Monthly Archives: April 2017

“Les solutions de Marine Le Pen ne sont pas opérantes” : deux évêques se positionnent pour la …

“C’est du prêchi-prêcha.” Le président socialiste de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a vivement dénoncé jeudi 27 avril sur CNews la position de l’Eglise catholique, qui n’appelle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat au second tour de la présidentielle. Dans un communiqué, elle se contente de redire “l’importance du vote” et, contactée par franceinfo, refuse même d’expliquer cette position. “Moi, je préfère l’Eglise de 2002, qui a eu le courage de nommer, de dénoncer l’extrême droite”, a martelé le député PS de Seine-Saint-Denis.

Le propos de Claude Bartolone n’est pas tout à fait exact. “En 2002, le communiqué de l’épiscopat n’était guère différent”, rappelle La Croix. “Dans la période qui s’ouvre, nous devrons tous faire appel à l’intelligence plutôt qu’à l’instinct, au discernement plutôt qu’à la seule spontanéité, à la sérénité plutôt qu’à la peur”, avait déclaré le 22 avril le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Jean-Pierre Ricard, sans mentionner le Front national ou Jean-Marie Le Pen.

Mais le président de l’Assemblée nationale a raison sur un point : les évêques sont bien moins nombreux à se positionner publiquement contre le parti de Marine Le Pen cette année. En 2002, ils étaient 25, selon le décompte de La Croix. Cette année, ils ne sont, pour le moment, que deux à s’être exprimés : Marc Stenger, évêque de Troyes, et Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers. Le premier appelle à ne pas choisir le bulletin “de la peur, de la haine” sur Twitter, quand le second signe une tribune dans La Croix où il annonce qu’il ne “voter[a] pas Marine Le Pen”.

Contacté par franceinfo, Marc Stenger ne veut pas donner plus de précisions. “Je ne veux nommer personne. Pour moi, c’est suffisamment clair. Il suffit de regarder les discours et les programmes”, appuie-t-il. Le second, Pascal Wintzer, est plus prolixe. “Nous sommes dans une situation politique difficile (…) Je ne vois pas pourquoi un responsable religieux ne s’exprimerait pas”, explique à franceinfo l’archevêque de Poitiers. Il souligne que son choix, “personnel”, “n’engage pas l’Eglise catholique” et ne signifie pas qu’il est “pro-Macron”. “Je dis quel est mon choix, je ne dis pas que ceux qui auraient un autre choix sont de mauvais catholiques”, ajoute-t-il.

S’il comprend le vote des électeurs du Front national – “Une bonne partie de la France n’est pas prise en compte (…), Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon font échos à cette souffrance.” –, l’homme d’église estime que “les solutions que proposent Marine Le Pen ne sont pas opérantes. Il faut plutôt aider la France à s’intégrer dans le monde tel qu’il est, plutôt que de la renfermer au sein de ses frontières. Ce serait la paupérisation de la France.”

Interrogé sur le silence de leurs homologues, les deux hommes insistent sur la sensibilité du sujet.

Pour nous, c’est très difficile. Nous devons respecter nos fidèles, dont un certain nombre voteront Marine Le Pen au second tour

Marc Stenger, évêque de Troyes

à franceinfo

“Je comprends l’attitude de mes confrères qui ne veulent pas ajouter de la division à la division”, abonde Pascal Wintzer. S’il n’a reçu que des messages d’approbation pour le moment, l’archevêque sait bien que son point de vue “ne sera pas partagé par tout le monde” dans son diocèse.

Crise anglophone au Cameroun : Le Colonnel Tamambang menace l'archevêque de Bamenda

L’officier supérieur à la retraite ne se reconnaît pas comme plaignant dans la citation directe servie aux hommes d’Église et met en garde tous ceux qui mêlent son nom à cette histoire.

