Author Archives: Google Alert - évêque archevêque -Puy-l'Évêque -Issy-l'Évêque -Bastide-l'Évêque -lesoleil.sn

Collège épiscopal du 20 au 24 mai

NominationsMgr Fabio DAL CIN, (du diocèse de Vittorio Veneto) archevêque prélat de Lorette (Loreto), Italie, et délégué pontifical du sanctuaire dédié à la Vierge Marie, le 20 mai.Le Père Danilo B. ULEP, (de l’archidiocèse de Tuguegarao) évêque prélat de Batanes, Philippines, le 20 mai.Le Père Nazarene SOOSAI, (curé du sanctuaire de Notre-Dame de Ransom de Kanyakumari) évêque de Kottar (Tamil Nadu), Inde, le 20 mai.Mgr Andrzej PRZYBYLSKI, (curé de la paroisse des saints Pierre et Paul à Zawiercie) évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Czestochowa, Pologne, le 20 mai.DémissionsMgr Giovanni TONUCCI, archevêque prélat de Lorette (Loreto), Italie, et délégué pontifical du sanctuaire dédié à la Vierge Marie, le 20 mai.Mgr Camilo D. GREGORIO, évêque prélat de Batanes, Philippines, le 20 mai.Mgr Peter REMIGIUS, évêque de Kottar (Tamil Nadu), Inde, le 20 mai.DécèsMgr Thomas Vose DAILY, évêque émérite de Brooklyn, États-Unis, le 15 mai à l’âge de 90 ans.Mgr Emilio Lorenzo STEHLE, évêque émérite de Santo Domingo de los Colorados, Équateur, le 16 mai à l’âge de 91 ans.Mgr Miguel MYKYCEJ, évêque émérite de Santa María del Patrocinio des Ukrainiens à Buenos Aires, Argentine, le 20 mai à l’âge de 83 ans.Saint-SiègeLe 21 mai, lors de la prière dominicale du Regina Coeli, le pape François a annoncé la tenue, le mercredi 28 juin 2017, d’un consistoire au cours duquel il créera cinq nouveaux cardinaux.Les nouveaux cardinaux sont les suivants :Le cardinal Jean ZERBO, archevêque de Bamako, Mali.Le cardinal Juan José OMELLA, archevêque de Barcelone, Espagne.Le cardinal Anders ARBORELIUS, ocd, évêque de Stockholm, Suède.Le cardinal Louis-Marie Ling MANGKHANEKHOUN, vicaire apostolique de Paksé et administrateur apostolique de Vientiane, Laos.Le cardinal Gregorio Rosa CHÁVEZ, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de San Salvador, Salvador.le 24 mai, le pape François a nommé le cardinal Gualtiero BASSETTI, 75 ans, archevêque de Pérouse, nouveau président de la Conférence des évêques italiens (CEI).

Mali : Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, nommé cardinal par le pape François

Fidèle à sa volonté de créer une Église moins centrée sur l’Europe, le pape François a annoncé l’élévation au rang de cardinal de cinq évêques, dont celui de Bamako, Mgr Jean Zerbo.

Le pape vient d’annoncer la création de cinq nouveaux cardinaux. Parmi eux, on compte un Africain, Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako. Cette qualification permet à ceux qui en sont honorés de participer au conclave, la réunion au cours de laquelle un nouveau pape est désigné. Les récentes nominations répondent à la volonté de l’Argentin Jorge Bergoglio, nommé pape sous le nom de François en avril 2013, de tendre vers une Église moins centrée sur l’Europe et sur l’Italie. Le consistoire, la cérémonie officielle au cours de laquelle les ecclésiastiques seront élevés au rang de cardinaux, aura lieu le 28 juin prochain. En tout, le Vatican compte désormais 25 cardinaux africains, dont 15 sont électeurs.

Originaire de Ségou

Originaire de la ville de Ségou, à 200 kilomètres de Bamako, où il est né en 1943, Jean Zerbo est ordonné prêtre en 1971 avant de partir faire ses études en France, à Lyon, quatre ans plus tard. D’abord évêque auxiliaire de Bamako en 1988, il en devient archevêque titulaire dix ans plus tard, en 1998.

En plus de Mgr Zerbo, sont également nommés cardinaux Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone en Espagne, Mgr Anders Arborelius, archevêque de Stockholm,  Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, archevêque de Paksé, au Laos et enfin Mgr Gregorio Rosa Chávez, archevêque de San Salvador.

