbies, ne désarment pas.

“Imposer la déconstruction du mariage”

Ils ont pris à partie l’archevêque de Sydney, Mgr Anthony Fisher, pour avoir défendu le mariage “traditionnel”, fondé sur l’altérité sexuelle, dans une homélie. L’évêque s’adressait à des couples qui renouvelaient leurs vœux de fidélité conjugale à l’occasion de leur anniversaire de mariage dans la cathédrale Sainte-Marie le 12 juillet (Catholic News Service). Mgr Fisher a dénoncé des tentatives d'”intimidation” pour imposer à l’opinion publique “la déconstruction du mariage”, en soulignant que cette volonté d'”homogénéisation” au nom de l’égalité occultait ces questions fondamentales : “Qu’est-ce que le mariage ?”, “À qui est-il destiné ?”.

“Dans notre univers culturel, a-t-il notamment déclaré, des voix s’élèvent pour affirmer que le mariage n’a plus besoin d’être contracté pour la vie, ni d’être ouvert à la naissance d’enfants, ni d’être exclusif, ni d’être l’alliance entre un homme et une femme.” Ces pressions mettent les couples chrétiens dans “une position inconfortable, a-t-il poursuivi, car des puissances politiques, culturelles et commerciales sont déterminées à réduire au silence toute contestation du discours politiquement correct ; il s’agit de les forcer à accepter la déconstruction du mariage et à la redéfinition de cette institution fondamentale, tout en reléguant à l’arrière-plan les questions sur la nature du mariage au nom d’un nivellement égalitaire”.
Aussi, les opposants au mariage homosexuel sont-ils systématiquement discrédités : “Ceux qui s’en tiennent au sens traditionnel du mariage sont présentés comme des ignorants et des fanatiques”.

“Le mariage est un témoignage et un signe prophétique”

Dans ce contexte, le véritable mariage est “une forme d’apologie et de thérapie”, a ajouté Mgr Fisher : “C’est un témoignage sans parole rendu à la conception chrétienne de la personne humaine et de la société, à la mission que Dieu nous a donnée d’aimer non pas tant d’un amour romantique d’auto-exaltation comme on le célèbre avec des cœurs croisés à la Saint-Valentin, mais d’un amour privilégiant le don de soi, un amour rédempteur, un amour en forme de croix pascale”.

Reconnaître l’exclusivité de l’alliance entre l’homme et la femme dans le mariage, qui n’en fait pas des “partenaires” mais des époux, ce n’est pas critiquer qui que ce soit, a souligné l’évêque, qu’il s’agisse de personnes ayant une attirance homosexuelle ou de personnes divorcées. “À l’occasion de ce jubilé de votre mariage, a-t-il dit en s’adressant aux époux présents dans la cathédrale, nous célébrons l’union complète, corporelle, psychologique et spirituelle entre un homme et une femme, l’alliance dans laquelle vous êtes devenus “une seule chair” et par laquelle vous avez fondé une famille. Ces dimensions du véritable mariage en font aujourd’hui un signe prophétique, un signe de contradiction, parce que certains voudraient réduire le mariage à n’être tout au plus que la déclaration publique d’une liaison physique et émotionnelle entre deux personnes.”

“L’enseignement catholique subit une pression énorme”

Ces propos ne sont pas passés inaperçus alors que la propagande pour la légalisation du mariage de personnes de même sexe bat son plein en Australie, dopée par le “oui” au mariage homosexuel des Irlandais, le 22 mai dernier (

C’est un nouvel épisode dans la bataille en cours dans tous les pays occidentaux pour imposer le “mariage homosexuel” comme une norme, à égalité avec l’union entre un homme et une femme. En Australie, le “mariage gay” reste interdit – la Haute Cour de justice australienne a invalidé, en décembre 2013, une loi qui l’autorisait dans le Territoire de Canberra, la capitale (Aleteia). Mais ses partisans, aidés par de puissants lobbies, ne désarment pas.

“Imposer la déconstruction du mariage”

Ils ont pris à partie l’archevêque de Sydney, Mgr Anthony Fisher, pour avoir défendu le mariage “traditionnel”, fondé sur l’altérité sexuelle, dans une homélie. L’évêque s’adressait à des couples qui renouvelaient leurs vœux de fidélité conjugale à l’occasion de leur anniversaire de mariage dans la cathédrale Sainte-Marie le 12 juillet (Catholic News Service). Mgr Fisher a dénoncé des tentatives d'”intimidation” pour imposer à l’opinion publique “la déconstruction du mariage”, en soulignant que cette volonté d'”homogénéisation” au nom de l’égalité occultait ces questions fondamentales : “Qu’est-ce que le mariage ?”, “À qui est-il destiné ?”.

