Monthly Archives: February 2016

Un nouveau président pour les évêques d'Afrique de l'Ouest

Les évêques membres de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao) ont élu, lundi 29 février, un nouveau président à la tête de cette structure qui regroupe les responsables catholiques de 16 pays d’Afrique de l’Ouest. C’est désormais Mgr Ignatius Kaigama, l’archevêque nigérian de Jos, qui exercera cette fonction.

Élu pour trois ans, il succède au cardinal sénégalais Théodore Adrien Sarr.

Mgr Kaigama a été désigné au cours de l’Assemblée générale de la Cerao, réunissant 150 évêques à Accra (Ghana) entre le 22 et le 29 février, sur le thème « La nouvelle évangélisation et les défis spécifiques pour l’Église, Famille de Dieu en Afrique de l’Ouest : réconciliation, développement, et vie familiale ».

Mgr Kaigama, 57 ans, est archevêque du diocèse de Jos, dans le Nord du Nigeria, et président de l’épiscopat nigérian. Ordonné prêtre à 22 ans, en 1981, il fut consacré évêque de Jaingo en 1995, avant de devenir archevêque de Jos en 2000.

Titulaire d’un doctorat de théologie à l’université pontificale grégorienne, il a reçu en 2012 la « Colombe d’Or pour la paix », prix décerné par l’organisation italienne Istituto di Ricerche Internazionali Archivio Disarmo pour son rôle dans la promotion de la paix et de l’harmonie interreligieuse au Nigeria.

Parmi les autres responsables de la Cerao élu à Accra, Mgr Jose Camnate Na Nissigin, évêque de Bissau (Guinée-Bissau), a été élu premier vice-président ; et Mgr Alexis Youlo, président de l’épiscopat ivoirien, a été élu deuxième vice-président.

Tout va très bien, Monsieur l'archevêque

L’archevêque va très bien et il n’est pas démotivé, a assuré sur les ondes de RTL Radio Lëtzebuerg le vicaire général Léo Wagener, alors que quelques mois plus tôt, Son Excellence Jean-Claude Hollerich avait envoyé de la fumée noire à Rome en présentant sa démission «pour des raisons de santé». Le pape n’aurait pas accepté son départ et pour faciliter la tâche de l’archevêque, il a été convenu de lui trouver un évêque auxiliaire au sein de l’archidiocèse de Luxembourg. Le «tout va très bien» résonne un peu comme dans la chanson de la marquise autiste autour de laquelle le château brûle.

Aussitôt connue, l’information du recrutement prochain d’un «archevêque bis» a suscité des réactions au sein de la classe politique. Au LSAP, qui pousse à l’accélération du processus de séparation de l’Église et de l’État sous l’impulsion du ministre de l’Intérieur Dan Kersch, athée revendiqué, les députés Taina Bofferding et Georges Engel ont demandé au ministre des Cultes, via une question parlementaire, qui paierait son salaire. Xavier Bettel leur a répondu que la nomination d’un évêque auxiliaire relevait de la cuisine interne de l’archidiocèse et que, de ce fait, elle n’était pas soumise à l’accord préalable du gouvernement. «Je note, explique le ministre des Cultes, que la fonction d’évêque auxiliaire n’est pas énumérée parmi les fonctions de ‘ministre du Culte’» dans la loi fixant le traitement des fonctionnaires. C’est donc sur le denier des paroissiens que le salaire du prélat sera prélevé.

Le fait que Jean-Claude Hollerich ait mis son poste en jeu est révélateur du malaise et des dissensions qui tiraillent les catholiques du pays, moins d’ailleurs pour des questions idéologiques que financières. Cette «fausse capitulation» fait suite à la vraie démission en février 2015 du vicaire général Erny Gillen, remplacé par Léo Wagener, tout en touchant pendant six mois son ancienne rémunération, soit le deuxième salaire le plus élevé de l’Église, avant de redevenir simple curé. Gillen avait ensuite pris le large l’été dernier au Boston College pour reprendre des études de bioéthique et y enseigner.