Petite particularité : dans le cas de trois d’entre eux, ces cardinaux viennent de pays où le catholicisme est minoritaire, à savoir la Suède, le Laos et le Mali. Dans ce dernier pays, les chrétiens ne représentent en effet que 2,4% des 17 millions d’habitants, musulmans à 94%.

Mali : l'évêque de Bamako nommé Cardinal par le pape François

Partages 38


Mgr Jean Zerbo et le président malien Ibrahim Boubakar KeitaMgr Jean Zerbo et le président malien Ibrahim Boubakar Keita © maliactu.net

Mali News (Bamako) – Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, a été élevé au rang de cardinal par le pape François. Né en 1943 et archevêque de Bamako depuis 1998, Jean Zerbo rejoindra le collège cardinalice le 28 juin prochain, en même temps que quatre autres évêques non africains nommés le même jour que lui.

Le Mali a désormais son premier cardinal. Nommé le 21 mai, Mgr Jean Zerbo, rejoint à 73 ans le Sacré Collège de cardinaux électeurs. Il participera au conclave qui élira le prochain pape et devient lui-même éligible à la succession de Saint-Pierre.

25 cardinaux africains sur 227

Originaire de Ségou dans le sud-ouest du Mali, Jean Zerbo devient prêtre de l’Église catholique apostolique romaine le 10 juillet 1971. Son ordination sacerdotale fut célébrée par Mgr Pierre Louis Leclerc, alors évêque de Ségou.

Après des études de théologie à Lyon (France), il rentre au Mali et office en qualité de curé au sein de plusieurs paroisses du diocèse de Ségou.

En juin 1988, il est ordonné évêque auxiliaire de Bamako et évêque titulaire du diocèse disparu d’Accia, l’un des six diocèses historiques de la Corse (France). Resté 6 ans évêque auxiliaire de Bamako, il devient évêque titulaire de Mopti (sud-est du Mali) en 1994 avant de devenir, en 1998, archevêque métropolitain de Bamako.

Avec l’élévation de Mgr Jean Zerbo au rang de Cardinal, l’Afrique comptera désormais 25 représentants au collège cardinalice, dont 15 cardinaux électeurs. Les cinq dernières nominations du pape François font passer le Sacré Collège des cardinaux à 227 membres, dont 121 cardinaux électeurs.


Partages 38

Le pape François annonce la création de cinq nouveaux cardinaux

Après avoir récité la prière du Regina Caeli, le 21 mai 2017 place Saint-Pierre, le pape François a annoncé la tenue d’un consistoire le 28 juin 2017 au cours duquel cinq cardinaux seront créés.

Il s’agit de Mgr Jean Zerbo l’archevêque de Bamako (Mali), Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone (Espagne), Mgr Anders Arborelius, évêque de Stockholm (Suède), Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, vicaire apostolique de Paksé (Laos) et de Mgr Grégorio Rosa Chavez, évêque auxiliaire de San Salvardor (Salvador). Ces prélats ont tous moins de 80 ans, et pourront donc participer à l’élection d’un nouveau pape en cas de conclave.

Tous les nouveaux cardinaux, a précisé le pontife, concélébreront avec lui la messe pour la saint Pierre et saint Paul, le 29 juin à 9h30, en la basilique Saint-Pierre. À cette occasion, le pontife bénira les palliums, ces pièces de tissu qui symbolisent la brebis sur les épaules de Jésus, avant de les remettre aux nouveaux archevêques.


Biographies

Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali), 74 ans.

Ordonné en 1971 à Segou, Mgr Zerbo a fait ses études à Lyon (France) puis à Rome (Italie), où il a obtenu une licence canonique en Ecriture Sainte auprès de l’Institut biblique pontifical. Il est par la suite retourné au Mali en 1982, où il a été nommé vicaire à Markala puis professeur au séminaire de Bamako. Il a ensuite été fait evêque auxiliaire de Bamako en 1988, puis archevêque en 1998. Particulièrement engagé dans le dialogue interreligieux, Mgr Zerbo a joué un rôle actif dans les négociations de paix lors des conflits qui ont déstabilisé le Mali de 2012 à 2015.

Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone (Espagne), 78 ans

Né en 1946 à Cretas (Espagne), Mgr Omella a été ordonné en 1970. Il a été missionnaire au Zaïre durant une année avant d’être nommé, en 2004, évêque de Calahorra et La Calzada-Logrono, au nord de l’Espagne. Il a été par la suite nommé membre de la Congrégation pour les évêques, en 2014, puis archevêque de Barcelone l’année suivante.