Nouveau rebondissement dans l’affaire des évêques et pasteurs convoqués au tribunal pour intelligence avec les contestataires du Nord-ouest et du Sud-ouest. Vendredi 21 avril, le cabinet d’avocats Muluh & Partners, à travers un communiqué, a fait une mise au point qui laisse pantois. Agissant comme conseil du colonel à la retraite Tamambang Simon Nche dont le nom figure dans la liste du consortium de parents ayant trainé devant le juge l’archevêque de Bamenda, son auxiliaire, l’évêque du diocèse de Kumbo et le principal du collège sacré cœur de Mankon.

Il précise que son client n’a jamais contacté d’avocat pour trainer des hommes d’église en justice. Par ailleurs, il soutient qu’il n’est en rien lié à un quelconque consortium de parents. Par conséquent, il met en garde tous ceux qui s’emploieraient à utiliser son nom.

À qui s’adresse-t-il donc ? Aux médias sociaux, à la presse traditionnelle ou à ceux qui ont révélé que cet officier supérieur faisait partie du consortium des parents ?

L’on se souvient que le 16 avril, l’archevêque de Bamenda, Mgr Cornelius Fontem Esua, avait commis un communiqué dans lequel il réagissait par rapport à la citation directe à lui servie de se présenter au tribunal. Dans sa sortie, le prélat affirmait à propos de l’accusation : «It is a ‘’Direct Summons’’ which has been served to us by a group of persons described as the ‘’Consortium of parents’’, whose children are in the various Mission Academic. This so-called consortium is acting through a certain colonel Tamambang and lt Trence Sama…»

Traduction, selon l’archevêque, c’est en effet ces deux militaires qui auraient agi à travers le Consortium des parents d’élèves. L’homme d’église, en les citant nommément dans son communiqué, les indexe d’avoir engagé une procédure judiciaire contre lui.

Nul doute, en homme averti, Mgr Cornelius Fontem Esua n’aurait pas pris l’initiative de publier leur nom, s’il n’avait pas eu devant lui, un document officiel les citant.

De toute évidence, indique-t-on dans certains cercles proches du dossier, le nom du colonel Tamambang ne serait pas retrouvé fortuitement dans cette affaire. Pour certains, la machine judiciaire ne se serait pas mise en branle en mêlant le nom du colonel Tamambang sans le blanc-seing de ce dernier. Seulement, l’homme n’aurait pas du tout apprécié qu’il soit mis sur la place publique. D’où son courroux contre ceux-là qui font la publicité au tour de cette affaire, Mgr Cornelius Fontem Esua en premier, apprend-on.

Dans certains milieux proches des tribunaux de Bamenda et Buea, l’on prétend d’ores et déjà que c’est cette attitude de l’officier supérieur, qui a conduit au report des procès contre ces pasteurs, initialement prévus le 21 avril pour l’archevêque de Bamenda, le 24 avril pour le Rev Fonki Samuel, les évêques Immanuel Bushu, Andrew Fuanya Nkea, Agopitus Nfon du diocèse de Buea.

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L'évêque de Coire Vitus Huonder présente sa démission au pape

Controversé à cause de ses positions ultra-conservatrices, Vitus Huonder avait été nommé à la tête de l’évêché de Coire en 2007.

Le souverain pontife se prononcera après avoir pris en considération toutes les circonstances, indique l’évêché dans un communiqué. Pour rappel, une pétition a été remise au nonce apostolique en Suisse au début de l’année, demandant qu’un administrateur soit installé le temps d’apaiser la situation dans le diocèse.

Opinions radicales

Vitus Huonder avait été nommé évêque en remplacement d’Amédée Grab, devenu archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n’a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne.

Au contraire, ses opinions radicales – principalement sur la famille et la sexualité – lui ont valu d’un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l’autre, elles lui ont amené des critiques acérées des plus progressistes.

ats/vtom

Église catholique: l'évêque de Coire Vitus Huonder présente sa démission au pape le jour de ses …

Comme prévu par le droit de l’Eglise, l’évêque de Coire Vitus Huonder a présenté vendredi, le jour de ses 75 ans, sa démission au pape. Controversé à cause de ses positions ultra-conservatrices, Vitus Huonder avait été nommé à la tête de l’évêché de Coire en 2007.

