Monthly Archives: January 2016

Sept évêques dénoncent l'absence de débat sur l'IVG

« Peut-on encore parler de l’avortement aujourd’hui ? ». À la suite de la suppression du délai de réflexion pour l’IVG récemment promulguée, sept évêques ont dénoncé dans une tribune publiée le 30 janvier l’absence de « débat » en France sur le sujet et l’importance du « droit à la vie ».

« Il est suffisamment rare que ce sujet revienne dans le débat public pour ne pas saisir l’occasion de parler (…). La promulgation de la loi Santé le 27 janvier dernier nous permet de le faire », affirment les sept évêques dans leur tribune, publiée trois jours plus tard par Le Figaro et Famille Chrétienne.

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« La dernière loi Santé n’est qu’une fuite en avant. La suppression de la notion de « détresse », en 2014, et à présent du délai de réflexion avant de procéder à l’avortement revient à exercer une pression de plus sur les femmes », soulignent-ils.

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« Drame » de l’avortement

« Nous regrettons que dans ce débat les premiers acteurs de l’acte d’avortement, les femmes, soient trop peu écoutés, au profit d’un « combat pour les droits des femmes ». On occulte la violence létale vécue par les enfants à naître et la violence physique et psychologique vécue par leur mère lors d’un acte d’avortement ». « Pour la loi, l’avortement est un « droit ». Dans les faits, c’est surtout un drame », insistent les signataires.

« La miséricorde portée par le pape François n’est pas sélective, parce qu’elle ne se conçoit pas sans la vérité », poursuivent les évêques, en le citant sur cet « attentat contre la vie ».

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« Nous ne voulons pas juger les femmes, relèvent-ils encore, devant le poids de leurs souffrances et la complexité de leurs déchirements intérieurs, nous répondons comme le pape François : « Qui suis-je pour juger ? » Ce sont les drames existentiels que nous accueillons au quotidien ». « Nous appelons au droit à la vie pour tous. Et au droit à l’avis », concluent-ils dans leur tribune.

Une initiative peu commune

Les signataires, Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort de France, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon et Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban sont pour la plupart habitués des prises de position fortes dans les médias sur les sujets de société.

Il est cependant assez rare que des évêques prennent l’initiative de publier ensemble un texte. En juillet 2015, les évêques de la province de Lyon avaient publié une déclaration communie en faveur du maintien en vie de Vincent Lambert, plongé dans un état végétatif irréversible depuis un accident de la route en 2008.

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Polémique autour des tweets de Mgr Aillet

Une polémique est née après les tweets de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne-Lescar-Oloron, au sujet de l’IVG. Dans l’un d’eux, il pointait l’action « illisible » à ses yeux du gouvernement, combattant Daech mais menant campagne pour un meilleur accès à l’avortement. La ministre de la santé, Marisol Touraine, ainsi qu’une députée, se sont vivement élevées contre ces messages.

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M. M.

La sainte colère de l'archevêque d'Alep

De passage en France à l’occasion de la Nuit des témoins organisée chaque année par l’Aide à l’Église en détresse, l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart, en avait gros sur le cœur.

Après avoir décrit la situation dramatique que vivent les Alépins, l’évêque syrien s’est adressé au parterre de journalistes qui étaient venus l’écouter.

« Les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans ne jamais les vérifier », a-t-il lancé, fustigeant notamment les agences de presse créées pendant la guerre, « détenues par l’opposition armée », à l’instar de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, source incontournée des médias occidentaux.

« Il faut que vous compreniez qu’entre l’État islamique et le gouvernement syrien, notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses, mais vous n’avez jamais cherché à être objectifs », a-t-il encore accusé.

À la question de savoir s’il avait pu expliquer sa position aux autorités françaises, Monseigneur Jeanbart a répondu qu’il avait essayé, avant de s’entendre dire qu’il fallait être « moins critique ».

Pour lui, pourtant, l’Occident n’a cessé de taire les exactions de l’opposition armée, tout en accablant le gouvernement syrien et son président. « Bachar el-Assad a beaucoup de défauts, mais figurez-vous qu’il a aussi des qualités », a-t-il expliqué, « les écoles étaient gratuites, les hôpitaux aussi, les mosquées comme les églises ne payaient aucune taxe, mais quel gouvernement de la région fait des choses pareilles, soyez honnêtes ? Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd’hui soutenir le gouvernement, c’est parce que nous redoutons l’instauration d’une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre. »

« Oui, j’ai tenté de dire toutes ces choses aux autorités françaises, mais que voulez-vous attendre d’un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ? » a-t-il finalement répondu, visiblement las (Laurent Fabius avait affirmé que Bachar el-Assad ne « mériterait pas d’être sur la Terre »).

