Un pasteur nigérian élu président de la Fédération luthérienne mondiale

Réunie à Windhoek (Namibie), l’Assemblée générale de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) a élu à sa tête, samedi 12 mai 2017, le pasteur luthérien nigérian Musa Panti Filibus, 57 ans, archevêque de l’Église luthérienne du Christ au Nigeria (LCCN).Celui-ci succède à Munib Younan, évêque de Jérusalem de l’Église évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre sainte (ELCJHL), qui avait été élu en juillet 2010 à Stuttgart (Allemagne) et qui arrive en fin de mandat, au cours de cette année marquée par le 500e anniversaire de la Réforme luthérienne.À lire : L’engagement commun signé entre le pape François et le président Younan de la Fédération luthérienne mondiale au seuil de la commémoration des 500 ans de la RéformeMusa Panti Filibus est le treizième président de la FLM et le second Africain à assumer cette charge. L’évêque Josiah Kibira, de l’Église évangélique luthérienne de Tanzanie, l’avait assumé de 1977 à 1984.Développer les relations de communionÉlu au premier tour, avec 274 voix sur 303, l’archevêque Filibus a exposé ses priorités aux délégués à l’Assemblée : le développement des relations de communion, la mission, la diaconie, la réaction face à la tragédie humaine, les jeunes et les relations interreligieuses pour la paix et la justice.« La communion est un don qui doit être travaillé », a déclaré l’archevêque Filibus, ajoutant que « construire la communion doit se faire avec le souci d’être redevables sur le plan œcuménique ».L’archevêque Filibus, qui a joué un rôle essentiel dans le processus vers l’ordination de la première femme pasteure de la LCCN, en 1996, s’est également engagé à la mise en application de la politique de la FLM relative à « la justice de genre ».Lutter contre la violence religieuse« Mon rêve serait que la FLM reste un acteur compétent et fondamental de la diaconie au niveau international dans la lutte contre la violence religieuse et la tragédie humaine », a encore déclaré le nouveau président de la FLM, en faisant allusion aux terroristes islamistes de Boko Haram.Il y a deux ans, les diocèses du nord-est du Nigeria, d’où l’archevêque Filibus est originaire, ont dû suspendre leurs activités dans de nombreuses paroisses afin de prévenir les attaques de Boko Haram qui ciblent les cultes. « Nous avons l’obligation de nous écouter les uns les autres et de nous soutenir mutuellement. Nous ne devons laisser aucune Église se sentir seule », a-t-il précisé.Trois grands enfantsAprès avoir étudié la théologie au Nigeria et aux États-Unis, où il a obtenu un doctorat en théologie pastorale, Musa Panti Filibus a été ordonné pasteur en 1994. Lui et son épouse, la pasteure Ruth Filibus, ont trois enfants adultes.Il a été secrétaire de la région Afrique pour le Département de mission et développement (DMD) de 2002 à 2010, ce qui l’a amené à accompagner les Églises membres en Afrique dans divers domaines de leurs ministères. Il a été nommé directeur du DMD en 2010. Après avoir accepté de devenir évêque du diocèse de Mayo Belwa de la LCCN en 2013, il a été élu archevêque de l’Église en 2016.Fondée en 1947, la FLM compte 143 Églises membres dans 79 pays, représentant 70 millions de chrétiens dans le monde. La FLM agit au nom de ses Églises membres dans des domaines d’intérêt commun, tels que les relations œcuméniques, la théologie, l’aide humanitaire, les affaires internationales et les droits de la personne, la communication et les différents aspects de la mission et du développement.

