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RDC : Le Vatican désigne le successeur du cardinal Monsengwo

Le timing est tout sauf anodin. En pleine période de tension entre Mrg Laurent Monsengwo et les autorités RD congolaises, Mgr Fridolin Ambongo, vient d’être nommé par le Vatican « Évêque coadjuteur » de l’Archevêque de Kinshasa qui n’est autre que le cardinal Monsengwo.

Cette nomination signifie que l’Évêque Ambongo devient « le successeur du siège » de Mgr Monsengwo « en cas de décès ou de démission ».

Une nomination largement saluée par les proches du président Joseph Kabila. Sur son compte Twitter, l’ancien ministre Tryphon Kin-Kiey Mulumba a tenu à féliciter « le nouvel archevêque de Kinsasha en puissance« , soulignant que le moment choisi pour cette désignation est tout sauf fortuit. « Il y a eu au Vatican comme une volonté d’apaisement« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, Mgr Monsengwo avait en effet multiplié les appels à manifester à l’attention des Congolais, au risque de perturber le processus électoral en cours.

Monseigneur Ambongo est Archevêque de Mbandaka-Bikoro et Vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo. Il fut notamment très actif lors des travaux de l’accord de la Saint Sylvestre en 2016.

Qui est Fridolin Ambongo, le successeur de Mgr Monsengwo à Kinshasa ?

Agé de 57 ans, le nouvel archevêque coadjuteur de Kinshasa, a officiellement été présenté mardi aux médias dans la capitale congolaise.

Il aura la tâche de prendre la relève du très influent cardinal Monsengwo qui, âgé de 79 ans, prendra bientôt sa retraite.

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Mgr Monsengwo a expliqué que son coadjuteur évoluera à ses côtés au même titre qu’un évêque auxiliaire… “mais avec droit de succession immédiate sur le siège de l’évêque dont il est adjoint après la démission ou le décès de ce dernier”, a précisé l’archevêque de Kinshasa.

A ce titre, beaucoup se demandent si Mgr Ambongo poursuivra, au même diapason que son prédécesseur, la “tâche prophétique” qu’assurait avec hardiesse le cardinal Monsengwo.

Ce dernier s’est en effet illustré par des prises de position interpellant le pouvoir de Kinshasa face à la moindre tentative de dévier de la Constitution ou pour le bien-être des Congolais, s’attirant en retour les attaques du régime.

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Le dernier message de Mgr Monsengwo appelant “les médiocres à dégager” pour “que règnent la paix, la justice en RD Congo”, marquera long temps les esprits. Le président Joseph Kabila a lui-même réagi en demandant que l’on sache “rendre à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui lui est dû”.

Pour beaucoup, Mgr Ambongo, archevêque de Mbandaka-Bikoro (dans l’ouest) avant sa nomination, pourrait bien rester sur la même lancée.

Vice-président de la Conférence épiscopale nationale (Cenco), en charge de la commission Justice et Paix, Mgr Ambongo est en effet aussi critique que le cardinal Monsengwo.

>> Lire aussi : L’épiscopat appelle à “barrer la route” à une confiscation du pouvoir en RDC

Co-médiateur de l’accord politique, qui a permis le report des élections en 2016, dont l‘épiscopat exige l’application complète, Mgr Ambongo a fait plusieurs sorties pour dénoncer les dérives du régime, mais aussi les incohérences de l’opposition.

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Au sein de l’épiscopat congolais, Mgr Ambongo est même celui qui s’affichait sur le front diplomatique, notamment pour exiger la pression sur le gouvernement en vue de la mise en œuvre complète de l’accord du 31 décembre 2016.

Ordonné prêtre en 1988, Mgr Fridolin Ambongo est issu de l’Ordre des Frères Mineurs Capucins (des Franciscains).

En 2004, il a été nommé évêque de Bokungu-Ikela, dans la province de l’Equateur (dans l’ouest de la RDC) où il est d’ailleurs né le 4 janvier 1960 à Boto.

Il a passé une bonne partie de ses études dans la même province, dont celles de philosophie au séminaire de Bwamanda et de théologie à l’Institut Saint-Eugène de Mazeno.

Il a gravi tous les échelons de sa congrégation jusqu’à devenir le président national de l’Assemblée des Supérieurs majeurs (Asuma) et du district des Frères mineurs capucins en Afrique (Concau).

