Monthly Archives: February 2017

Religion : Ordination épiscopale de l'évêque Alexis Aly Tagbino, à Kankan

Mon seigneur Alexis Aly Tagbino a été ordonné ce dimanche, 26 février 2017, évêque auxiliaire du Diocèse de Kankan. C’est le stade du Centre de Formation Professionnelle Hô Chi Minh qui a servi de cadre à cette cérémonie d’ordination épiscopale. 

Outre des milliers de fidèles chrétiens venus de la Guinée dont l’archevêque de Conakry, plusieurs évêques et des prêtres de la sous-région y ont pris part. Le gouvernement guinéen y était représenté par les ministres du commerce, de la pêche et un représentant du Secrétariat Général aux Affaires Religieuses. Et au nom du président de la république, le ministre Marc Yombouno a présenté une enveloppe de cent cinquante millions de Francs Guinéens (150 000 000 FG) au titre de sa contribution. 

Évêque Parmi les hôtes de marque à cette cérémonie d’ordination, l’on a noté la présence de l’épouse de l’ex chef du CNDD Mme Jeanne Dadis Camara venue expressément de Ouagadougou (Burkina Fasso). 

Mon seigneur Alexis Aly Tagbino dont l’ordination épiscopale comme évêque auxiliaire du Diocèse de Kankan s’est tenue ce dimanche, est âgé de 45 ans. Ainsi, il devient le quatrième évêque après ceux de Conakry, N’zérékoré et de Kankan où il devra servir comme auxiliaire.  

Et c’est en décembre dernier qu’il a été élevé à cette dignité par le saint père le pape François apprend-on.

Collège épiscopal du 18 au 24 février

NominationsMgr Luc RAVEL, crsv, (évêque aux armées) archevêque de Strasbourg, France, le 18 février.Né le 21 mai 1957 à Paris, il entre à l’École polytechnique, promotion X-77 et choisit d’étudier à l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs dont il sort ingénieur diplômé. Il poursuit des études de philosophie et de théologie à l’abbaye Saint-Pierre-de-Champagne, en Ardèche, et à l’Université de Poitiers où il obtient une maîtrise de philosophie. Il prononce sa profession solennelle le 7 décembre 1985 chez les chanoines réguliers de Saint-Victor, ordre affilié à la confédération des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Il est ordonné prêtre le 25 juin 1988. Nommé aumônier en chef du culte catholique et évêque aux armées le 7 octobre 2009, il a été consacré évêque le 29 novembre 2009 par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.Le P. Oscar Nkolo KANOWA, cicm, (économe du noviciat des missionnaires de Scheut de Mbudi, Kinshasa) évêque de Mweka, République démocratique du Congo, le 18 février.Mgr Antoine HÉROUARD, (recteur du séminaire français de Rome) évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Lille, France, le 22 février.Nommé recteur du séminaire français de Rome en 2014, c’est à peine arrivé au milieu de son mandat que Mgr Antoine Hérouard, 60 ans, s’apprête à regagner la France. Le pape François vient de le nommer évêque auxiliaire de Lille. Une charge que cet ancien secrétaire général de l’épiscopat assumera auprès de Mgr Laurent Ulrich, archevêque et ancien vice-président de la Conférence des évêques.Mgr João Justino de MEDEIROS SILVA, (évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Belo Horizonte) archevêque coadjuteur de Montes Claros, Brésil, le 22 février.DémissionsMgr Jean-Pierre GRALLET, ofm, archevêque de Strasbourg, France, le 18 février.Mgr Gérard Mulumba KALEMBA, évêque de Mweka, République démocratique du Congo, le 18 février.Mgr Gérard COLICHE, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Lille, France, le 22 février.DécèsMgr Osmond Peter MARTIN, évêque émérite de Belize City-Belmopan, Belize (Amérique centrale), le 16 février à l’âge de 87 ans.

Première messe de Mgr Ravel, nouvel archevêque de Strasbourg, le dimanche 2 avril

Mgr Grallet passe le relais à son successeur Mg Ravel, nouvel archevêque de Strasbourg © Radio France – Olivia Cohen

Après l’annonce de sa nomination samedi 18 février, Mgr Luc Ravel, nouvel archevêque de Strasbourg, a indiqué que sa messe d’installation en la cathédrale de Strasbourg se tiendrait le dimanche 2 avril à 15h. Son prédécesseur Mgr Grallet fera ses adieux lors d’une ultime messe le dimanche 19 mars.

