Monthly Archives: June 2016

Des évêques nigérians se rendent dans une région dévastée par Boko Haram

Plusieurs évêques se sont rendus dans le diocèse de Maiduguri (nord-est du Nigeria) pour véhiculer un message d’espoir face à Boko Haram.

Une délégation d’évêques nigérians de la province d’Ibadan s’est rendue le 21 juin dans le diocèse de Maiduguri, en partie dévasté par le groupe terroriste Boko Haram.

Située dans le nord-est du Nigeria, Maiduguri fut longtemps le fief de Boko Haram. Mohamed Yusuf, fondateur du groupe, prêchait dans cette ville pauvre, exclue des politiques de développement de l’État.

17 000 morts depuis 2009

Les affrontements entre l’État et le groupe terroriste ainsi que les attentats de ce dernier ont fait au moins 17 000 morts dans le nord du Nigeria, majoritairement musulmans, depuis 2009.

La délégation était composée de Mgr Gabriel’Leke Abegunri, archévêque d’Ibadan, Mgr Emmanuel Adetoyese Badejo, évêque d’Oyo, le vicaire général du diocèse d’Osogbo, le P. Michael Okodua, et le P. Martin de Cross.

« Nous effectuons une visite de solidarité avec le peuple et l’Église de Borno pour voir par nous-même la dévastation causée par les activités de Boko Haram », ont souligné les responsables religieux.

Évêque « fidèle et courageux »

Lors d’une célébration religieuse, l’archevêque Abegunrin a exhorté les habitants à garder espoir, citant l’Évangile de Saint Jean : « Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16, 33).

« Jésus Christ a connu la souffrance, la marginalisation, les privations, la mort, mais est tout de même sorti vainqueur », a abondé Mgr Badejo.

> À lire aussi : Un évêque nigérian alerte sur la « violence persistante » dans le nord du pays

Mgr Badejo a aussi rendu hommage à Oliver Dashe Doeme, évêque de Maiduguri. Il l’a qualifié de berger « fidèle et courageux ».

La délégation, qui est restée trois jours sur place, s’est ensuite rendue dans deux camps de réfugiés autour de Maiduguri. Elle leur a fourni du riz, des haricots, du maïs et de l’argent.

Pierre Wolf-Mandroux

L'archevêque de Rouen et son pallium bénis par le Pape François à Rome

Chaque année, à l’occasion de la solennité des Saints Pierre et Paul, le Pape François réunit autour de lui les archevêques nommés pour leur remettre le pallium. Le nouvel archevêque de Rouen et primat de Normandie, Monseigneur Lebrun, se trouvait donc parmi eux mercredi 29 juin 2016.

25 archevêques venus du monde entier se sont réunis autour du Saint-Père qui leur a alors remis le pallium au cours de la célébration de la Messe.

Le symbole de l’unité de la hiérarchie catholique

L’ornement symbolise le lien spécial de communion entre Rome et un archevêque métropolitain, ainsi que sa fonction pastorale. Le Pape François, qui s’est toujours présenté comme évêque de Rome, a fait de la collégialité entre le Siège de Pierre (le Vatican) et les évêques une des priorités de son pontificat. Le pape, les primats et les archevêques métropolitains portent le pallium autour du cou pendant les célébrations liturgiques. Il est le symbole de l’unité de la hiérarchie catholique.

Le pallium est l’ornement tissé de fine laine blanche d’agneau et composé de deux bandes pendantes brodées de six croix de soie noire qui se porte autour du cou. Il évoque la brebis égarée que le Bon Pasteur ramène au bercail sur ses épaules. Plus spécifiquement, les six croix noires sont la représentation des plaies du Christ.

Le pallium est donc l’ornement blanc que porte le Pape sur ces images :

Un acte de foi

Avant de partir en pèlerinage à Rome, Monseigneur Lebrun, seul archevêque français à se rendre sur place témoignait : “Aller recevoir le pallium est un acte de foi en notre Église catholique, faite d’Églises particulières (diocèses). Nous allons à Rome dont l’évêque est pasteur universel. Le pallium est un signe de la communion entre l’évêque de Rome et l’archevêque métropolitain (et donc les évêques de la Province de Normandie). Le programme du pèlerinage est orienté autour du successeur de saint Pierre, sans oublier l’Apôtre Paul indispensable à la compréhension du mystère de l’Église de Rome.”