Mgr Anders Arborelius, évêque de Stockholm (Suède), 67 ans

Mgr Arborelius s’est converti au catholicisme à l’âge de 20 ans, avant d’entrer chez les carmes de Norraby en Suède, deux ans plus tard. Il a étudié la philosophie et la théologie à Bruges (Belgique) puis à Rome (Italie). En 1977, il prononce ses vœux perpétuels et est ordonné prêtre le 8 septembre 1979. Il est ensuite nommé évêque de Stockholm en 1998, il devient alors le premier Suédois à être évêque catholique de Suède depuis la Réforme. En 2016, il avait accueilli le pape dans son pays, dans le cadre de la commémoration œcuménique des 500 ans de la Réforme luthérienne.

Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, vicaire apostolique de Paksé (Laos), 73 ans

Premier cardinal originaire du Laos, Mgr Ling est né en 1944 et a été ordonné en 1972. En 2000, il a été fait vicaire apostolique de Paksé, avant d’être également nommé administrateur apostolique de la capitale Vientiane, en 2017.

Mgr José Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador), 74 ans

Né en 1942, Mgr Rosa Chávez a été ordonné en 1970 et nommé évêque auxiliaire de l’archidiocèse en 1982. Il est président de la Caritas pour le Salvador ainsi que pour l’Amérique latine et les Caraïbes. Il s’agit du premier cardinal de l’histoire du pays, marqué par la figure de Mgr Romero, assassiné en 1980 et béatifié en 2015. A noter, souligne Radio Vatican, que le choix inhabituel du pape d’élever un simple évêque auxiliaire à la dignité cardinalice, “est certainement lié au t rès long service de cet évêque“ envers son diocèse depuis plus de 35 ans. (cath.ch/imedia/ah/pp)

Le pape annonce la nomination de cinq nouveaux cardinaux, dont l'archevêque de Barcelone

Le pape François a annoncé dimanche au Vatican la tenue d’un consistoire le 28 juin prochain au cours duquel il va créer cinq nouveaux cardinaux, de cinq pays différents, tous âgés de moins de 80 ans.

Les cardinaux de plus de 80 ans ne peuvent pas siéger dans un conclave et participer à l’élection d’un nouveau pape.

“Je désire annoncer la tenue d’un consistoire le mercredi 28 juin pour la nomination de cinq nouveaux cardinaux. Leur provenance de diverses régions du monde montre la catholicité de l’Eglise présente sur toute la terre”, en d’autres termes l’universalité de l’Eglise, a-t-il dit à l’issue de la prière Regina Coeli.

Les cinq nouveaux cardinaux sont  : Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali), Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone, Mgr Anders Arborelius, évêque de Stockholm (Suède), Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, vicaire apostolique de Paksé (Laos) et Mgr Gregorio Rosa Chavez, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador).

Les cinq hauts prélats sont tous nés dans les années 1940, le plus jeune étant Mgr Arborelius, né en septembre 1949, le plus âgé Mgr Rosa Chavez, né en septembre 1942. Selon l’agence italienne AGI, Mgr Arborelius sera le premier cardinal scandinave tandis que Mgr Rosa Chavez sera le premier évêque auxiliaire à recevoir sa “barrette” pourpre, une coiffe ecclésiastique en forme de toque quadrangulaire, ainsi qu’une bague.

En novembre dernier, le pape François avait créé 17 nouveaux cardinaux, dont 13 électeurs lors d’un conclave.