Après avoir écrit un ouvrage sur les «Maux de la curie romaine», il avait essuyé un revers dans sa carrière, le poste de président de l’ONG catholique Caritas International à Rome – qu’il lorgnait depuis longtemps et pour lequel il croyait être favori –, lui ayant échappé. De retour à Luxembourg en janvier dernier, il a choisi de couper les ponts avec l’archevêché «pour des raisons personnelles» et de revenir à la vie civile, sans faire d’ailleurs de «coming out».

Paroissiens en perte de repères

Dans le même temps et plutôt logiquement, la présidence du Groupe Saint-Paul, propriété de l’évêché, ne lui est pas revenue. Il avait d’ailleurs confié à une secrétaire le soin d’avertir les membres du conseil d’administration de cette nouvelle. Le choix de son successeur a surpris. Alors que la «tradition» veut que le vicaire général en exercice siège à la tête du conseil d’administration de l’éditeur du Luxemburger Wort, le choix s’est porté sur un faux retraité de la politique, l’ancien ministre des Finances Luc Frieden.

Cette nomination marque clairement l’intention de Frieden, en exil à Londres en tant que vice-président de la Deutsche Bank, de revenir sur l’échiquier politique et de trouver une place à sa mesure au CSV. Certains voient déjà dans l’ancien ministre des Finances le prochain Premier ministre. À bientôt 53 ans, Frieden devra tenter son va-tout aux échéances de 2018, au risque d’apparaître un peu trop vieux au tour suivant. Dans l’immédiat, la question est de savoir si le quotidien appartenant à l’évêché, qui s’est émancipé du parti chrétien-social, ne va pas être affecté par l’arrivée de l’ancien dauphin de Juncker et si ce dernier ne sera pas tenté de se servir de ce relais médiatique pour promouvoir sa propre carrière.

La reddition ratée de Jean-Claude Hollerich et le départ pour de vrai d’Erny Gillen – qui malgré ses défauts, son ego surdimensionné et son goût prononcé pour l’intrigue, incarnait la puissance centralisatrice de l’évêché –, ont un peu déboussolé les paroissiens lambda. Ils ont fait apparaître des luttes de clans au sein même d’une Église affaiblie par ses dissensions, après la signature en janvier 2015 de l’acte de séparation avec l’État, sous l’aiguillon du LSAP qui en rêvait depuis longtemps.

Le divorce entre Église et État semblait encore faire consensus en janvier 2015, probablement parce que la perspective de perdre sa rente de situation – avec la mise dans un pot commun du patrimoine foncier des différentes églises à travers la création d’un fonds spécial centralisé par l’Archevêché – paraissait lointaine. Or, en mai dernier, le ministre LSAP de l’Intérieur, Dan Kersch, abat son jeu et accélère le rythme de la rupture. Il dépose à la Chambre des députés un projet de loi interdisant à l’avenir aux communes de financer les déficits des fabriques d’église, à l’exception des gros travaux. Plus question non plus de payer pour les presbytères. Kersch a touché ici au nerf de la guerre, l’argent des fabriques d’église, alimentées par les dons et legs des Luxembourgeois. Mais l’argent ne rentrerait plus comme avant.

C’est le branle-bas de combat chez les catholiques de la base. Trois mois après le dépôt du texte controversé, le «15 août 2015, jour de l’Assomption de la Vierge Marie», le syndicat des fabriques d’église (Syfel) se fond d’un avis de 65  pages qui est une déclaration de guerre contre le gouvernement actuel, accusé de vouloir les «tuer» et de semer la zizanie entre croyants et non-croyants. «Par un tel projet, souligne le Syfel dans son avis, le gouvernement actuel risque de diviser les citoyens croyants ou non croyants jusqu’à l’intérieur de l’Église catholique et contribue à gangréner la paix sociale dans notre pays.»

Toiletter le texte de 1809, passé par décret et fruit du régime autoritaire de Napoléon Ier, «oui», soutient le syndicat des fabriques, mais pas touche au droit de propriété. «L’histoire nous enseigne que seuls des régimes despotiques et autoritaires se sont attaqués aux fabriques d’église par le passé», signalent les rédacteurs de l’avis du 15 août, en faisant référence aux nationalisations des biens des fabriques sous la Révolution française et aux «exactions du régime nazi sous l’occupation allemande».