L’imposition du pallium cet automne à Rouen

Depuis l’année 2016, le Saint-Père n’impose plus lui-même les palliums aux archevêques et a délégué ce pouvoir aux nonces apostoliques (agents diplomatiques du Saint-Siège, accrédités comme ambassadeurs de ce dernier auprès des États.).

Cette cérémonie officielle aura lieu dans la cathédrale Notre-Dame de Rouen en présence de l’Église locale et en particulier des 5 autres évêques de la Province de Normandie.

Le cardinal Zen critique le silence du Vatican après le retournement de l'évêque de Shanghaï

Le cardinal Zen Ze-kiun, 84 ans, demande au Vatican de « clarifier, conseiller et protéger » Mgr Thaddée Ma Daqin après que celui-ci a affirmé regretter sa démission de l’Association patriotique des catholiques chinois. Selon l’archevêque émérite de Honk Kong, le fait que le Vatican ne dise rien est « irresponsable ».

Le cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, ancien archevêque de Hong Kong (Rome, 2013)ZOOM

Le cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, ancien archevêque de Hong Kong (Rome, 2013) / ALBERTO PIZZOLI/AFP

À 84 ans, le cardinal Zen Ze-kiun, archevêque émérite de Hong Kong (diocèse qu’il a dirigé de 2002 à 2009), n’hésite jamais à dénoncer les atteintes à la liberté religieuse mises en œuvre par Pékin.

Le 29 juin, sur un site de Hong Kong, relayé par le site spécialisé Vatican Insider, le cardinal Zen critique sévèrement le fait que le Vatican n’ait rien dit après la déclaration stupéfiante de l’évêque « officiel » de Shanghaï, Mgr Thaddée Ma Daqin.

Dans un article publié sur son blog le 12 juin, Mgr Ma Daqin a affirmé regretter sa démission de l’Association patriotique des catholiques chinois (CPA, fondée en 1957 pour assurer le contrôle du Parti communiste sur l’Église). Cette affirmation a été perçue comme un coup de théâtre sur la scène catholique internationale.

Une première spectaculaire

En effet, le 7 juillet 2012, lors de son ordination en tant qu’évêque auxiliaire « officiel » de Shanghaï, Mgr Ma avait publiquement annoncé sa démission de l’Association patriotique. Une première spectaculaire qui avait provoqué la stupeur parmi les représentants des autorités, mais une longue et vibrante ovation de l’assistance.

Quatre ans plus tard, le 12 juin dernier, Mgr Ma est donc revenu sur cette démission. Il a assuré qu’il avait « été trompé par certains » et qu’il avait « prononcé certaines paroles et posé certains actes vis-à-vis de l’Association patriotique qui ne sont pas corrects ». « J’espère pouvoir agir de manière à corriger ces erreurs », avait-il ajouté.

Mgr Ma reste injoignable

Ce revirement a suscité de nombreuses interrogations. À commencer par celles concernant l’authenticité de cet article : personne ne peut affirmer avec certitude qu’il soit écrit de sa main, Mgr Ma étant injoignable depuis la publication de ces lignes.

Selon le cardinal Zen, en juillet 2012, Mgr Ma n’avait fait qu’agir « selon ce que le pape Benoît XVI déclarait dans sa Lettre aux catholiques de Chine de 2007 ». Il y était clairement dit que les principes qui sont à la base de l’Association patriotique sont inacceptables pour l’Église catholique.

Protéger la réputation de l’Église

Or, estime encore le cardinal Zen, Mgr Ma, en juillet 2012 à Shanghaï, n’a pas reçu de soutien explicite de la part du Saint-Siège. « J’aurais aimé alors que le pape fasse une déclaration, par exemple, pour dire simplement qu’il était soucieux du sort de Mgr Ma », déclarait-il dans le magazine Famille chrétienne du 17 mai. « Le simple fait pour le pape de mentionner Mgr Ma aurait suffi pour que Pékin comprenne que le Saint-Siège était derrière lui. »

Dans son article du 29 juin, le cardinal Zen écrit donc que « le Vatican devrait clarifier et donner des conseils pour la vérité, la justice et la charité. Il devrait protéger la réputation de l’Église, la réputation de l’évêque Ma et supprimer le chaos et l’abattement (qui règnent) dans l’Église chinoise. Le fait de ne rien dire est irresponsable. »

Claire Lesegretain

L'archevêque de Malines-Bruxelles suspend la dissolution de la Fraternité des Saints-Apôtres

À la suite de l’émoi suscité par l’annonce du diocèse de Malines-Bruxelles de ne plus accueillir la Fraternité des Saints-Apôtres, l’archevêque du lieu, Mgr Jozef De Kesel, a reçu des fidèles attachés à cette jeune communauté.

