Monthly Archives: August 2015

L’archevêque émérite de Bruxelles renonce à se pourvoir en cassation

Mgr André-Joseph Léonard, archevêque émérite de Bruxelles, a renoncé définitivement à se pourvoir en cassation contre l’arrêt prononcé par la cour d’appel de Liège le 23 avril dernier, a fait savoir l’avocat de l’ancien séminariste Joël Devillet, Me Marc Kauten.

Les faits remontent à 1987. Alors âgé de 14 ans, Joël Devillet était acolyte à la paroisse d’Aubange (province du Luxembourg). Il a été abusé par l’abbé Hubermont jusqu’en 1991. Joël Devillet accusait l’évêché de Namur, dont Mgr Léonard était l’évêque à l’époque, d’avoir fait preuve de passivité en ne dénonçant pas les faits à la justice, affirmant que ce dernier en avait été informé.

Une plainte, déposée au pénal contre le violeur fut déclarée prescrite. Joël Devillet se retourna au civil contre l’abbé Hubermont qui fut condamné à l’indemniser. Le plaignant décida aussi d’impliquer la responsabilité civile de Mgr Léonard qui avait autorité sur le prêtre pédophile, puisqu’il était l’évêque de Namur.

Le 23 avril, la cour d’appel de Liège avait condamné Mgr Léonard à verser 10 000 € d’indemnisations à Joël Devillet (plus les intérêts) pour ne pas avoir pris de sanction à l’égard du prêtre fautif.

Bénin : Archevêque de Cotonou, Mgr Antoine Ganyé a 20 ans d’épiscopat

20 août 1995-20 août 2015 ! Il y a 20 ans Mgr Antoine Ganyé, archevêque de Cotonou, a été ordonné évêque à la grotte mariale  Arigbo de Dassa-Zoumè. Vingt ans après, Mgr Ganyé a voulu se souvenir de ce jour, en rendant grâce à Dieu samedi 20 août 2015, en l’église Saint Michel de Cotonou. Il était entouré de Mgr Brian Udaïgwe, nonce apostolique au Bénin et au Togo, de Mgr François Gnonhossou, évêque de Dassa, de Mgr Barthélemy Adoukonou, secrétaire du Conseil pontifical pour la culture à Rome, du Père Jean-Benoît Gnambodè, administrateur apostolique de Porto-Novo et d’un parterre de plus de trois cents prêtres. Le Président de la République, Boni Yayi a rehaussé de sa présence cette célébration eucharistique, présidée par le Cardinal Sarah, Préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements.

Autorités politiques et administratives, religieux et religieuses ainsi que les fidèles laïcs avaient pris d’assaut l’église de Saint Michel pour témoigner leur affection et sympathie à l’archevêque de Cotonou, en ce jour mémorable.

Célébrant principal de la messe, le Cardinal Robert Sarah, en visite au Bénin pour le pèlerinage marial national de Dassa-Zoumè, a fait savoir que l’évêque est « un exemple et un modèle de sainteté, un serviteur de Dieu et des hommes, un père et pasteur d’âme ». Le Cardinal Sarah a également rappelé un conseil personnel qu’il aime donner à tous les évêques : « Que chaque évêque aime ses prêtres, surtout ceux qui le font souffrir ».

Cette célébration a aussi été marquée par la remise de divers cadeaux par le clergé local de Cotonou et les chrétiens laïcs de l’association des volontaires de l’Eglise catholique, aussi bien au Cardinal Sarah qu’à Mgr Ganyé.

Il faut noter tout de même que l’homélie du Cardinal Sarah a été un moment de réflexion et de méditation sur le caractère sublime du ministère épiscopal et la beauté du sacerdoce.