Le souverain pontife se prononcera après avoir pris en considération toutes les circonstances, indique l’évêché dans un communiqué. Pour rappel, une pétition a été remise au nonce apostolique en Suisse au début de l’année, demandant qu’un administrateur soit installé le temps d’apaiser la situation dans le diocèse.

Vitus Huonder avait été nommé évêque en remplacement de Wolfgang Haas, devenu archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n’a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne.

Au contraire, ses opinions radicales principalement sur la famille et la sexualité lui ont valu d’un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l’autre, elles lui ont amené des critiques acérées des plus progressistes.

[DOSSIER] Une délégation du diocèse de Lyon en Irak

En avril 2017, une délégation du diocèse de Lyon a passé quelques jours à Pâques en Irak, en particulier à Erbil, pour rencontrer les habitants. Retrouvez ici les reportages réalisés sur place par Didier Rodriguez.

Dans le cadre du jumelage entre le diocèse de Lyon et le diocèse syro-catholique de Moussol (au Kurdistan irakien), une délégation conduite par Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire de Lyon, est allée célébrer les fêtes de Pâques avec les chrétiens chaldéens et syriaques de la plaine de Ninive. Au cours de ce voyage de 3 jours, de nombreuses rencontres, des visites de camp de réfugiés, de villages et des célébrations ferventes, souvent empreintes d’émotion.
Samedi soir, pour la vigile pascale, c’est à l’église de Sultanat Salam, Reine de la Paix, à Aynkawah, dans la banlieue proche d’Erbil que les lyonnais ont célébré Pâques avec la communauté syriaque et leur évêque, Mgr Petros Mouché. Didier Rodriguez (qui faisait parti de cette délégation) nous raconte un des moments forts de cette messe de la Résurrection.

Par Iris BITJOKA | Cameroon-Info.Net

Monseigneur Samuel Kleda Archives

Monseigneur Samuel Kléda président de la conférence épiscopale du Cameroun dénonce un acharnement contre ses pairs. De l’avis de Mgr Kléda, les évêques de la province ecclésiastique de Bamenda ne peuvent être tenus pour responsable de la fermeture des écoles confessionnelles à Bamenda, comme le soutiennent les auteurs de la plainte déposée contre eux.

Que l’on s’en prenne désormais à l’Eglise, est un véritable scandale ! Ainsi réagissent de nombreux religieux face à ce nouveau rebondissement dans l’affaire de la crise anglophone. Mais c’est un rebondissement injustifié pense le président de la conférence épiscopale du Cameroun Samuel Kléda, par ailleurs Archevêque métropolitain de Douala.

Dans une interview accordée à Radio équinoxe dans la capitale économique, Mgr Samuel Kléda affirme que l’Eglise catholique ne peut-être tenue pour responsable de la crise qui paralyse les régions anglophones depuis novembre 2016. Sinon, s’interroge le prélat, qu’en est-il des responsables d’établissements scolaires privés et publics, également fermés pour la même cause ? Le consortium qui poursuit les évêques, va-t-il aussi porter plainte contre les responsables de ces établissements ? S’interroge à nouveau l’homme d’Eglise pour qui, aucun homme de Dieu ne saurait être responsable de la fermeture des écoles observées à Bamenda dans la région du Nord-ouest. L’Archevêque Kléda dénonce alors un acharnement contre l’Eglise Catholique.

Quoiqu’il en soit, l’Archevêque de Bamenda Cornelius Fontem Esua, son auxiliaire Michael Bibi, l’évêque du diocèse de Kumbo Georges Nkuo, et le principal du collège sacré cœur de Mankon, sont attendus au tribunal de première instance de Bamenda le vendredi 21 avril 2017, pour répondre des accusations portées contre eux. Une citation directe leur a été servie au début du mois de ce mois d’avril par Me Achu Julius Ngu, agissant au nom d’un groupe de deux parents d’élèves inscrits dans des écoles confessionnelles des diocèses de la région du Nord-ouest. Les deux plaignants sont des officiers supérieurs de l’armée camerounaise. Ils reprochent aux mis en cause d’avoir perçu des frais de scolarité pour le compte de l’année scolaire qui tire à sa fin, sans rien dispenser comme cours. Par conséquent, ils réclament une indemnité de 150 millions de FCFA.