“Dans notre univers culturel, a-t-il notamment déclaré, des voix s’élèvent pour affirmer que le mariage n’a plus besoin d’être contracté pour la vie, ni d’être ouvert à la naissance d’enfants, ni d’être exclusif, ni d’être l’alliance entre un homme et une femme.” Ces pressions mettent les couples chrétiens dans “une position inconfortable, a-t-il poursuivi, car des puissances politiques, culturelles et commerciales sont déterminées à réduire au silence toute contestation du discours politiquement correct ; il s’agit de les forcer à accepter la déconstruction du mariage et à la redéfinition de cette institution fondamentale, tout en reléguant à l’arrière-plan les questions sur la nature du mariage au nom d’un nivellement égalitaire”.
Aussi, les opposants au mariage homosexuel sont-ils systématiquement discrédités : “Ceux qui s’en tiennent au sens traditionnel du mariage sont présentés comme des ignorants et des fanatiques”.

“Le mariage est un témoignage et un signe prophétique”

Dans ce contexte, le véritable mariage est “une forme d’apologie et de thérapie”, a ajouté Mgr Fisher : “C’est un témoignage sans parole rendu à la conception chrétienne de la personne humaine et de la société, à la mission que Dieu nous a donnée d’aimer non pas tant d’un amour romantique d’auto-exaltation comme on le célèbre avec des cœurs croisés à la Saint-Valentin, mais d’un amour privilégiant le don de soi, un amour rédempteur, un amour en forme de croix pascale”.

Reconnaître l’exclusivité de l’alliance entre l’homme et la femme dans le mariage, qui n’en fait pas des “partenaires” mais des époux, ce n’est pas critiquer qui que ce soit, a souligné l’évêque, qu’il s’agisse de personnes ayant une attirance homosexuelle ou de personnes divorcées. “À l’occasion de ce jubilé de votre mariage, a-t-il dit en s’adressant aux époux présents dans la cathédrale, nous célébrons l’union complète, corporelle, psychologique et spirituelle entre un homme et une femme, l’alliance dans laquelle vous êtes devenus “une seule chair” et par laquelle vous avez fondé une famille. Ces dimensions du véritable mariage en font aujourd’hui un signe prophétique, un signe de contradiction, parce que certains voudraient réduire le mariage à n’être tout au plus que la déclaration publique d’une liaison physique et émotionnelle entre deux personnes.”

“L’enseignement catholique subit une pression énorme”

Ces propos ne sont pas passés inaperçus alors que la propagande pour la légalisation du mariage de personnes de même sexe bat son plein en Australie, dopée par le “oui” au mariage homosexuel des Irlandais, le 22 mai dernier (

Aleteia). Ce vote a poussé nombre de parlementaire australiens à annoncer leur ralliement au “mariage pour tous”. Le leader travailliste de l’opposition a déposé le 1er juin un projet de loi pour légaliser le mariage entre personnes de même sexe, auquel s’oppose fermement le Premier ministre conservateur, Tony Abbott, catholique. Mais il subit la pression de plusieurs membres de son parti en faveur de ce projet de légalisation du mariage homosexuel, et même l’opposition publique de sa propre sœur, qui vit en couple avec une autre femme (Le Figaro).​ En outre, en Australie comme ailleurs, le monde du business a pris fait et cause pour le “mariage gay” à grand renfort de publicité pour “l’égalité” de tous devant le mariage. 

La Conférence épiscopale a réagi dans une lettre pastorale de 18 pages intitulée : “Ne jouons pas avec le mariage” qui a été distribuée dans les paroisses et dans les écoles catholiques. Des parents d’élèves ont protesté, certaines écoles se sont désolidarisées, un groupe d’étudiants étant même allé jusqu’à brûler publiquement le document épiscopal à Sydney !
“Quiconque s’oppose au changement de définition du mariage doit s’attendre à subir d’intenses intimidations”, a commenté Mgr Julian Porteous of Hobart, ancien évêque auxiliaire de Sydney. Il prédit que les écoles catholiques, qui bénéficient de subventions de l’État australien et des gouvernements fédéraux, allaient devoir résister à “une pression énorme” pour continuer à enseigner la doctrine catholique.

Des évêques catholiques de Grèce critiquent la politique d’Alexis Tsipras

Des archevêques catholiques de Grèce accusent le gouvernement socialiste d’Alexis Tsipras de mal gérer la crise financière qui secoue le pays.

La relation du premier ministre avec les minorités religieuses, notamment la très petite communauté catholique, est également critiquée.