En 2008, il a été nommé administrateur apostolique du diocèse de Kole au centre de la RDC, puis président de la Commission épiscopale ‘Justice et Paix’ et administrateur apostolique de Mbandaka-Bikoro, avant d’être nommé archevêque du même archidiocèse le 12 novembre 2016.

Mgr Fridolin Ambongo Besungu, nouvel archevêque coadjuteur de Kinshasa

« J’exprime toute ma gratitude envers le Seigneur qui m’a toujours assisté dans toutes les missions qu’il m’a confiées et aussi au pape François pour sa confiance », a affirmé, mardi 6 février, Mgr Fridolin Ambongo Besungu, à La Croix Africa. À 58 ans, l’archevêque Mbandaka-Bikoro, dans la province de l’Équateur, en RD-Congo, a été nommé archevêque coadjuteur de Kinshasa, où il va travailler auprès du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya (78 ans).Après avoir exprimé sa reconnaissance à l’ensemble du peuple chrétien, le nouvel archevêque coadjuteur a précisé qu’aux côtés de Mgr Monsengwo, il continuerait à « avancer et à faire rayonner l’Église » du diocèse de Kinshasa.Selon le Canon 403 du Code de droit canonique qui régit la nomination des évêques coadjuteur, ceux-ci bénéficient du droit de succession, autrement dit remplacent immédiatement l’évêque à qui ils sont adjoints après la démission ou le décès de ce dernier.ParcoursFridolin Ambongo Besungu est né le 24 janvier 1960 à Boto, dans le diocèse de Molegbe, dans le nord de la province du Nord-Ubangi, en République démocratique du Congo.Après avoir suivi des cours de philosophie au séminaire de Bwamanda (Kinshasa) et de théologie à l’Institut Saint-Eugène de Mazenod de Kinshasa, il s’engage dans l’Ordre des Frères mineurs capucins (OFM). Il prononce ses premiers vœux en 1981 et ses vœux perpétuels en 1987.Il est prêtre depuis le 14 août 1988 et est diplômé en théologie morale de l’Académie Alphonsienne à Rome. Il a également enseigné la théologie morale à l’Université Catholique de Kinshasa.Avant d’être nommé évêque en 2005, Fridolin Ambongo Besungu a occupé le poste de supérieur majeur des frères mineurs capucins de RD-Congo et présidé l’Assemblée des supérieurs majeurs en RD-Congo (Asuma) ainsi que la Circonscription des Frères mineurs capucins en Afrique (Concau). Il est nommé évêque de Bokungu Ikela (province de l’Équateur) le 6 mars 2005 et est, en même temps, président de la commission épiscopale Justice et Paix et administrateur apostolique de Mbandaka-Bikoro.Il est nommé archevêque de Mbandaka-Bikoro le 12 novembre 2016. Depuis juin 2016, il est vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Archidiocèse de Kinshasa: Mgr Ambongo nommé futur successeur du cardinal Monsengwo

Le pape Francois, a nommé monseigneur Ambongo Fridolin évêque coadjuteur de l’archidiocèse de Kinshasa, ce lundi 05 février 2018.

Membre de la congrégation des pères capucins, il est docteur en théologie morale, ancien professeur de l’UCC (Université Catholique du Congo).

L’evêque ou l’archevêque coadjuteur, convient-il de souligner, est un évêque nommé comme auxiliaire, aux côtés d’un évêque diocésain, mais avec droit de succession immédiate sur le siège de l’évêque à qui il est adjoint après la démission ou le décès de ce dernier. Sa nomination permet une période de prise de connaissance du diocèse pour le nouvel arrivant et de transition sans interruption entre deux épiscopats.

Portrait de Mgr Fridolin Ambongo

Mgr Fridolin Ambongo a été nommé, samedi 12 novembre 2016, archevêque de Mbandaka-Bikoro, dans l’ouest de la République démocratique du Congo.

À 56 ans, il a présidé la commission Justice et Paix de l’épiscopat de République démocratique du Congo (Cenco). En charge également de la Commission épiscopale pour les ressources naturelles de l’épiscopat, il fait partie des voix qui pèsent fortement dans l’épiscopat congolais.