« Est-il possible que la France – que j’aime et qui m’a éduqué par le biais des communautés religieuses installées en Syrie – ait tant changé ? Est-il possible que ses intérêts et son amour de l’argent aient pris le pas sur les valeurs qu’elle défendait autrefois ? » a encore déclaré l’archevêque avec amertume.

À la question du positionnement des évêques français, l’évêque pakistanais également présent n’a pas voulu répondre. C’est donc Monseigneur Jeanbart qui a repris le micro.

« La conférence des évêques de France aurait dû nous faire confiance, elle aurait été mieux informée. Pourquoi est-ce que vos évêques se taisent sur une menace qui est aujourd’hui la vôtre également ? Parce que les évêques sont comme vous tous, élevés dans le politiquement correct. Mais Jésus n’a jamais été politiquement correct, il a été politiquement juste ! » a-t-il lâché.

« La responsabilité d’un évêque est d’enseigner, et d’utiliser son influence pour transmettre la vérité. Pourquoi vos évêques ont-ils peur de parler ? Bien sûr qu’ils seront critiqués, mais cela leur donnera l’occasion de se défendre, et de défendre cette vérité. Il faut bien se souvenir que le silence est parfois un signe d’acquiescement. »

C’est également la politique migratoire des pays occidentaux que l’archevêque a critiquée.

« L’égoïsme et les intérêts servilement défendus par vos gouvernements finiront par vous tuer vous aussi. Ouvrez les yeux, n’avez-vous pas vu ce qui s’est récemment passé à Paris ? » a encore ajouté l’archevêque, avant de conclure en suppliant : « Nous avons besoin que vous nous aidiez à vivre chez nous ! […] Je ne peux accepter de voir notre Église deux fois millénaire disparaître. Je préfère mourir que de vivre ça. »

L'archevêque d'Edmonton contre la politique albertaine protégeant les élèves LGBT

Au tour de l'Archevêque d'Edmonton, Mgr Richard Smith, de faire connaître son opinion contre les lignes directrice de l'Alberta protégeant les élèves LGBT.Au tour de l’Archevêque d’Edmonton, Mgr Richard Smith, de faire connaître son opinion contre les lignes directrices de l’Alberta protégeant les élèves LGBT.  Photo :  ICI Radio-Canada

Un quatrième évêque, l’archevêque d’Edmonton Richard Smith, s’oppose à certaines lignes directrices imposées par l’Alberta aux commissions scolaires pour protéger les élèves LGBT, ceux dont l’orientation sexuelle est autre qu’hétérosexuelle.

Un texte de Sylvain BascaronTwitterCourriel

Dans une lettre envoyée de l’Inde, où il voyage présentement, Mgr Smith souligne que les lignes directrices contiennent « de nombreux éléments constructifs, réfléchis et raisonnables ». Mais rapidement, il se tourne vers les règles qui vont à l’encontre des préceptes de l’Église.

À lire aussi :

« Selon la foi catholique, écrit-il, une personne est créée ‘corps et âme’ ensemble, Dieu a créé les êtres humains en tant qu’homme ou femme et que nous devons tous de respecter et prendre soin de nos corps comme ils ont été créés. »

« Nous savons tous, poursuit-il, que certains jeunes ont peine à comprendre leur orientation et leur identité sexuelles, et que c’est le devoir de leurs enseignants de faire preuve de sensibilité, de respect, d’acceptation et de compassion, ce qu’ils font déjà. (…) Mais on ne peut demander à ce personnel de renier sa foi dans ses activités quotidiennes. »

Trahison

Avant de conclure sa lettre, Mgr Smith a choisi de prendre à partie les conseillers catholiques d’Edmonton.