L’évêque belge a déféré sa dissolution, pour laisser à un évêque français le temps d’éventuellement manifester son intention d’en prendre la responsabilité.

Eglise Sainte-Catherine, BruxellesZOOM

Eglise Sainte-Catherine, Bruxelles / /Diocèse de Malines-Bruxelles

Le 15 juin, Mgr Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles et président de la Conférence des évêques belges depuis quelques mois, annonçait que la Fraternité des Saints-Apôtres, issue du charisme du P. Michel-Marie Zanotti-Sorkine, ne serait plus accueillie dans son diocèse. Cette œuvre avait été érigée en « association publique de fidèles » par son prédécesseur, Mgr André-Joseph Léonard.

> À lire : Le diocèse de Malines-Bruxelles congédie la Fraternité des Saints Apôtres

« L’initiative pose problème », pouvait-on lire dans le communiqué. En cause : la plupart de ses membres sont originaires de France « où de nombreuses régions connaissent un manque cruel de prêtres ». Ce qui manifeste « un grave manquement à la solidarité entre évêques, tant avec ceux de notre pays qu’avec nos voisins français ».

Cette décision et le motif invoqué avaient suscité une vive émotion, en particulier parmi les fidèles de la paroisse Sainte-Catherine, en plein cœur de la capitale belge, confiée aux prêtres de la Fraternité. Le lieu attire depuis deux ans, date de l’arrivée de cette œuvre sacerdotale, des personnes du quartier mais aussi de tout Bruxelles. Fermée pendant plusieurs années et promise à la vente, elle avait retrouvé une nouvelle vie grâce à cette œuvre, installée un an plus tôt dans le diocèse belge, après avoir dû quitter le diocèse de Toulon (Var).

Suspension du décret de dissolution

À leur demande, Mgr De Kesel a dès lors accepté de recevoir une délégation de laïcs « attachés à ce que l’élan missionnaire dégagé par la Fraternité puisse continuer en Belgique et que tous les prêtres et séminaristes qui désirent le poursuivre y soient accueillis avec bienveillance », ont-ils indiqué, mercredi 29 juin, dans un communiqué.

Ces laïcs proches de la paroisse Sainte-Catherine précisent par ailleurs qu’à la suite de l’annonce épiscopale, « des dizaines de personnes ont introduit un recours canonique contre cette décision ».

Mgr De Kesel leur a redit que l’église Sainte-Catherine « restera bien ouverte et confiée aux prêtres de la Fraternité des Saints-Apôtres qui la desservent aujourd’hui, lesquels pourront continuer à vivre ensemble en fraternité durant tout son épiscopat », poursuit le communiqué.

« Il a dit enfin qu’il serait disposé, conclut-il, si d’autres évêques étaient désireux d’accueillir la Fraternité des Saints-Apôtres et d’en être responsables canoniquement, à ce qu’une antenne puisse se développer et continuer sa mission en Belgique ».

Le P. Tommy Scholtes, responsable presse de la Conférence des évêques de Belgique, a confirmé à la Croix que Mgr De Kesel n’avait pas encore signé de décret de dissolution, dans l’attente qu’un évêque français se manifeste éventuellement pour en prendre la responsabilité.

Respecter les personnes

« En recevant cette délégation de paroissiens, ajoute-t-il, l’archevêque de Malines-Bruxelles a souhaité avant tout respecter les personnes, aussi bien les vocations que les fidèles ». Mgr de Kesel viendra par ailleurs visiter la paroisse lorsque la situation sera apaisée.