Sa nomination avait été annoncée samedi 18 février. Mgr Luc Ravel, nouvel archevêque de Strasbourg, s’est rendu en Alsace pour annoncer la date de sa messe d’installation au sein de la cathédrale : celle-ci aura lieu le dimanche 2 avril à 15h.

Quant aux adieux de son prédécesseur, Mgr Jean-Pierre Grallet, ils auront lieu au cours d’une ultime messe le dimanche 19 mars à 15h. Mgr Grallet ira ensuite vivre au sein de la communauté franciscaine de Notre-Dame-de-Bonne-Fontaine, près de Phalsbourg en Moselle, célèbre lieu de pèlerinage. Mgr Grallet est en pleine discussion avec le préfet pour imaginer un dispositif sécuritaire qui permettra au plus grand nombre d’y assister.

Mgr Luc Ravel est le 106ème évêque de Strasbourg, il était jusqu’ici le 4ème évêque pour le diocèse aux Armées françaises. Mgr Grallet l’a accueilli au sein de l’archevêché pour faire le passage de relais : “Mgr Ravel est un bon sportif de Dieu.” Lors de son premier discours à Strasbourg, Mgr Ravel a rendu grâce pour sa nomination, reçue comme une promotion :

L’amour de Dieu ne m’a jamais fait défaut. Au sommet du mur, on est assuré de sa présence, mais lorsqu’on est au pied, on ne sait que par la foi qu’il va être présent.

Mgr Luc Ravel, initiateur depuis 1996 du mouvement Notre-Dame-de-l’Écoute destiné aux personnes seules, a eu une pensée pour les célibataires lors de son discours d’arrivée :

Je mise sur l’homme concret. J’ai une conception sur la maladie de l’homme moderne : la solitude !

Mgr Ravel avait suscité la polémique au lendemain des attentats de janvier, en écrivant ces propos dans le bulletin mensuel de l’Aumônerie militaire catholique des armées (numéro de février) :

L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bien-pensance fait chaque année 200.000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive.

Des propos vivement dénoncés après sa nomination à Strasbourg par le mouvement des jeunes communistes du Bas-Rhin et l’association de défense de la laïcité Les Profanes. Aujourd’hui, sans prononcer d’excuses, Mgr Ravel se dit ouvert à un dialogue sur la question. Par sûr que tout le monde saisisse cette main tendue : depuis l’annonce de sa nomination, plusieurs communiqués assez critiques ont été publiés, notamment par les jeunes communistes du Bas-Rhin ou encore par une association mosellane de défense de la laïcité, Les Profanes.

Les évêques appellent à une réflexion sur “le témoignage et la vocation de l'agriculteur dans la vie …