Signalons que ce lundi 17 avril 2017 était jour de reprise des cours pour le compte du 3ième trimestre de l’année scolaire 2016/2017 sur l’ensemble du territoire camerounais. A Buea comme dans d’autres villes des Régions du Sud-ouest et du Nord-ouest, plusieurs établissements scolaires relevant du sous-système éducatif anglophone dont des écoles confessionnelles de l’Eglise Catholique¸ n’ont pas ouverts.

Iris Bitjoka

Auteur:

Iris BITJOKA

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Collège épiscopal du 1er au 13 avril

NominationsLe Père Calixto Paulino Esono Abaga OBONO, (du clergé de Bata, recteur de séminaire) premier évêque d’Evinayong, Guinée équatoriale, diocèse qui vient d’être érigé par le pape François le 1er avril.Le Père Juan Domingo-Beka Esono AYANG, cmf, (professeur au séminaire interdiocésain) premier évêque de Mongomo, Guinée équatoriale, diocèse qui vient d’être érigé par le pape François le 1er avril.Mgr Cornelis Franciscus Maria VAN DEN HOUT, (vicaire général du diocèse de Bois-le-Duc, s-Hertogenbosch) évêque de Groningue-Leeuwarden, Pays-Bas, le 1er avril.Mgr Bernard CHARRIER, (évêque émérite de Tulle) administrateur apostolique sede vacante du diocèse d’Aire et Dax, France, avec faculté d’évêque diocésain, le 6 avril.Mgr Daniel H. MUEGGENBORG, (curé de paroisse) évêque auxiliaire de Seattle, États-Unis, le 6 avril.Mgr Martin DAVID, (vicaire général) évêque auxiliaire d’Ostrava-Opava, République tchèque, le 7 avril.Le Père Seyoum Franso NOEL, (vicaire délégué du Vicariat apostolique de Meki) vicaire apostolique d’Hosanna, Éthiopie, le 8 avril.Le Père Xavier MALLE, évêque de Gap, France, le 8 avril.Le Père Malle, né en 1965 à Valenciennes, il est recteur du sanctuaire Notre-Dame de la Prière de l’Ile-Bouchard et doyen du doyenné de Chinon, dans l’archidiocèse de Tours. Depuis 2010, il est curé à la paroisse de Notre-Dame-en-Bouchardais et Saint-Vincent – de-Paul-de-Richelieu.Le Père Dominic NGUYEN VAN MANH, (vicaire judiciaire) évêque coadjuteur de Da Lat, Vietnam, le 8 avril.Le Père Donatus Edet AKPAN, (curé de paroisse dans l’archidiocèse d’Abuja) évêque d’Ogoja, Nigeria, le 9 avril.Mgr Inacio SAURE, imc, (évêque de Tete) archevêque de Nampula, Mozambique, le 11 avril.Le Père Sandro FAEDI, imc, administrateur apostolique sede vacante et ad nutum Sanctae Sedis du diocèse de Tete, Mozambique, le 11 avril.Le Père Tadeusz WOJDA, sac, (sous-secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples) archevêque métropolitain de Bialystok, Pologne, le 12 avril.Le Père Benedictus Estephanus ROLLY UNTU, msc, (supérieur provincial des missionnaires du Sacré Cœur) évêque de Manado, Indonésie, le 12 avril.DémissionsMgr Hervé GASCHIGNARD, évêque d’Aire et Dax, France, le 6 avril.Mgr Woldeghiorghis MATHEOS, vicaire apostolique d’Hosanna, Ethiopie, le 8 avril.Mgr Jean-Michel DI FALCO LÉANDRI, évêque de Gap, France, le 8 avril.Mgr Edward OZOROWSKI, archevêque métropolitain de Bialystok, Pologne, le 12 avril.Mgr Joseph Theodorus SUWATAN, msc, évêque de Manado, Indonésie, le 12 avril.Mgr Roman Adam MARCINKOWSKI, évêque auxiliaire de Plock, Pologne, le 13 avril.DécèsMgr Antonio CILIBERTI, archevêque émérite de Catanzaro-Squillace, Italie, le 1er avril à l’âge de 82 ans.Mgr Clovis FRAINER, archevêque émérite de Juiz de Fora, Brésil, le 4 avril à l’âge de 86 ans.Mgr Edward FRANCIS, évêque émérite de Sivagangai, Inde, le 11 avril à l’âge de 87 ans.Mgr José Ramón Gurruchaga EZAMA, sdb, évêque émérite de Lurín, Pérou, le 11 avril à l’âge de 86 ans.Mgr Georges ROL, évêque émérite d’Angoulême, France, le 13 avril à l’âge de 90 ans.Mgr Rol a été nommé évêque coadjuteur du diocèse d’Angoulême par Paul VI en 1973, aux côtés de Mgr René Kérautret. Il est devenu évêque d’Angoulême après la démission de ce dernier, en 1975, et le restera jusqu’en 1993. Il s’est retiré à l’âge de 67 ans – son successeur sera Mgr Claude Dagens – et est parti pour le Bénin, où il a enseigné au grand séminaire de Ouidah jusqu’en 1998, date de son retour en France.Saint-SiègeLe 1er avril, le pape François a nommé consulteurs de la Congrégation pour le clergé Mgr Erio Castelluci, archevêque de Modène-Nonantola ; Mgr Maurice Monier, pro-doyen du tribunal de la Rote romaine ; Mgr Vito Angelo Todisco, prélat auditeur du tribunal de la Rote romaine ; le Père Bruno Esposito (op) professeur à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin ; le Père Hans Zollner (sj) doyen de l’Institut de psychologie de l’Université pontificale grégorienne ; le Père George Augustin (sac) théologien ; Mgr Ennio Apeciti, recteur du Séminaire pontifical lombard ; le Père Janusz Kowal (sj) professeur à l’Université pontificale grégorienne ; le Père Marko Ivan Rupnik (sj) consulteur du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ; ainsi que le professeur Luigi Janiri, spécialiste en psychiatrie et psychopathologie auprès de l’Université du Sacré-Cœur à Rome ; le professeur Paolo Papanti-Pelletier, juge au tribunal de l’état de la Cité du Vatican.Le 4 avril, le pape François a nommé Mgr John Joseph Kennedy chef du bureau disciplinaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), qui traite des délits contre la foi et des « delicta graviora », notamment les abus sexuels.