En Belgique, les avis sont contrastés concernant la gestion de la Fraternité. Certains estiment que la décision de Mgr De Kesel de ne plus l’accueillir, quelques mois à peine après son arrivée, est « avant tout un choix idéologique, dans le contexte d’une Église en pleine réorganisation ».

Pour d’autres, il s’agirait d’une mesure suscitée par les réticences de certains, dans l’Église belge, à l’égard de la personnalité du P. Zanotti-Sorkine, l’inspirateur de la Fraternité.

> À lire : Le P. Zanotti-Sorkine, une passion marseillaise

Marie Malzac

Mgr Lebrun, archevêque de Rouen et son pallium bénis par François

(RV) Entretien – Parmi les vingt-cinq nouveaux archevêques métropolitains qui ont pris place dans la basilique Saint-Pierre ce mercredi 29 juin 2016, à l’occasion de la solennité des saints Pierre et Paul, figurait un Français, Mgr Dominique Lebrun. L’archevêque de Rouen, et primat de Normandie, a concélébré l’eucharistie aux côtés du Pape François sur l’autel de Saint-Pierre.Il a été nommé par le Pape en juillet 2015 et installé en octobre de la même année. Mgr Lebrun avait précédemment été évêque de Saint-Etienne pendant neuf ans. Il est venu dans nos studios pour raconter à Olivier Bonnel cette cérémonie de remise symbolique du pallium, mais aussi nous parler de l’année de la miséricorde à Rouen

VIETNAM : Nomination d'un nouvel évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Saigon

image_largeLe P. Joseph Dô Manh Hung, jusqu’ici chancelier de l’archevêché et secrétaire de l’archevêque Mgr Paul Bui Van Doc, vient d’être nommé par le pape François évêque auxiliaire de Saigon. La nouvelle a été annoncée par le bureau de presse du Saint-Siège, le samedi 25 juin 2016, en fin de matinée. Au niveau national, le P. Hung s’était particulièrement engagé dans la coordination de la formation sacerdotale à travers l’ensemble des séminaires du Vietnam.

Joseph Dô Manh Hung est né en septembre 1957 dans une famille catholique. Comme un autre de ses frères, aujourd’hui curé d’une paroisse de l’archidiocèse, il choisit de très bonne heure la vie religieuse. De 1968 à 1976, il accomplit ses études secondaires au petit séminaire local, le séminaire Saint-Joseph. Il continua ensuite sa formation sacerdotale au grand séminaire, de 1976 jusqu’en 1982. A cette date, il accomplit pendant un an une session de travail manuel au chantier agricole de Cu Chi. Il fut ensuite embauché comme ouvrier dans une coopérative dans laquelle il travailla jusqu’à la date où ont été autorisées les premières ordinations de Saigon en 1990. Cependant, durant cette époque, Joseph Hung put s’inscrire à l’université de Saigon où il décrocha une licence d’anglais et une licence de français.

… pour lire la suite : http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud-est/vietnam/2016-06-28-nomination-d2019un-nouvel-eveque-auxiliaire-pour-l2019archidiocese-de-saigon

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Nomination d'un nouvel évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Saigon

… la coordination de la formation sacerdotale à travers l’ensemble des séminaires du Vietnam.

Joseph Dô Manh Hung est né en septembre 1957 dans une famille catholique. Comme un autre de ses frères, aujourd’hui curé d’une paroisse de l’archidiocèse, il choisit de très bonne heure la vie religieuse. De 1968 à 1976, il accomplit ses études secondaires au petit séminaire local, le séminaire Saint-Joseph. Il continua ensuite sa formation sacerdotale au grand séminaire, de 1976 jusqu’en 1982. A cette date, il accomplit pendant un an une session de travail manuel au chantier agricole de Cu Chi. Il fut ensuite embauché comme ouvrier dans une coopérative dans laquelle il travailla jusqu’à la date où ont été autorisées les premières ordinations de Saigon en 1990. Cependant, durant cette époque, Joseph Hung put s’inscrire à l’université de Saigon où il décrocha une licence d’anglais et une licence de français.

Ce n’est qu’à la fin du mois d’août 1990 qu’il peut enfin être ordonné prêtre à l’intérieur du grand séminaire Saint-Joseph. Il fut alors envoyé comme vicaire dans une importante paroisse de Saigon et, en même temps, chargé de cours de langue au grand séminaire.