Voici un an, au nom de tous les évêques de France, quinze d’entre eux s’étaient rendus au salon international de l’agriculture pour y partager les inquiétudes du monde agricole, en particulier des éleveurs.Le salon international de l’agriculture est une occasion offerte à tous de mieux connaître les réalités du monde agricole mais aussi les difficultés auxquelles sont confrontés les agriculteurs dans notre pays. C’est pourquoi, cette année encore, nous voulons exprimer notre attention, notre proximité et notre soutien aux agriculteurs en difficulté.La crise agricole est toujours là, profonde, complexe et multiforme. Dans la grande diversité des réalités du monde agricole, la crise n’atteint pas chacun de la même manière mais personne ne peut se résigner à un avenir incertain pour l’agriculture et ce qu’elle représente. Le verbe « cultiver », disait le pape François, « remet à l’esprit le soin que l’agriculteur a pour sa terre pour qu’elle donne du fruit et qu’il soit partagé : combien d’attention, combien de patience, combien de dévouement dans tout cela ! » (1).Ne pas rester sourd au désespoir des agriculteursQui peut rester sourd au désespoir de nombreux agriculteurs qui ne nourrissent plus l’espoir de vivre de leur travail ? On ne peut rester indifférent devant les dérives d’une économie qui ne met pas l’homme au centre de ses choix. Les profondes inquiétudes exprimées par les agriculteurs sont aussi l’écho du désarroi de notre société face à la complexité des questions qui se posent. La dimension internationale de ces questions renforce le sentiment d’impuissance (les dérégulations multiples du marché mondial contribuent à fragiliser des producteurs dans pratiquement tous les pays).Nous voyons bien que la vocation d’agriculteur se heurte à bien des obstacles. Mais les questions et les défis qui pèsent sur les agriculteurs sont aussi les nôtres et nous interrogent tous plus profondément : quelle société voulons-nous ? Si les problèmes des agriculteurs ont leurs particularités, ils ne concernent pas seulement leur seule catégorie sociale : nous sommes tous concernés et il est urgent de nous interroger sur nos manières de consommer et de vivre.Regarder autrement et réfléchir ensembleNous n’avons pas de réponse toute faite pour résoudre une telle crise. Mais nous voulons oser regarder autrement et réfléchir ensemble : comment encourager et soutenir les idées, les voies nouvelles, les initiatives qui existent dans nos territoires et qui vont dans le sens de l’innovation, de la qualité du produit et de sa production avec des circuits plus ou moins courts de transformation et de commercialisation ?Des organisations multiples existent dans le monde agricole et se donnent comme exigence d’accompagner les changements, les mutations en cours, d’aider à mieux les comprendre pour mieux les affronter. Elles abordent des questions majeures pour l’avenir de nos sociétés : la gestion du « vivant », la sécurité alimentaire, la santé, l’environnement… Nous sommes convaincus que nous devons progresser dans une meilleure connaissance des acteurs qui œuvrent dans ces domaines encore trop méconnus. Le défi à relever est certainement de ce côté-là.C’est aussi la mission de l’Église de participer à ce travail de mise en lien des personnes, de création d’espaces de rencontre, de recherche, de dialogue, de débat, d’entraide, pour progresser dans la qualité de la production, du vivre ensemble, de la vie tout simplement ; en un mot, participer, dans la mesure de nos forces, à donner une âme.Tout en demeurant important, le nombre d’agriculteurs diminue et leur existence devient de plus en plus précaire. Comme beaucoup de nos concitoyens, nous pensons qu’il est urgent de réfléchir à frais nouveaux sur la place, le témoignage et la vocation de l’agriculteur dans la vie locale.

Mgr Antoine Hérouard, nouvel évêque auxiliaire de Lille

Nommé recteur du séminaire français de Rome en 2014, c’est à peine arrivé au milieu de son mandat que Mgr Antoine Hérouard, 60 ans, s’apprête à boucler ses valises pour regagner la France. Le pape François l’a nommé le 22 février évêque auxiliaire de Lille, en remplacement de Mgr Gérard Coliche. Une charge que cet ancien secrétaire général de l’épiscopat assumera auprès de Mgr Laurent Ulrich, archevêque et ancien vice-président de la Conférence des évêques.À relire : Mgr Antoine Hérouard nommé recteur du séminaire français de RomeLa terre d’élection du catholicisme social, marquée par la figure du cardinal Liénart, a tout d’une destination sur mesure pour ce diplômé de HEC et théologien moraliste, passionné des questions d’éthique et de société. Longtemps aumônier du Mouvement chrétien des cadres (MCC) pour le diocèse de Paris, où il a été ordonné en 1985, Mgr Hérouard a aussi géré l’ensemble de l’engagement social et caritatif du diocèse de la capitale, avant de se mettre au service de la Conférence des évêques de France (CEF).Discret, chaleureux et facile d’accèsPetit clin d’œil du destin, cet ancien aumônier de lycée a prêché en 2004 une retraite des séminaristes à Lille, dont il retrouvera certains participants au sein de son presbyterium. Homme au sens pastoral reconnu, d’un tempérament discret mais chaleureux et facile d’accès, il pourra aussi compter sur un riche tissu de laïcs engagés dans tous les secteurs de la société.« Le christianisme n’est pas une religion de purs esprits : la foi demande avant tout à être vécue et incarnée », insiste ce Parisien, aîné d’une famille de quatre enfants, qui aurait pu opter, à la fin des années 1970, pour une brillante carrière dans la finance internationale.Jeune coopérant à Singapour après sa sortie d’HEC, il enseigne le français pour établir un lien avec la jeunesse de ce petit « dragon » asiatique à la croissance exponentielle. Le jeune homme enseigne aussi la catéchèse auprès des expatriés français, mais aussi de boat-people vietnamiens, en particulier une classe de lycéens de Saïgon auprès de laquelle un réseau d’entraide se constitue. Puis il entame un tour du monde pendant un an, « histoire de se confronter à différentes cultures » et de laisser mûrir des interrogations profondes. Au retour, son choix est fait : ce sera le séminaire. À Paris, Rome, puis à l’Université grégorienne.Un sens de l’universel et de l’enracinement localDe sa double expérience sur les bords de la Seine et du Tibre, Mgr Hérouard retire à la fois un sens aigu de l’universel et de l’enracinement local, qu’il s’est efforcé d’inculquer à la cinquantaine de séminaristes poursuivant leurs études à Rome. « Bien qu’ayant eu un parcours exclusivement urbain, j’ai toujours tâché d’être attentif aux Églises rurales et à leurs difficultés spécifiques liées à la pauvreté et la désertification. »Interview : Mgr Antoine Hérouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France : « Le chemin d’un véritable humanisme ».À Lille, diocèse confronté de manière aiguë au chômage, à l’exclusion ou à la question des migrants, celui qui a enseigné durant douze ans la morale sociale à l’Institut catholique de Paris trouvera un terrain d’application idéal pour sa réflexion. « L’incarnation est une clé profonde de notre foi chrétienne, mais elle reste la pierre d’achoppement chez beaucoup de gens qui fuient leurs responsabilités dans la spiritualité ou la vie matérielle. L’enjeu d’une vie chrétienne est d’allier les deux. »