« Nous ne pouvons ignorer cette dure réalité selon laquelle la Grèce ne peut rien faire sans l’Union européenne », a déclaré Mgr Frangiskos Papamanolis, archevêque de Syros et Santorin, dans une interview à l’agence de presse catholique italienne SIR.

Le président de la Conférence des évêques catholiques de Grèce a regretté que les derniers six mois n’aient été qu’une « perte de temps ». « Alexis Tsipras a hérité d’une très mauvaise situation, mais il a également remporté les élections avec des promesses qu’il ne pouvait pas tenir », a lancé Mgr Frangiskos Papamanolis.

L’archevêque s’est déclaré favorable à la création d’un gouvernement d’unité nationale, où les partis mettraient de côté leurs intérêts particuliers.

Catholiques ostracisés

Mgr Sevastianos Rossolatos, archevêque d’Athènes, a affirmé au journal britannique catholique The Tablet que la crise avait sévèrement impacté le travail pastoral de l’Église catholique, la rendant incapable de payer les impôts, d’entretenir ses bâtiments et de fournir ses services usuels aux migrants.

Il a ajouté que l’Église orthodoxe grecque, prédominante dans le pays, continuait à ostraciser les confessions minoritaires. Les catholiques sont moins de 200 000 en Grèce, en majorité des immigrants, sur une population de près de 11 millions d’habitants, dont 97 % sont orthodoxes.

« En tant que formation de gauche, le parti Syriza d’Alexis Tsipras est moins lié à l’Église orthodoxe que ses prédécesseurs de droite », affirme l’archevêque catholique d’Athènes, « mais son attitude envers les Églises minoritaires est ambivalente, et nous n’avons pas vu d’amélioration concrète des relations avec l’État » poursuit-il.

L’archevêque a rappelé que, contrairement au clergé orthodoxe payé par l’État, les prêtres catholiques ne recevaient aucune aide. Il a également déploré l’attitude « hostile » des orthodoxes, qui voient l’œcuménisme comme un danger.

En dépit de cela, des théologiens grecs orthodoxes ont récemment publiquement remercié le pape François pour avoir exprimé sa solidarité avec leur pays.

Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres : le pèlerin retrouve le rythme du pas lent

« Avant les apparitions de Lourdes, les plus grands pèlerinages mariaux avaient lieu ici ! » Mgr Michel Pansard tient à rappeler que sa cathédrale est un sanctuaire fréquenté de très longue date et que Chartres (40 000 habitants) ne serait rien sans son édifice gothique, devenu pour l’Église « l’insigne basilique cathédrale » : « insigne » car distinguée, remarquable, en raison du voile de la Vierge qui s’y trouve ; « basilique », car église d’un sanctuaire.

En ce diocèse qui fut avant la Révolution l’un des plus grands de France (de Blois à Mantes, et de la Loire à la Seine), il se retrouve depuis dix ans le 128e évêque en titre.

Venir en pèlerinage à Chartres… Mgr Pansard (qui fête ces jours-ci ses 60 ans) n’établit aucune hiérarchie entre ceux qui y arrivent en voiture, en train ou à pied, de façon organisée ou informelle.

L’évêque explique d’ailleurs qu’il est possible d’effectuer le pèlerinage sur le sanctuaire lui-même : autour de la cathédrale, « qui est un livre d’images » ; ou dans la crypte, entre Notre-Dame de Sous-Terre et le baptistère ; ou bien à l’intérieur même de l’édifice, par la nef et le déambulatoire, tout au long des vitraux « qui sont aussi toute une catéchèse ».

Retrouver le souffle vital

Le pèlerin de Chartres peut également parcourir le labyrinthe dessiné sur le dallage, dit l’évêque, que les chrétiens ne doivent pas laisser aux « ésotéristes » de tout poil. Ce chemin de pierre n’est pas un dédale trompeur et en impasse, « mais un itinéraire, tortueux sans doute, qui débouche sur une issue ». Pour lui, « le labyrinthe est à l’image de nos vies de pèlerins ici-bas. Elles ne sont jamais aussi droites que nous les voudrions mais, tout au bout, quelqu’un nous attend bel et bien ».

Il est vrai qu’au Moyen Âge les pèlerins avaient coutume de marcher vers Chartres, à travers la Beauce. « Reprenons comme eux le rythme du pas lent, suggère l’évêque, retrouvons le souffle vital de notre respiration. L’homme croit et prie aussi avec les pieds ! » Pourquoi ne pas prendre alors Péguy comme compagnon de route ? Mgr Pansard apprécie notamment, dans son œuvre, l’hymne à la « petite fille Espérance ».