« Nous avons été témoins de l’inhabileté des conseillers à travailler ensemble, et à parler d’une seule voix. Les paroles et les actions de certains d’entre eux au lieu de défendre ce qui est bon d’une éducation catholique, ont causé du mal et de l’hostilité, de telle façon qu’ils ont trahi la confiance que leurs électeurs catholiques leur ont témoignée. » — Mgr Richard Smith, archevêque d’Edmonton

La lettre de l’archevêque d’Edmonton (en anglais):

Les lignes directrices controversées chez les catholiques

La semaine dernière, le ministre de l’Éducation David Eggen annonçait des lignes directrices auxquelles les 61 commissions scolaires de la province devront se plier avant le 31 mars. Chaque élève devra par exemple pouvoir choisir sa salle de toilette, et son vestiaire en fonction de ce qu’il croit être son identité sexuelle. Le personnel de chaque école devra aussi soutenir les groupes de soutien hétéro-LGBT quand ça lui est demandé par un élève.

Depuis, en plus de Richard Smith, trois évêques ont manifesté leur désaccord face à cette politique. Le conseil scolaire catholique d’Edmonton a, dans un geste critiqué, choisi de relayer une de ces lettres aux parents de tous ses élèves.

3 évêques et une association catholique contre la politique entourant les élèves LGBT

Église catholique Photo :  ICI Radio-Canada

L’archevêque de Grouard-McLennan, l’évêque de St-Paul et l’association des conseillers scolaires catholiques de l’Alberta (ACSTA) ajoutent leur voix contre les lignes directrices de l’Alberta sur la protection des élèves LGBT dans les écoles.

Un texte de Sylvain BascaronTwitterCourriel

Le dernier à se faire entendre est l’archevêque Gerard Pettipas, de l’archidiocèsee de Grouard-McLennan, dans le nord-ouest de l’Alberta, par une lettre pastorale.

Il croit qu’aucun élève ne devrait être victime de manque de respect, et que chacun a droit à la même dignité que les autres. Mais il ajoute que « les écoles catholiques de l’Alberta doivent se plier à la loi, mais doivent le faire tout en respectant les pratiques et croyances de la foi catholique. L’Église croit, ajoute-t-il, que le genre physiologique d’une personne n’est pas arbitraire, c’est celui avec lequel une personne doit grandir, et c’est ce genre qui doit être respecté. »

Il manifeste aussi son soutien à une déclaration de l’ACSTA envoyée avant sa lettre pastorale.

L’association répète que les parents ou tuteurs sont les principaux éducateurs et qu’il leur revient de faire des choix informés pour leur enfant. Elle semble aussi soutenir l’évêque Frederick Henry, qui a écrit une lettre controversée contre les lignes directrices de la province, rappelant le rôle de guides moraux et spirituels des évêques catholiques de l’Alberta. Enfin, l’ACSTA propose de rencontrer le ministre de l’Éducation de l’Alberta et dénonce le manque de consultation par la province avant d’établir les lignes directrices en question.

Les lignes directrices sur la protection du genre des élèves, en cinq points

 1. Utilisation des toilettes : un élève peut aller à la toilette selon le genre qu’il considère avoir. Les écoles sont encouragées à avoir une toilette qui ne se limite pas aux garçons ou aux filles.

 2. Utilisation des vestiaires : un élève peut se changer dans le vestiaire de son choix, et y avoir l’intimité qu’il désire. Il est notamment prévu qu’un élève mal à l’aise de se changer au même endroit qu’une personne transgenre ait accès à son intimité.

 3. Faire partie d’une équipe : « quand c’est possible », les divisions entre équipes (scolaires ou sportives) pour filles et pour garçon devraient être éliminées. Quand ce n’est pas possible, un élève devrait pouvoir faire partie de l’équipe qui correspond au genre qu’il considère avoir.

 4. Choisir son pronom : ce n’est à personne d’autre qu’à l’élève de déterminer si les autres doivent s’adresser à lui, ou parler de lui, comme un « il » ou une « elle ».

 5. Alliances hétéro-LGBT : si un élève réclame un groupe de soutien, une alliance entre les élèves hétérosexuels et ceux des minorités de genres (lesbiennes, gais, bisexuels, transsexuels), la mise sur pied est non seulement obligatoire, mais elle devrait bénéficier du soutien du personnel de l’école.

Toutes les écoles de la province ont ordre de se plier à ces règles avant le 31 mars 2016.