Strasbourg la concordataire, “contrepoint au laïcisme” pour son nouvel archevêque

Le nouvel archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, s’est dit enthousiasmé lundi à l’idée de rejoindre ce diocèse relevant du concordat, qu’il voit comme un “excellent contrepoint au laïcisme” et un régime parfaitement compatible avec “la laïcité à la française”.
Mgr Ravel, 59 ans, qui était évêque aux armées depuis 2009, a été nommé samedi archevêque de Strasbourg par le pape François.
Comme le veut la règle pour les diocèses alsacien et mosellan, où la loi séparant l’Eglise et l’Etat ne s’applique pas car ils étaient allemands en 1905, cette nomination a été confirmée par un décret du président de la République.
Mgr Ravel a indiqué lors d’une conférence de presse à Paris qu’il pourrait être installé “dans la première quinzaine d’avril” sur le siège épiscopal de Strasbourg, où il succède à Mgr Jean-Pierre Grallet, atteint par la limite d’âge.
“C’est la première fois dans l’histoire” qu’un évêque “agent de l’Etat”, en tant qu’aumônier militaire en chef du culte catholique, “devient un autre agent de l’Etat”, a relevé le futur archevêque.
“Que l’on ne compte pas sur moi (…) pour essayer d’abroger le concordat (régime de cultes reconnus mis en place en 1802, NDLR), ou de le modifier, ou de le diminuer. Il me paraît une réalisation tout à fait excellente”, a fait valoir Mgr Ravel.
“Je ne demande pas à revenir au concordat” hors Alsace-Moselle, a-t-il poursuivi. “Je trouve intéressant qu’il existe l’aumônerie militaire et nos deux diocèses concordataires comme contrepoint au laïcisme qui pense qu’effectivement la vraie laïcité c’est +les religions hors de la vue+”.
Pour Mgr Ravel, rappelant une proposition du candidat François Hollande, “nous ne sommes absolument pas obligés de mettre dans la Constitution française la loi de 1905, qui n’est qu’une forme de laïcité alors que nous sommes tous – Alsaciens compris – d’accord pour dire que la République française est laïque”. Autrement dit, selon l’évêque, “ce ne sont pas les religieux qui gouvernent l’Etat et pas non plus l’Etat qui gouverne les Eglises”.
“J’avais la barre d’une frégate de premier rang, on me dit +maintenant tu prends la barre du +Charles-de-Gaulle+, le porte-avions+”, a résumé Mgr Ravel, disant son “appréhension mêlée d’enthousiasme”.
L’archidiocèse de Strasbourg revendique 1,3 million de fidèles catholiques desservis par plus de 600 prêtres résidents. Le diocèse aux armées compte 230 aumôniers (prêtres, diacres ou laïcs).