Collège épiscopal du 6 au 12 mai

NominationsMgr Emmanuel NGUYÊN HONG SON, (évêque coadjuteur) évêque de Bà Ria, Vietnam, le 6 mai.Mgr Arturo AIELLO, (évêque de Teano-Calvi) évêque d’Avellino, Italie, le 6 mai.Le P. André Vital Félix DA SILVA, scj, (de la province de Recife des prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, dehoniens) évêque de Limoeiro do Norte, Brésil, le 10 mai.Le P. Jacy Diniz ROCHA, (curé de paroisse) évêque de São Luiz de Cáceres, Brésil, le 10 mai.Le P. Luiz Antônio LOPES RICCI, (du diocèse de Bauru) évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Niterói, Brésil, le 10 mai.Le P. Pierre-Antoine BOZO, (vicaire général de Séez) évêque de limoges, France, le 11 mai.Le Père Bozo était jusqu’à présent vicaire général du diocèse de Séez. Chargé également de la coordination du doyenné de Sées, tout en étant en charge de la paroisse Sainte-Opportune-en-Pays d’Ô (autour de Mortrée, son pays natal). En 2012, le Père Bozo avait été nommé recteur du séminaire interdiocésain Saint-Jean-Eudes de Caen (Calvados), tout en enseignant la théologie fondamentale et dogmatique au Centre d’études théologique de Caen. Né en 1966 dans une famille passionnée par les chevaux, le Père Bozo a été ordonné prêtre en 1994 pour le diocèse de l’Orne avant d’être nommé à Alençon où, vicaire paroissial à la paroisse Notre-Dame, il a notamment eu la charge des jeunes du centre-ville.DémissionsMgr Thomas NGUYÊN VAN TRÂM, évêque de Bà Ria, Vietnam, le 6 mai.Mgr José HARING, ofm, évêque de Limoeiro do Norte, Brésil, le 10 mai.DécèsMgr George Hugh NIEDERAUER, archevêque émérite de San Francisco, États-Unis, le 2 mai à l’âge de 81 ans.Mgr Amancio Escapa APARICIO, évêque auxiliaire de Saint-Domingue, République dominicaine, le 5 mai à l’âge de 79 ans.Mgr Andrea Aniceto WANG CHONGYI, archevêque émérite de Guiyang (province de Guizhou), Chine, le 20 avril à l’âge de 97 ans.Mgr Youssef Anis ABI-AAD, archevêque émérite d’Alep des Maronites, Syrie, le 6 mai à l’âge de 77 ans.Mgr Brian James BARNES, archevêque émérite de Port Moresby, Papouasie-Nouvelle-Guinée, le 9 mai à l’âge de 84 ans.Églises orientalesLe 6 mai, le pape François a accepté la démission de Sa Béatitude GRÉGOIRE III LAHAM, patriarche d’Antioche, du gouvernement pastoral de l’Église des Gréco-melkites.

Un nouvel évêque pour Limoges

Le père Pierre-Antoine Bozo a été nommé évêque de Limoges ce jeudi 11 mai 2017. Agé de 50 ans, il était jusqu’à présent vicaire général du diocèse de Sées (Orne).

Il succède à Mgr François Kalist, l’ancien évêque de Limoges de mars 2009 à septembre 2016, nommé par le pape François archevêque du diocèse de Clermont. 

Mgr Pierre-Antoine Bozo a été ordonné en 1994 pour le diocèse de Séez. Il fut vicaire de la paroisse Notre-Dame Saint-Léonard d’Alençon puis aumônier de l’Enseignement public et des étudiants à Alençon (1995-2005). En 1997, il devint professeur du Centre d’études théologiques de Caen, fonction qu’il occupait encore actuellement. Entre 1997 et 2003, il fut responsable diocésain du Service des vocations puis de 2003 à 2007, responsable diocésain pour la pastorale des jeunes. En 2007, il fut aumônier des étudiants à Caen et vice-recteur du Séminaire interdiocésain Saint-Jean-Eudes de Caen (2007-2012). De 2011 à 2015, Mgr Pierre-Antoine Bozo fut vicaire épiscopal du diocèse de Séez. De 2012 à 2015, il fut recteur du Séminaire interdiocésain Saint-Jean-Eudes de Caen ; administrateur de la paroisse Sainte-Opportune en Pays d’Ô. Depuis 2015, il était le vicaire général du diocèse de Séez ; modérateur de la Curie diocésaine. Depuis 2016, il était également doyen du Pôle missionaire du Pays de Sées.