Des nationalisations de la Révolution française aux exactions nazies

Sur 65 pages et beaucoup de répétitions, le Syfel voit le projet du ministre de l’Intérieur comme une confiscation des biens de l’Église et une spoliation de «l’art sacré luxembourgeois et les biens cultuels». Le syndicat se dit demandeur d’une «réforme globale de la législation des fabriques d’église qui soit moderne, innovatrice et cohérente, mais qui (les) maintient dans leur rôle de gérer les lieux de culte».

Or, les fabriques d’église, c’est un peu comme les bureaux de poste ou les commissariats de proximité, il y en a trop: 285 pour un peu plus de 400 lieux de culte, pour beaucoup délaissés par les croyants. La réduction de l’enveloppe que l’État allouera chaque année au culte catholique de son niveau actuel de 23  millions d’euros à 6,7 millions obligera à des arbitrages sur le maintien de certains lieux de culte et leur désacralisation.

Faute de transparence des comptes, il y a une «mystification des finances des fabriques d’église», reconnaît le Syfel lui-même, en contestant les chiffres avancés par le ministre de l’Intérieur sur les montants de l’intervention des communes pour combler le déficit des fabriques: 13,5 millions en 2015. Il y aurait «désinformation». Le syndicat admet quand même l’absence de «chiffres fiables et vérifiables». «Admettre une intervention communale de 13,5 millions d’euros pour cette année (2015, ndlr) pour les fabriques relève de la pure fantaisie d’un ministre», souligne-t-il. Paradoxalement, il soutient aussi que «malgré la non-vérifiabilité des chiffres avancés, on peut dire que ces montants ne sont pas disproportionnés par rapport aux retombées pour les communes et pour le commerce». Histoire de dire que la messe du dimanche, les communions et les confessions apportent de l’eau bénite au moulin du commerce de proximité, des cafés du coin aux boulangeries.

La majorité a balayé d’un revers les considérations du Syfel, sans trop s’attarder sur les menaces de recours qu’il fait planer. Claude Haagen, président du LSAP et rapporteur du projet de loi, a survolé ces critiques. Pour lui, l’important, c’est que le parti socialiste, après des années de frustration à ronger son frein lorsqu’il gouvernait avec le CSV, a réussi – sous la coalition Gambie – à faire passer la première étape du divorce avec l’Église, l’étape ultime devant déboucher sur un semblant d’État laïc, à tout le moins d’une «neutralité absolue» en matière religieuse.

Quinze évêques au Salon de l'agriculture : redonner “espoir” aux agriculteurs

Le 53e Salon de l’agriculture a ouvert ses portes au public samedi à Paris sur fond de crise agricole : 700.000 visiteurs sont attendus, dont 15… évêques ce lundi. Une première.

La crise agricole sera la toile de fond du 53e Salon de l’agriculture (27 février-6 mars). Ce lundi à Paris, c’est une première, 15 évêques catholiques vont arpenter les allées de la plus grande ferme de France (une visite décidée au mois de novembre). Venus de diocèses ruraux, ils veulent montrer leur solidarité avec les agriculteurs, et leur redonner “confiance” et “espoir”. Mais ils ne sont pas là pour “apaiser” ce conflit : ils emmènent dans leurs valises un appel. Un appel à “reconvertir” l’agriculture française

Reportage : 15 évêques au Salon de l’agriculture

“Pas simplement un bon bifteck à manger”

Parmi eux, Philippe Ballot, l’archevêque de Chambéry (évêque de Maurienne et de Tarentaise), que nous avons rencontré avant son départ pour la capitale. Dans son bureau, il ouvre un exemplaire de la Bible :  une photo sert de marque-pages. Dessus, un jeune poulain, César, un animal de chez lui… Cet évêque est fils d’agriculteur : “Je ne vois pas simplement un bon bifteck à manger, je vois la beauté de la nature, l’émerveillement et la contemplation.