22/08/2015 16:16

L’archevêque d’Erbil témoigne sur la situation critique des chrétiens en Irak

L’archevêque d’Erbil, monseigneur Bashar Matti Warda, a envoyé un témoignage à l’agence Fides sur la situation critique des chrétiens en Irak. Il dit sa peine devant la dissolution des différentes communautés chrétiennes, contre laquelle il ne peut rien faire: « L’immigration massive qui intervient actuellement laisse mon Église très affaiblie. Il s’agit d’une réalité douloureusement profonde. Nous qui faisons partie de la hiérarchie de l’Église, nous sommes très souvent tentés d’encourager nos paroissiens à rester – à maintenir la présence du Christ vivante sur cette terre particulière mais en réalité moi et mes frères Évêques et prêtres, nous ne pouvons rien faire d’autre que de conseiller aux jeunes mères et aux pères de familles de tenir compte de tous les aspects nécessaires et de prier avant de prendre une décision, momentanée et peut-être dangereuse. L’Église est incapable d’offrir et de garantir la sécurité fondamentale nécessaire pour se développer. » Il donne même quelques chiffres: « Jusqu’à présent, plus de 5.000 familles ont quitté le pays depuis l’été 2014. Certaines ont été accueillies en Europe, aux États-Unis ou en Australie mais nombreuses sont les familles qui attendent simplement que leur numéro soit appelé. Elles se trouvent en Jordanie, au Liban et en Turquie et leur avenir est une attente indéfinie. »

Avec son Église, l’évêque essaye d’apporter du réconfort dans cette crise humanitaire: construction d’abris dans le jardin de l’église et dans les salles de catéchismes, dans les écoles publiques; montage de tentes; location de maisons: « En réalisant que la crise durera longtemps et du moment que l’hiver est à nos portes, nous avons fait immédiatement le nécessaire pour louer des maisons au profit des réfugiés des différentes parties de la province d’Erbil de manière à pouvoir y loger 2.000 familles et à installer 1.700 caravanes. Maintenant, tous nos évacués chrétiens ont pour le moins une demeure semi permanente. »

Mais les réalisations ne s’arrêtent pas là: « Nous avons également ouvert deux centres médicaux afin d’offrir des services médicaux gratuits à la communauté des réfugiés. Les Sœurs du Sacré-Cœur (provenant) de l’Inde oeuvrent au sein de la clinique Saint Joseph où elles sont assistées par 12 jeunes médecins qui travaillent bénévolement pour offrir des services médicaux à ceux qui souffrent de maladie chronique. La clinique en question dessert quelques 2.000 patients, leur fournissant des médicaments pour un coût mensuel de 42.000 USD. Actuellement, nous relevons un édifice afin qu’il puisse servir de maternité et d’hôpital pédiatrique. Nous avons également ouvert un centre traumatologique pour répondre aux besoins de nombre de personnes qui ont été blessées grièvement par la crise. »

Face à cette situation, l’évêque évoque deux chose que l’Église peut faire: « la première est de prier pour tous les réfugiés du monde et d’Irak, la seconde consistant à utiliser les relations et les réseaux sociaux pour partager en tant que partie de l’Église du Christ comme une chaire pour sensibiliser à la réalité de notre survie en tant que peuple. »

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Rd Congo : Mgr Emery Kibal, nouvel évêque de Kole

Mgr Emery Kibal, nouvel évêque de Kole, a été ordonné le dimanche 9 août 2015. Ancien supérieur provincial de la congrégation de la Passion en République démocratique du Congo, il a été ordonné par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo. L’archevêque de Kananga, Mgr Marcel Madila et l’administrateur apostolique de Kole, Mgr Fridolin Ambongo, étaient les deux co-consécrateurs. Le nouvel évêque prend ainsi possession de ce diocèse situé à cheval entre les provinces du Sankuru et du Kasaï oriental. Pour son ordination épiscoaple, Mgr Emery Kibal a choisi comme devise : « Que ta volonté soit faite ».

Abordé par le correspondant local de Radio Vatican, le nouvel évêque de Kole explique avoir choisi cette devise pour se mettre tout à l’exemple de Jésus dans l’obéissance totale à Dieu.

Mgr Kibal est conscient de multiples défis sociaux et culturels à relever dans le diocèse, mais il compte sur la participation et la réconciliation de tous les fidèles et des personnes de bonne volonté.

Il faut signaler que depuis la démission de Mgr Stanislas Lukumwena, en 2008, le diocèse de Kole a été administré par l’évêque de Bokungu-Ikela, Mgr Fridolin Ambongo.

10/08/2015 16:18

Faire sonner les cloches le 15 août pour les chrétiens d’Orient : l’appel de l’archevêque d’Alep et …

“J’espère que toutes les églises de France vont répondre à cet appel”, confie Monseigneur Jeanbart, évêque d’Alep, en Syrie, devant les caméras du Figaro.fr. En compagnie de Monseigneur Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, il appelle toutes les paroisses de France à sonner les cloches le 15 août prochain pour les chrétiens d’Orient. Un mot clé dédié, un hashtag, vient par ailleurs de faire son apparition sur les réseaux sociaux : chacun peut appeler son diocèse à faire sonner les cloches de églises le 15 aout à 12h pour les chrétiens d’Orient et ajouter  à son message.