Ordination de Monseigneur Cottanceau, quatrième archevêque du diocèse de Papeete


Crédit photo: TNTV

Crédit photo: TNTV
Six ans après la démission de Monseigneur Hubert Coppenrath, le Pape a enfin désigné un nouvel archevêque pour veiller sur les 105 000 fidèles des Tuamotu, des Gambiers, des Australes et des îles de la Société. Jean-Pierre Cottanceau est officiellement devenu aujourd’hui le quatrième archevêque du diocèse de Papeete. Son ordination a eu lieu à la Mission devant plusieurs milliers de personnes.

“C’est une immense joie, il faut louer le Seigneur, il faut le remercier, car cela fait six années que l’on attend cet évènement. que l’on nous donne un pasteur pour notre église. Aujourd’hui nous avons cette joie” déclare une fidèle. “Cela fait longtemps que nous n’avons pas vécu un tel événement. C’est une véritable joie pour moi de vivre ce moment. c’est important pour tout le Pacifique” déclare un homme venu de Futuna pour assister à la cérémonie.

Un évènement tellement exceptionnel qu’il n’a pas seulement réuni des catholiques. La cérémonie se voulait œcuménique, voire laïque puisque beaucoup d’officiels, dont la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts, et des représentants d’autres confessions religieuses étaient présents.

Comme Taaroanui Maraea, président de l’Eglise Protestante Maohi : “nous attendions cela depuis un moment. nous voulions avoir aussi avec nos amis catholiques, un responsable bien désigné et nous sommes très très heureux de l’avoir aujourd’hui.” Pour le responsable de l’Eglise Protestante, sa présence à ce rassemblement est un soutien à ce nouvel évêque. “Nous avons besoin de nous soutenir mutuellement face aux défis de notre époque. Nous avons besoin des uns et des autres.”

Ému et reconnaissant, Monseigneur Cottanceau a entamé son sacerdoce d’évêque dans la joie. “Très heureux, je suis très heureux de ce qui s’est passé, très heureux de voir comment les gens se sont mobilisés pour préparer avec cœur cette célébration. quand on se sent appuyé comme cela, c’est important” a-t-il déclaré, affichant un sourire de circonstance.

Sur l’œcuménisme de la cérémonie, “Quand il y a des moments de joie on essaie de les partager au maximum, dans le respect des convictions de chacun bien entendu, mais quand les gens veulent faire un pas et s’associer à la joie de l’Eglise, ils sont les bienvenus.”

Il s’est fixé trois principaux objectifs épiscopaux : “tout d’abord la qualité d’accueil de nos communautés chrétiennes. Si nos communautés sont accueillantes, bienveillantes, ouvertes, respectueuses avec le souci du service et non du pouvoir, alors je pense que l’Eglise fera un grand progrès.”

Le deuxième objectif, “les familles. Je pense que les familles aujourd’hui sont menacées et il faut les aider à exercer leur rôle, car elles sont le fondement de la société. Et si la famille est en danger, c’est la société qui est en danger.”

Dernier point, les jeunes. “Ils ont besoin d’être accompagnés, soutenus pour qu’ils prennent demain leurs places en tant qu’adultes responsables dans la vie du fenua. (…) il faut leur proposer plus de lieux d’échanges, d’accueil de partage pour qu’ils puissent ouvrir les yeux et voir ce qui se passe autour d’eux.”

Si Monseigneur Cottanceau voulait devenir prêtre, il n’avait pas l’ambition d’aller plus loin. “Je n’avais pas du tout de projets ni d’ambitions, ce n’est pas mon truc. Un jour je reçois un coup de téléphone où l’on m’annonce que j’ai été choisi pour devenir évêque. j’ai dit ok, si vous pensez que je peux le faire. Mais moi j’étais bien à Arue, j’étais bien aux Philippines quand je servais aux Philippines. J’ai rien demandé.” dit-il contredisant le verset de Saint Matthieu “Demandez et il vous sera donné”. Gageons qu’il lui sera pardonné.
 

Rédaction Web avec Mata Ihorai et Tamara Sentis

Mgr Luc Ravel nommé Archevêque de Strasbourg

Mgr Luc Ravel, ici à Saclay (France) en 2011, au meeting des chrétiens en grandes écoles. (Photo: Wikimedia)

Le pape François a nommé le 18 février 2017, Mgr Luc Ravel archevêque du diocèse de Strasbourg, il était jusqu’à présent évêque du diocèse aux Armées françaises. Il succède à Mgr Jean-Pierre Grallet, qui, atteint par la limite d’âge, a remis sa démission au Pape.