Radio France© Radio FranceClément Lacaton

Radio France© Radio FranceClément Lacaton

Philippe Ballot rejoint le Salon de l’agriculture nostalgique, comme un retour aux sources, mais de l’eau a coulé sous les ponts… Il sait que beaucoup de choses ont changé depuis la naissance de ce cheval il y a 20 ans. Il sait aussi que cette visite d’évêques au Salon sera très suivie, et il comprend la colère des agriculteurs : “Nous ne sommes pas là pour apaiser, non, nous y allons pour délivrer quelques messages forts (…). Il faut consommer et produire autrement, les animaux ont aussi leur existence propre et il me semble que quand on est dans l’agriculture industrialisée à outrance, la surproduction, on n’est plus dans ce rapport et il faut le retrouver. Un respect de la nature et de l’animal.

“Agriculteur, un métier extraordinaire”

Agriculteur ? “C’est un métier extraordinaire, poursuit-il. Il produit pour que les gens soient heureux. Quand des agriculteurs sont en colère, cassent, détruisent, c’est vraiment le signe que notre société va mal, parce que s’il y a une profession qui respecte les choses, c’est vraiment l’agriculture. Quelle alerte nous est donnée !

“Un système socialement et écologiquement dévastateur”

Les évêques veulent donc porter un “regard attentif” sur la situation. Et malgré les flashs des photographes, les micros et les caméras, Monseigneur Ballot se pliera au “protocole” du Salon : “Bien sûr je ne sortirai pas du Salon en ne pouvant plus marcher parce que j’aurai trop mangé ou en allant dans n’importe quel sens parce que j’aurai trop bu ! Mais j’apprécierai les produits qu’on nous donnera.

Et, verre de vin en main, il restera fidèle à ses convictions :  “Le système agricole actuel est socialement et écologiquement dévastateur.”

Radio France© Radio FranceClément Lacaton

L'archevêque au salon de l'agriculture

Découvrez notre offre 100% numérique

Le Journal d’Ici sur web + tablette : toute l’info sur le Tarn et le Lauragais dès le jeudi à 7 heures.

L’abonnement comprend 50 numéros par an (dont deux numéros doubles) en version numérique
Toute l’info du Tarn et Lauragais dès le jeudi 7h et tout l’agenda des sorties en permanence avec soi.

« Évêques et cardinaux devraient voir Spotlight » estime Mgr Charles Scicluna

« C’est la dénonciation qui sauvera l’Église » juge le président du collège spécial pour l’examen des recours de prêtres accusés de délit graves, à la Congrégation pour la doctrine de la foi

29 juin 2015 : Mgr Charles Jude SCICLUNA, archevêque de Malte, lors de la messe célébrée par le pape François pour la fête des saints Apôtres Pierre et Paul, basilique Saint Pierre, Vatican, Rome, Italie.ZOOM

29 juin 2015 : Mgr Charles Jude SCICLUNA, archevêque de Malte, lors de la messe célébrée par le pape François pour la fête des saints Apôtres Pierre et Paul, basilique Saint Pierre, Vatican, Rome, Italie. / Alessia GIULIANI/CPP/CIRIC/

Mgr Charles Scicluna, l’un des hommes clé du dispositif de lutte contre les abus sexuels dans l’Église, a estimé à la fin d’une projection du film Spotlight que « tous les évêques et les cardinaux, surtout les responsables des âmes, devraient le voir », rapporte le quotidien italien La Repubblica mercredi 17 février.

Le film américain, sorti le 18 février en Italie, le 26 janvier en France et dès septembre aux États-Unis, raconte le travail acharné qui permit aux journalistes du Boston Globe de révéler les pratiques de pédophilie de nombreux prêtres des diocèses des Etats-Unis, en 2002.

« [Cardinaux et évêques] doivent comprendre que c’est la dénonciation qui sauvera l’Église, et pas l’omerta » a poursuivi l’archevêque de Malte, qui préside le collège spécial visant à traiter, au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), les recours de prêtres accusés de délit graves.