Hautes-Alpes : Un “curé de paroisse rurale” devient l'évêque du diocèse de Gap et d'Embrun

Visiblement surpris par sa nomination. Un message du nonce apostolique en France sur un téléphone portable, un autre message vocal le 20 février, et trois mois pour préparer ses valises. Pas un mot, secret pontifical oblige. L’annonce officielle tombe finalement le 8 avril à midi dans la presse.

Le père Xavier Malle, 51 ans, – prêtre de la communauté de l’Emmanuel – recteur du sanctuaire marial Notre-Dame-de-la-Prière de L’Île-Bouchard et doyen de Chinon (Indre-et-Loire), est nommé par le pape François, évêque du diocèse de Gap et d’Embrun.

Son prédécesseur, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, 75 ans, atteint par la limite d’âge, prend sa retraite après 14 années passées à la tête de l’Église catholique dans les Hautes-Alpes. L’ordination épiscopale de Mgr Xavier Malle aura lieu le 11 juin, à 15 heures, en la cathédrale de Gap.

Vous semblez, disons, surpris par votre nomination ?
Xavier Malle : (Sourire). J’ai reçu un message sur mon téléphone portable du nonce apostolique, l’archevêque Luigi Ventura (représentant du Vatican Ndlr). Je l’ai rappelé le lendemain et je suis monté à Paris. On me dit vous avez trois mois pour prendre possession du diocèse de Gap et d’Embrun. Le pape vous a nommé évêque. J’ai accepté. Comme le veut la tradition, j’ai ensuite écrit au pape François. C’était plutôt impressionnant. Trois noms ont été proposés au pape. Et c’est moi qui ai finalement été choisi.

Pourquoi vous ?
Xavier Malle : Vous savez, on m’a répondu : “c’est un diocèse rural et puis il y a un sanctuaire marial, vous connaissez” (rire) ! Et en effet, j’ai été très heureux d’être un curé d’une paroisse rurale en Touraine. Je ne connaissais pas les Hautes-Alpes et j’ai été accueilli sous la pluie mais j’ai évité la neige (sourire).

Que signifie pour vous devenir évêque ?
Xavier Malle C’est une bonne question. C’est vous – s’adressant aux prêtres et aux paroissiens – qui allez m’apprendre à devenir évêque. D’une difficulté, le Seigneur en fait toujours en bien. Avant le séminaire, il y a eu une période très belle pour moi. J’ai
d’abord connu la vie monastique avant le service militaire, mais cette dernière m’a angoissé. Toujours les mêmes choses au même moment. (Sourire) Et puis j’ai été directeur de cabinet, durant 5 ans, chargé des relations publiques et relations presse à la mairie de Cognac (Charente). Après des études de droit et de science politique, je suis entré au séminaire.

Quelle est donc votre feuille de route pour le diocèse ?
Xavier Malle : J’ai l’intention d’être sur le terrain, comme avant. Et puis la priorité des évêques c’est d’annoncer l’amour de Jésus-Christ et l’unité du diocèse. Je vais rencontrer les prêtres en exercice (entre 20 et 30 Ndlr) et retraités du diocèse. Et puis je vais relire, avec attention, l’exhortation apostolique du pape, Evangelii Gaudium (La joie de l’Évangile).

Quel regard portez-vous sur le résultat du premier tour des élections présidentielles en France ?
Xavier Malle : Un regard de prière. Je crois que la France est en difficulté, quelle que soit la personne qui sera élue dimanche soir. Il est vrai que c’est une période difficile pour certains paroissiens. Les chrétiens sont renvoyés à leur conscience. Un isoloir est fait pour s’en servir. La conférence épiscopale (Conférence des évêques de France Ndlr) n’a pas donné de consigne de vote. De plus, je crois qu’il y a une vraie question à se poser dans le monde journalistique au regard des affaires qui ont secoué la campagne.