Un nouvel évêque coadjuteur pour le diocèse de Dalat

L’évêque nouvellement nommé est né en 1955 dans le diocèse de Cân Tho d’une famille récemment réfugiée du diocèse de Bui Chu, dans le Vietnam du Nord. Il a accompli ses études secondaires au petit séminaire Simon Hoa de Dalat (1966-1973). Le jeune homme est ensuite envoyé à l’Institut pontifical Pie X pour se préparer directement au sacerdoce. Il y reste jusqu’en 1980, date à laquelle l’institution est fermée sur ordre des autorités civiles. Au cours de la période qui va suivre (1980-1994), il est encore très difficile d’ordonner des prêtres. Le jeune séminariste s’engage pleinement dans le ministère pastoral d’une paroisse son diocèse. En 1994, il est enfin ordonné prêtre et reçoit la charge de vicaire dans une grosse paroisse de son diocèse, à Bao Lôc.

Docteur en droit canon

En 2004, son évêque interrompt son ministère pour l’envoyer à Rome à l’université pontificale Urbanienne, où il poursuit des études supérieures de droit canon. Il obtient un doctorat en cette matière.

L’évêque en titre du diocèse de Dalat est Mgr Antoine Vu Huy Chuong, qui a remplacé Mgr Pierre Nguyên Van Nhon, lorsque celui-ci est devenu archevêque de Hanoi en avril 2010. Le territoire du diocèse (9 764 km²) correspond à celui de la province de Lam Dong. Il s’étend sur le seuil sud-est de la région des Hauts Plateaux du Centre-Vietnam. La ville de Dalat elle-même, qui fut créée en 1893 par le docteur Alexandre Yersin, est située à 1 500 mètres d’altitude, au pied du Mont Langbiang.