En 2015, il avait demandé aux autorités françaises « de faire pression sur Kinshasa » pour empêcher la modification de la Constitution.

Il fait en effet partie des évêques les plus opposés sur le terrain politique, dans un pays où l’épiscopat tente de jouer un rôle de médiateur entre Majorité et Opposition pour débloquer la situation politique. Après ses déclarations, il avait été menacé lors de son retour au pays.

En juin 2016, son nom avait été évoqué pour présider la Cenco, mais ses confrères lui avaient préféré Mgr Marcel Utembi, craignant d’élire à leur tête un profil trop politique. Il avait alors été élu vice-président de la Cenco.

Ordonné prêtre à l’âge de 28 ans chez les capucins, Mgr Ambongo était depuis 2004 évêque de Bokungu-Ikela, dans le nord du pays. Il reste administrateur apostolique de ce diocèse jusqu’à la nomination de son successeur.

Mgr Ambongo était administrateur apostolique du diocèse de Mbandaka-Bikoro depuis la mort de l’ancien archevêque, Mgr Kumuondala Mbimba, en mars 2016.


MCN Team / mediacongo.net

RDC: le pape François organise la succession de Monsengwo à l'Archidiocèse de Kinshasa

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RDC: Mgr Ambongo nommé archevêque « Coadjuteur » de Kinshasa

Dans une conférence de presse ce mardi 6 février 2018, l’archevêque métropolitain de Kinshasa, le Cardinal Laurent Monsengwo a annoncé la nomination par le pape François de Mgr Fridolin Ambongo comme archevêque « coadjuteur ».

« Un évêque ou archevêque coadjuteur est un évêque nommé, comme un évêque auxiliaire, aux côtés d’un évêque diocésain, mais avec droit de succession immédiate sur le siège de l’évêque à qui il est adjoint après la démission ou le décès de ce dernier », explique un responsable de l’église catholique.

Archevêque de Mbandaka – Bikoro, Fridolin Ambongo est  vice-président de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Stanys Bujakera Tshiamala

Ultime hommage à «l'évêque des pauvres»

Figure marquante de la vie ecclésiastique à Québec et fervent défenseur des plus démunis, Mgr Maurice Couture a été conduit à son dernier repos, lundi, dans une cérémonie empreinte d’émotion et de sérénité.

Citoyens, proches et dignitaires se sont déplacés en grand nombre à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec pour saluer la mémoire de celui qui a été archevêque de Québec de 1990 à 2002.

« L’Église du Québec a vu vivre et servir un grand pasteur, un homme d’exception, a dit le cardinal Gérald Cyprien Lacroix à l’assemblée d’environ 800 personnes. Il a été un grand témoin de la vie, un défenseur des personnes les plus vulnérables au cœur de la société », a-t-il souligné.

Les funérailles de Mgr Maurice Couture ont été célébrées lundi à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. L’homme de foi a été porté à son dernier repos dans la crypte située au sous-sol du bâtiment religieux.

Photo ANNIE T. ROUSSEL

Les funérailles de Mgr Maurice Couture ont été célébrées lundi à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. L’homme de foi a été porté à son dernier repos dans la crypte située au sous-sol du bâtiment religieux.

L’homme d’Église est mort le 19 janvier. « C’était beau de le voir vivre. À 91 ans et deux mois, il avait encore du souffle et un grand intérêt pour la vie », a ajouté le cardinal qui a été ordonné prêtre à sa demande par Mgr Couture, dans les années 80.

L’actuel archevêque de Québec avait reçu son prédécesseur il y a à peine deux mois pour une visite de la basilique-cathédrale, sachant que sa santé se dégradait. « Il avait toutes ses facultés et il était très lucide, mais il voyait que physiquement, il était plus faible. Il était capable d’en parler […], il était confiant », a exprimé le cardinal Lacroix.

Les funérailles de Mgr Maurice Couture ont été célébrées lundi à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. L’homme de foi a été porté à son dernier repos dans la crypte située au sous-sol du bâtiment religieux.

Photo ANNIE T. ROUSSEL

Les funérailles de Mgr Maurice Couture ont été célébrées lundi à la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix. L’homme de foi a été porté à son dernier repos dans la crypte située au sous-sol du bâtiment religieux.

