Monthly Archives: November 2015

Mgr Job démis de ses fonctions à la tête de l'archevêché russe-orthodoxe

Mgr Jean devra ramener la concorde en attendant l’élection d’un autre archevêque.

C’est l’épilogue d’une crise ouverte depuis plusieurs mois au sein de l’archevêché des Églises russes en Europe occidentale. Élu fin 2013 à la tête de cette juridiction historique de l’orthodoxie française, l’archevêque Job de Telmessos a été démis de ses fonctions par le Patriarcat œcuménique de Constantinople, dont il relève.

Contesté pour son mode de gouvernement jugé autocratique par un nombre croissant de prêtres et de fidèles, Mgr Job représentera dorénavant le Patriarcat auprès du Conseil œcuménique des Églises à Genève. « Un poste hors hiérarchie, sans responsabilité humaine ou pastorale directe », précise le P. Jean Gueit, membre du conseil de l’archevêché que Mgr Job avait démis de ses fonctions de recteur de Nice au début de l’année.

Mgr Job n’avait plus réuni son conseil depuis décembre 2014

Au fil des mois, la tension était parvenue à un point de non-retour entre l’évêque et ses opposants. Symptôme d’un blocage total de cette institution née de l’exil des orthodoxes russes après la révolution d’Octobre 1917, Mgr Job n’avait plus réuni son conseil – des laïcs et des prêtres chargés de l’assister – depuis décembre 2014. Résultat, toutes ses décisions étaient systématiquement contestées, notamment celles concernant les démissions ou sanctions de prêtres sans aucune concertation. « Mgr Job a d’abord agi contre lui-même en refusant tout dialogue, à rebours de la tradition orthodoxe en Occident », regrette un théologien de l’Institut Saint-Serge, fleuron de l’archevêché dont les enseignants avaient dénoncé la « mainmise » de leur évêque dans une lettre ouverte.

> A lire : L’archevêché russe-orthodoxe profondément divisé

De son côté, Mgr Job mettait en cause un « véritable parti d’opposition » critiquant toutes ses décisions. Dans ce climat délétère, le métropolite grec Emmanuel, qui a personnellement pesé dans l’élection de Mgr Job en 2013, devait prendre une décision attendue pour la fin de cette année avec la venue – finalement annulée dans la foulée des attentats – du patriarche œcuménique Bartholomée à Paris. « Mgr Emmanuel a su faire preuve d’écoute et de compréhension au milieu d’une situation pastorale très compliquée », souligne Jean-François Colosimo, président de l’Institut Saint-Serge depuis cet été.

Mgr Jean de Charioupolis en remplacement

Nommé locum tenens en remplacement de Mgr Job, Mgr Jean de Charioupolis devra conduire les affaires courantes en attendant l’élection d’un nouvel archevêque dans les quatre mois, comme l’exigent normalement les statuts. Apprécié pour son sens du dialogue et son profil pastoral, ce prêtre originaire de Bordeaux, ancien responsable des programmes télévisés orthodoxes sur le service public, avant d’officier en paroisse à Genève, aura pour tâche de ramener la concorde entre partisans et opposants à Mgr Job.

L'archevêque de Lyon et ancien évêque de Moulins, Mgr Barbarin, sanctionne le prêtre qui a …

L’archevêque de Lyon et ancien évêque de Moulins, Monseigneur Philippe Barbarin, a relevé de ses fonctions, vendredi, le Père Hervé Benoît qui avait comparé dans une tribune les victimes du Bataclan et leurs bourreaux, en les qualifiant de “frères siamois“.


” Des pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatiques ce sont des morts-vivants “

La tribune du religieux était parue après les attentats sur le site traditionaliste “Riposte catholique“. Véritable diatribe contre le groupe Eagles of Death Metal qui jouait le vendredi 13 novembre au Bataclan à Paris, ce texte s’en prenait aussi vivement au public : ” Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique (…). Ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Le signe de la mort et du chaos ne flotte pas que sur les rues de Paris, un vendredi soir maudit. 130 morts, c’est affreux! Et 600 morts, c’est quoi? C’est
le chiffre des avortements en France le même jour.
” 


La sanction de l’Eglise

“A la suite de la publication d’une tribune signée par le Père Hervé Benoît, et après avoir pris le temps de le rencontrer et de l’écouter, j’ai décidé de le relever de ses différentes charges pastorales dans le diocèse de Lyon”, annonce vendredi le cardinal dans un communiqué.