« Le film montre combien l’instinct, qui était malheureusement présent dans l’Église, de protéger la bonne réputation, était une grave erreur. Il n’y a pas de miséricorde sans justice », a ajouté Mgr Scicluna.

L’enquête du Boston Globe avait été publiée le 6 janvier 2002. Au même moment, en janvier 2002, Mgr Scicluna prenait ses fonctions à la CDF où il avait été appelé par le cardinal Ratzinger. L’archevêque de Malte y fut promoteur de justice de 2002 à 2012.

Lire  : La critique de Spotlight dans La Croix

C.C. avec Apic/I. media

Collège épiscopal du 13 au 19 février

Nominations, démissions… du 13 au 19 février 2016

Nominations

Le P. Jacek KICINSKI, cmf, (vicaire épiscopal pour les religieux et professeur à la Faculté pontificale de théologie de Wroclaw) évêque auxiliaire de Wroclav, le 13 février.

Mgr George BUGEJA, ofm, (évêque coadjuteur du vicariat apostolique de Tripoli) administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis de Benghazi, Libye, le 16 février.

Mgr Robert Christopher NDLOVU, (archevêque d’Harare) administrateur apostolique sede vacante et ad Sanctae Sedis de Chinhoyi, Zimbabwe, le 17 février.

Mgr John Douglas DESHOTEL, (évêque auxiliaire de Dallas) évêque de Lafayette, États-Unis, le 17 février.

Le P. Ricardo HOEPERS, (curé de paroisse dans l’archidiocèse de Curitiba) évêque de Rio Grande, Brésil, le 17 février.

Le P. Richard Kuuia BAAWOBR, (supérieur général des missionnaires d’Afrique, pères blancs), évêque de Wa, Ghana, le 17 février.

Le P. Carlos Alberto BREIS PEREIRA, ofm, (ministre provincial de la province Saint-Antoine avec siège à Recife) évêque coadjuteur de Juazeiro, Brésil, le 17 février.

Le P. Felice ACCROCCA, (curé et vicaire épiscopal pour la pastorale du diocèse de Latina-Terracina-Sezze-Priverno) archevêque métropolitain de Bénévent, Italie, le 18 février.

Démissions

Mgr Sylvester Carmel MAGRO, ofm, vicaire apostolique de Benghazi, Libye, le 16 février.

Mgr Dieter Bernd SCHOLZ, sj, évêque de Chinhoyi, Zimbabwe, le 17 février.

Mgr Charles Michael JARRELL, évêque de Lafayette, États-Unis, le 17 février.

Mgr José Mario STROEHER, évêque de Rio Grande, Brésil, le 17 février.

Mgr Paul BEMILE, évêque de Wa, Ghana, le 17 février.

Mgr Andrea MUGIONE, archevêque métropolitain de Bénévent, Italie, le 18 février.

Décès

Mgr John Baptist KAKUBI, évêque émérite de Mbarara, Kenya, le 11 février à l’âge de 87 ans.

Mgr Barry Philip JONES, évêque de Christchurch, Nouvelle-Zélande, le 13 février à l’âge de 75 ans.

Mgr Carlos QUINTERO ARCE, archevêque émérite de Hermosillo, Mexique, le 16 février à l’âge de 96 ans.

Mgr Gregorio Garavito JIMÉNEZ, religieux de la Compagnie de Marie, évêque émérite de Villavicencio, Colombie, le 16 février à l’âge de 97 ans.

Saint-Siège

Le 13 février, le pape François a nommé Mgr Ivan JURKOVIC, jusqu’alors nonce apostolique en Russie et en Ouzbékistan, observateur permanent du Saint-Siège auprès du bureau des Nations unies à Genève et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Collège épiscopal du 6 au 12 février

Nominations, démissions, Saint-Siège… du 6 au 12 février 2016

Nominations

Le P. Manuel Eugenio SALAZAR MORA, (curé de paroisse) évêque de Tilarán-Liberia, Costa Rica, le 6 février.