Le Pape annonce la création de cinq nouveaux cardinaux

(RV) C’est une surprise : au terme de la prière du Regina Coeli, ce dimanche 21 mai 2017, le Pape a annoncé la création de cinq nouveaux cardinaux. Ils seront élevés à la pourpre cardinalice le 28 juin prochain, à la veille de la fête des saints Pierre et Paul, le 29 juin, durant laquelle les nouveaux cardinaux concélèbreront la messe avec le Pape François et les nouveaux archevêques nommés durant l’année écoulée.Ces futurs nouveaux cardinaux sont :Mgr Jean Zerbo, 73 ans, archevêque de Bamako (Mali), très engagé dans le dialogue islamo-chrétien.Mgr Anders Arborelius, 67 ans, évêque de Stockholm (Suède). Il avait accueilli le Pape dans son pays en 2016, dans le cadre d’une commémoration oecuménique de la Réforme luthérienne.Mgr Juan José Ornella, 71 ans, archevêque de Barcelone (Espagne). Il s’agit du seul siège traditionnellement cardinalice parmi les cinq nouveaux cardinaux qui seront créés le 28 juin.Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, 73 ans, vicaire apostolique de Paksé (Laos). Il devient le premier cardinal originaire de ce petit pays d’Asie du sud-est, dont le régime communiste autoritaire a longtemps bridé la liberté de la petite minorité catholique. Le dimanche 11 décembre 2016, 17 martyrs du Laos, parmi lesquels dix missionnaires français, morts pour la foi entre 1954 et 1970, avaient été béatifiés ensemble à Vientiane, la capitale de ce pays indépendant depuis 1953.Mgr José Gregorio Rosa Chavez, 74 ans, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador). Il s’agit du premier cardinal de l’histoire de ce petit pays très catholique d’Amérique centrale, marqué par la figure de Mgr Romero, assassiné en 1980 et béatifié en 2015. À noter qu’il est très inhabituel qu’un simple évêque auxiliaire soit élevé à la pourpre cardinalice, mais ce choix du Pape est certainement lié au très long service de cet évêque, en responsabilité dans ce diocèse depuis 1982, et qui a dû accompagner depuis 25 ans une communauté traumatisée par la mort de Mgr Romero, par la répression de l’ex-dictature d’extrême-droite et par l’insécurité liée notamment au trafic de drogue et à la pauvreté.Il s’agira de la quatrième convocation d’un consistoire extraordinaire voué à la création de nouveaux cardinaux depuis le début du pontificat du Pape François. Il en avait créé 56 lors de trois consistoires en 2014, 2015 et 2016, offrant les premiers cardinaux de l’histoire à de nombreuses nations “périphériques” comme le Lesotho, la Papouasie Nouvelle-Guinée ou encore les Iles Tonga.Ce “mini-consistoire” de 2017 confirme cette attention portées à des territoires inhabituels, avec la création des premiers cardinaux de l’histoire du Mali, du Laos, du Salvador et de la Suède.«Leur provenance de diverses parties du monde manifeste la catholicité de l’Église, diffusée sur toute la terre, et l’attribution d’un titre ou d’une diaconie de l’Urbe (de “la Ville”, de Rome, ndlr) exprime l’appartenance des cardinaux au diocèse de Rome, qui, selon la célèbre expression de saint Ignace, “préside à la charité” de toutes les Églises», a expliqué le Pape.«Confions les nouveaux cardinaux à la protection des saints Pierre et Paul, afin qu’avec l’intercession du Prince des Apôtres, ils soient d’authentiques serviteurs de la Communion ecclésiale, et qu’avec celle de l’Apôtre des gentils, ils soient des annonciateurs joyeux de l’Évangile dans le monde entier, et qu’avec leur témoignage et leur conseil, ils me soutiennent plus intensément dans mon service d’évêque de Rome, pasteur universel de l’Église», a exhorté le Pape François.(CV)   

Jacques Blaquart, évêque d'Orléans, prochain archevêque de Paris ?

Pour l’épiscopat français, la grande affaire de l’automne sera la succession du cardinal André Vint-Trois à la tête de l’archevêché de Paris. À partir de 75 ans, atteints par la limite d’âge, ils doivent en effet demander au Pape la possibilité de partir à la retraite. Mais pour le sièges épiscopaux très importants et stratégiques comme celui de Paris, il est parfois d’usage que le mandat soit prolongé de quelques années. Fatigué de sa charge, Vingt-Trois, qui aura 75 ans l’automne prochain, a fait savoir très clairement qu’il ne ferait pas « un jour de plus ».

Les pronostics vont bons train, et trois noms circulent  avec insistance. Parmi les favoris, on cite Mgr Jacques Blaquart, évêque Orléans, Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen et Mgr Michel Aupetit, évêque du diocèse de Nanterre. Mais revient aussi souvent Mgr Pierre d’Ornellas, actuel archevêque de Rennes, originaire du diocèse de Paris… Le pape fera connaître son choix à l’automne.

Un évêque d’Orléans qui monte à Paris pour devenir archevêque de la capitale, ce ne serait pas une première. Le précédent dans l’histoire est Mgr Jean-Marie Lustiger qui fut évêque d’Orléans de novembre 1979 à janvier 1981 puis archevêque de Paris de janvier 1981 à février 2005. De parents juifs polonais, Jean-Marie Aaron Lustiger s’était réfugié à Orléans en 1939 et c’est en la cathédrale Saint-Croix qu’il ressentira les premiers signes de sa vocation.