Début août, Aleteia se faisait l’écho de l’appel lancé par des fidèles à se rassembler sur les parvis de leurs églises le 15 août, à midi, afin de manifester leur soutien fraternel aux chrétiens d’Orient en proie aux pires persécutions du fait de leur foi. Fréjus-Toulon, Gap et Embrun, Bayonne, Avignon, Ajaccio, et maintenant Digne et Nancy… Sept évêques avaient déjà décidé que les cloches sonneront dans toutes les églises de leur diocèse le samedi 15 août 2015. Et la mobilisation se répand.

“La fête de l’Assomption c’est la fête du diocèse, à Alep, confie Mgr Jeanbart. Alors, que vous sonniez les cloches en France ce jour là donnera un signe à vos frères en Orient, que vous ne les oubliez pas.” “Quand je les écoute, je sens que leur grand désir est de rester dans leur pays, souligne Mgr Barbarin, qui s’est rendu à plusieurs reprises ces derniers mois en Irak.  Peut être que ce son des cloches le 15 août à midi dans toutes lees églises et tous les sanctuaires serait comme un bon rappel à la prière, à l’amitié à la fraternité à ces frères qui nous sont très chers depuis des siècles.”


Un an après la chute de la plaine de Ninive

Cette initiative intervient pile un an après les événements dramatiques qu’Aleteia avait été parmi les premiers à relayer, dès le 7 août 2014 : la chute de Mossoul, puis de Qaraqosh et de toute la plaine de Ninive. L’exode massif des chrétiens sur les routes et le massacre des yézidis au mont Sinjar qui, enfin, finissait par faire réagir l’opinion publique internationale. Mais, un an après, “en Irak, pas un seul millimètre carré n’a été libéré dans les zones de peuplement chrétien”, soulignait il y a quelques jours Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient.

Lancée par Mgr Dominique Rey évêque de Fréjus-Toulon, l’appel à ce que toutes les cloches de France résonnent le 15 août a d’ores et déjà été relayé par quelques autres évêques, ainsi que par l’Église catholique en France.  “Il s’agit d’un geste de prière, de solidarité, de paix et de foi, explique Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon. Nous croyons qu’il peut avoir un vrai impact.” Parfois, il suffit d’un signe pour tout changer…


Marie qui fait tomber les murs

Pourquoi avoir choisi cette date du 15 août ? D’abord parce qu’elle coïncide quasiment jour pour avec les événements dramatiques vécus par les chrétiens d’Irak. Mais c’est surtout le jour de la fête de l’Assomption que les cloches sonneront à midi et les chrétiens comme toutes les “personnes de bonne volonté” seront invités à se rassembler sur les parvis de leurs églises pour se recueillir silencieusement pendant quelques minutes avant de prier la Vierge Marie pour la paix dans la région.

“J’espère que toutes les églises de France vont répondre à cet appel”, confie Monseigneur Jeanbart, évêque d’Alep, en Syrie, devant les caméras du Figaro.fr. En compagnie de Monseigneur Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, il appelle toutes les paroisses de France à sonner les cloches le 15 août prochain pour les chrétiens d’Orient. Un mot clé dédié, un hashtag, vient par ailleurs de faire son apparition sur les réseaux sociaux : chacun peut appeler son diocèse à faire sonner les cloches de églises le 15 aout à 12h pour les chrétiens d’Orient et ajouter  à son message.

Début août, Aleteia se faisait l’écho de l’appel lancé par des fidèles à se rassembler sur les parvis de leurs églises le 15 août, à midi, afin de manifester leur soutien fraternel aux chrétiens d’Orient en proie aux pires persécutions du fait de leur foi. Fréjus-Toulon, Gap et Embrun, Bayonne, Avignon, Ajaccio, et maintenant Digne et Nancy… Sept évêques avaient déjà décidé que les cloches sonneront dans toutes les églises de leur diocèse le samedi 15 août 2015. Et la mobilisation se répand.