La déclaration de l’ACSTA souligne aussi que les écoles catholiques ont déjà des politiques très sévères contre l’intimidation et des directives qui « assurent depuis longtemps que tout élève, peu importe son origine ethnique, sa religion, son orientation sexuelle ou son genre soit traité avec le même respect, la même dignité ».

L'évêque Paul Terrio, du diocèse de Saint Paul en Alberta.L’évêque Paul Terrio, du diocèse de Saint Paul en Alberta.  Photo :  Diocèse de St-Paul

La présidente de l’association, une conseillère scolaire de la commission des écoles catholiques de la région de Red Deer, dit que la déclaration permet de rassurer ceux qui pensent que les élèves LGBT sont maltraités dans les écoles catholiques. « Ce n’est pas le cas, dit-elle. Toutes nos écoles sont des environnements inclusifs, accueillants et bienveillants. »

Lettre pastorale de l’évêque Paul Terrio

L’évêque de Saint Paul dénonce quant à lui « une erreur fondamentale » des lignes directrices de la province. Selon lui, déclarer qu’une personne peut choisir librement son identité sexuelle néglige « à la fois des faits biologiques et des enseignements religieux. » Il précise qu’au quotidien, la biologie et la culture ne peuvent pas êtres pris indépendamment l’une de l’autre, et croire en l’existence d’un « genre social » serait faire fausse route.

« La masculinité et la féminité ne sont pas des rôles échangeables, mais sont des dons et volontés du Créateur. Permettre à chacun de déterminer son identité sexuelle est donc un déni de la biologie, et une répudiation des bienfaits de la Création. » — Paul Terrio, évêque de Saint Paul, Alberta

L’évêque rejette donc les lignes directrices de la province pour des raisons de « gros bons sens, dit-il, et de foi.

Le ministre de l’Éducation veut poursuivre la discussion avec les leaders de la foi catholique en Alberta. Il réfléchit à la possibilité de nommer un médiateur pour faciliter les échanges.

Retour sur l'installation de Mgr de Dinechin à Soissons

renauld_de_dinechin_installationNommé évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin le 30 octobre 2015, Mgr de Dinechin a été installé le 20 décembre dans son nouveau diocèse. Plus de 2500 personnes ont assisté à la célébration, dont 23 évêques et plus de 200 prêtres et diacres.

Le site Internet du diocèse de Soissons revient en images sur l’installation de Mgr Renauld de Dinechin. On y voit au micro le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, diocèse pour lequel le 108ème évêque de Soissons avait été ordonné prêtre en 1988 puis évêque auxiliaire en 2008. Ainsi qu’une accolade avec son nouvel archevêque, Mgr Thierry Jordan, archevêque de Reims.

Dans le premier édito qu’il signe pour la revue diocésaine, Mgr Renauld de Dinechin relit : « Juste avant Noël, j’ai pris possession du siège de Soissons» comme votre évêque. Bien ému d’être accueilli si chaleureusement (…) ». Il ajoute : « Que la solennité de cette liturgie permette à chacun de vous d’assumer le contraste avec l’humble quotidien de tant de situations difficiles ». Dans son homélie, il avait notamment exprimé vouloir se faire proche des exclus.

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Religion : Euzebius Chinekezy, nouvel évêque de Port-Gentil

Il a été nommé le 12 janvier courant, à la tête du diocèse de la capitale économique par le pape François.

L'abbé Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu. © mandjiinfos.com

L’abbé Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu. © mandjiinfos.com

L’Église catholique du Gabon vient de s’enrichir d’un nouvel évêque avec la nomination, le 12 janvier courant, d’Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu comme responsable du diocèse de Port-Gentil, un poste vacant depuis la nomination, en 2013, de Mathieu Madega Lebouakehan à Mouila.

L'abbé Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu. © mandjiinfos.com

L’abbé Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu. © mandjiinfos.com

Le nouvel évêque est né le 13 décembre 1959 à N’djamena, au Tchad, de parents nigérians. Durant son enfance, il émigre avec sa famille au Gabon. Il a été élève de l’école Mont-Fort, avant de fréquenter au Collège Bessieux et à l’Immaculée Conception pour terminer à l’Université Omar Bongo. Il a ensuite étudié au petit séminaire Saint Jean de Libreville et, de 1985 à 1992, au grand séminaire Emile Biayenda de Brazzaville.

Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 1992-1993, vicaire de la paroisse Notre-Dame des Victoires à Libreville ; 1993-1996, curé de la paroisse Saint Pierre à Libreville ; 1996-1997, directeur spirituel du petit séminaire Saint Jean de Libreville ; 1997-1998, recteur de ce même séminaire ; 1994-1998, vicaire épiscopal de l’archidiocèse de Libreville. Après des études en  théologie spirituelle au Teresianum à Rome (Italie) et à Château Neuf de Gallaume (France), il devient de 2002 à 2003, curé de la paroisse Saint André de Libreville. De 2003 à 2006, il est curé de la cathédrale de Libreville. Entre 2006 et 2010, il exerce comme curé de la paroisse Notre-Dame des Apôtres, dans la périphérie de Libreville.

Cette promotion, qui intervient en marge des travaux de la conférence épiscopale du Gabon qui s’achèvent le 17 janvier prochain, porte à six le nombre d’évêques au Gabon, qui compte aussi un préfet apostolique. Il s’agit de Basile Mvé Engone, archevêque Métropolitain de Libreville ; Dominique Bonnet, évêque émérite de Mouila ; Timothée Modibo, évêque de Franceville ; Jean-Vincent Ondo Eyene, évêque d’Oyem ; Mathieu Madéga, évêque de Mouila ; Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu, évêque de Port-Gentil et Joseph Koerber, préfet apostolique de Makokou.

Le diocèse de Port-Gentil, érigé en 2003, est suffragant de l’archidiocèse de Libreville. Il a une superficie de 22.850 Km2 et une population de 128.000 habitants dont 71.770 catholiques. Il compte huit paroisses, sept prêtres diocésains, quatre religieux, 11 religieuses et 13 grands séminaristes.

Comment les évêques d'Europe veulent peser sur la politique familiale

Depuis plusieurs mois, la pression va grandissante. En Irlande du Nord, l’Église catholique demande à la justice de faire annuler un jugement de la Haute Cour de Belfast, rendu en novembre, et ouvrant la voie à un assouplissement de la loi sur l’avortement. Dans le Guardian, début janvier 2016, le secrétaire du Conseil catholique pour les affaires sociales martelait ainsi :« L’enfant est vivant, et il mérite d’être protégé ». 

Comment faire entendre la voix de l’Église lorsqu’un gouvernement envisage de légiférer dans le domaine de la politique familiale ? La question se pose de plus en plus régulièrement aux responsables catholiques, en particulier en Europe, et bien au-delà de l’Irlande du Nord.

 > A lire  : L’Église nord-irlandaise vent debout contre la libéralisation de l’avortement  

La bataille se joue davantage dans les capitales qu’à Bruxelles

 « Il n’y a pas qu’un seul modèle, et encore moins de recette unique », résume Maria Hildingsson, qui pilote, à Bruxelles, la fédération des associations familiales catholiques (FAFCE). « Les pays de l’Est de l’Europe n’hésitent pas à prendre des options très claires, en réagissant fortement ou rapidement, analyse-t-elle. Dans ces États, qui ont connu une idéologie totalitaire, l’Église est beaucoup plus prompte à réagir contre ce qu’elle perçoit comme une forme de pensée unique. En Allemagne, au contraire, l’épiscopat a toujours inscrit ses prises de positions dans un consensus et dans un dialogue. » Mais la bataille se joue davantage dans les capitales qu’à Bruxelles, car l’Union européenne ne dispose d’aucune compétence pour légiférer en matière de politique familiale.

Il existe en effet outre-Rhin un Katholische Büro pour coordonner les relations entre l’Église catholique et l’État, avec ses déclinaisons dans chaque région. Les évêques sont régulièrement reçus par les états-majors des partis politiques. « Nulle obligation, mais c’est une tradition très ancrée dans la vie politique allemande », explique Stefan Lunte, conseiller à la Commission des épiscopats européens (Comece).

 « Globalement, les évêques allemands sont beaucoup plus mobilisés sur les questions migratoires ou les départs d’Église que sur les changements législatifs en matière familiale », poursuit-il. Mais l’Église devra peut-être y être confrontée dans les prochaines années si le prochain gouvernement entreprend d’autoriser le mariage entre deux personnes du même sexe.