À priori, Jacques Blaquart qui est plutôt un évêque “de terrain” que papabile, ne part pas favori. Il s’est cependant récemment distingué, notamment à la pointe dans la lutte contre la pédophilie dans l’Église. Mais aussi d’autre part récemment en appelant clairement à voter contre Martine Le Pen et en choisissant le bulletin Macron dans une interview à RCF Orléans qui a fait grand bruit. Mais le Pape François qui nomme les évêques et archevêques est coutumier d’une certaine “transgression” dans les nominations. Aussi, de la même manière que “les voix du Très Haut” sont impénétrables, la décision du souverain pontife pourrait, elle aussi, surprendre…

F.C et F.S.

Les catholiques ont-ils leur mot à dire sur le choix d'un évêque ?

Le 7 novembre 2017, le cardinal André Vingt-Trois, à la tête du diocèse de Paris depuis douze ans, atteindra la limite d’âge, 75 ans pour les évêques. À cette date, l’archevêque, qui vient de reprendre ses activités après plusieurs semaines d’hospitalisation, présentera sa démission au pape, qui choisira alors de le maintenir en fonction ou de nommer son successeur. C’est dans ce contexte, et parce que, « en ces temps de ruptures et replis au sein de l’Église en France comme dans la société », cette nomination « aura un très grand impact », que la Conférence des baptisés (1) a lancé une initiative assez rare dans l’Église catholique.Une lettre publiée sur InternetLa branche parisienne de ce mouvement de catholiques « réformateurs », créé en 2008, a publié sur son site une lettre adressée au nonce apostolique, Mgr Luigi Ventura, afin de lui faire part de ses attentes à l’égard du futur archevêque de Paris. Elle propose en outre aux catholiques qui soutiendraient cette initiative d’y associer leur signature en ligne.Le profil qui se dessine ? Un pasteur, d’abord, « attentif aux personnes, sensible à toutes les détresses », « qui aime le monde, qui vive avec le monde », capable de partager l’Évangile « par son langage et ses gestes ». Un homme qui promeuve une Église « synodale », ensuite, « du dialogue », c’est-à-dire « qui fasse souffler un vent d’ouverture, jusqu’à la société civile en quête de sens », « qui fasse vivre la communion entre les différentes sensibilités », s’appuie sur les laïcs bien formés et encourage leur créativité ainsi que leur coresponsabilité avec les prêtres du diocèse. « Ces baptisés, écrivent-ils enfin, attendent que le diocèse sorte d’un “parisianisme catholique”, (…) dans une collégialité à l’échelle des diocèses du Grand Paris. »Des évêques de proximitéLa CCBF met ainsi l’accent sur la ligne impulsée par le pape François. En plusieurs occasions depuis le début de son pontificat – visites ad limina, audiences avec de nouveaux évêques –, ce dernier a décrit le profil type de l’évêque : il insiste toujours sur la proximité, qu’il attend d’eux, envers leur peuple et avec leurs prêtres.Pour légitimer sa démarche, la CCBF invoque aussi le sensus fidei, ce « sens de la foi » des fidèles que le pape compare parfois au « flair » des brebis « pour trouver de nouvelles voies sur le chemin ».À lire : Le sensus fidei, « flair » des chrétiens pour les « choses de Dieu »Elle s’appuie enfin surle droit de l’Église, invoquant le canon 214 : « Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux pasteurs de l’Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits. » Ce recours est-il légitime ? Les catholiques ont-ils leur mot à dire sur le choix d’un évêque ?L’enquête sur les besoins du diocèse est publiqueD’une part, si la démarche d’enquête sur le profil des candidats potentiels à l’épiscopat est sous secret pontifical, celle sur les besoins d’un diocèse, en revanche, est publique et peut même faire l’objet d’une consultation générale des forces vives locales (très rare), comme ce fut le cas, par exemple, en 1978 dans le diocèse de Valence, avant la nomination de Mgr Didier-Léon Marchand.D’autre part, dans l’évaluation des besoins d’un diocèse avant la nomination de son nouvel évêque, le nonce – représentant du pape dans un pays et auprès d’une Église locale – a toute liberté pour consulter des prêtres, et parfois aussi des laïcs.Cette démarche est toutefois laissée à sa liberté et dépend de sa disponibilité mais aussi de sa sensibilité, la vision des besoins d’un diocèse différant selon la personnalité du nonce…Le rôle-clé des noncesC’est d’ailleurs en partie pour ces raisons que les responsabilités des nonces ont figuré à plusieurs reprises à l’ordre du jour du conseil des cardinaux institué par le pape pour réformer le gouvernement de l’Église. En 2014, puis en 2015 et encore en septembre dernier, le C9 a ainsi « longuement réfléchi sur le profil spirituel et pastoral d’un évêque aujourd’hui », mais aussi sur la formation et les tâches des nonces apostoliques, qui ont une fonction-clé dans la recherche de profils adéquats à l’épiscopat.À lire : Le « C9 » a travaillé sur la nomination des évêquesGreg Burke, le porte-parole du Saint-Siège, avait notamment évoqué l’éventualité d’une réforme, du moins d’un « aggiornamento » de la procédure de nomination des évêques. « La nomination des évêques est quelque chose qui touche tous les fidèles. “Qui sera notre pasteur ?” C’est certainement un point clé de la réforme », avait-il relevé.