Dans son bureau de l’évêché, situé lui-même devant le monument Péguy, à mi-pente entre l’Eure et la cathédrale, il s’est fait apposer au mur un verset assez « péguyste » du prophète Michée : « On t’a fait connaître, ô homme, ce que l’Éternel demande de toi : que tu marches humblement avec ton Dieu. »

Démission d’un archevêque brésilien en conflit avec ses prêtres | La-Croix.com – Carnet

Le pape François a accepté mercredi 15 juillet la démission de l’archevêque de Passo Fundo (sud du Brésil), Mgr Antônio Carlos Altieri. Cette démission est acceptée en conformité avec le canon 401 § 2 du Code de droit canonique qui oblige un évêque à démissionner « pour une raison de santé ou pour toute autre cause grave ».

En avril et mai dernier, le cardinal Claudio Hummes, préfet émérite de la Congrégation pour le clergé, avait, à la demande du pape François, effectué une visite apostolique dans le diocèse de Passo Fundo.

Au cours de cette enquête, le cardinal a rencontré individuellement les 66 prêtres du diocèse qui, selon le quotidien local Diário da Manhã, seraient opposés à 80 % à leur archevêque.

« Excusez-moi de tout son cœur si j’ai offensé quelqu’un »

Dans une lettre envoyée aux prêtres du diocèse et rendue publique mercredi sur le site de l’archevêché, Mgr Altieri reconnaît que le résultat de cette enquête, que lui a présenté le nonce au Brésil, « m’a convaincu de la non-acceptation de mon travail par la plupart de ceux qui ont eu l’occasion de dialoguer avec le cardinal », ce qui a provoqué sa décision de démissionner.

« Je vous assure que je n’ai voulu rabaisser aucune réalisation de cette Église au solide passé, notamment celles de mes prédécesseurs », ajoute-t-il, reconnaissant ses « limites ». « Excusez-moi de tout son cœur si j’ai offensé quelqu’un, cela n’a jamais été mon intention », conclut-il.

Né en 1951 à Sao Paulo, entré en 1971 chez les Salésiens de Don Bosco, Mgr Altieri a notamment été inspecteur de la province salésienne de Sao Paulo et de la délégation d’Angola avant de devenir, en 2001, supérieur de la communauté de l’Université pontificale salésienne. En 2006, il était devenu évêque de Caraguatatuba, près de Sao Paulo, avant d’être promu en 2012 à Passo Fundo.

Mgr Dominique Blanchet a été accueilli à Belfort

Dans l’église paroissiale Saint-Joseph de Belfort, Mgr Dominique Blanchet, nommé évêque de Belfort-Montbéliard le 21 mai dernier, a reçu l’ordination épiscopale, dimanche 12 juillet à 15 heures. Plusieurs évêques venus de toute la France ont participé à la célébration.

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Mgr Jean-Louis Bouilleret, archevêque de Besançon, a présidé l’eucharistie, assisté de trois autres évêques : Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers, Mgr Claude Schockert, évêque émérite de Belfort-Montbéliard et Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique à Paris.

L’église Saint-Joseph était trop petite pour contenir les 1 500 fidèles venus participer à la célébration, rapporte le quotidien local l’Est Républicain. Environ 250 fidèles venus de Maine-et-Loire avaient fait le déplacement pour assister à l’ordination de celui qu’ils considèrent comme « leur prêtre ». Un chapiteau a donc été dressé à côté de l’église pour permettre de suivre la messe de l’extérieur. La célébration a été retransmise en direct par la chaîne locale RCF Anjou.

Hommage à l’évêque sortant

Dans son homélie, l’archevêque de Besançon a rendu hommage à Mgr Schockert, qui a dirigé le diocèse Belfort-Montbéliard pendant 15 ans et qui a renoncé à sa charge en raison de la limite d’âge : « Il a accompli un immense travail pendant quinze ans en se montrant attentif à toutes les pauvretés qui existent dans ce diocèse ».

Mgr Bouilleret n’a pas manqué de souhaiter la bienvenue au nouvel évêque « qui arrive dans un diocèse marqué par une forte identité, façonné par sa tradition industrielle », avant d’ajouter : « C’est une région qu’il aura à découvrir, à connaître, à aimer. »

Un jeune évêque pour un jeune diocèse

Mgr Dominique Blanchet est originaire du diocèse d’Angers où il était curé et vicaire général. Âgé de 49 ans, il est le plus jeune évêque de France métropolitaine (le plus jeune évêque français étant Mgr David Macaire, archevêque de Fort-de-France).

Le diocèse de Belfort-Montbéliard a été érigé en 1979 par le pape Jean-Paul II. Après Eugène Lecrosnier et Claude Schockert, Dominique Blanchet devient le troisième évêque du diocèse. Il prendra possession de la cathédrale Saint-Christophe le dimanche 19 juillet.