Selon des données statistiques recueillies en 2013, le nombre des fidèles catholiques de Dalat s’élève aujourd’hui à 365 000, ce qui le classe dans les cinq ou six premiers diocèses du Vietnam. La majorité des catholiques vivant sur le diocèse est formée par les nombreuses communautés appartenant aux ethnies autochtones de la région. Les deux principaux peuples touchés par le christianisme sont les Churus et les Kohos. Leur évangélisation date de la période entre les deux guerres et s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui.

Les prêtres séculiers, qui disposent aujourd’hui d’un grand séminaire sur place pour leur formation, sont au nombre de 144 (chiffres de 2013) et l’on compte 109 religieux prêtres. Depuis 1954, date à partir de laquelle une majorité de Vietnamiens sont venus s’établir dans la ville, jusqu’ici surtout habitée par les colons français, Dalat est devenu un haut lieu du catholicisme vietnamien. A l’initiative de la hiérarchie catholique, une université y avait été installée ; elle compte plus de 5 000 étudiants aujourd’hui. Quelques années plus tard, fut créé l’Institut pontifical Pie X, animé par les jésuites et délivrant des diplômes théologiques reconnus par les universités romaines. Les grandes congrégations religieuses du Vietnam y avaient installé noviciat et scolasticat. Les nouvelles autorités fermèrent l’université en 1975 et l’Institut pontifical Pie X, quelques années plus tard, en 1980.

(eda/jm)

Démission de l'évêque de Dax pour « attitudes pastorales inappropriées »

L’évêque de Dax, Monseigneur Gaschignard, a démissionné. Il est soupçonné de paroles et de comportements déplacés auprès de jeunes.

Dans un communiqué publié ce jeudi 6 avril à l’occasion de la conférence des évêques de France, ces derniers ont annoncé la démission de Monseigneur Gaschignard.

En effet, à 57 ans, l’évêque de Dax a quitté son poste sur suggestion du Nonce apostolique, l’archevêque italien Luigi Ventura. Ce dernier étant le représentant du Vatican auprès de l’Eglise catholique française.

En effet, ils ont déclaré accueillir ce renoncement « dans la foi et la confiance ». De plus, ils ont précisé qu’ils mesuraient « la gravité » de ce qui est reproché au désormais ex évêque des Landes.

« Des attitudes inappropriées » avec des jeunes

Ainsi, le cardinal de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, a annoncé avoir reçu le 21 mars deux personnes du diocèse d’Aire et de Dax, en contact avec des jeunes.

Elles lui ont fait part de leurs interrogations. Ainsi que du malaise ressenti devant des attitudes et des paroles de Mgr Hervé Gaschignard vis-à-vis des jeunes gens.

Depuis plusieurs semaines, dans le diocèse de Dax, des rumeurs persistaient sur des attitudes pastorales inappropriées de l’évêque. C’est pourquoi, depuis le vendredi 31 mars, Monseigneur Hervé Gaschignard, avait pris un temps d’éloignement et de repos.

En outre, le responsable d’une association landaise de lutte contre la pédophilie, le Colosse aux pieds d’argile, a indiqué à l’AFP avoir recueilli ces derniers mois deux témoignages mettant en cause Hervé Gaschignard.

Le premier est celui d’une adolescente de 15 ans, qui a parlé de

Caresses sur la cuisse, bisou volé sur la joue, chuchotements dans l’oreille, et beaucoup de paroles inappropriées.

Le second témoignage est celui d’un garçon de 14 ans. L’évêque de Dax lui aurait posé des questions très personnelles.

Une source a expliqué dans les colonnes de L’Obs qu’Hervé Gaschignard aurait trouvé le garçon « efféminé ». Il lui aurait proposé « de l’accompagner », « de l’aider à devenir plus viril ».

Selon France 3 Midi Pyrénées, Monseigneur Gaschignard avait déjà fait l’objet d’un signalement en 2011. Il s’agissait de  faits similaires, alors qu’il était évêque auxiliaire de Toulouse.