En 1993, il est l’un des premiers prêtres envoyés de Saigon à Paris pour y poursuivre des études à l’Institut catholique. En 1998, il y obtiendra une maîtrise de théologie, section « formation sacerdotale ».

A son retour dans son pays, il retrouve le grand séminaire de Saigon, où il est nommé directeur spirituel et professeur de théologie. En 2005, il reçoit également la charge de secrétaire général de la Commission du clergé et des séminaristes, une commission de la Conférence épiscopale du Vietnam. En 2011, il est nommé directeur du grand séminaire de Saigon. En 2014 le nouvel archevêque, Mgr Paul Bui Van Doc, le nomme chancelier de l’archevêché de Saigon et secrétaire épiscopal.

L’archidiocèse de Saigon (ou de Hô Chi Minh-Ville) est le deuxième plus grand diocèse du pays, après celui de Xuân Lôc. En 2014, l’archidiocèse de Saigon abritait environ 684 000 fidèles, soit le double du nombre des catholiques de Hanoi, ce qui représente 9,24 % de la population totale de la grande métropole du Sud. A la même époque, le nombre de prêtres s’élevait à 784. Le pourcentage important des fidèles à Saigon donne un poids particulier à l’Eglise catholique dans la société urbaine. Par ailleurs, au sein de l’Eglise catholique, Saigon marque de plus en plus son importance. C’est dans cette ville murs qu’a été unifié récemment le secrétariat de la Conférence épiscopale, que va, semble-t-il, s’ouvrir un institut catholique et que ce sont implantées de très nombreuses communautés religieuses venues d’Europe, attirées par le nombre des vocations religieuses issues de l’Eglise locale.

(eda/jm)

Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, recevra le pallium des mains du pape François le 29 juin à …

ROUEN (Normandie). Ce mercredi 29 juin 2016 à 9 h 30, en la basilique Saint-Pierre de Rome, en la fête de des saints Pierre et Paul, le pape François remettra le pallium à Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen.

Tous les archevêques, nommés dans l’année, originaires de plusieurs pays, seront présents à Rome, concélébreront le 29 juin à 9h30 avec le Saint-Père et participeront au rite de bénédiction des palliums. Ils recevront du Saint-Père, sous une forme simplifiée, le pallium qui leur est destiné.

Ornement sacerdotal tissé de fine laine blanche d’agneau et composé de deux bandes pendantes brodées de six croix de soie noire, le pallium, porté autour du cou, symbolise le lien spécial de communion avec Rome d’un archevêque métropolitain, ainsi que sa fonction pastorale. Le Pape François, qui s’est toujours présenté comme évêque de Rome, a fait de la collégialité entre le Siège de Pierre et les évêques une des priorités de son pontificat. Le pape, les primats et les archevêques métropolitains portent le pallium autour du cou pendant les célébrations liturgiques. Il est le symbole de l’unité de la hiérarchie catholique.

L’imposition du pallium s’effectuera ensuite à Rouen dans la cathédrale Notre-Dame lors d’une cérémonie officielle, par le nonce apostolique, représentant du Saint-Siège en France, en présence de l’Église locale et en particulier des 5 autres évêques de la Province de Normandie. Cette célébration est prévue cet automne.

Mgr Dominique Lebrun, seul archevêque français nommé par le pape depuis juin 2015, sera donc le seul archevêque français à se rendre à Rome. Le départ est fixé ce mardi matin 28 juin. Mgr Lebrun sera accompagné d’une délégation de 23 personnes dont 10 prêtres et un diacre.

« Aller recevoir le pallium est un acte de foi en notre Eglise catholique, faite d’Eglises particulières (diocèses). Nous allons à Rome dont l’évêque est pasteur universel. Le pallium est un signe de la communion entre l’évêque de Rome et l’archevêque métropolitain (et donc les évêques de la Province de Normandie). Le programme du pèlerinage est orienté autour du successeur de saint Pierre, sans oublier l’Apôtre Paul indispensable à la compréhension du mystère de l’Eglise de Rome. » (Mgr Lebrun).