“La fête de l’Assomption c’est la fête du diocèse, à Alep, confie Mgr Jeanbart. Alors, que vous sonniez les cloches en France ce jour là donnera un signe à vos frères en Orient, que vous ne les oubliez pas.” “Quand je les écoute, je sens que leur grand désir est de rester dans leur pays, souligne Mgr Barbarin, qui s’est rendu à plusieurs reprises ces derniers mois en Irak.  Peut être que ce son des cloches le 15 août à midi dans toutes lees églises et tous les sanctuaires serait comme un bon rappel à la prière, à l’amitié à la fraternité à ces frères qui nous sont très chers depuis des siècles.”


Un an après la chute de la plaine de Ninive

Cette initiative intervient pile un an après les événements dramatiques qu’Aleteia avait été parmi les premiers à relayer, dès le 7 août 2014 : la chute de Mossoul, puis de Qaraqosh et de toute la plaine de Ninive. L’exode massif des chrétiens sur les routes et le massacre des yézidis au mont Sinjar qui, enfin, finissait par faire réagir l’opinion publique internationale. Mais, un an après, “en Irak, pas un seul millimètre carré n’a été libéré dans les zones de peuplement chrétien”, soulignait il y a quelques jours Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de l’Œuvre d’Orient.

Lancée par Mgr Dominique Rey évêque de Fréjus-Toulon, l’appel à ce que toutes les cloches de France résonnent le 15 août a d’ores et déjà été relayé par quelques autres évêques, ainsi que par l’Église catholique en France.  “Il s’agit d’un geste de prière, de solidarité, de paix et de foi, explique Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon. Nous croyons qu’il peut avoir un vrai impact.” Parfois, il suffit d’un signe pour tout changer…


Marie qui fait tomber les murs

Pourquoi avoir choisi cette date du 15 août ? D’abord parce qu’elle coïncide quasiment jour pour avec les événements dramatiques vécus par les chrétiens d’Irak. Mais c’est surtout le jour de la fête de l’Assomption que les cloches sonneront à midi et les chrétiens comme toutes les “personnes de bonne volonté” seront invités à se rassembler sur les parvis de leurs églises pour se recueillir silencieusement pendant quelques minutes avant de prier la Vierge Marie pour la paix dans la région.

Un évêque syriaque, tué en 1915 « par haine de la foi », bientôt béatifié

Le pape a signé samedi 8 août un décret autorisant la prochaine béatification de Mgr Melki, un évêque de l’Église syriaque catholique tué en raison de sa foi en 1915 en Turquie, a annoncé le Vatican.

Le Saint Père a autorisé la Congrégation pour la cause des Saints à reconnaître le « martyre du servant de Dieu Flavien Michel Melki », première étape vers une béatification rapide, affirme le Vatican dans un communiqué.

Cet évêque, né en 1858 à Kaalat Mara (dans l’actuelle Turquie), membre de la Fraternité de Saint Ephrem, est mort « en haine de la foi à Czire (dans l’actuelle Turquie) le 29 août 1915 », précise-t-il.

Martyr, par haine de la foi

Selon le site d’informations religieuses ACI, après être nommé prêtre de l’Église syriaque catholique, il voit son église saccagée et brûlée durant les massacres de 1895, et sa mère assassinée. Il est alors nommé évêque de Mardin et Gazarta (l’actuelle Cizre).

>A LIRE  : A Mardin, les réfugiés chrétiens veulent retourner en Syrie

Quand les massacres contre les minorités arméniennes, assyriennes et grecques commencent à l’initiative des autorités ottomanes, l’évêque refuse de fuir, alors que ses amis musulmans le pressent de le faire, explique le site.

Il est arrêté le 28 août aux côtés de l’évêque chaldéen Jacques Abraham, et on les exhorte à se convertir à l’islam.

Tous deux refusent : Mgr Abraham est tué d’un coup de fusil tandis que Mgr Melki est frappé jusqu’à ce qu’il perde connaissance, avant d’être décapité.

Selon ACI, il s’agit du second évêque reconnu martyr « in odium fidei », c’est-à-dire par haine de la foi.

En 2001, Jean Paul II avait béatifié un autre évêque « in odium fidei », Mgr Ignace Maloyan, archevêque catholique arménien de Mardin (Turquie).