Mgr Barbarin demande également au Père Benoît, qui exerçait comme chapelain à la Basilique de Fourvière, “de se retirer immédiatement dans une abbaye pour prendre un temps de prière et de réflexion”. Pour l’archevêque ” dans le contexte qui est le nôtre, il n’est pas acceptable que des chrétiens, à plus forte raison des prêtres, ne s’appliquent pas toujours et le plus possible, à maintenir entre les hommes la paix et la concorde fondée sur la justice.” Après cette sanction lyonnaise, il appartiendra au diocèse de Bourges, dont le prêtre est originaire, de décider des suites éventuelles à donner. 

Une pétition, lancée sur le site “change.org” pour demander la destitution du prêtre, a déjà recueilli 37.960 signatures.

L'archevêque de Lyon sanctionne le prêtre qui avait comparé les victimes du Bataclan aux jihadistes

L’archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, a relevé de ses fonctions, vendredi, le Père Hervé Benoît qui avait comparé dans une tribune les victimes du Bataclan et leurs bourreaux, en les qualifiant de “frères siamois”.

“A la suite de la publication d’une tribune signée par le Père Hervé Benoît, et après avoir pris le temps de le rencontrer et de l’écouter, j’ai décidé, en accord avec son évêque Mgr Armand Maillard (évêque de Bourges, ndlr), de le relever de ses différentes charges pastorales dans le diocèse de Lyon”, annonce vendredi le cardinal dans un communiqué. Il demande aussi au Père Benoît, qui exerçait comme chapelain à la Basilique de Fourvière, “de se retirer immédiatement dans une abbaye pour prendre un temps de prière et de réflexion”.

La tribune du religieux était parue après les attentats sur le site traditionaliste “Riposte catholique”. Véritable diatribe contre le groupe de rock garage (Eagles of Death Metal) qui jouait le vendredi 13 novembre au Bataclan à Paris, le texte s’en prenait aussi vivement au public.”Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique (…). Ce sont des morts-vivants.
Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois”, pouvait-on lire.”Le signe de la mort et du chaos ne flotte pas que sur les rues de Paris, un vendredi soir maudit. 130 morts, c’est affreux! Et 600 morts, c’est quoi? C’est le chiffre des avortements en France le même jour”, ajoutait le prêtre.

Attentats : le cardinal Barbarin «consterné» par la tribune d'un prêtre de Fourvière

L’archevêque de Lyon, le cardinal Barbarin, s’est dit «consterné» par la tribune publiée par le père Benoit, chapelain de la basilique de Fourvière, sur le site traditionnaliste Riposte catholique vendredi dernier. Le texte est titré «les aigles (déplumés) de la mort aiment le diable» et fait le rapprochement entre les terroristes et les 89 victimes qui ont perdu la vie le vendredi 13 novembre dans l’établissement parisien consacré à la musique.

«Génération bobo»

«Même déracinement, même amnésie, même infantilisme, même inculture… Les uns se gavaient de valeurs chrétiennes devenues folles: tolérance, relativisme, universalisme, hédonisme… Les autres, de valeurs musulmanes devenues encore plus folles au contact de la modernité: intolérance, dogmatisme, cosmopolitisme de la haine».

Il décrit les spectateurs du Bataclan comme de «pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique», «jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites» comme dit le quotidien de révérence (sic)… mais ce sont des morts vivants. Leur assassins, ces zombis hashashin, sont leurs frères siamois».

Il fait également un rapprochement entre le nombre de morts ce funeste vendredi 13 novembre, 130, et les 600 d’avortement pratiqués, selon lui, chaque jour en France. «Où est l’horreur, la vraie?» s’interroge-t-il. Il évoque une chanson du groupe qui se produisait ce soir-là au Bataclan, Eagles of death Metal, où il est question du diable. «Vous invoquez le diable en rigolant? écrit-il. Lui vous prend au sérieux. Un exorciste extraordinaire me le disait le jour même des attentats: «Si vous lui ouvrez la porte, il se fait une joie d’entrer».»

Des propos «blessants» pour les victimes

Ordonné prêtre en 1989 selon le journal La Vie, le père Benoit, 55 ans, «collabore au diocèse de Lyon depuis plusieurs années. Il est spécialiste du droit canon et travaille au bureau des mariages». Il a publié plusieurs tribunes dans le mensuel catholique La Nef.

C’est à la sortie de la basilique d’Ainay où avaient été célébrées les obsèques de Caroline Prénat, 24 ans, seule victime lyonnaise des attaques du Bataclan, que le cardinal Barbarin a été appelé à réagir par la presse à la tribune du père Benoit. Il a jugé les propos du chapelain de la basilique de Fourvière «blessants» pour les victimes et a affirmé qu’il allait rencontrer Hervé Benoit pour lui demander des explications sur sa tribune. Une sanction ne pourrait venir que de l’évêque du diocèse de Bourges dont dépend le père Benoit.