Le P. Duncan Theodore TSOKE, (vicaire général) évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Johannesburg, Afrique du Sud, le 6 février.

Le P. Shorot Francis GOMES, (vicaire général) évêque auxiliaire de Dhaka, Bangladesh, le 8 février.

Mgr Miguel Angel Moran AQUINO, (évêque de San Miguel) évêque de Santa Ana, Salvador, le 9 février.

Mgr Lauro TISI, (vicaire général) archevêque métropolitain de Trente, Italie, le 10 février.

Mgr Renato MARANGONI, (vicaire épiscopal pour la pastorale) évêque de Belluno-Feltre, Italie, le 10 février.

Le P. Roberto CARBONI, ofm conv, (secrétaire général pour la formation dans son ordre) évêque d’Ales-Terralba, Italie, le 10 février.

Le P. Miguel Fernando GONZÁLEZ MARIÑO, (recteur du séminaire majeur diocésain San José) évêque auxiliaire d’Ibagué, Colombie, le 11 février.

Mgr Tomás HOLUB, (secrétaire général de la Conférence épiscopale tchèque) évêque de Plzen, République Tchèque, le 12 février.

Le P. Antonio Giuseppe CAIAZZO, (prêtre de l’archidiocèse de Crotone-Santa Severina) archevêque de Matera-Irsina, Italie, le 12 février.

Démissions

Mgr Vittorino Girardi STELLIN, mccj, évêque de Tilarán-Liberia, Costa Rica, le 6 février.

Mgr Romeo Tovar ASTORGA, ofm, évêque de Santa Ana, Salvador, le 9 février.

Mgr Guido FIANDINO, évêque auxiliaire de Turin, Italie, le 10 février.

Mgr Luigi BRESSAN, archevêque métropolitain de Trente, Italie, le 10 février.

Mgr Giuseppe ANDRICH, évêque de Belluno-Feltre, Italie, le 10 février.

Mgr Giovanni DETTORI, évêque d’Ales-Terralba, Italie, le 10 février.

Mgr Frantisek RADKOVSKÝ, évêque de Plzen, République Tchèque, le 12 février.

Saint-Siège

Le 6 février, le pape François a nommé membres de la Congrégation de la cause des saints, Mgr Giorgio CORBELLINI, président du Bureau du travail du siège apostolique, et Mgr Guido POZZO, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Le 9 février, le pape François a nommé à la direction du Département théologico-pastoral du secrétariat pour la communication le professeur Natasa GOVEKAR, enseignante auprès de l’Atelier de théologie card. T. Spidlík du centre Aletti à Rome. Il a également nommé directeur de la direction technologique du secrétariat pour la communication, Mr Francesco MASCI.

Le diocèse dans le regard de l'archevêque de Poitiers

L’archevêque de Poitiers, Pascal Wintzer, a passé deux semaines en visite pastorale dans le diocèse de Niort. Il repart séduit par la ville et son dynamisme.

L’archevêque de Poitiers Pascal Wintzer vient de passer douze jours au contact des communautés chrétiennes du diocèse de Niort (*). «C’est ce qu’on appelle une visite pastorale, explique-t-il. Ça a été imaginé au XVIe siècle pour que les évêques quittent leurs palais. Aujourd’hui, nous ne vivons plus dans des palais – même si nous vivons confortablement – mais il est toujours utile et important d’aller à la rencontrer des réalités. »

“ La parole chrétienne n’est ni nationale, ni nationaliste ”