>A LIRE  : Chrétiens d’Orient, lexique

François a de nouveau dénoncé jeudi les persécutions « inhumaines » dont sont victimes de nombreux fidèles, « surtout parmi les chrétiens » d’Orient, dont font partie les membres de l’Eglise syriaque catholique.

Le pape a qualifié de « martyrs des temps modernes, humiliés et discriminés en raison de leur fidélité à l’Évangile » ces fidèles « victimes du fanatisme et de l’intolérance, souvent sous les yeux et dans le silence de tous ».

L’appel des cloches du 15 août pour les chrétiens d’Orient

Les cloches de six diocèses de France retentiront le 15 août prochain à midi, fête de l’Assomption de la Vierge Marie –l’une des plus anciennes fêtes catholique et orthodoxe- en signe de soutien aux chrétiens d’Orient.

Villages brûlés, églises attaquées et détruites, populations déplacées, régions submergées par les réfugiés… C’est en écoutant les témoignages poignants mais plein d’espérance de Mgr Ignatus Kaigama, un archevêque du Nigéria, Mgr Jean-Benjamin Sleima, archevêque latin de Bagdad ou encore de Soeur Hanan Youssef, religieuse au Liban, à l’occasion de la 7e édition de la Nuit des Témoins organisée par l’Aide à l’Eglise en détresse (AED) qu’une laïque, Anne de Ladoucette, a l’idée de faire retentir les cloches des églises pour manifester le soutien de la France « fille aînée de l’Eglise » envers les chrétiens d’Orient. « Faire sonner les cloches est un beau moyen de témoigner de ce qu’il se vit dans les églises. Mais je tenais surtout à ce que notre mobilisation soit visible aux yeux du monde : les chrétiens ont un trésor et une vraie force de paix, à condition qu’ils n’aient pas peur de les manifester fermement. » explique-t-elle à Famille chrétienne.

L’initiative est alors soumise à Monseigneur Rey, évêque de Fréjus-Toulon qui la lance, enthousiaste. Portée par celui-ci, elle est ensuite adoptée –pour le moment- par cinq autres évêques : Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, Mgr de Germay, évêque d’Ajaccio et Mgr Nault, évêque de Digne. « Il s’agit d’un geste de prière, de solidarité, de paix et de foi. Nous croyons qu’il peut avoir un vrai impact », explique l’archevêque d’Avignon. Cet appel des évêques à venir se rassembler sur les parvis des églises à midi en signe de soutien fraternel aux chrétiens persécutés en Orient à cause de leur foi a reçu le soutien de la conférence des évêques de France.

Un rassemblement qui intervient un peu plus d’un an après la chute de Mossoul puis de toute la plaine de Ninive tombées aux mains de l’Etat islamique, qui avait entraîné un exode massif des chrétiens d’Irak et mis en péril la présence multiséculaire de communautés chrétiennes dans la région.

Le choix de la date n’est d’ailleurs pas anodin : grande fête chrétienne, l’Assomption (ou la Dormition pour les orthodoxes) commémore l’entrée au ciel, en son âme et en son corps, de la Vierge Marie, envers laquelle les chrétiens orientaux entretiennent une forte dévotion. « Quand tout va mal, quand on n’a plus rien, c’est vers la Vierge Marie que l’on se tourne » explique Mgr Cattenoz. C’est donc à la mère du Christ, patronne de la France, que s’adresseront les prières de soutien aux chrétiens d’Orient sur les parvis des églises de France en ce 15 août. Mgr Rey a ainsi proposé pour cette occasion la prière intitulée « Marie qui fait tomber les murs » :

Très sainte Mère de Dieu,

nous t’invoquons comme Mère de l’Église,

Mère de tous les chrétiens souffrants.

Nous te supplions, par ton ardente intercession,

de faire tomber ce mur, les murs de nos cœurs,

et tous les murs qui génèrent haine, violence, peur et indifférence,

entre les hommes et entre les peuples.

Toi qui par ton Fiat as écrasé l’antique serpent,

rassemble-nous et unis-nous sous ton manteau virginal,

protège-nous de tout mal, et ouvre à jamais dans nos vies

la porte de l’espérance.

Fais naître en nous et en ce monde, la civilisation de l’amour

jaillie de la croix et de la résurrection de ton divin Fils,

Jésus-Christ, notre Sauveur, qui vit et règne dans les siècles des siècles.

Amen.