Présidentielle : les paroles d'évêques de l'entre-deux tours

Mercredi 26 avrilMgr Marc Stenger, évêque de Troyes : « Le 7 mai, quel bulletin de vote ? Pas celui de la peur, de la haine, du rejet, du mensonge, de l’exclusion, du repli : c’est l’opposé de l’Évangile. » (Twitter)Jeudi 27 avrilMgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers :« Pour ma part, c’est en raison de son manque d’ambition et de courage que je ne voterai pas Marine Le Pen. » (Tribune dans La Croix.)Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras :« Je ne vois pas au nom de quoi l’Église délivrerait des labels de compatibilité ou d’incompatibilité des partis politiques avec l’Évangile. Il est vraisemblable d’ailleurs qu’aucun parti ne le recevrait ! » (La Croix)Mgr Christophe Dufour, évêque d’Aix et Arles : « L’Europe est un chemin d’espérance. Je cite (le pape François) : “L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités… ; lorsqu’elle investit dans le développement et la paix ; lorsqu’elle investit dans la famille qui est la première et fondamentale cellule de la société”. » (Communiqué)À lire : Les responsables juifs, protestants et musulmans appellent à voter MacronVendredi 28 avrilMgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans : « Moi je ne peux pas voter pour quelqu’un qui est dans le rejet, l’exclusion avec ce qui est contraire à l’Évangile. Est-ce que ça veut dire que le programme d’Emmanuel Macron me convient tout à fait ? Non, notamment sur les questions de société. Mais on ne peut pas faire d’un aspect du programme le seul critère de discernement. » (Presse locale)Samedi 29 avrilMgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon : « Si, en conscience, on considère que les choix sont profondément mauvais, on peut s’abstenir de voter. » (Vidéo)Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc :« Affaiblir l’Europe et diviser les Français ? Non à Mme Le Pen. Je choisis plus que jamais l’espérance. » (Twitter)Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes :« La construction de l’Europe demeure un enjeu essentiel pour la paix, en nos pays et dans le monde. (…) L’amour du pauvre et l’accueil de l’étranger sont au cœur des Évangiles et de toute la Bible. (…) Bien sûr, nous entendons la clameur de ceux qui sont délaissés ou oubliés. » (Communiqué)Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne : « Merci à Mgr Stenger et Mgr Dufour pour leurs paroles de sagesse. Le Cardinal Lustiger avait raison. Non à l’exclusion, au refuge et aux replis. » (Twitter)Dimanche 30 avrilMgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille : « Le choix politique n’épuise pas la totalité de la vie sociale. Tout n’est pas politique ; il faut compter sur les engagements sociaux, associatifs, familiaux qui font vivre une société, et qui contrebalancent les effets d’annonce et les coups de menton ambitieux. » (Communiqué)Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen :« Je vous invite, surtout, à voter l’Évangile à la main, à ce que votre choix soit éclairé par l’Évangile. Que notre vote soit une manière de le mettre en pratique : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”. (…) Pour ma part, il ne m’appartient pas de donner une consigne de vote. » (Communiqué)Lundi 1er maiMgr Jean-Michel Di Falco Léandri, évêque de Gap : « Je m’associe bien volontiers à ce que déclarait récemment une vingtaine d’associations catholiques : “Notre foi et nos valeurs nous appellent à ne pas céder devant la colère, la peur et le rejet de l’autre (…). Nous pensons que les solutions se trouvent dans l’ouverture, le dialogue et l’échange (…)” » (Homélie relayée sur Twitter)Mardi 2 maiMgr Marc Aillet, évêque de Bayonne : « Donner des consignes de vote, ce serait dénier aux fidèles catholiques l’aptitude à se déterminer par eux-mêmes et à assumer de manière responsable leur droit civique, voire se substituer à leur conscience. » (Communiqué)Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg :« Dans une région frontalière marquée dans son histoire par de terribles blessures, nous voulons rappeler notre profond attachement au projet européen, facteur de stabilité et de paix. Il est certes nécessaire de redonner un nouveau souffle à ce projet, mais sa remise en cause constituerait une régression au profit des replis nationalistes, facteurs d’insécurité et d’instabilité. » (Déclaration interreligieuse)Mgr Pilippe Mousset, évêque de Périgueux :« Dans l’Évangile, justement, l’opposition principale se trouve entre l’ouverture et la fermeture. Dans ce temps pascal suite à la résurrection du Christ, le message essentiel qui émerge est bien celui de ne pas se laisser tenter par la peur et le repli sur soi. » (Communiqué)Mgr Olivier Leborgne, évêque d’Amiens :« Le repli communautariste, la fermeture à l’autre, l’exclusion sont des impasses absolues. On ne