« Indépendant d’esprit »

Que cela soit pour son dévouement auprès des personnes vulnérables ou pour ses prises de position avant-gardistes, la mémoire de Mgr Maurice Couture n’est pas près de s’éteindre, selon les gens qui l’ont côtoyé.

« Il a fait beaucoup pour la promotion des femmes dans l’Église et au plan social », a rappelé le conseiller municipal Yvon Bussières. « C’est un homme qui m’a conseillé, pas seulement spirituellement, mais aussi dans ma vie politique au niveau de la justice sociale, alors pour moi, je perds aujourd’hui un père spirituel et un ami », a-t-il témoigné en parlant d’une personne « humble » et d’un grand complice.

« Il était d’accord avec l’ordination des prêtres mariés. Ça dit tout de Maurice Couture », a pour sa part lancé Régis Labeaume, qui a salué lundi au conseil municipal l’homme « extraordinaire ». « Il était indépendant d’esprit. Des fois, on se demande pourquoi il n’a pas été cardinal. Ses positions n’étaient pas appréciées de tous. Mais il était extrêmement proche de la population », a-t-il mentionné.

Plusieurs élus, dont le maire Labeaume, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos et (en arrière-plan), les députés Steven Blaney et Raymond Bernier assistaient à la cérémonie.

Photo ANNIE T. ROUSSEL

Plusieurs élus, dont le maire Labeaume, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos et (en arrière-plan), les députés Steven Blaney et Raymond Bernier assistaient à la cérémonie.

Grand héritage

Proche collaborateur de l’ancien archevêque pendant huit ans et ami, Jacques Côté se souviendra lui aussi de Mgr Couture pour sa proximité avec le peuple. « Je pense que son plus bel héritage, qui ferait l’unanimité si on consultait les gens, c’est sa proximité avec les gens petits, avec les pauvres », a-t-il souligné.

Signe de l’attachement du public pour Mgr Couture, une foule importante s’était déjà déplacée, dimanche, pour une chapelle ardente dans le quartier Saint-Sauveur. Le diocèse estime à 1500 le nombre de personnes qui y ont défilé durant la journée.

​Un homme marquant

« Je ne sais pas comment peut s’incarner la bonté. Mais si j’avais à mettre le nom d’un individu sur ce à quoi peut ressembler la bonté, je mettrais le nom de Maurice Couture. »

— Régis Labeaume, maire de Québec

« C’était un homme foncièrement bon. Je le retrouvais partout près des pauvres, souvent en Basse-Ville. Je le voyais plus souvent près des pauvres en bas qu’en Haute-Ville. C’est vraiment quelqu’un que j’aimais beaucoup. Je suis très triste. »

— Agnès Maltais, députée de Taschereau

« C’est un grand Québécois. […] Ce qui m’a fasciné, c’est sa capacité à s’indigner, à se révolter devant les injustices. C’était un homme simple, proche des gens et des vulnérables. Je le rencontrais souvent au Patro de Lévis. »

— Steven Blaney, député fédéral de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis

« On doit beaucoup à Mgr Couture quand on parle de société inclusive, de société qui donne à tous une chance de réussir, d’être bien dans la vie, peu importe la chance qu’on a pu avoir, de vivre dans une famille ou dans une autre. »

— Jean-Yves Duclos, député fédéral de Québec et ministre

« C’est un grand homme. Une personne d’une générosité extraordinaire, l’ami des pauvres, des gens, des Québécois. Le premier évêque de Québec à avoir rendu visite à la mosquée, c’est lui. »

— Boufeldja Benabdallah, vice-président du Centre culturel islamique de Québec

« Ça fait déjà plus de 15 ans qu’il a laissé sa responsabilité d’archevêque et on est encore sur le souffle de ce qu’il a laissé. Il avait confiance dans l’être humain, les hommes, les femmes, les laïcs… Il a laissé beaucoup de place dans l’Église. »

— Cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec

— Avec la collaboration de Stéphanie Martin

Collège épiscopal du 20 au 24 mai

NominationsMgr Fabio DAL CIN, (du diocèse de Vittorio Veneto) archevêque prélat de Lorette (Loreto), Italie, et délégué pontifical du sanctuaire dédié à la Vierge Marie, le 20 mai.Le Père Danilo B. ULEP, (de l’archidiocèse de Tuguegarao) évêque prélat de Batanes, Philippines, le 20 mai.Le Père Nazarene SOOSAI, (curé du sanctuaire de Notre-Dame de Ransom de Kanyakumari) évêque de Kottar (Tamil Nadu), Inde, le 20 mai.Mgr Andrzej PRZYBYLSKI, (curé de la paroisse des saints Pierre et Paul à Zawiercie) évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Czestochowa, Pologne, le 20 mai.DémissionsMgr Giovanni TONUCCI, archevêque prélat de Lorette (Loreto), Italie, et délégué pontifical du sanctuaire dédié à la Vierge Marie, le 20 mai.Mgr Camilo D. GREGORIO, évêque prélat de Batanes, Philippines, le 20 mai.Mgr Peter REMIGIUS, évêque de Kottar (Tamil Nadu), Inde, le 20 mai.DécèsMgr Thomas Vose DAILY, évêque émérite de Brooklyn, États-Unis, le 15 mai à l’âge de 90 ans.Mgr Emilio Lorenzo STEHLE, évêque émérite de Santo Domingo de los Colorados, Équateur, le 16 mai à l’âge de 91 ans.Mgr Miguel MYKYCEJ, évêque émérite de Santa María del Patrocinio des Ukrainiens à Buenos Aires, Argentine, le 20 mai à l’âge de 83 ans.Saint-SiègeLe 21 mai, lors de la prière dominicale du Regina Coeli, le pape François a annoncé la tenue, le mercredi 28 juin 2017, d’un consistoire au cours duquel il créera cinq nouveaux cardinaux.Les nouveaux cardinaux sont les suivants :Le cardinal Jean ZERBO, archevêque de Bamako, Mali.Le cardinal Juan José OMELLA, archevêque de Barcelone, Espagne.Le cardinal Anders ARBORELIUS, ocd, évêque de Stockholm, Suède.Le cardinal Louis-Marie Ling MANGKHANEKHOUN, vicaire apostolique de Paksé et administrateur apostolique de Vientiane, Laos.Le cardinal Gregorio Rosa CHÁVEZ, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de San Salvador, Salvador.le 24 mai, le pape François a nommé le cardinal Gualtiero BASSETTI, 75 ans, archevêque de Pérouse, nouveau président de la Conférence des évêques italiens (CEI).

Mali : Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako, nommé cardinal par le pape François

Fidèle à sa volonté de créer une Église moins centrée sur l’Europe, le pape François a annoncé l’élévation au rang de cardinal de cinq évêques, dont celui de Bamako, Mgr Jean Zerbo.

Le pape vient d’annoncer la création de cinq nouveaux cardinaux. Parmi eux, on compte un Africain, Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako. Cette qualification permet à ceux qui en sont honorés de participer au conclave, la réunion au cours de laquelle un nouveau pape est désigné. Les récentes nominations répondent à la volonté de l’Argentin Jorge Bergoglio, nommé pape sous le nom de François en avril 2013, de tendre vers une Église moins centrée sur l’Europe et sur l’Italie. Le consistoire, la cérémonie officielle au cours de laquelle les ecclésiastiques seront élevés au rang de cardinaux, aura lieu le 28 juin prochain. En tout, le Vatican compte désormais 25 cardinaux africains, dont 15 sont électeurs.

Originaire de Ségou

Originaire de la ville de Ségou, à 200 kilomètres de Bamako, où il est né en 1943, Jean Zerbo est ordonné prêtre en 1971 avant de partir faire ses études en France, à Lyon, quatre ans plus tard. D’abord évêque auxiliaire de Bamako en 1988, il en devient archevêque titulaire dix ans plus tard, en 1998.

En plus de Mgr Zerbo, sont également nommés cardinaux Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone en Espagne, Mgr Anders Arborelius, archevêque de Stockholm,  Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, archevêque de Paksé, au Laos et enfin Mgr Gregorio Rosa Chávez, archevêque de San Salvador.

Petite particularité : dans le cas de trois d’entre eux, ces cardinaux viennent de pays où le catholicisme est minoritaire, à savoir la Suède, le Laos et le Mali. Dans ce dernier pays, les chrétiens ne représentent en effet que 2,4% des 17 millions d’habitants, musulmans à 94%.