La délégation entre visites (ville de Rome, séminaire français, église nationale Saint-Louis-des-Français, bibliothèque et jardins du Vatican, fouilles de Saint-Pierre, etc.), célébrations (messe de la veille de la Solennité des Apôtres Pierre et Paul, à l’église San Paolo alla Regola, édifiée sur la maison romaine où séjourna Paul, bénédiction des palliums et célébration eucharistique présidée par le Pape François dans la basilique Saint-Pierre, messe dans la chapelle polonaise dans la crypte de la basilique Saint-Pierre) et rencontres (réception à l’ambassade de France près le Saint-Siège, etc.) prendra le temps de mieux connaître et saisir le fonctionnement de l’Eglise de Rome.

la bénédiction des palliums et la célébration eucharistique présidée par le Pape François dans la basilique Saint-Pierre sera retransmise en direct sur la chaine de télévision catholique KTO et sur http://www.ktotv.com/

Chapelle Saint-François à Rennes : Mgr d'Ornellas dans le refus et le double discours ?

28/06/2016 – 06H30 Rennes (Breizh-info.com) – La situation autour de la chapelle Saint-François de Rennes apparaît clairement bloquée, après que le rendez-vous entre Mgr Schmitz, provincial de France de l’ICRSP (Institut du Christ Roi Souverain Prêtre), et l’archevêque de Rennes Mgr d’Ornellas, ait été infructueux. Et ce bien que l’évêché affirme le contraire. Il semble qu’aucune avancée réelle n’a été faite et l’archevêque est resté muré dans son refus de voir la communauté traditionnelle forte de près de 700 fidèles continuer avec l’ICRSP qui la dessert depuis 14 ans. Pour les fidèles concernés,  le double discours de l’évêque continue encore.

Pour rappel, la messe traditionnelle existe à Saint-François depuis 1988. Depuis 2002, c’est l’ICRSP qui dessert cette chapelle, d’abord avec le chanoine Trézières en poste jusqu’à 2008, puis avec le chanoine Cristofoli. Le 10 juin dernier, Mgr Souchu, évêque auxiliaire de Rennes, annonçait au chanoine Cristofoli que son départ était exigé, que la convention entre ICRSP et évêché était rompue, et que la chapelle allait être vendue. Des annonces qui mettaient le feu aux poudres dans une communauté nombreuse, active et soudée. Par la voix du président de l’association Saint-Benoît de Nursie, qui gère les lieux depuis 1988, ceux-ci annonçaient leur détermination à défendre l’avenir de leur communauté et à rester dans la chapelle saint François.

Depuis, bien que l’évêché soit revenu – en paroles tout au moins – sur son intention de vendre la chapelle, il accumule faux pas, communication hésitante et double discours , ce qui n’arrange pas la situation, on s’en doute. D’autant que l’affaire commence à faire des vagues au sein du diocèse, et même à le dépasser puisque des fidèles de partout ont apporté leur soutien à la communauté traditionnelle de la chapelle Saint-François, notamment sur sa page Facebook qui compte en deux semaines à peine déjà deux fois plus de « j’aime » que la page officielle de l’archidiocèse de Rennes.

Vendredi dernier, le 24 juin, Mgr Schmitz, provincial de France de l’ICRSP, est venu de Montauban jusqu’à Rennes afin de rencontrer Mgr d’Ornellas, entre 16 h 30 et 18h30. Le rendez-vous a été infructueux : « rien n’a été décidé et les négociations continuent », nous résume le chanoine Cristofoli, tandis que Mgr Schmitz ne fait pas de déclaration officielle. Les quelques détails qui ont filtré sont plus précis. On sait par exemple que l’entretien, qui était prévu en tête à tête entre les deux prélats s’est déroulé différemment. En réalité, Mgr Schmitz a été laissé seul dans une petite pièce pendant vingt minutes, après qu’il ait fait six heures de route, puis il a été reçu par Mgr d’Ornellas, flanqué de deux ecclésiastiques – les pères Lemoine et Lagneau –, le délégué à la communication Jelle Lemaître et une secrétaire.