L’Église polonaise n’hésite pas à critiquer directement de hauts responsables

En Pologne voisine, le dialogue est également permanent mais le ton beaucoup plus ferme. Première préoccupation des évêques : la promotion d’un soutien de l’État aux familles. Une priorité ardemment défendue depuis peu. « L’Église n’a pris conscience que très récemment de la situation démographique préoccupante de la Pologne », raconte Marcin Przeczewski, rédacteur en chef de KAI, une agence de presse catholique.

 > A lire  : En Pologne, l’Église catholique reste prudente envers la politique  

Des chiffres présentés en 2010, révélant que le taux de fécondité dans le pays ne s’élève qu’à 1,29 enfant par femme, ont fait l’effet d’un électrochoc. Le sujet est abordé à chaque rencontre de la commission mixte réunissant représentants de l’épiscopat et du gouvernement, deux fois par an. Cet automne, ils ont fortement soutenu la création d’une carte de réduction pour les familles nombreuses et le passage du congé paternité de 3 à 12 mois.

L’Église n’hésite pas à critiquer directement de hauts responsables, comme au printemps, lorsque les évêques ont tenté de faire pression sur le président sortant, Bronislaw Komorowski, pour qu’il appose son veto à une loi sur la bioéthique jugée trop permissive. « Ils sont convaincus que la défense de la famille et de la loi naturelle constitue en ce moment leur devoir, surtout à l’approche des élections législatives, le 25 octobre », décrypte Marcin Przeczewski.

L’« instance Matignon » regroupe représentants du gouvernement et de l’Église

En France, l’engagement de bon nombre de catholiques contre le projet ouvrant le mariage aux personnes de même sexe a constitué un tournant à bien des égards. Pendant plusieurs mois, en 2013, la quasi-totalité des évêques ont exprimé franchement leur opposition au projet de loi porté par la ministre de la justice Christiane Taubira. Pour autant, l’épiscopat réfute le qualificatif de lobby. « Nous ne faisons pas pression pour vendre un produit ou supprimer une taxe qui nous désavantagerait. Il ne s’agit pas non plus de régenter la société, insiste son porte-parole, Mgr Olivier Ribadeau-Dumas. Mais nous disons ce que nous pensons être le mieux pour le bien commun de la société. Et il nous faut être audibles. »  

Pour cela, les évêques disposent d’outils solides, sur lesquels ils s’appuient pour faire passer leurs messages au monde politique. D’une part, l’« instance Matignon » regroupe deux fois par an représentants du gouvernement et de l’Église. D’autre part, l’épiscopat nourrit aussi des relations plus informelles avec les responsables politiques, à différents niveaux. « Nous pouvons demander d’être reçus par tel ministre, tel fonctionnaire, tel membre de cabinet, pour faire valoir nos positions », poursuit le porte-parole. Il arrive aussi à la conférence épiscopale de faire distribuer une note aux parlementaires.

Dernièrement, le livre de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et spécialiste des questions de bioéthique, fut distribué dans le casier des sénateurs et députés à l’approche du débat sur la fin de vie. L’épiscopat réfléchit actuellement à structurer sa veille politique autour d’une cellule spécifique.

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En Italie, deux évêques disent « oui » aux unions civiles

Alors que l’Italie est en plein débat sur un projet de loi destiné à donner aux couples homosexuels les mêmes droits que ceux qui dérivent du mariage, deux cardinaux ont laissé la porte ouverte, début janvier 2016, à la reconnaissance des unions civiles. C’est notamment le cas du cardinal Gualtiero Bassetti, archevêque de Pérouse : « Les unions civiles doivent être reconnues en tant que telles, homosexuelles comprises, mais ne doivent pas être équivalentes au mariage, a-t-il affirmé. (Mais) pour les adoptions, il faut un homme et une femme. » La Conférence des évêques italiens (CEI) n’a quant à elle pas formellement pris position sur le sujet.

L'archevêque Hollerich sera bientôt épaulé

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Demande de Jean-Claude Hollerich: Le Luxembourg aura un évêque auxiliaire

L’archevêque de Luxembourg, Jean-Claude Hollerich, aura à ses côtés un évêque auxiliaire pour l’aider dans son travail quotidien.

L’information vient d’être confirmée par l’entourage de l’archevêque.

Une procédure pour désigner cette personne vient d’être entamée. Le nonce en charge du Luxembourg va proposer trois noms au Vatican.