Un amoureux de sainte Thérèse et des chevaux pour le diocèse de Limoges

Après plus de vingt ans passés comme prêtre en Normandie, Mgr Pierre-Antoine Bozo, 51 ans, quitte sa région natale et le diocèse de Séez pour Limoges (1), où il a été nommé évêque jeudi 11 mai par le pape François et où il remplace Mgr François Kalist, archevêque de Clermont depuis huit mois. Une mission que cet homme calme et souriant vit comme un « déracinement », puisqu’il a « tout à y découvrir », mais qu’il aborde aussi avec « confiance ».De ses parents, gérants en retraite d’un haras normand réputé, il a hérité la foi mais aussi l’amour des chevaux. Second d’une fratrie de cinq enfants, dont plusieurs se sont investis dans l’élevage et les courses, Mgr Bozo, amoureux de la nature, espère bien pouvoir continuer à pratiquer l’équitation dans son nouveau diocèse.Dans l’Orne, il organisait chaque année, avec quelques amis, un pèlerinage d’Alençon à Lisieux, sur les traces de sainte Thérèse de l’Enfant-­Jésus, une figure qui le marque en profondeur, tout comme saint Jean Eudes, une autre personnalité de la région dont « l’élan missionnaire » le touche particulièrement. « Je compte pouvoir continuer de vivre de leur spiritualité », souligne-t-il.Expérience « multi-cartes »Fort d’une expérience « multi-cartes », le jeune évêque, dont la date d’ordination à Limoges n’est pas encore connue, espère pouvoir la mettre à profit dans le Limousin. C’est après des études de droit à Caen que Pierre-Antoine Bozo a décidé d’entrer au séminaire. Formé à Rome puis ordonné en 1994 pour le diocèse de Séez, le jeune prêtre a d’abord exercé son ministère pendant treize ans dans le centre-ville d’Alençon (Orne), où il s’est occupé en particulier de la pastorale des jeunes.Il a ensuite enseigné la théologie fondamentale et dogmatique au Centre d’études théologique de Caen pendant plusieurs années. Il fut successivement responsable diocésain du Service des vocations puis responsable diocésain pour la pastorale des jeunes, avant d’être nommé, en 2012, recteur du séminaire interdiocésain Saint-Jean-Eudes, dans la capitale du Calvados, tout en continuant son travail d’enseignant.Les vocations, une « priorité »Dans la continuité de son ancrage territorial, le Père Bozo a également été vicaire épiscopal à Sées de 2011 à 2015, date à laquelle il a été nommé vicaire général. Chargé aussi de la coordination du doyenné de la ville, il avait la responsabilité de la paroisse Sainte-Opportune en Pays d’Ô, autour de Mortrée, son pays natal.« Un panel d’activités assez large », sourit le nouvel évêque, qui affirme « ne pas avoir d’autre programme que celui de faire la volonté de Dieu ». Même si, ajoute-t-il, les vocations, par son parcours de formateur, seront une « priorité ». A fortiori à la tête d’un diocèse comme celui de Limoges, rural et marqué par la pénurie de prêtres. « La situation des prêtres n’est pas simple dans ce type de contexte, complète Mgr Bozo. Je chercherai à les soutenir et à les accompagner au mieux. »