Evêque aux Armées françaises depuis 2009, Mgr Luc Ravel été nommé archevêque du diocèse de Strasbourg. Il succède à Mgr Jean-Pierre Grallet qui a remis sa démission au pape pour raison d’âge.

Mgr Luc Ravel est né le 21 mai 1957, à Paris. Ancien élève de l’Ecole polytechnique et ingénieur de l’Ecole nationale supérieure des pétroles et moteurs, il a obtenu une maîtrise de philosophie qu’il a étudiée à l’abbaye de Saint-Pierre de Champagne et à l’université de Poitiers.

Il a prononcé sa profession solenelle en 1985 chez les chanoines de Saint-Victor, ordre affilié à la confédération des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Il a été ordonné prêtre le 25 juin 1988 pour le diocèse de Paris.

Passage en Suisse

Mgr Luc Ravel est passé par la Suisse où il a été prieur de Saint-Charles à Porrentruy, dans le Jura de 1988 à 1991. À partir de 1996 et jusqu’en 2010, il devint l’initiateur du mouvement Notre-Dame de l’Écoute et directeur des pèlerinages pour sa congrégation des Chanoines réguliers de Saint-Victor. Benoît XVI l’a nommé évêque aux Armées françaises le 7 octobre 2009, ministère qu’il a occupé jusque-là et pour lequel il a a été ordonné évêque le 29 novembre 2009.

Mgr Jean-Pierre Grallet, est nommé à partir de cette date, administrateur apostolique de l’archidiocèse de Strasbourg jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur. Mgr Luc Ravel, est nommé à partir de cette même date, administrateur apostolique du diocèse aux Armées françaises, jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.

Le diocèse de Strasbourg étant un diocèse concordataire, le décret de nomination est signé par le Président de la République puis publié au Journal Officiel du18 février 2017.


“On peut être à la fois chrétien et homme de guerre”

“On peut être à la fois chrétien et homme de guerre”, affirme Mgr Ravel, interviewé dans l’émission de l’hebdomadaire français Famille Chrétienne “3 minutes en vérité”. “Pour les chrétiens cela n’a jamais posé de problème avec des hommes célèbres comme saint Maurice d’Agaune, qui n’est pas martyr parce qu’il a refusé de porter des armes mais parce qu’il a refusé de tuer des chrétiens”, explique en avril 2015 Mgr Ravel, alors évêque aux Armées françaises. >Vers l’interview  (cath.ch/com/bh)