peut construire l’avenir de la France sans que celle-ci trouve sa place en Europe et dans le monde. Ceux qui promettent le contraire mentent aux Français. En même temps, on ne peut pas construire l’Europe sans remettre l’homme au centre. » (La Croix)Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux : « Les chrétiens ont à faire personnellement des choix mais l’Église, comme communauté des chrétiens, n’a pas à être force d’appoint en faveur de tel ou tel candidat. Elle a une autre ambition. Elle est porteuse d’un projet global qui concerne l’homme et la société. » (Communiqué)Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise : « L’attention aux deux points fondamentaux – respect inconditionnel de tout être humain et recherche ensemble du bien commun – font que je ne peux pas voter pour une candidate porteuse d’un projet de société marqué par le rejet de l’autre et l’isolement de la France. » (Communiqué)Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis : « A la veille du second tour des élections présidentielles, reprenons conscience que notre engagement citoyen ne se limite pas au geste, déjà important, qui consiste à déposer un bulletin dans une urne mais qui ne dure qu’un instant ! Au-delà de ce geste, nous devons nous engager dans la durée, selon nos moyens et nos possibilités, pour apporter des réponses aux questions qui nous sont posées. » (Communiqué)Mercredi 3 maiMgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France : « Il me semble que le rôle de l’Église est, plus que jamais, de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre candidat mais de rappeler à chaque électeur ce que notre foi nous invite à prendre en compte. » (Déclaration sur le site de la CEF.)Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon : « Nous ne pouvons pas considérer comme anodine la présence au second tour d’un parti qui, historiquement a toujours été porteur d’un discours nationaliste dangereux dont la mise en œuvre serait désastreuse. » (Déclaration commune avec les responsables chrétiens de Lyon.)Mgr Michel Santier, évêque de Créteil : « Je crois dépassé le temps où les responsables de l’Église pensaient devoir passer d’impératives consignes de vote aux fidèles. » (Communiqué)Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié-des-Vosges :« Notre pays peut mieux se mobiliser pour relever positivement le défi de la mondialisation et de la construction européenne et y trouver un espace de développement. La France peut faire vivre ensemble des citoyens d’origines bien diverses en ne reniant rien de ses racines ni de son identité profonde. » (Communiqué)Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy : « Comment un chrétien peut-il donner sa voix à un courant dont le socle idéologique fondateur est le refus de l’autre ? » (Twitter)Mgr Luc Crepy, évêque du Puy : « Mon rôle n’est pas de dire pour qui il faut voter, mais d’apporter des éléments de réflexion et de discernement. » (Communiqué)Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes : « Certains pensent que voter Madame Marine Le Pen est la seule voie possible pour être fidèle à la foi chrétienne. L’Évangile ne doit pas être ainsi instrumentalisé. Dresser un pays contre les autres, des personnes contre les autres, une religion contre les autres ne permet pas de reconnaître l’appel du Christ à vivre la fraternité entre personnes et entre peuples. » (Communiqué)À lire : Appelés à se positionner avant le second tour, les évêques sous pressionJeudi 4 maiMgr Christian Nourrichard, évêque d’Évreux : « Il nous revient de discerner en conscience, en fonction de l’histoire ainsi que du contenu des projets, ce qui est incontestablement en contradiction à la vérité de ce qu’est Dieu, de ce que sont les hommes. » (Communiqué)Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres : « Tout ne se joue pas dans ce bulletin de vote, même s’il est important. Les choses vont se jouer aussi dans la manière dont nous prendrons en compte le fait que nous devons travailler à redonner du sens au politique. » (Radio Grand Ciel)Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban :« Si nous donnions des consignes de vote nous serions en dehors de notre mission. (…) Je suis l’évêque de tout le monde, je prends en compte toutes les opinions, même si j’ai la mienne. C’est normal que nous laissions la liberté à chaque catholique de se prononcer. Nous avons un devoir de réserve. » (Radio Présence)Mgr André Marceau, évêque de Nice : « Continuons à favoriser le rapprochement des peuples dans une solidarité plus grande en des projets mobilisateurs humainement, et non seulement technocratiques. Ne nous laissons pas enfermer dans l’égoïsme mortifère, dans la défiance de l’autre et la tentation de l’exclusion. Des réponses lucides mais généreuses doivent être apportées au problème des migrants. » (Communiqué)