L'archevêque de Philadelphie demande aux évêques européens d'enseigner la vraie doctrine …

Charles J. Chaput, archevêque de Philadelphie

Charles J. Chaput, archevêque de Philadelphie

L’archevêque de Philadelphie, Charles J. Chaput, connu pour ses positions assez conservatrices, a déclaré vendredi dernier que ses confrères, les évêques européens qui permettent la communion aux divorcés-remariés « se sont égarés du vrai enseignement catholique ».

Ce prélat américain a fait un appel à tous les évêques d’Europe pour qu’ils reviennent à la vérité et reprennent la doctrine authentique de l’Eglise Catholique. En effet, il leur rappelle que la « miséricorde doit être enseignée en prenant en considération la vérité ». « Sans la vérité, il n’y a point de vraie miséricorde », a-t-il affirmé.

Cette déclaration s’est produite suite à la clôture du Synode de la famille, où plusieurs évêques américains ont manifesté un certain malaise après la lecture du document final.

Mgr Chaput a profité pour insister sur le fait que dans beaucoup d’églises d’Europe, « la pratique pastorale concernant le divorce, le remariage, et la réception des sacrements, s’est égarée de l’enseignement Catholique authentique ».

« Lorsqu’il s’agit d’appliquer la morale catholique, le clergé ne montre plus du zèle dans les principes », a-t-il ajouté.

Ce prélat a peur de voir un jour l’Église Catholique s’effondrer en Europe à cause de la mollesse des évêques du continent.

L’archevêque de Philadelphie finit sa déclaration en demandant au clergé européen de « reprendre un langage catholique, d’appeler les choses comme elles sont, de dire sans crainte, que si quelqu’un est en état de péché mortel, tel un divorcé-remarié, ne peut pas communier au moins de se confesser correctement avec un vrai propos de ne plus offenser Notre-Seigneur ».

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Mobilisation des évêques français contre le terrorisme

Mgr Batut l’évêque de Blois rappelle l’importance de la prière comme moyen d’agir contre la barbarie. Mais dans la guerre menée par le France contre le terrorisme djihadiste ; il est important de ne pas céder à la peur, la division insiste Mgr Olivier de Germay évêque d’Ajaccio en Corse.Le glas a sonné dans les églises de l’île de Beauté dimanche dernier comme dans tous les diocèses de France. Du côté de Poitiers, l’archevêque Mgr Pascal Wintzer a lancé un appel à la résistance.
La France dans la igne de mire des terroristes. Une réalité que connaît bien l’archevêque de Homs en Syrie. Mgr Arbach était en France au moment des attentats.
Et Le pape François s’est lui  aussi associé à la douleur engendrée  par cette barbarie. Le Saint Père a transmis un message au cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris Il dit sa proximité envers les familles touchées par les attentats.. Le pape qui a par ailleurs dit son incompréhension devant un « morceau » de Troisième Guerre mondiale pour lequel il n’existe aucune justification.

Les évêques d'Algérie redoutent que les attentats nourrissent « des attitudes antimusulmanes »

Ils craignent aussi « de voir se confirmer et se renforcer des sentiments de xénophobie ».

Réunis pendant deux jours, les évêques d’Algérie ont écrit, dimanche 15 novembre, une lettre commune à Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, et au cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Mgr Paul Desfarges, évêque de Constantine et administrateur apostolique d’Alger, Mgr Claude Rault, évêque de Laghouat, et Mgr Jean Paul Vesco, évêque d’Oran, y expriment leur « indignation » devant ces attentats « diaboliquement planifiés ».

Exprimant leur « profonde compassion » aux familles et aux proches des victimes, ils redisent aussi leur conviction que « rien ne saurait justifier » ce massacre. « La revendication de cette horreur commise par une organisation terroriste trop connue se masque derrière des prétextes religieux absolument injustifiables », écrivent-ils.

Réprobation et humiliation

« Vivant au milieu de musulmans », ils disent à ce sujet être témoins depuis vendredi soir « de leur réprobation et de leur profonde humiliation de savoir ces actes commis au nom de l’islam ».

« Avec nos condoléances, nous exprimons aussi notre crainte de voir se confirmer et se renforcer des sentiments de xénophobie et d’attitudes anti-musulmanes qui pèsent lourd sur nombre de croyants de l’islam », soulignent-ils également.