Mgr Luc Ravel, nouvel archevêque de Strasbourg

Il se dit « impressionné » par sa nouvelle mission dans un diocèse « extrêmement bien organisé, plein de vie et de saveur », mais qu’il ne connaît que « très peu », par des excursions touristiques et quelques visites de régiments. Mgr Luc Ravel, nommé samedi 18 février archevêque de Strasbourg, ressent un « mélange de trac et d’enthousiasme » au moment de succéder « avec confiance » à Mgr Jean-Pierre Grallet, atteint par la limite d’âge.Après avoir « piloté le bateau vif et très souple » du diocèse aux Armées françaises, dont il était évêque depuis le 7 octobre 2009 (il en reste l’administrateur apostolique jusqu’à l’installation de son successeur, qui n’est pas encore nommé), Mgr Ravel, qui aura 60 ans le 21 mai prochain, va désormais prendre la barre d’un « énorme paquebot qui croise au large ». Si sa non-maîtrise de l’allemand représente un handicap pour l’Alsace, celui-ci sera compensé, sur ces terres concordataires, par son habitude de travailler en permanence avec des instances administratives, ses interlocuteurs étant désormais au ministère de l’intérieur et non plus de la défense. Il a aussi développé au cours de ses années militaires une connaissance plus concrète des relations internationales, nourrie entre autres de la présidence annuelle du Pèlerinage militaire international qui réunit chaque année à Lourdes, au mois de mai, les militaires d’une cinquantaine de pays chaque année.Fils de général, diplômé de l’École polytechnique et l’École nationale supérieure des pétroles et moteurs, il a su gagner le respect du monde militaire, tant à l’État-major que dans les régiments, promenant son treillis d’aumônier militaire en chef sur les nombreux terrains d’opérations extérieures où il s’est rendu, de l’Afghanistan au Mali en passant par le Liban, la Jordanie ou encore la Centrafrique. Grand sportif, d’approche directe et chaleureuse, il allie un regard bleu souriant à une parole sans langue de bois, suscitant parfois la polémique. Ainsi, une longue tribune publiée en février 2015 dans la revue de l’aumônerie militaire catholique des armées, dans laquelle il écrivait le refus des chrétiens d’être pris en otage « par des bien-pensants dont l’idéologie fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère » avait entraîné de nombreuses protestations. Le diocèse aux Armées avait alors cessé d’apposer le logo du ministère de la défense sur sa revue, l’évêque gardant ainsi sa liberté de ton, illustrée par sa devise épiscopale : « Est est », autrement dit « que votre oui soit oui ».Sur le plan pastoral, l’évêque, aidé des 220 aumôniers et aumônières militaires, aura accompagné les soldats et leurs familles, jusque dans les moments les plus tragiques, sa cathédrale Saint-Louis-des-Invalides accueillant souvent les cérémonies d’adieu aux militaires tués en opération. Il aura aussi doté le jeune diocèse aux Armées d’un séminaire, qui compte aujourd’hui 8 séminaristes, 4 autres jeunes suivants une année de propédeutique, et d’une maison diocésaine.Celui qui, entré en 1985 chez les chanoines réguliers de Saint-Victor, avait trouvé difficile, en 2009, de quitter la vie communautaire et régulière de religieux, ainsi que la campagne de l’abbaye de Champagne, dans l’Ardèche, dont il fut sous-prieur et maître des novices, s’est désormais habitué à une vie citadine, au rythme haché par les déplacements. Au « tiers-temps de (sa) vie d’évêque, si Dieu (lui) prête vie », Mgr Ravel aura désormais à découvrir l’Alsace et ses particularités. Le diocèse de Strasbourg étant concordataire, son décret de nomination est signé par le président de la République, puis publié au Journal Officiel.

Mgr Ravel nommé archevêque à Strasbourg

Le suspense a pris fin : le successeur à la tête du diocèse de Strasbourg de Jean-Pierre Grallet, qui, atteint par la limite d’âge, avait remis sa démission au printemps dernier, sera Mgr Luc Ravel, jusqu’alors évêque aux armées.

Aujourd’hui 05:00 , actualisé à 11:09

L’information doit paraître ce samedi matin au Journal officiel de la République française ainsi que dans les colonnes de l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican : Mgr Luc Ravel a été nommé par le pape François nouvel archevêque de Strasbourg. Il succédera donc à Mgr Jean-Pierre Grallet, qui avait remis sa démission au printemps 2016, après avoir atteint en mai la limite d’âge fixée pour les évêques à 75 ans. Mgr Ravel deviendra ainsi le 106e évêque de Strasbourg depuis saint Amand, au IVe siècle.

Au Journal officiel

Cette nomination est également publiée au Journal officiel parce que le diocèse de Strasbourg est concordataire et que le décret de nomination doit être signé par le président de la République.

Âgé de 58 ans, Mgr Ravel était depuis 2009 évêque du diocèse aux armées françaises. Son ordination épiscopale a eu lieu le 29 novembre 2009.

Luc Ravel est né à Paris le 21 mai 1957 dans une famille de sept enfants. Son père, Roger Ravel, était général et commandeur de la Légion d’honneur. Mgr Ravel est titulaire d’une maîtrise de philosophie et diplômé de l’École polytechnique (en 1977) et de l’École nationale des pétroles et moteurs. Il a été ordonné prêtre en 1988. Entre 1988 et 1991, il a vécu à quelques kilomètres de l’Alsace, puisqu’il fut prieur du prieuré au collège Saint-Charles de Porrentruy, dans le Jura suisse.

L’installation de ce nouvel évêque en la cathédrale de Strasbourg n’interviendra sans doute pas avant les fêtes de Pâques. D’ici là, Mgr Grallet continuera à gérer le diocèse en tant qu’administrateur apostolique. De la même façon, Mgr Ravel devient administrateur apostolique du diocèse aux armées jusqu’à l’arrivée de son successeur.

Nous reviendrons de façon plus détaillée sur ce changement à la tête du diocèse dans notre édition de dimanche.