Pendant une heure et demie, l’évêque de Rennes serait apparu muré dans son refus de laisser continuer une communauté traditionnelle qui a le tort de se développer – près de 700 fidèles, plusieurs vocations sacerdotales par an, une centaine de scouts, de nombreuses activités pour les jeunes et les familles – et de trancher sur le déclin spirituel et matériel du reste du diocèse. Finalement, sa position n’a pas évolué par rapport au 20 juin, lorsqu’il a reçu l’association Saint-Benoît de Nursie. Alors que celle-ci lui a posé directement la question « « Monseigneur, que prévoyez-vous pour notre communauté de Saint François et le Christ-Roi pour la rentrée ? », il avait répondu « Je ne sais pas ! ». ApparemmentMgr d’Ornellas, ce 24 juin, ne sait toujours pas.

En revanche, son délégué à la communication semble savoir. Juste après la fin de l’entretien, vers 18h50, nous sommes passés à la Maison de la Communication recueillir la version du délégué à la communication de l’archevêché, Jelle Lemaître. Alors que l’entretien venait juste de s’achever, et que sa tenue était de notoriété publique depuis deux jours, un membre de son équipe de communication a tenté de nous faire croire qu’il n’y avait pas eu d’entretien. Devant notre mine incrédule, ils se sont alors placés à cinq pour nous interdire l’accès. Comme nous insistions, Jelle Lemaître a fini par nous recevoir entre deux portes, pour nous dire que « l’entretien s’est bien passé », « des avancées concrètes ont été faites » et « la question serait réglée dans les jours ou semaines à venir, sans doute dans les nominations qui vont arriver fin juin ». Force est de constater que la version des services de communication de l’archevêché est plus optimiste que la réalité.

Le départ du chanoine Cristofoli, une mutation comme les autres ? L’évêque en flagrant délit de double discours

Mercredi dernier, Jelle Lemaître assurait qu’il était habituel dans le diocèse de Rennes que les prêtres restent en poste 6 à 7 ans en poste – une façon de justifier que le diocèse demande le départ du chanoine Cristofoli puisqu’il est en poste depuis 8 ans. Du reste, son évêque ne dit pas autre chose dans sa lettre du 19 juin qu’il a fait lire par le père Lagneau aux paroissiens de Saint-François, au début de leur messe : « après le départ du chanoine Jean-Paul Trezières, j’ai nommé le chanoine Gwenaël Cristofoli qui exerce ici son ministère depuis huit années. Il est donc normal d’envisager un changement pour lui car il est d’usage que tout prêtre change de mission après être resté entre six et neuf années au même poste ». Le mercredi 22 juin, l’évêque enfonçait le clou dans un message que le père Lagneau a lu lors de la réunion d’information organisée par l’association Saint-Benoît de Nursie à la chapelle Saint-François : « je n’ai pas de double langage, même si une communication non maîtrisée a pu le faire penser. Ma lettre du 19 juin demeure ma seule parole ».

Cette affirmation est contestée par un proche de la chapelle Saint-François, qui affirme : « Nous avons trouvé au moins un cas où le diocèse n’a pas suivi cette règle : le cas du père Bernard Heudré, curé-doyen de la Cathédrale, connu pour être très proche de l’archevêque. Il est en poste depuis septembre 2005 dans cette paroisse. Cette constatation pose un double questionnement. Il y aurait-il donc des curés plus égaux que d’autres, et d’autres moins égaux, surtout quand ils développent leurs paroisses et suscitent des vocations ? Et comment faire confiance à un archevêque qui affirme ne pas avoir de double langage, mais qui multiplie les occasions d’avoir un double discours. » No comment…

ornellas

Crédit photo : breizh-info.com
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Grand remaniement dans le diocèse

Les prêtres d’une quinzaine de paroisses sont concernés par cet important jeu de chaises musicales. « Depuis décembre dernier je réfléchis à la nouvelle organisation » , confie Mgr Macaire. Entre mai 2015, moins d’un mois après son ordination, jusqu’à ces derniers jours, l’archevêque a visité les 47 paroisses et toutes les communautés qui composent l’Eglise de Martinique. « Compte tenu de la taille du diocèse, j’avais les moyens de prendre le temps pour faire le tour, de visiter tous les prêtres et les communautés paroissiales. Pour ces nouvelles nominations, j’ai d’abord pensé au bien des prêtres, parce que ce sont des hommes à qui l’on demande beaucoup. Il ne s’agit pas d’essayer de boucher des cases. Il faut que les prêtres se sentent bien dans leur mission. Je n’ai pas choisi tout seul. J’ai consulté le conseil épiscopal, ainsi que les intéressés. C’est un acte pastoral très fort, qui implique la vie des gens, et celle des prêtres, ça n’est pas un acte administratif. C’est un acte qui implique de l’humain. »