Eglise catholique: malgré sa démission, Vitus Huonder restera évêque de Coire jusqu'en 2019

L’évêque de Coire Vitus Huonder restera encore deux ans en poste. Le pape François a accepté la démission du prélat pour Pâques 2019 seulement, a annoncé jeudi l’évêché de Coire.

L’évêque, contesté pour ses positions ultra-conservatrices, avait présenté sa démission le 21 avril dernier, à l’occasion de son 75e anniversaire. Le souverain pontife a entretemps décidé de la lui accorder pour Pâques 2019.

Le prédécesseur de Vitus Huonder, Amédée Grab, avait également dû attendre deux ans avant que le pape Benoît XVI n’accepte sa démission.

Dans une lettre à tous les collaborateurs de l’évêché, Vitus Huonder se dit “touché et empli d’une grande gratitude” par la marque de confiance du pape. François “mise sur la continuité pour notre évêché”, estime le prélat. L’évêque entend engager toutes ses forces “pour le salut des âmes et le bien de l’Eglise de Coire”.

Fidèles divisés

Le Grison Vitus Huonder a été nommé à la tête de l’évêché en juillet 2007 par le chapitre de la cathédrale parmi trois candidats proposé par Rome. Il avait été intronisé en septembre à l’abbaye d’Einsiedeln (SZ).

Vitus Huonder avait notamment fait carrière à l’évêché de Coire sous l’évêque Wolfgang Haas, aujourd’hui archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n’a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne.

Au contraire, ses opinions radicales principalement sur la famille et la sexualité lui ont valu d’un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l’autre, elles lui ont valu des critiques acérées des plus progressistes.

Administrateur réclamé

La succession de l’évêque est réglée par le décret “Etsi salva” de 1948. A Coire, le chapitre de la cathédrale, composé de 24 membres, choisit le nouvel évêque parmi trois candidats proposés par Rome.

Une pétition remise en début d’année au nonce apostolique en Suisse, demande toutefois qu’un administrateur soit mis en place le temps d’apaiser la situation dans le diocèse. Le nonce, Thomas Gullickson, avait aussitôt rejeté l’idée.

Processus critiqué

En 2007, lors de la nomination de Vitus Huonder, le processus de sélection et le fait que le chapitre de la cathédrale n’ait pas son mot à dire dans la sélection des trois candidats, avait été montré du doigt. Parmi les trois noms proposés, seul Vitus Huonder était éligible, car les deux autres n’avaient aucun lien avec le diocèse, avait-on alors critiqué.

“Les solutions de Marine Le Pen ne sont pas opérantes” : deux évêques se positionnent pour la …

“C’est du prêchi-prêcha.” Le président socialiste de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a vivement dénoncé jeudi 27 avril sur CNews la position de l’Eglise catholique, qui n’appelle pas à voter pour l’un ou l’autre candidat au second tour de la présidentielle. Dans un communiqué, elle se contente de redire “l’importance du vote” et, contactée par franceinfo, refuse même d’expliquer cette position. “Moi, je préfère l’Eglise de 2002, qui a eu le courage de nommer, de dénoncer l’extrême droite”, a martelé le député PS de Seine-Saint-Denis.