« Nous espérons que ces actes innommables ne vont pas donner de bonnes raisons à ceux qui savent se servir de tels événements pour distiller la haine », mettent en garde les évêques d’Algérie, en réaffirmant leur désir, au contraire, de montrer que « la fraternité est possible et que nos différences n’empêchent pas la communion des cœurs et des esprits ».

Les évêques croates espèrent la canonisation prochaine du cardinal Stepinac

À l’occasion de leur Assemblée plénière, qui s’est tenue à Zagreb du 10 au 12 novembre sous la présidence de Mgr Zelimir Puljic, archevêque de Zadar (ville de la côte dalmate), les évêques croates ont publié une déclaration à propos du procès de canonisation du bienheureux Alojzije Stepinac.

Selon cette déclaration, les évêques croates « se réjouissent » d’apprendre, selon plusieurs sources confirmées, que « le Saint-Père n’a aucun doute en ce qui concerne la sainteté d’Alojzije Stepinac » et que le processus de canonisation est « en bonne voie ». Pour autant, la Conférence des évêques de Croatie (CCB) est consciente que cette prochaine canonisation provoque « une certaine inquiétude et pose de nombreuses questions ».

Accusé d’avoir collaboré avec les Oustachis

Après avoir lutté durant la Seconde Guerre contre les persécutions et discriminations, l’archevêque croate Alojzije Stepinac (1898-1960) avait été arrêté en septembre 1946 par le gouvernement communiste yougoslave de Tito – auquel il s’était opposé – qui l’accusait d’avoir collaboré avec le régime des Oustachis, un régime pro-nazi, anti-serbe et antisémite. Au terme d’un procès très discuté, l’archevêque avait été condamné à seize années de travaux forcés. Il fut libéré au bout de cinq ans et assigné à résidence dans le monastère de Lepoglava, placé sous contrôle des autorités yougoslaves.

Béatifié comme martyr en 1998 par Jean-Paul II – ce qui avait suscité l’incompréhension des Serbes et des juifs –, l’archevêque de Zagreb est toujours soupçonné par l’Église orthodoxe serbe d’avoir soutenu les Oustachis. D’où la déclaration des évêques catholiques rappelant que, « dans un geste d’apaisement », le pape François avait proposé, en mai dernier, de lancer un groupe de travail entre experts de l’Église catholique et de l’Église orthodoxe serbe.

D’ailleurs, le 24 novembre, ce comité scientifique international organise à Zagreb un colloque sur les relations entre le cardinal Stepinac et les Serbes de Croatie, particulièrement dans le contexte de la Seconde guerre mondiale. Selon la CCB, ce travail sous les auspices du Saint-Siège « sera l’occasion de faire entendre clairement la vérité du bienheureux Stepinac au plus haut niveau ».

Un trésor pour la Croatie

Les évêques croates, qui se mettent « à la disposition du pape François et du Saint-Siège pour tout ce qu’il serait nécessaire d’expliquer quant à la vie et à l’activité » du bienheureux Stepinac, ne doutent pas que ce dernier « est un trésor non seulement pour l’Église catholique mais, plus largement, pour toute la Croatie et pour le monde ».

Au cours de leur Assemblée plénière, ils ont abordé bien d’autres sujets, notamment le Synode sur la famille (avec, entre autres, la nécessité de coordonner les programmes de préparation au mariage), l’année de la Miséricorde (avec mise au point de la liste des portes du Jubilé) et la formation des personnels des écoles catholiques.

Enfin les membres de la CCB ont porté une attention particulière à l’accueil des réfugiés en Croatie depuis la mi-septembre et à l’engagement actif, « depuis le premier jour de la crise », de la Caritas-Croatie.

Composition du Conseil ordinaire du Synode des évêques

(RV) La composition précise du Conseil ordinaire du Secrétariat général du Synode des évêques a été communiquée samedi par le Vatican.Les 12 membres élus par les pères synodaux, au terme de l’assemblée d’octobre dernier, sont les cardinaux Christoph Schönborn (Autriche), archevêque de Vienne, Wilfried Fox Napier (Afrique du Sud), archevêque du Cap, Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga (Honduras), archevêque de Tegucigalpa, Peter Kodwo Appiah Turkson (Ghana), président du Conseil pontifical Justice et Paix, George Pell (Australie), préfet du Secrétariat pour l’Économie, Marc Ouellet (Canada), préfet de la Congrégation pour les Évêques, Oswald Gracias (Inde), archevêque de Bombay, Luis Antionio Tagle (Philippines), archevêque de Manille, Vincent Nichols (Royaume-Uni), archevêque de Westminster, Robert Sarah (Guinée), préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, ainsi que Mgr Charles Chaput (États-Unis), archevêque de Philadelphie et Mgr Bruno Forte (Italie), archevêque de Chieti-Vasto.Le Pape François a pour sa part nommé trois évêques au sein de ce Conseil : Sa Béatitude Louis Sako (Irak), patriarche de Babylone des Chaldéens, Mgr Carlos Osoro Sierra (Espagne), archevêque de Madrid, et Mgr Sergio Da Rocha (Brésil), archevêque de Brasilia.        