En effet, quatre encadrants d’un pèlerinage pour jeunes s’étaient émus auprès de l’archevêque de Toulouse de sa proximité avec les jeunes. «Par prudence», ce dernier avait fait un signalement au procureur de la République.

A l’époque, la plainte avait été classée sans suite.

Ainsi, cette démission intervient dans un contexte de mises en cause répétées de l’Eglise pour sa gestion des affaires de pédophilie. 

L’Eglise catholique a mis en oeuvre en 2016 un plan d’action pour lutter contre «les abus sexuels». Elle a notamment mis en place des cellules d’écoutes des victimes et une commission d’expertise indépendante.

Article publié le vendredi 7 avril 2017 à 14:29, modifications vendredi 7 avril 2017 à 12:01
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Dax : l'évêque démissionne à cause de comportements déplacés envers des jeunes

Coup de tonnerre dans l’Église catholique : l’évêque de Dax (Landes), Mgr Hervé Gaschignard, a été contraint à la démission en raison d’«attitudes pastorales inappropriées» envers des jeunes, une décision exceptionnelle de la hiérarchie catholique.

Cette démission intervient dans un contexte de mises en cause répétées de l’Église pour sa gestion des affaires de pédophilie. Elle a été acceptée jeudi par le pape François, a annoncé la Conférence des évêques de France (CEF) dans un communiqué.

Le comportement de Mgr Gaschignard lui avait déjà valu une alerte, il y a six ans, alors qu’il était évêque auxiliaire de Toulouse depuis 2007, en charge de la formation des prêtres et des laïcs, de la jeunesse et de la famille. Quatre encadrants d’un pèlerinage pour jeunes s’étaient émus par courrier auprès de l’archevêque de Toulouse, Mgr Robert Le Gall, de la «proximité» de l’évêque avec les jeunes. Le signalement au procureur de la République avait été classé sans suite.

L’évêque, âgé de 57 ans et originaire de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a donc présenté sa démission «sur suggestion du Nonce apostolique», l’archevêque italien Luigi Ventura, représentant du Vatican auprès de l’Église catholique française, précise la CEF dans son communiqué signé par son président, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille.

Dans des communiqués séparés, l’évêché de Dax et le cardinal-archevêque de Bordeaux, Jean-Pierre Ricard, font état de «problèmes» de l’évêque «dans sa relation pastorale aux jeunes».

Les rumeurs sur ces «attitudes inappropriées» avaient «rendu difficile le gouvernement du diocèse», indique encore la CEF.

le responsable de la communication à l’évêché de Dax, Paul Perromat, s’est borné à préciser que cette démission intervenait après «des propos et comportements inappropriés qui auraient pu être tenus» par Mgr Gaschignard, mais «il n’est en aucun cas question d’agressions ou d’actes sexuels». «À l’heure actuelle, aucune plainte n’a été déposée ni auprès du procureur de Dax, ni auprès de celui de Mont-de-Marsan», a-t-il ajouté, soulignant que «l’église d’Aire-sur-Adour et de Dax pense à toutes les personnes blessées dans cette histoire».

Le responsable d’une association landaise de lutte contre la pédophilie, «Colosse aux pieds d’argile», a indiquéavoir recueilli ces derniers mois deux témoignages mettant en cause Mgr Gaschignard : un garçon de 14 ans que l’évêque aurait notamment interrogé sur ses pratiques sexuelles, et une adolescente du même âge ayant parlé de «caresse sur la cuisse, bisou volé sur la joue, chuchotements dans l’oreille, et beaucoup de paroles inappropriées».


Mgr le gall «affecté mais confiant»

Archevêque de Toulouse, Mgr Le Gall a bien connu Mgr Gaschignard, passé dans son diocèse de 2008 à 2011. Mais au moment de réagir à la démission de ce dernier, il ne souhaite pas se démarquer du communiqué de la Conférence des évêques de France. S’il «mesure la gravité» de la situation et s’en trouve «affecté», il «pense seulement aux personnes blessées et affectées», tout en conservant «la confiance et l’espérance.»