Le propos de Claude Bartolone n’est pas tout à fait exact. “En 2002, le communiqué de l’épiscopat n’était guère différent”, rappelle La Croix. “Dans la période qui s’ouvre, nous devrons tous faire appel à l’intelligence plutôt qu’à l’instinct, au discernement plutôt qu’à la seule spontanéité, à la sérénité plutôt qu’à la peur”, avait déclaré le 22 avril le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Jean-Pierre Ricard, sans mentionner le Front national ou Jean-Marie Le Pen.

Mais le président de l’Assemblée nationale a raison sur un point : les évêques sont bien moins nombreux à se positionner publiquement contre le parti de Marine Le Pen cette année. En 2002, ils étaient 25, selon le décompte de La Croix. Cette année, ils ne sont, pour le moment, que deux à s’être exprimés : Marc Stenger, évêque de Troyes, et Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers. Le premier appelle à ne pas choisir le bulletin “de la peur, de la haine” sur Twitter, quand le second signe une tribune dans La Croix où il annonce qu’il ne “voter[a] pas Marine Le Pen”.

Contacté par franceinfo, Marc Stenger ne veut pas donner plus de précisions. “Je ne veux nommer personne. Pour moi, c’est suffisamment clair. Il suffit de regarder les discours et les programmes”, appuie-t-il. Le second, Pascal Wintzer, est plus prolixe. “Nous sommes dans une situation politique difficile (…) Je ne vois pas pourquoi un responsable religieux ne s’exprimerait pas”, explique à franceinfo l’archevêque de Poitiers. Il souligne que son choix, “personnel”, “n’engage pas l’Eglise catholique” et ne signifie pas qu’il est “pro-Macron”. “Je dis quel est mon choix, je ne dis pas que ceux qui auraient un autre choix sont de mauvais catholiques”, ajoute-t-il.

S’il comprend le vote des électeurs du Front national – “Une bonne partie de la France n’est pas prise en compte (…), Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon font échos à cette souffrance.” –, l’homme d’église estime que “les solutions que proposent Marine Le Pen ne sont pas opérantes. Il faut plutôt aider la France à s’intégrer dans le monde tel qu’il est, plutôt que de la renfermer au sein de ses frontières. Ce serait la paupérisation de la France.”

Interrogé sur le silence de leurs homologues, les deux hommes insistent sur la sensibilité du sujet.

Pour nous, c’est très difficile. Nous devons respecter nos fidèles, dont un certain nombre voteront Marine Le Pen au second tour

Marc Stenger, évêque de Troyes

à franceinfo

“Je comprends l’attitude de mes confrères qui ne veulent pas ajouter de la division à la division”, abonde Pascal Wintzer. S’il n’a reçu que des messages d’approbation pour le moment, l’archevêque sait bien que son point de vue “ne sera pas partagé par tout le monde” dans son diocèse.

Crise anglophone au Cameroun : Le Colonnel Tamambang menace l'archevêque de Bamenda

L’officier supérieur à la retraite ne se reconnaît pas comme plaignant dans la citation directe servie aux hommes d’Église et met en garde tous ceux qui mêlent son nom à cette histoire.

Nouveau rebondissement dans l’affaire des évêques et pasteurs convoqués au tribunal pour intelligence avec les contestataires du Nord-ouest et du Sud-ouest. Vendredi 21 avril, le cabinet d’avocats Muluh & Partners, à travers un communiqué, a fait une mise au point qui laisse pantois. Agissant comme conseil du colonel à la retraite Tamambang Simon Nche dont le nom figure dans la liste du consortium de parents ayant trainé devant le juge l’archevêque de Bamenda, son auxiliaire, l’évêque du diocèse de Kumbo et le principal du collège sacré cœur de Mankon.

Il précise que son client n’a jamais contacté d’avocat pour trainer des hommes d’église en justice. Par ailleurs, il soutient qu’il n’est en rien lié à un quelconque consortium de parents. Par conséquent, il met en garde tous ceux qui s’emploieraient à utiliser son nom.

À qui s’adresse-t-il donc ? Aux médias sociaux, à la presse traditionnelle ou à ceux qui ont révélé que cet officier supérieur faisait partie du consortium des parents ?