Une visite à l’Action catholique ouvrière dans le cadre d’une rencontre intitulée « Osons l’espérance » l’a convaincu que « Niort est une ville où l’espérance est possible », un territoire marqué par « le dynamisme économique, humain et associatif ».
D’une rencontre avec des ressortissants du monde des mutuelles, il a appris que « le mutualisme niortais est né d’un manque ». L’idée ne lui a pas déplu : « Quand on manque de quelque chose, se lamenter ne sert à rien. Au contraire, ce doit être l’occasion d’être créatif. Trop souvent, on s’entretient dans le “ c’était mieux hier ” alors qu’il faut aller de l’avant. »
Le père Wintzer dit aussi avoir découvert une communauté chrétienne qui, sans être très forte – à Niort, un tiers seulement des enterrements sont célébrés par un prêtre et il n’y a eu que trente mariages catholiques en 2015 –, est néanmoins « très engagée dans le monde associatif, la vie des quartiers… » « A Niort, on n’est pas dans une présence militante. Pour autant, les chrétiens sont là, partout, prêts à se rencontrer. »
Et ces échanges s’ouvrent aussi aux autres communautés. A commencer par la communauté musulmane de Niort. Le père Armel de Sagazan a récemment reçu l’invitation du président de la mosquée : « Il m’a proposé de venir le rencontrer à l’occasion de la prière du vendredi. C’est évidemment quelque chose que nous allons bientôt fixer. Il y a un vrai désir de rencontres. »
En résumé, Niort est une ville que Pascal Wintzer conseillerait volontiers à un évêque auxiliaire… s’il prenait au Vatican l’idée de lui en attribuer un. « Ou alors, réfléchit l’archevêque à voix haute, lui resterait à Poitiers et moi je viendrais à Niort ! »

Un discours de paix

En ces temps anxiogènes, certains rallient-ils l’Église pour se mettre au service du monde occidental ? Ni l’archevêque ni les prêtres de Niort n’ont observé ce phénomène : « Et ceux qui feraient ce genre de démarche seraient bien déçus !, assure Pascal Wintzer, car la parole chrétienne est une parole universelle. Elle n’est ni nationale ni nationaliste ! Elle est portée pour tous. Il suffit d’écouter le pape François qui porte un discours de paix. »
« Justement, complète le père Bernard Châtaignier, curé de Saint-Hilaire, la grande diversité des personnes qui côtoient nos églises, avec de nombreuses communautés étrangères, peut être pour nous une occasion de renforcer les liens entre nous. »

(*) Le diocèse de Niort se compose de douze communautés locales : Niort, Magné et Bessines. Quatre prêtres y officient actuellement.

Les évêques américains créent une instance nationale de dialogue islamo-chrétien

La Conférence des évêques américains (USCCB) a annoncé, lundi 8 février, la création d’une instance nationale de dialogue islamo-chrétien dont la co-direction sera assurée à partir du 1er janvier 2017 par Mgr Blaise Cupich, archevêque de Chicago.

La création de ce nouveau groupe est motivée par la montée actuelle du sentiment antimusulman aux États-Unis, que plusieurs évêques ont dénoncée.

> Lire aussi : Les évêques américains condamnent les propos de Donald Trump sur les musulmans

« Alors que le débat national à propos de l’islam paraît de plus en plus dur, grossier et dirigé par la peur et souvent une désinformation délibérée, l’Église catholique doit aider à modeler un dialogue réel et de bonne volonté », a expliqué dans un communiqué Mgr Mitchell Rozanski, archevêque de Springfield et directeur du Comité pour les relations œcuméniques et interreligieuses de la conférence épiscopale.

Des instances régionales déjà en place

Trois instances régionales de dialogue entre musulmans et catholiques existent déjà outre-Atlantique. Le Mid-Atlantic, en partenariat avec le Cercle islamique d’Amérique du nord, le Midwest, avec la Société islamique d’Amérique du nord, et le West Coast, en partenariat avec le Conseil islamique de Sud-Californie et le Centre éducatif islamique du comté d’Orange.

Chacun de ces groupes est codirigé par un évêque et un responsable musulman.

Le responsable musulman qui dirigera le nouveau groupe national avec Mgr Cupich n’est pas encore connu, de même que les instances musulmanes qui en feront partie. Les groupes régionaux poursuivront par ailleurs leurs rencontres, ont fait savoir les évêques américains.

« Nos dialogues actuels ont permis d’avancer vers une meilleure compréhension, l’estime mutuelle et la collaboration entre musulmans et catholiques, et les membres ont établi des liens durables d’amitié et de grande confiance », a ajouté Mgr Mitchell Rozanski.

Gauthier Vaillant