L’évêque a annoncé quelques nominations importantes, à commencer par celle du père Christian Catayée, nommé curé de la cathédrale Saint-Louis. Ce dernier, également vicaire épiscopal, retrouve le rôle de porte-parole qu’il avait déjà occupé jadis. Le père Luc Philippon, nommé sur la paroisse du Carbet, auparavant délégué épiscopal à l’information, sera désormais chargé de la pastorale du tourisme. Cette pastorale nouvellement créée a pour objectif de répondre à l’accueil des touristes aussi bien lors des messes que de la visite d’édifices religieux.

UNE DOUZAINE DE PRÊTRES VENUS D’AILLEURS

D’autres nominations seront annoncées en septembre, pour les paroisses du Morne-Vert, Lorrain, Marigot, Diamant, Vert-Pré, Josseaud et Balata, qui accueilleront une douzaine de prêtres missionnaires. La rentrée sera également marquée par un plan pastoral qui prévoit jusqu’en 2020 un certain nombre de chantiers pour les années à venir et que l’évêque présentera en septembre, aux fidèles. L’évêque annonce aussi de nombreux changements dans les délégations, aumôneries et mouvements, ainsi que la création d’une pastorale des hommes qui répond à une véritable attente dans les paroisses.

A noter cette année, le départ du Père Dominique N’Dinga de la communauté du Chemin Neuf vers un autre diocèse. Quatre ordinations de diacres en vue du sacerdoce sont prévues au cours de l’année pastorale 2016-2017, dont l’une aura lieu très certainement en octobre prochain. Une ordination presbytérale est attendue pour juin 2017.

PERE CLAUDE ANGLIO

PERE WILFRIED BANNAIS

PERE CHRISTIAN CATAYÉE

PERE ARNAUD GOMA

PERE PIERRE HENDERSON

PERE ARNAULD HOUÉVOYÉHA

PERE GABY LÉMY

PERE LUC PHILIPPON

PERE ALAIN RANSAY

PERE EMMANUEL SAINT-HONORÉ

PERE GRÉGOIRE JAGOWDZIK

PERE PERCY ACQUAH

PERE LUCIANNO RINASOA

PERE CRÉPIN YAOVI HOUNZA

PERE JOSEPH-PERALD REMY

PERE OLIVIER-MARIE LUCENAY

Les paroisses qui changent de prêtres

Curé de la Cathédrale Saint-Louis : M. l’Abbé Christian Catayée

Curé de Saint-Christophe/Saint-Thérèse/Emmaüs : M. l’Abbé Arnauld Houévoyéha

Curé du Lamentin : M. l’Abbé Pierre Henderson

Curé du Carbet : M. l’Abbé Luc Philippon

Curé de Saint-Joseph : M. l’Abbé Wilfried Bannais

Curé de De Briant : Père Lucianno Rinasoa, CSSp

Curé de Bellevue : M. l’Abbé Alain Ransay

Curé de Trinité et Tartane : M. l’Abbé Gaby Lémy

Curé du Vauclin : M. l’Abbé Claude Anglio

Curé de Rivière-Pilote : M. l’Abbé Emmanuel Saint-Honoré

Curé du Marin et Sainte-Anne : M. l’Abbé Sylvanus Noudehou

Curé de Coridon : Père Arnaud Goma de la Communauté du Chemin neuf

Administrateur de la paroisse de Schoelcher : M. l’Abbé Crépin Hounza

Vicaire à Saint-Christophe/Saint-Thérèse/Emmaüs : Père Snell Nord, csc

Vicaire à Saint-Pierre : M. l’Abbé José Ngoma

Vicaire à Sainte-Marie : M. l’Abbé Jules Doganou

Vicaires au Lamentin : M. l’Abbé Jonathan Codjie et M. l’Abbé Olivier-Marie Lucenay

Prêtre résident à Sainte-Thérèse : M. l’Abbé Barbe Gédio

Prêtre habitué pour les paroisses de Trois-Ilets et Anses d’Arlet : M. l’Abbé Jean de Coulanges