L’on se souvient que le 16 avril, l’archevêque de Bamenda, Mgr Cornelius Fontem Esua, avait commis un communiqué dans lequel il réagissait par rapport à la citation directe à lui servie de se présenter au tribunal. Dans sa sortie, le prélat affirmait à propos de l’accusation : «It is a ‘’Direct Summons’’ which has been served to us by a group of persons described as the ‘’Consortium of parents’’, whose children are in the various Mission Academic. This so-called consortium is acting through a certain colonel Tamambang and lt Trence Sama…»

Traduction, selon l’archevêque, c’est en effet ces deux militaires qui auraient agi à travers le Consortium des parents d’élèves. L’homme d’église, en les citant nommément dans son communiqué, les indexe d’avoir engagé une procédure judiciaire contre lui.

Nul doute, en homme averti, Mgr Cornelius Fontem Esua n’aurait pas pris l’initiative de publier leur nom, s’il n’avait pas eu devant lui, un document officiel les citant.

De toute évidence, indique-t-on dans certains cercles proches du dossier, le nom du colonel Tamambang ne serait pas retrouvé fortuitement dans cette affaire. Pour certains, la machine judiciaire ne se serait pas mise en branle en mêlant le nom du colonel Tamambang sans le blanc-seing de ce dernier. Seulement, l’homme n’aurait pas du tout apprécié qu’il soit mis sur la place publique. D’où son courroux contre ceux-là qui font la publicité au tour de cette affaire, Mgr Cornelius Fontem Esua en premier, apprend-on.

Dans certains milieux proches des tribunaux de Bamenda et Buea, l’on prétend d’ores et déjà que c’est cette attitude de l’officier supérieur, qui a conduit au report des procès contre ces pasteurs, initialement prévus le 21 avril pour l’archevêque de Bamenda, le 24 avril pour le Rev Fonki Samuel, les évêques Immanuel Bushu, Andrew Fuanya Nkea, Agopitus Nfon du diocèse de Buea.

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L'évêque de Coire Vitus Huonder présente sa démission au pape

Controversé à cause de ses positions ultra-conservatrices, Vitus Huonder avait été nommé à la tête de l’évêché de Coire en 2007.

Le souverain pontife se prononcera après avoir pris en considération toutes les circonstances, indique l’évêché dans un communiqué. Pour rappel, une pétition a été remise au nonce apostolique en Suisse au début de l’année, demandant qu’un administrateur soit installé le temps d’apaiser la situation dans le diocèse.

Opinions radicales

Vitus Huonder avait été nommé évêque en remplacement d’Amédée Grab, devenu archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n’a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne.

Au contraire, ses opinions radicales – principalement sur la famille et la sexualité – lui ont valu d’un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l’autre, elles lui ont amené des critiques acérées des plus progressistes.

ats/vtom

Église catholique: l'évêque de Coire Vitus Huonder présente sa démission au pape le jour de ses …

Comme prévu par le droit de l’Eglise, l’évêque de Coire Vitus Huonder a présenté vendredi, le jour de ses 75 ans, sa démission au pape. Controversé à cause de ses positions ultra-conservatrices, Vitus Huonder avait été nommé à la tête de l’évêché de Coire en 2007.

Le souverain pontife se prononcera après avoir pris en considération toutes les circonstances, indique l’évêché dans un communiqué. Pour rappel, une pétition a été remise au nonce apostolique en Suisse au début de l’année, demandant qu’un administrateur soit installé le temps d’apaiser la situation dans le diocèse.

Vitus Huonder avait été nommé évêque en remplacement de Wolfgang Haas, devenu archevêque du Liechtenstein. Pendant ses dix ans de fonction, il n’a pas réussi à réunir les catholiques du diocèse sur une même ligne.

Au contraire, ses opinions radicales principalement sur la famille et la sexualité lui ont valu d’un côté des applaudissements de la part des fidèles conservateurs. Mais de l’autre, elles lui ont amené des critiques acérées des plus progressistes.