Mgr André Léonard déchargé de la primatie de Belgique

Comme de coutume depuis Vatican II, Mgr André-Joseph Léonard a présenté sa démission au Pape le jour de ses 75 ans, le 6 mai 2015. Le pape François avait alors la liberté de choisir d’accepter ou de refuser cette démission. Dans le cas de Mgr Léonard, elle a été acceptée. L’archevêque encore en exercice a salué son successeur : « Je lui présente mes vœux et suis heureux qu’il prenne ma succession ». Mgr Josef de Kesel, 68 ans, jusqu’à présent évêque de Bruges (poste auquel l’avait nommé en 2010, le pape Benoît XVI), deviendra le 12 décembre à 15 h, lors de la prise de possession de la cathédrale, primat de Belgique et évêque des armées.

Encore un Flamand !

Les réactions des lecteurs du blog Belgicatho, francophones, sont assez tièdes devant cette nomination. « Depuis le cardinal Mercier, il y a plus de 90 ans, les catholiques francophones de ce pays n’ont eu droit comme archevêque qu’à un seul évêque francophone et ce, durant cinq petites années seulement… », s’étonne « Baltus ». Cependant, plus que le problème Flamands/Wallons, ce sont les visions des deux évêques qui divisent les commentateurs.

Alors que Mgr Léonard est classé comme « conservateur », Mgr de Kesel se voit coller une étiquette « progressiste », dans les mêmes tons que celle du prédécesseur de Mgr Léonard, Mgr Danneels. Il est notamment connu pour avoir dit qu’il fallait soulever la question du célibat des prêtres, estimant que « les personnes pour lesquelles le célibat est humainement impossible à respecter devraient aussi avoir la chance de devenir prêtre ».

Mais l’essentiel à ses yeux, comme à ceux de son prédécesseur, c’est l’évangélisation : « Le grand défi, c’est l’annonce de l’Évangile. Dans un monde sécularisé, cela ne va pas de soi. C’est là notre grand défi: la question de Dieu, la foi en Dieu, la personne du Christ et le message chrétien » (Cathobel).

Le bilan du Primat

Mgr Léonard avait reçu un accueil froid de plusieurs membres du parti socialiste Belge, qui l’avait enjoint à « respecter les décisions démocratiques prises par les institutions de notre pays ». La vice-Première ministre Laurette Onkelinx avait même estimé que ce nouveau primat « pourrait bien remettre en cause le compromis belge ». De fait, connu pour son franc-parler, l’archevêque avait choqué les médias par une phrase prononcée lors d’une interview : il avait considéré que l’homosexualité provenait « d’un blocage rencontré au cours du développement psychologique normal ». Cette déclaration avait été assorti d’une précision, « l’anormalité » ne qualifiait pas les personnes mais les comportements.

Agressé par les Femen

Ses positions sur l’homosexualité – conformes à la doctrine de l’Église – lui ont valu une agression par des Femen, en avril 2013, pendant une conférence. Son attitude d’impassibilité et de prière alors que les militantes l’aspergeaient d’eau et hurlaient des slogans « stop homophobia ! », avait été portée à son crédit.

Femen

Victime d’un entartrage quelques mois plus tard, il goûte la tarte qu’on lui a envoyée dans la figure. Bien qu’il ne s’en confie pas, les attaques qui ont dû le toucher le plus intimement sont celles de prêtres comme Gabriel Ringlet, qui appelaient publiquement à sa démission en raison de son « isolement », dû à ses « prises de position polémiques depuis son entrée en fonction ».

« Eh bien, tu as dû porter tout cela ! »

Dans un entretien à Paris Match, quand on lui demandait ce que l’enfant aurait pensé de l’homme de 75 ans, il répond : « Je regarde souvent une photo de mes trois frères et moi quand j’avais 8 ans (ces trois frères sont eux aussi devenus prêtres, ndlr). J’imagine que cet enfant de 8 ans me dirait : ‘Eh bien, tu as dû porter tout cela !’ ».